Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan – Roland Perez

Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan – Roland Perez – Éditions Les Escales

Roland a cinq ans et ne marche toujours pas.

C’est l’histoire d’Esther, chère Esther, j’ai eu une envie folle en refermant ce livre, celle de vous écrire. De vous confier combien votre fantaisie et votre courage m’ont bouleversée. Vous dire qu’à plusieurs reprises, j’aurais aimé vous serrer dans mes bras. Mère surprotectrice et croyante. Esther sait qu’un jour, son fils Roland marchera. C’est l’histoire d’une mère qui apporte de l’aide, de l’amour, de l’espoir, aux femmes de son immeuble.

C’est l’histoire d’un petit garçon vivant au rythme de l’appartement familial. Entouré de l’amour des siens. C’est l’histoire de la rencontre entre ce petit garçon et le Docteur V. C’est l’histoire de dix-huit mois d’immobilisation entre espoir et peur. Dix-huit mois rythmés par la vie scolaire de ses frères et sœurs, mais également par ces moments où toutes et tous viennent faire corps autour de son lit, installé dans la salle à manger.

C’est l’histoire d’une chanteuse soufflant ses chansons à l’oreille d’un petit garçon cloué sur un lit, sans le savoir.

C’est l’histoire d’une époque, celle où les Carpentier réjouissaient petites et grands.

C’est l’histoire d’une amitié, celle de Roland, Sophie et Sylvie.

C’est l’histoire d’une femme, maman de trois enfants, partie trop tôt.

C’est l’histoire de Madame F.

Roland Perez est avocat, animateur de radio et de télévision. «Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan» est son premier roman. Son histoire est bouleversante, et vous ne pourrez que ressentir mille émotions à sa lecture.

À quelques semaines de Noël, je ne peux que vous conseiller de déposer ce roman au pied du sapin, afin de déployer la lumière d’Esther vers toutes celles et tous ceux qui en ont besoin…

Lundi 29 novembre 2021

En retard pour la guerre – Valérie Zenatti

En retard pour la guerre – Valérie Zenatti – Éditions de l’Olivier

J’ai lu ce roman de Valérie Zenatti grâce à un emprunt en médiathèque, en décembre 2011. Je viens de me procurer la version de la collection Bibliothèque de l’Olivier, sortie en mars 2021, afin qu’elle puisse rejoindre ma bibliothèque idéale

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L’histoire (4ème de couverture) : Israël, janvier 1991. Une attaque de l’Irak à l’arme chimique est redoutée, la guerre du golfe est imminente. Constance Kahn, une jeune Française, a choisi de s’installer à Jérusalem pour écrire son mémoire sur Flavius Josèphe. Elle partage sa vie avec Nathanaël, un peintre révolté et imprévisible, travaille dans une boutique bio, a pour amie Tamar, étudiante comme elle en histoire antique, et sur le point d’accoucher. Dans quinze jours tout ce monde aura peut-être disparu. Lorsque les sirènes retentissent Constance maîtrise de moins en moins le chaos émotionnel qui l’envahit, mêlant les traumatismes du passé aux angoisses du présent.

J’ai découvert l’écriture de Valérie Zenatti il y a quelques mois (cet article a été écrit en décembre 2011) avec Les âmes sœurs. J’avais beaucoup aimé l’histoire, du coup, j’ai souhaité poursuivre ma découverte littéraire de cette auteure avec ce titre. Chacun de nous sait que lorsqu’un événement mondial se produit, notre mémoire sélective nous rappelle ce que nous faisions, ce que nous vivions, à ce moment précis. En lisant la quatrième de couverture, je me suis tout de suite replonger dans cette période avec le fameux ultimatum, et ce nom de code : « Tempête du désert ». Dans la vie de Constance, le personnage principal de cette histoire, c’est aussi une tempête qui se déclenche avec ces jours comptés, ces alertes auxquelles il faut savoir faire face en se réfugiant dans des pièces hermétiques. Constance vit avec Nathanaël, un homme aussi violent sur le plan physique, que verbal, elle tente d’écrire son mémoire, et lorsque elle en a besoin, elle se réfugie chez sa meilleure amie, mais la maternité de celle-ci réveille chez elle  des blessures trop longtemps enfouies. L’histoire nous entraîne dans la vie la plus intime de l’héroïne, qui va se retrouver face à des souvenirs douloureux, avec cette angoisse qui monte de jours en jours, dans ce pays où tant de gens doivent se résoudre à voir leurs vies voler en éclats. Au final, une histoire prenante, entraînante, avec une brochette de personnages secondaires aussi attachants que l’héroïne ; car oui, la vie de Tamar, Herzl, Enrique, ou encore Anastassia, est aussi forte et intéressante à suivre que celle de Constance. Quant à la fin -je ne voudrais pas trop en dire- mais elle est à l’image d’une rencontre, d’une évidence, qui s’impose à la jeune femme. Une fin belle, et délicate, pour oser enfin renaître.

À noter, ce livre a fait l’objet d’une adaptation cinématographique sous le titre Ultimatum.

Lecture du 28 décembre 2011 malibrairievirtuelle

Lundi 22 novembre 2021

Le Livre du 15 – Denis Drummond

La vie silencieuse de la guerre – Denis Drummond – Cherche Midi

Le Dit du Vivant – Denis Drummond – Cherche Midi

Pour ce troisième numéro du Livre du 15, j’ai envie de rendre hommage à Denis Drummond, ce romancier, dont le décès prématuré m’a peinée, comme beaucoup d’entre vous.

D’origine franco-écossaise, Denis Drummond est né en 1955. Son oeuvre se compose de huit livres, qui vont de la fiction à la poésie. Ce conteur hors pair, sait vous emporter au cœur de son univers, celui de la beauté, de la laideur, de l’art, que cela soit par le prisme d’un photographe de guerre, face au chaos engendré par des conflits interminables, ou par celui d’un gigantesque séisme, source de l’humanité.

La vie silencieuse de la guerre est «un roman dense, qui ne peut que laisser une trace indélébile après sa lecture.». Je peux écrire la même chose à propos du magnifique Le Dit du Vivant paru en janvier 2021. Ces romans vont rester dans ma bibliothèque idéale, tout simplement parce que j’y ai trouvé un univers fascinant, une plume poétique, une construction littéraire atypique, ainsi qu’une littérature qui m’a bousculée.

Je profite de cette chronique pour remercier à nouveau Aurélie, sans qui je n’aurais pas découvert la plume de Denis Drummond.

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, vous souhaitez me faire un cadeau ? Lisez Denis Drummond.

Lundi 15 novembre 2021

Te tenir la main pendant que tout brûle – Johana Gustawsson

Te tenir la main pendant que tout brûle – Johana Gustawsson – Éditions Calmann-Lévy Noir

Lac-Clarence, Québec, 2002. L’inspectrice Maxine Grant est appelée sur une scène de crime. L’ancienne institutrice du village, Pauline Caron, a massacré son mari à coups de couteau.

1899, à Paris, chaperonnée par sa cousine, épiée par sa belle-mère, la jeune Lucienne Lelanger ne se remet pas de la perte de ses deux petites filles, dans un incendie. C’est en intégrant une société secrète adepte du spiritisme et de magie noire, qu’elle espère trouver des réponses, ainsi que la trace des ses enfants.

Lac-Clarence, Québec, 1949. Réprimandée pour sa conduite, la jeune Lina doit rejoindre sa mère sur son lieu de travail, dès sa sortie de l’école. Au cœur de la Mad House, elle va rencontrer une étrange patiente…

J’ai toujours eu un faible pour les récits à plusieurs voix, que celles-ci soient celles d’un personnage ou d’une époque. Quels liens existent-ils entre Maxine, mère dépassée d’une adolescente en pleine crise, la jeune Lina qui est la bouc-émissaire de certaines écolières, dont elle ne sait comment échapper, ainsi que Lucienne, une jeune femme vivant à Paris, qui semble s’ennuyer dans un mariage arrangé, la naissance de deux petites filles n’ayant en aucun cas rapprochés les deux époux. Comment ces trois époques, ces trois destins, peuvent-ils être reliés par un fil commun ? Avec «Te tenir la main pendant que tout brûle», Johana Gustawsson répond avec brio et fluidité à ces questions. Je ne peux rien vous dévoiler, ni vous donner d’indices, mais ne peux que vous conseiller ce roman impossible à reposer, avant d’en connaître les dernières lignes !

La romancière signe une histoire glaçante, celle de trois femmes face à la maternité, le désir, l’adversité, dans des climats familiaux hostiles. «Te tenir la main pendant que tout brûle» est un thriller psychologique avec lequel vous ressentirez mille émotions. Le froid québécois ne sera en aucun cas le seul responsable de vos frissons et autres grelottements…

Lundi 8 novembre 2021

Rencontre avec Tatiana de Rosnay !

Tatiana de Rosnay – Photo Copyright Charlotte Jolly de Rosnay

Fin septembre, dans la chronique du lundi, je vous parlais de «Territoires intimes». Trois fictions sonores qui vous emportent dans un voyage extraordinaire ! En ce lundi matin, je suis ravie de vous proposer une interview de Tatiana de Rosnay, dont la plume et la voix nous transportent aux côtés de Daphné du Maurier, Virginia Woolf et Émile Zola ! Une expérience littéraire fantastique qui donne envie de (re)lire les Maîtres de la romancière franco-britannique ! Je remercie infiniment Tatiana de Rosnay pour sa disponibilité, mais également les fées Aurélie et Audrey.

Un Livre après l’autre : Bonjour chère Tatiana ! Merci infiniment pour avoir accepté de répondre à mes questions. Voici la première : lorsque vous rédigiez  «Une petite fille nommée Carrie» à l’âge de onze ans, souhaitiez-vous déjà devenir romancière, ou bien nourrissiez-vous d’autres rêves ?

Tatiana de Rosnay : Merci ! Je souhaitais déjà devenir écrivaine, et fort heureusement, ma famille m’a prise au sérieux et m’a encouragée. J’avais aussi les encouragements de mes professeurs qui avaient remarqué que mes rédactions étaient beaucoup plus longues que celles de mes camarades…

Territoires intimes – Tatiana de Rosnay

Un Livre après l’autre : Comment le projet «Territoires intimes» est-il venu jusqu’à vous ?

Tatiana de Rosnay : J’ai été contactée par Audrey Siourd, la productrice à l’origine de ce projet. Nous avions déjà travaillé ensemble et c’est une personne que j’apprécie vivement.  Elle m’a donné carte blanche pour explorer le processus d’écriture, les secrets de la création littéraire. J’ai eu l’idée d’examiner de façon ludique l’inspiration de mes trois écrivains préférés, du Maurier, Woolf et Zola, mais aussi par le biais de leurs maisons et de leurs vies intimes.  Les lieux sont à l’origine de presque tout mon travail d’écriture, une véritable obsession. Et j’ai trouvé ce titre, Territoires Intimes, qui à mes yeux résume bien le propos de cet exercice à la fois oral et écrit. 

Un Livre après l’autre : Quelles ont été les différentes étapes de travail pour cette fiction sonore ?

Tatiana de Rosnay : J’ai écrit trois narrations autour de chaque auteur, de 30 000 signes environ, ce qui correspond à une demi-heure de texte parlé. J’ai tout relu à voix haute en écrivant, inlassablement, pour tenter de garder mon cap : ne pas barber mon auditeur/lecteur, le surprendre, le charmer et, j’espère, lui donner envie de découvrir ou de redécouvrir ces écrivains magnifiques.

Ensuite, j’ai enregistré mon texte en studio, un exercice que j’aime beaucoup faire, puisque j’ai moi-même lu Les Fleurs de L’Ombre, un de mes derniers romans, pour la version audio (Lizzie). Mais là, c’était différent, car il fallait vraiment jouer avec sa voix. Puis, Audrey a rajouté les habillages sonores, les bruitages, ainsi qu’une musique originale superbe composée par ses soins. Le résultat est bluffant !

Un Livre après l’autre Le travail d’écriture d’une fiction sonore et celui d’un roman possèdent-ils des points communs  ?

Tatiana de Rosnay : Un roman, c’est un travail d’écriture beaucoup plus long, plus complexe, de longue haleine. La fiction sonore me semble être tout de même plus légère, plus rapide. Mais les deux ont pour moi un point commun très important : la relecture et les corrections à voix haute, la seule manière, à mon avis, de réellement prendre possession de son texte.  

Un Livre après l’autre : Menabilly, Monk’s House et Médan n’ont plus de secrets pour vous. Pourriez-vous nous raconter votre première rencontre avec les murs de vos Maîtres ?

Tatiana de Rosnay : Ce sont des moments tellement émouvants pour moi qu’il m’est arrivé de verser une larme en franchissant le seuil de leurs maisons. Mon entourage en a l’habitude et se moque un peu de moi. Pour Daphné du Maurier, à force de mettre mes pas dans les siens en Cornouailles, j’ai vraiment eu l’impression de rentrer dans sa vie, et dans sa tête. Des moments inoubliables.

Chez Virginia Woolf, j’ai eu la possibilité de m’asseoir sur son lit, dans sa chambre, (je n’aurais jamais osé si un journaliste culotté ne m’avait pas invitée à le faire !)

Et quant à Émile Zola, en posant pour la première fois les yeux sur Médan, j’ai été submergée par l’émotion. D’autant plus la date qui est écrite sur la façade de sa maison est celle de mon anniversaire, un 28 septembre. Son dernier jour, puisqu’il est mort dans la nuit, à Paris, après avoir quitté sa maison de campagne adorée.

Un Livre après l’autre : Quels messages Daphné du Maurier, Virginia Woolf et Émile Zola peuvent-ils transmettre aux hommes et femmes de plume de notre XXIème siècle ?

Tatiana de Rosnay : Ils m’ont tous les trois donné envie d’écrire et d’en faire ma vie et mon métier. A 11 ans, pour du Maurier, à 13 ans, pour Zola, à 19 ans, pour Woolf. Daphné du Maurier m’a transmis le virus de la mémoire des murs et des secrets de famille, ainsi que les fins ouvertes qui désespèrent ses lecteurs, et les miens, mais qui poussent à la réflexion. Virginia Woolf m’a aidée à bâtir la voix intérieure de mes personnages, leur flux de conscience, si précieux. Émile Zola m’a donné le gout des descriptions et des scènes coup de poing qui marquent le lecteur à jamais.

Mais faire aussi bien que ces trois génies de la littérature, c’est une autre histoire. Oui, je mets la barre très haut !

Un Livre après l’autre : Dernière question : avez-vous le souhait de poursuivre l’aventure «Territoires intimes» ?

Tatiana de Rosnay : Pourquoi pas ! J’ai adoré écrire et enregistrer ce travail. Je suis prête à récidiver avec autour de la vie et des œuvres d’autres auteurs aimés !

Je ne dirai donc que trois mots : vivement la suite !

N’attendez pas, et courez écouter «Territoires intimes» si cela n’est pas encore fait ! Avant de (re)lire Daphné du Maurier, Virginia Woolf et Émile Zola , évidemment !

Vous pouvez poursuivre cette rencontre avec Tatiana de Rosnay, en suivant son actualité via son site ICI, ainsi que ses pages Facebook et Instagram .

Lundi 18 octobre 2021

Les Déracinés – Catherine Bardon

Les Déracinés – L’Américaine – Et la vie reprit son cours – Un invincible été –

Catherine Bardon – Éditions Les Escales

Le livre du 15, c’est quoi ? C’est un nouveau rendez-vous que je vous propose, le 15 de chaque mois ! Un rendez-vous autour d’un roman issu de l’actualité ou de ma bibliothèque, avec un petit focus sur l’homme ou la femme de plume qui se cache derrière le texte.

Pour ce second numéro, j’ai choisi de vous parler d’une fresque incontournable dont le coffret collector est sorti hier. «Les Déracinés» de Catherine Bardon. Quatre tomes. 1900 pages environ. Un pan historique méconnu. Une épopée sur près de 80 ans. De 1930, dans une Vienne défigurée par les stigmates de l’antisémitisme, jusqu’en 2013 en République Dominicaine. Trois générations à suivre, trois générations attachantes. Exil, souffrances, peines, joies, mariages, naissances, deuils, combats rythmeront la vie de cette tribu que l’on a envie de serrer dans ses bras, après chaque lecture.

Lorsqu’elle pose les pieds en République Dominicaine, Catherine Bardon a un coup de foudre pour cette terre. Elle offre à sa terre de cœur un premier guide touristique français en 1993, puis un album de photos. Auteure d’une quinzaine de guides touristiques, c’est sa rencontre avec Karl Luis Hess qui scellera son destin de romancière, car ce sont des confidences de cet homme que naîtront «Les déracinés». Celui-ci décède en 2010. L’homme qui a chuchoté son histoire à l’écrivaine ne peut qu’être remercié, tout comme Catherine Bardon qui a su transformer ce legs en quatre bijoux littéraires.

Le premier tome est publié en 2018, le second en 2019, le troisième en 2020 et enfin 2021 pour le dernier opus toujours aux éditions Les Escales.

Un roman graphique est également sorti en aux éditions Philéas.

Les déracinés a été récompensé à de multiples reprises :

  • Prix du 1er roman 2019 de la ville de Mennecy,
  • Premier Prix littéraire du salon du premier roman de Draveil, 2018,
  • Prix des médiathèques de Saint-Germain en Laye 2019
  • Prix des lecteurs des médiathèques de Loudéac en 2019.
  • Catherine Bardon est également lauréate du Prix du premier roman de Chambéry en 2019.

version collector

«Les Déracinés» – Premier tome : Période 1930 – 1961 –  Almah et Wilhelm sont beaux et jeunes, ils se rencontrent au cœur d’une Vienne brillante. Soudé par un amour incomparable, ils choisissent l’exil alors que l’antisémitisme s’installe dans leur Pays. Refoulé par les Etats-Unis, la route de l’exil se poursuit jusqu’en République Dominicaine, là-bas,  le dictateur à la tête de ce pays promet 100 000 visas aux juifs d’Europe. Un espoir pour bâtir sur cette terre «donnée», un avenir, une nouvelle vie…

«L’Américaine» – Deuxième tome : Période 1961 – 1966 : Ruth Rosenheck quitte la République Dominicaine. Elle laisse derrière elle sa mère, dans un pays qui s’embrase. La jeune femme part pour New York, où elle s’installera chez Myriam, la sœur de son père. Une nouvelle vie s’offre à la jeune femme dans cette ville inconnue. Une vie à construire, un métier à apprendre (journaliste), des amours à vivre, des amitiés à nouer, ailleurs, comme ses parents -autrefois- dans d’autres conditions, bien sûr. Un soir, sur le bateau qui l’emporte vers le continent américain, Arturo, un jeune dominicain l’aborde maladroitement. Au rythme des soubresauts du monde, la fille de Almah et Wilhelm se cherche et tisse son destin à New York, puis en Israël où sa marraine réside…

«Et la vie reprit son cours» Troisième tome – Période 1967-1979 – Envoûtant, foisonnant, cet opus met en avant le retour de Ruth Rosenheck. Après ses années américaines, celle-ci revient avec sa fille, Gaya, sur la terre dominicaine. Au cœur des Caraïbes, la fille d’Almah et Wilhelm s’installe définitivement, par choix. Un tourbillon commence, celui de son histoire d’amour avec Domingo -le frère d’Arturo- mais aussi par l’amitié indéfectible entre Ruth et Lizzie, ainsi que la présence toujours tendre, protectrice, d’Almah. Une Almah que ses enfants vont découvrir sous un nouveau jour… C’est à travers les soubresauts du monde, des liens qui se font et se défont, mais aussi avec l’arrivée du tourisme sur leur île que Catherine Bardon tisse le destin de Ruth…

«Un invincible été» – Quatrième tome – Période 1980-2013 – Ruth et Almah se battent au quotidien. Un devoir de mémoire, mais aussi pour la mémoire de leur communauté. Alors que le tourisme se développe de plus en plus sur leur île. Comment parler de ce dernier opus, celui qui clôt une saga impressionnante , rythmée par l’évolution d’une famille ainsi que celle d’un monde dont les cartes sont rebattues régulièrement ?  Arturo et Nathan vivent leur vie américaine, les trois enfants de Ruth tracent leur route, celle d’une vie new-yorkaise pour David, d’une route des mers pour Gaya dont le combat pour l’écologie est viscérale, enfin, Tomàs, lui, sera l’enfant de la terre. Quant au lien entre Gaya et sa mère, il fait écho à celui de Ruth avec Almah -en sens inverse. Un ultime tour de piste de plus de trente ans aux côtés de la famille Rosenheck-Soteras, puis un adieu difficile, une émotion intense en quittant ces hommes et ces femmes devenus au fil des ans, des membres de notre famille.

Un indice à la toute dernière page nous apprend qui a écrit l’histoire…

Proverbe juif : «On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes». Un proverbe qui sied tellement à cette fresque…

J’aurai la joie d’interviewer Catherine Bardon, ce soir, à 19 heures, sur mon compte Instagram.

Vendredi 15 octobre 2021

Mes chats – Evelyne Dress

Mes chats – Evelyne Dress – Éditions Glyphe

Artiste aux multiples casquettes (comédienne, scénariste, productrice, artiste-peintre, romancière) Evelyne Dress remonte le fil du temps afin de parler des chats de sa vie. Une plongée dans le monde des félins, mais aussi dans celui de son enfance, celui d’une histoire familiale dont les blessures se révèlent au fil des pages.

Les amoureux et amoureuses des félins le savent, les rencontres félines sont dues « au hasard », car ces boules de poil vous choisissent pour être leur maître/maîtresse, sans que l’humain n’ait son mot à dire -Oscar est arrivé dans la mienne, bien que je ne souhaitais plus de chat dans ma vie…

De l’inoubliable Minouche, en passant par à son chat actuel dont je vous laisse faire la rencontre ; Evelyne Dress livre avec ce sixième roman «Mes chats», quatre vingt dix pages délicieuses, drôles et bouleversantes.

Ces êtres silencieux, tantôt émouvants et sages, tantôt profonds et rebelles, m’ont aidée à panser mes blessures secrètes. Ils méritaient bien que je leur consacre quelques lignes.

J’étais prête à aller à la SPA chercher un chat de remplacement. Mais les chats, c’est comme les hommes, il faut savoir les choisir, et je m’étais si souvent trompée.

Lundi 11 octobre 2021

Changez de job Changez de vie Et libérez enfin votre talent – Guillaume Cairou

Changez de vie Changez de job Et libérez enfin votre talent – Guillaume Cairou – Éditions du Cherche-Midi

« La chute n’est pas un échec. L’échec est de rester là où on est tombé » – Socrate

Si vous avez lu mon parcours ICI, vous savez qu’en décembre 2019, ma vie a radicalement changé : burn-out professionnel. L’une des conséquences : un changement de vie professionnelle -il faut le dire et le redire, il est très peu probable que vous reveniez sur le lieu de vos souffrances professionnelles après un burn-out. Il est donc judicieux de trouver une activité professionnelle dans laquelle vous puissiez vous épanouir.

Revenons au livre de Guillaume Cairou « Changez de job changez de vie », car celui-ci m’a confirmé combien j’aurais dû être ma priorité bien avant que mon corps ne lâche -dix ans exactement- en m’éloignant volontairement de l’univers professionnel délétère dans lequel j’évoluais.

Si vous entendez déjà la petite musique du changement professionnel au fond de vous, plongez dans ce guide dont les quatre étapes ludiques et colorées feront mouches. Pas à pas l’auteur teste et vérifie si vous aspirez vraiment au changement. Au cœur des douze chapitres de ce livre, vous puiserez les informations nécessaires à un virage professionnel en douceur. Votre nouvelle voie sera bétonnée, car elle aura été préparée grâce à des conseils, des renseignements, des formations ou un accompagnement personnalisé. Lorsque le choix de ce changement vient de soi, tout peut être préparé à un rythme différent.

Si j’avais eu ce livre entre les mains bien avant d’exploser, aurais-je pris toutes les mesures nécessaires à un changement radical ? Je ne le sais pas, la peur de l’échec m’aurait peut-être paralysée… et pourtant, aujourd’hui, grâce à ce mal qui m’a fait voler en éclats, quel bonheur de savourer ma liberté retrouvée, ainsi que mes nouvelles activités dans lesquelles je peux partager et transmettre !

Au final, un guide à offrir ou à s’offrir !

Lundi 4 octobre 2021

Live Instagram 2021

Pour retrouver les Live Instagram de

Elsa Roch pour «La fureur des mal-aimés».

Laure Manel pour «Le craquant de la nougatine».

Sarah Briand pour «Romy, une longue nuit de silence» ainsi que «Pour l’amour de Beyrouth».

Clélia Renucci pour «La fabrique des souvenirs».

Catherine Bardon pour la saga des «Déracinés»

Johanna Gustawsson pour «Te tenir la main pendant que tout brûle»

Cliquez ICI

Jeudi 30 septembre 2021

Territoires intimes – Tatiana de Rosnay

Territoires intimes – Trois fictions sonores de 35 minutes consacrées à Daphné du Maurier, Virginia Woolf et Émile Zola, avec la voix de Tatiana de Rosnay

Le 30 septembre, Original Kobo propose trois voyages littéraires dès plus magiques, trois fictions sonores dans lesquelles Tatiana de Rosnay conte Daphné du Maurier, Virginia Woolf et Émile Zola. Un voyage passionnant, fascinant, mystérieux à souhait, et touchant. Une visite guidée pleine de surprises, dans laquelle l’auditeur (l’auditrice) rencontre les trois auteurs fétiches de la romancière franco-britannique. Comment se sont inspirés ces trois écrivains ? Quels lieux font échos à leurs œuvres ? Comment ont-ils épousé leur métier de plume ? Comment ont-ils apaisé leurs tourments d’auteurs ? Leurs engagements ont-ils eu une répercussion sur leur métier d’écrivain ?

Des falaises de Fowey chères à Daphné du Maurier, à la «cage à lapins» acheté par Émile Zola grâce à son premier cachet d’auteur, en passant par le cottage de Virginia Woolf et son mari -dont le luxuriant jardin reste le gardien de ses tourments intimes. Vous serez emportés par la voix de Tatiana de Rosnay, par ces lieux où mille bruits et objets racontent des vies d’engagements, de douleurs et de joies. Au coeur d’une demeure fermée au public, un moment privilégié entre l’écrivain, la romancière et vous. Si Tatiana de Rosnay lève le voile sur les secrets de ses auteurs préférés, elle livre également les siens, par petites touches. Au final, cent quinze minutes fascinantes, en compagnie de Tatiana de Rosnay et de ses Maîtres.

Si vous êtes à Paris, réjouissez-vous ! Vous pourrez retrouver Tatiana de Rosnay au Salon Fnac Livre le 30 septembre. Elle lira des extraits choisis de ces voyages extraordinaires !

Lundi 27 septembre 2021

Ce que tu as fait de moi – Karine Giebel

Ce que tu as fait de moi – Karine Giebel – Éditions Pocket

Le commandant Richard Ménainville. Le lieutenant Laëtitia Graminsky. Deux personnes qui n’auraient jamais dû se rencontrer, se détester, se désirer, s’aimer. Un coup de foudre, un coup de folie, dont les conséquences vont être à la limite du supportable. Pour tout comprendre, il faut alors se plonger dans les confidences de ces deux-là, à travers leurs interrogatoires. Le commissaire Jaubert de l’IGPN interroge le commandant en compagnie du gardien Dutheil. Dans une autre pièce, le lieutenant est interrogé par le commandant Delaporte. Vont-ils donner la même version ? L’un a-t-il harcelé l’autre ? Ont-ils été broyés par l’intensité de ce qu’ils ont ressenti l’un pour l’autre ?

Lorsque l’histoire commence, nous entrons dans les locaux de la Direction Départementale de la Sécurité Physique, en compagnie du commissaire Jaubert. Karine Giebel piège son lecteur/sa lectrice, car dès cet instant, une seule envie : comprendre le drame qui s’y est joué. La romancière dissèque chaque pan de la vie des deux accusés ; l’intimité d’un lieu professionnel tout comme celle d’une vie privée. Page après page, l’histoire se dessine : une rencontre professionnelle banale (sauf pour le commandant et son lieutenant), deux être torturés… la passion et la folie s’en mêlent.

Un duo amoureux sous la plume ensorcelante de Karine Giebel n’est pas un conte de fées avec princesse, prince, carrosse et paillettes, non, c’est un conte noir. Un conte noir qui propulse au cœur d’une souffrance intime, physique, jusqu’à cette folie qu’il est impossible d’endiguer. «Ce que tu as fait de moi» est une histoire glaçante, envoûtante et addictive, qui ne laisse pas indemne, lorsque la dernière page du roman est tournée.

Si vous ne connaissez pas encore la plume de Karine Giebel, foncez !

Lundi 20 septembre 2021

Burn-out, devenir sa priorité.

Point de chronique littéraire en ce début de semaine, mais un petit billet sur un sujet qui me tient à cœur : le burn-out.

Aujourd’hui, je voudrais m’adresser à vous, derrière votre écran, vous qui ne savez plus comment faire face aux différents symptômes lancés par votre corps (en premier, consultez votre médecin) vous, qui vous sentez glisser doucement dans les bras de ce mal, ou vous, qui le refusez, bien qu’il soit déjà diagnostiqué -donc présent dans votre vie.

Vingt et un mois après mon effondrement, c’est un message d’espoir que je souhaite vous transmettre. Lorsque mon monde s’est écroulé, sans que je comprenne la bataille que j’allais devoir livrer, afin de renaître, le temps s’est figé. La première émotion dont je me souvienne, c’est la peur. La colère, la honte, la culpabilité vinrent ensuite.

Cette chute vertigineuse a tout emporté -notamment mes certitudes sur le monde du travail- en m’obligeant à repenser ma vie, ainsi que mon avenir professionnel. Aujourd’hui, je vais mieux. Vous dire que le chemin est facile serait vous mentir, il est truffé d’embûches, de croyances, de petites joies, de doutes et de grandes déceptions. Chaque personne souffrant d’un burn-out l’abordera différemment. Une des clés les plus importantes : c’est de Trouver votre rythme de convalescence, et pour le trouver, il faut être SA priorité. Pour en arriver là, je sais que beaucoup de paramètres sont à prendre en compte, mais j’insiste, VOUS n’êtes pas indispensables à cette structure professionnelle qui vous malmène ; en attendant de trouver une solution, arrêtez-vous, si votre médecin vous le conseille, vous l’ordonne.

C’est grâce à toutes les personnes (famille, amis, soignants, aidants) qui m’ont soutenue que j’ai fini par accepter, puis comprendre, que j’étais un des médicaments de cette convalescence, en devenant MA priorité. Le travail a alors débuté, rythmé par une énergie fluctuante, avec une autre temporalité, une autre vie, régit par la loi du burn-out, par ce corps en état de choc.

Depuis quelques semaines, me voici de retour avec un nouveau chemin professionnel -à mon image, avec mes valeurs. Toutefois, je reste vigilante car la cicatrice de cet effondrement est toujours présente, comme une alarme qui pourrait se déclencher à nouveau, ainsi qu’un feu qui pourrait me consumer, si je ne reste pas ma priorité.

Devenir SA priorité, c’est un des premiers messages que le burn-out m’a transmis.

Et vous, êtes-vous votre priorité ?

Prenez soin de vous,

Valérie

Pour tous renseignements sur les Ateliers de Valérie, des ateliers en ligne consacrés au Burn-out, cliquez ICI.

14 septembre 2021

Meurtres et Pépites de chocolat /Meurtres et Charlotte aux fraises – Joanne Fluke

Meurtres et pépites de chocolat – Tome 1 – Meurtres et Charlotte aux Fraises – Tome 2

Joanne Fluke – Cherche-Midi

Vous aimez les enquêtes policières ? La pâtisserie ? Les héroïnes qui changent de vie ? Les petites villes américaines où règnent un calme apparent ? Sans oublier les chats ? Alors plongez avec délectation dans les deux premiers tomes des enquêtes d’Hannah Swensen !

Tome 1 – Meurtres et Pépites de Chocolat :

Eden Lake, une boutique à ouvrir, une mère un peu envahissante, et un chat –Moshe– pour lequel vous craquerez, bien qu’il ait un caractère particulier, voici les ingrédients de ce premier tome ; sans oublier une mort mystérieuse, celle du livreur de farine juste derrière Le Cookie Jar, le magasin d’Hannah Swensen, c’est le point de départ d’une première enquête pour Hannah qui va bien évidemment souhaiter apporter son aide à la police locale…

Tome 2 – Meurtres et Charlotte aux Fraises

Un concours de pâtisserie à Eden Lake ? C’est une excellent occasion pour Hannah de mettre en valeur ses talents de pâtissière, ainsi que sa boutique Le Cookie Jar ! Lorsque l’entraîneur de basket du lycée meurt, le visage enfoncée dans la Charlotte d’Hannah ! Nouvelle enquête pour Hannah Swensen et encore une fois, un délice et de nouvelles recettes à ajouter dans son journal de gourmandises.

Avant une nouvelle livraison d’enquêtes et de pâtisseries ( le tomes 3 Meurtres et Tarte au Citron Meringuée ainsi que le tome 4 Meurtres et Muffin aux myrtilles sont prévus pour le 23 septembre 2021) ne passez pas à côté des deux premières aventures de Hannah Swensen, une héroïne attachante. Deux lectures fraîches et pétillantes qui font du bien.

S’il vous prenait l’envie d’aller plus loin, sachez qu’il existe une série de téléfilms tirée des romans de Joanne Fluke. D’ailleurs, je me suis aperçue en lisant la première enquête, que j’avais regardé ce téléfilm !

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6 septembre 2021

La fabrique des souvenirs – Clélia Renucci

La fabrique des souvenirs – Clélia Renucci – Éditions Albin Michel

Extrait page 18 :

«Celui ou celle qui met ses souvenirs aux enchères n’en perd ni la jouissance, ni la mémoire. L’acquéreur peut revivre le souvenir aussi souvent qu’il le souhaite, mais ne peut en modifier le cours. Il est impossible d’intervenir sur le déroulé des événements. MemoryProject se réserve le droit de refuser un souvenir jugé choquant».

Bienvenue dans un monde où le marché des souvenirs bat son plein ! Concerts, avant-premières, expositions, vernissage, chacun est désormais libre de vendre ou d’acheter quelques grammes de mémoire, afin de ne rien manquer. Une aubaine pour celles et ceux qui souhaitent remonter le temps, pour les chercheurs, les anonymes, mais également pour Gabriel, un jeune homme amateur de théâtre. Gabriel travaille pour Radio Académie, une station confidentielle de l’Institut de France. Au hasard d’une vente aux enchères, il tombe sur un souvenir inestimable, celui de la première de Phèdre, mise en scène par Jean-Louis Barrault à la Comédie-Française en 1942. Le jeune homme s’emporte…et gagne le lot ! À peine de retour, il s’installe confortablement, pose le casque de réalité virtuelle dédié à la lecture des souvenirs, et part en 1942… Il est bientôt attiré par la nuque d’une femme assise au premier rang du balcon. Il s’agit d’Oriane Devancière, grande violoncelliste. Pendant près d’un an, Gabriel part à la recherche du moindre indice, afin de savoir ce qu’est devenue celle dont il est tombé amoureux à un siècle de distance. De Paris à New York en passant par l’Italie, c’est le destin d’une jeune artiste, d’une femme, d’une mère -sous l’occupation- qui se dessine peu à peu sous les yeux de Gabriel.

Quel roman ! Un véritable coup de cœur pour cette histoire, ces personnages, les destins qui se croisent, l’espoir également, avec certaines destinées (Pierre et Adélaïde -entre autres). Comment ne pas avoir envie d’être amie avec Gabriel, Édouard, Antoine, Sara… sans oublier Rose, de l’autre côté de l’Atlantique ! Comment ne pas espérer qu’un lien particulier unisse deux d’entre eux (non, je ne vous dirai pas lesquels).

À la fin de votre lecture, certes, vous reviendrez dans notre monde où il n’est pas (encore) possible d’acheter ou de vendre ses souvenirs sous la forme de MemoryProject, mais vous aurez sans aucun doute une envie folle : celle de (re)lire Phèdre !

Deux ans après « Concours pour le paradis » qui avait été couronné par plusieurs prix, Clélia Renucci livre avec «La fabrique des souvenirs» une histoire futuriste foisonnante et captivante, dans laquelle les Arts, l’amitié, l’amour, la transmission et le devoir de mémoire sont mis en avant.

Un roman sélectionné dans cette rentrée littéraire, si vous ne connaissez pas encore la plume de Clélia Renucci, je ne peux que vous conseiller de lire «La fabrique des souvenirs».

30 août 2021

Là où le bonheur se respire – Sophie Tal Men

Là où le bonheur se respire – Sophie Tal Men – Éditions Albin Michel

« Là où le bonheur se respire » débute avec Clarisse, une jeune femme dont les journées démarrent avec un moment précieux, celui qu’elle partage avec Sambello, un magnifique cheval, lors d’un galop sur la plage de l’île d’Ouessant. Un accident vient faire voler en éclats la vie de la jeune femme. Face à son mutisme, Lily, sa sœur, décide de l’emporter dans un monde qu’elle connaît : celui des parfums.

Ouvrir un roman de Sophie Tal Men, c’est d’une part s’envoler vers les terres bretonnes, mais également partir à la rencontre de personnages blessés, des personnages qui vont se reconstruire, grâce à un univers dans lequel la romancière va les immerger, avec douceur et passion. Dans « Là où le bonheur se respire » c’est le monde des parfums qui est exploré, un monde dans lequel Lily navigue avec dextérité, et elle en est sûre, c’est en stimulant son système olfactif avec des odeurs de l’île d’Ouessant, que sa sœur guérira. Cependant, pour mettre en place ses petits tubes porteurs d’espoir, il lui faudra affronter -entre autres- l’incrédulité du médecin de sa sœur : Evann. Un prénom que le lectorat de Sophie Tal Men connaît bien, puisqu’il s’agit du frère de Gabriel, le héros de son roman précédent « Va où le vent te berce« .

De Ouessant à Brest, en passant par un sublime bar à parfums belge, ainsi que les assiettes de « gras thérapeutique » d’Yvonne -la patronne du « Gobe-mouches »- le destin va bousculer les deux jeunes gens…

La rentrée arrive à grands pas, mais n’hésitez pas à (re)partir le temps d’une échappée, au cœur des terres bretonnes, avec les personnages du sixième roman de Sophie Tal Men !

23 Août 2021