La lumière était si parfaite – Carène Ponte

La lumière était si parfaite – Carène Ponte – Éditions Fleuve

Megg et Stéphane forment un couple parfait -en apparence- car si Stéphane ne peut pas se passer de sa femme, « son épouse parfaite », comme il aime à le rappeler régulièrement à celle-ci, Megg, elle, est au bord de la rupture. Gérer son mari, ses enfants (Lalie 16 ans, une adolescente en crise, et Malone, 10 ans) une maison, jusqu’à présent, c’était son choix, être une petite fée de l’ombre, celle grâce à qui le nid tourne à la perfection. Six mois après la perte brutale de sa mère, Megg est de plus en plus émotive. Le chagrin et l’absence sont insupportables. Encouragée par Romy sa voisine et amie depuis un an, elle décide de faire développer une pellicule photo trouvée dans les affaires de sa mère. Les clichés font voler en éclats les certitudes de Megg, et la questionne sur sa propre existence. Il lui faudra un voyage dès plus salutaire, des rencontres, ainsi que des lettres bouleversantes, pour remettre de l’ordre dans sa vie.

Avec ce roman, Carène Ponte questionne toutes les femmes. De Megg, la femme au foyer qui n’a plus envie de l’être en passant par Lucile, la mère absente, sans oublier la pétillante Romy ainsi que l’écorchée Lalie. La romancière scanne à la perfection ses personnages féminins. « La lumière était si parfaite » est un voyage littéraire joyeux et émouvant.

16 avril 2021

Les Papillons – Barcella

Les Papillons – Barcella – Éditions Cherche-Midi

Rencontre simple, évidente, avec ce roman d’une véritable beauté !

Alexandrin est un poète qui a perdu ses papillons. Vous savez, ces papillons au creux du ventre, ceux qui vous donnent des ailes et dont le doux murmure enlève les mauvaises herbes de votre chemin, afin d’y semer les fleurs de l’espoir et du bonheur. Après une rencontre désastreuse avec une certaine Mylène, notre rêveur est foudroyé par le charme de Marie, une jeune femme au lourd secret croisée par hasard. Emportés dans une galaxie menacée par les interdits paternels de la jeune femme, ils vont alors dessiner leur propre monde. Tout pourrait être simple et se poursuivre avec le fameux « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », comme dans les contes de fées d’un autre temps. C’est dans une autre fable, un autre rêve, que Barcella plonge son lecteur, celui du destin d’un homme dont la poésie va adoucir les épreuves du jeune couple. Alexandrin va mettre des couleurs, des feux d’artifices (oserais-je dire « des paillettes » ?) afin d’adoucir la vie de sa belle, et ce, jusqu’à cette « course aux étoiles » et même au-delà…

« Les Papillons »,  c’est une rencontre littéraire forte et évidente. Un premier roman frais, doux, sucré, rythmé, dont la poésie résonne encore bien longtemps après la lecture. Barcella offre une histoire qui dépose des étoiles dans nos yeux, ainsi que des larmes au bord de nos paupières. Au final, une ode à la vie qui fait du bien en ces temps incertains, ainsi qu’une splendide entrée en littérature pour l’auteur.

9 avril 2021

Luna – Serena Giuliano

Luna – Serena Giuliano – Éditions Robert Laffont

Lorsque le père de Luna tombe malade, c’est à reculons que la jeune femme part à son chevet. Sa vie est désormais à Milan, loin de ce père qu’elle déteste, loin de Naples qui a brisé le mariage de ses parents, ainsi que son enfance. À l’hôpital, Luna ne décolère pas, elle ne vient que pour une seule chose : ne pas laisser son père seul. Dès qu’il sera sorti, elle repartira vers sa vie milanaise. La capitale de la mode et du design est désormais SA ville.Si la jeune femme ne cesse de montrer son aversion pour Naples, le fabuleux appartement de son père, ainsi que pour Filomena… C’est grâce à l’énergie de Gina, le lien avec ses amies milanaises Fatima, Alessandra et Francesca, ainsi qu’au tempérament des diverses femmes rencontrées lors de son séjour napolitain qu’elle va peu à peu redonner sa chance à cette ville de tous les dangers, mais aussi de toutes les débrouillardises.

« Luna » est le troisième roman de Serena Giuliano. Après « Cia Bella » et « Mamma Maria », la romancière continue son ode à l’Italie, à la famille, à l’amitié, à l’amour, avec l’histoire de Luna, jeune femme perdue entre ses souvenirs d’enfance, sa colère contre son père et ses envies de femme amoureuse. Un roman dont les dictons napolitains saupoudrés régulièrement au fil des pages donnent envie de partir déguster une margherita au coeur de Spanacappoli !

2 avril 2021

Ce genre de petites choses – Claire Keegan

Claire Keegan – Ce genre de petites choses – Éditions Sabine Wespieser

Si vous ne connaissez pas encore Claire Keegan, il est temps de découvrir la plume de cette conteuse. Son dernier récit : « Ce genre de petites choses » se passe en 1985, à New Ross, en Irlande. Son personnage principal est un homme calme et bienveillant. Marqué par une enfance sans père, il a toutefois été élevé au cœur du foyer de Mrs Wilson -une femme qui se moqua des convenances en accueillant sous son toit une jeune mère de quinze ans -sa domestique- avec son enfant. Alors que l’usine d’engrais et le chantier naval ferment leurs portes, Bill Furlong travaille sans relâche afin que ses cinq filles et sa femme ne manquent de rien.  Dès les premières heures et cela jusqu’au soir, tard, il livre bois et charbon, notamment chez les religieuses du couvent voisin « Le Bon Pasteur », son meilleur client. Bouleversé par sa rencontre avec certaines jeunes femmes apeurées de ce lieu lugubre, il s’épanche auprès de son épouse Eileen ; la réponse est sans appel : bien que la ville colporte mille bruits sur ces femmes, sur leurs conditions d’accueil, sur ce qu’elles ont fait pour être là, cela ne les regarde pas. Alors que les chants résonnent, les illuminations scintillent et les odeurs des gâteaux de Noël remplissent les foyers et la ville entière, Bill Furlong est hanté par ce qu’il a vu au couvent…

« Ce genre de petites choses » est une histoire belle et terrible à la fois. Celle d’une Irlande catholique bien-pensante, tout comme celle d’un conte de Noël. Ce récit est celui d’un homme qui se rappelle l’enfant sans père qu’il a été, l’enfant insulté, montré du doigt, mais également l’homme qu’il est devenu grâce à une main tendue. En une centaine de pages, avec une finesse incroyable, Claire Keegan peint la beauté, l’espoir, l’horreur et la douleur. Ne passez pas à côté de ce petit bijou qui se lit en apnée, en vous laissant k.o. !

25 mars 2021

Club de Lecture Janvier-Février 2021

En ce dernier jour de janvier, focus sur le programme du Club de Lecture de ma médiathèque ! Un Club de Lecture, en chair et en os, avec deux rendez-vous par mois. Avec la crise sanitaire actuelle, nous ne pouvons pas nous retrouver , afin d’échanger, de débattre, de partager, mais nos bibliothécaires continuent à garder le lien ! Un contact précieux, en attendant que nous puissions nous retrouver sur place.

Je partage avec vous notre programme de ces deux premiers mois de l’année 2021. Les Éditions Mazarine, les Éditions de l’Observatoire, ainsi que les Éditions Les Escales sont mises à l’honneur. Pour chaque éditeur, trois romans à découvrir.

Éditions Mazarine

 :

Éditions de l’Observatoire

Éditions Les Escales

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Catherine Bardon !

Catherine Bardon – Photo droits réservés Philippe Matsas

Avant la parution en avril prochain de «Un invincible été» (éditions Les Escales), un nouvel opus de sa saga «Les Déracinés» ; Catherine Bardon offre un bonheur supplémentaire : une nouvelle vie à cette histoire d’exil, de transmission, avec la sortie d’une version bande dessinée des «Déracinés», depuis le 21 janvier, aux éditions Philéas Bd. Je remercie infiniment Catherine Bardon pour sa disponibilité, et vous invite, en ce vendredi matin, à lire son interview ci-après.

Un Livre après l’autre : Bonjour Catherine, peux-tu nous (re)présenter ton roman «Les Déracinés» (pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore lu) ?

Catherine Bardon : Les déracinés raconte un pan de l’histoire de la seconde guerre mondiale méconnu :  la création  en 1940 en République dominicaine d’une colonie sous forme de kibboutz par des Juifs allemands et autrichiens fuyant le nazisme. Le roman démarre en 1930 à Vienne et se termine en 1961 en République dominicaine. Je ai écrit cette fresque à partir de témoignages des derniers pionniers ayant participé à ce projet que j’avais rencontrés lors d’un séjour en République dominicaine il y a une trentaine d’années.

Un Livre après l’autre Comment est né ce projet d’adaptation ?

Catherine Bardon :Cette histoire, qui est réelle, a toujours été pour moi incarnée et très visuelle, puisque j’en ai rencontré les véritables héros, (ceux du roman sont fictifs) et que je connais parfaitement les lieux où se sont déroulé ces évènements. Dès le début de l’écriture du roman, j’avais pour projet de l’adapter en BD. Il fallait juste rencontrer le bon dessinateur et la bonne maison d’édition.

Un Livre après l’autre : Connaissais-tu le travail du dessinateur Winoc, ainsi que celui du  coloriste Sébastien Bouët, avant de collaborer avec eux ?

Catherine Bardon :J’ai fait la connaissance de Winoc au salon du livre de Bondues, son style correspondait à ce que j’avais en tête et je lui ai soumis mon projet. Après tout est allé très vite quand nous avons envoyé le projet à la maison d’édition Steinkis qui était en train de créer le nouveau label Philéas. En revanche je ne connaissais pas Sébastien, c’est Winoc, qui avait déjà travaillé avec lui, qui l’a embarqué dans l’aventure.

Les Déracinés – Catherine Bardon – Winoc – Sébastien Bouët – Philéas Bd

Un Livre après l’autre : Pourquoi avoir choisi d’écrire toi-même le scénario de cet album ?

Catherine Bardon :Comme dans le roman, je voulais rendre au plus juste la réalité de cette extraordinaire aventure et je ne voulais pas prendre de liberté avec la fiction. J’avais le sentiment que cette histoire m’appartenait un peu puisqu’on me l’avait confiée, et j’ai trouvé évident de porter le projet et de travailler au scénario. Dans cette écriture, nous avons fait un véritable travail d’équipe avec Winoc.  

Un Livre après l’autre : Quelle différence entre l’écriture d’un roman de 700 pages, et celui d’un scénario d’album ?

Catherine Bardon :En BD l’image raconte beaucoup de choses. Et on est tenu à une économie de mots. C’est un travail de synthèse incroyable où chaque mot compte. Et bien sûr, beaucoup d’épisodes non essentiels à l’histoire ont été supprimés ou raccourcis. Ainsi la traversée transatlantique a été réduite à deux images de bateau en mer. 

Un Livre après l’autre : Comment as-tu choisi les quatre moments-clés qui composent cet album ?  

Catherine Bardon :La BD se structure de la même façon que le roman. Les moments clés sont les mêmes. Ainsi elle démarre par le mariage des héros.

Un Livre après l’autre : Dernière question, la fin de ce premier album est ouverte. Un projet d’adaptation pour le second tome, «L’Américaine», est-il d’actualité ?

Catherine Bardon :La fin de l’album est une véritable fin qui ne frustre pas le lecteur, même si c’est aussi une forme d’ouverture sur l’avenir. Cette fin ne dit pas qu’il y aura forcément une suite, mais elle ne lui ferme pas la porte non plus. Bien sûr, nous envisageons de poursuivre la fresque familiale, mais il faut rester pragmatique et attendre l’accueil des lecteurs. Moi en tout cas, j’adorerais poursuivre l’aventure…

Si vous souhaitez poursuivre cette rencontre, je vous invite à suivre les liens vers la page Facebook, ainsi que le compte Instagram de Catherine Bardon.

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Les Déracinés – Catherine Bardon – Winoc – Sébastien Bouët

Les Déracinés – Catherine Bardon – Winoc – Bouët – Éditions Philéas

Almah et Wilhelm, deux prénoms indissociables. Une histoire de couple, de famille, dans la grande Histoire. 1935, Almah et Wilhelm se marient à Vienne, le bonheur va vite laisser la place à l’insécurité, un exil forcé, des chagrins, imposés par la folie des hommes.

Une version Bande Dessinée de cette histoire captivante, voilà qui a piqué ma curiosité ! C’est donc avec joie que je me suis plongée dans cet album «Les Déracinés» version Catherine Bardon -Winoc et Sébastien Bouët, impatiente de découvrir les visages de ces personnages que j’ai aimés, comme des amis.

Aucune déception, dès les premières pages le trio nous emporte vers Almah et Wilhelm, radieux, c’est le moment du bonheur, celui de leur mariage, au cœur de Vienne. Puis quatre chapitres, quatre époques ; celles de l’insécurité, de l’exil, celle d’un miracle par la biais d’une terre inconnue où tout est à construire, puis…mais je ne vous en dis pas trop, et vous invite à découvrir cet album qui tient toutes ses promesses, tant pour celles et ceux qui connaissent déjà la saga, mais aussi pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore lue.

Si vous avez lu le roman « Les Déracinés», cette adaptation est une jolie façon de repartir à la rencontre d’une époque, d’une histoire basée sur des faits réels.

SI vous ne l’avez pas encore lu, vous ne pourrez qu’avoir envie de dévorer la saga, après avoir découvert les visages de la famille Rosenheck, tout au long de ce magnifique album.

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Alabama 1963 – Ludovic Manchette – Christian Niemec

Alabama 1963 – Ludovic Manchette – Christian Niemiec – Cherche-Midi

Après une interview et une rencontre avec Ludovic Manchette et Christian Niemiec peu avant Noël, voici enfin ma chronique sur «Alabama 1963».

Birmingham, Alabama, 1963. Les disparitions de petites filles noires s’enchaînent. La police s’en préoccupe peu -tout comme la presse «blanche» -d’ailleurs- qui consacre très peu de place à ces disparitions inexpliquées. Jeune veuve noire, Adela Cobb vit avec ses trois enfants Bernice, Elijha et Sid, ainsi que son beau-frère, Lazarus. Elle est femme de ménage au sein de divers foyers dont celui de Gloria, personnage atypique qui m’a profondément émue. Bud Larkin, lui, est un homme anéanti. Cet ancien policier raciste est devenu détective privé. Il noie les traumas de sa vie dans l’alcool, occultant ainsi le champ des possibles… Ces deux-là n’ont rien en commun, mais vont former un duo dès plus attachant, afin de trouver des réponses pour les parents traumatisés.

«Alabama 1963» n’est pas un polar. C’est une peinture d’une Amérique souffrante, d’un pays qui n’arrive pas à accepter sa diversité, sa richesse à travers celle-ci, avec cette peur constante de celui qui ne lui ressemble pas. Avec une palette de personnages différents «Alabama 1963» montre une Amérique déjà fracturée. Le succès de ce roman est là, Ludovic Manchette et Christian Niemiec parle de sujets qui résonnent encore aujourd’hui, car derrière ce fil rouge (les petites filles noires disparues) nous pensons aux victimes les plus récentes, ainsi qu’au mouvement «Black Lives Matter» -entre autres.

Si vous n’avez pas encore lu ce roman bouleversant, précipitez-vous !

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Enquête étrusque au Louvre – Carole Declercq

Carole Declercq – Enquête étrusque au Louvre – City Éditions

Jeune experte dans le monde de l’art, Anna Stein a du caractère. Sa fougue et sa fraîcheur ne passent pas inaperçues dans le milieu corseté dans lequel elle travaille. Lorsque le milliardaire François Borelli lui demande d’effectuer l’inventaire de sa collection, Anna saisit l’opportunité !

Bien que le milliardaire soit condamné par un mal incurable, une main criminelle le précipite plus tôt que prévu de vie à trépas ! Entourée de personnages haut en couleurs (son oncle Albert, son collègue Fabien et sa copine Capucine, Hadrien (avec un H) son ancien amoureux, ainsi que Thomas Alexander -une nouvelle connaissance de son oncle- Anna va enquêter ; de rebondissements en morts suspectes supplémentaires, la jeune femme va lever le voile sur les mystères de la famille Borelli.

Véritable bonbon littéraire, «Enquête étrusque au Louvre» vous fera voyager entre Paris et l’Italie (en ces temps compliqués pour voyager, c’est un plaisir supplémentaire à savourer). Ce premier opus des aventures de Anna Stein est un formidable « page-turner » ! Vivement la suite !

À quelques jours de Noël, il est encore temps de glisser ce cosy mystery sous le sapin !

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Histoire du fils – Marie-Hélène Lafon

Histoire du fils – Marie-Hélène Lafon – Éditions Buchet Chastel

Tout commence en 1908, une maison au réveil, une jeune femme s’affaire dans la cuisine ; à l’étage, un enfant attend impatiemment le bruit du carillon. Après ce premier chapitre fort en émotions, vous ne pouvez plus lâcher «Histoire du fils», car l’histoire d’André, né d’un père inconnu, élevé par sa tante et son oncle (Hélène et Léon), entouré de ce couple bienveillant et de ses cousines vous saisit immédiatement. André va pousser, construire sa vie ; Gabrielle venant voir sa famille et son fils quatre semaines par an.

Marie-Hélène Lafon est une dentellière. Du Lot au Cantal, en passant par Paris, sa plume vous emporte dans un voyage littéraire bouleversant. Elle vous parle de non-dits, de souffrance, du choix de la liberté, du regard des autres, Un voyage qui m’a profondément touchée, pour des raisons personnelles.

Si comme moi, vous avez déjà eu un rendez-manqué avec un autre livre de Marie-Hélène Lafon, je vous conseille de ne pas passer à côté de « Histoire de fils ».

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Rencontre avec Carène Ponte !

Carène Ponte Quai des écrivains, juillet 2019, Saint-Pierre Quiberon- Photo droits réservés Quai des écrivains

Aujourd’hui, c’est une rencontre avec Carène Ponte, dont le premier roman « Un merci de trop » a été publié en 2016, à laquelle je vous invite. Son huitième roman « Vous faites quoi pour Noël ? On se marie ! » vient d’être publié aux éditions Michel Lafon il y a quelques semaines, c’est une occasion supplémentaire de retrouver Pauline et David, les héros de l’opus précédent « Vous faites quoi pour Noël ? ». Je vous invite à découvrir ses réponses ci-dessous :

Un Livre après l’autre : Bonjour Carène, première question, as-tu toujours souhaité écrire ?

Carène Ponte : Je dirais que oui… À l’âge de 10 ans, en réponse à la question qu’on nous posait à l’école « quel métier veux-tu faire plus tard ? », je notais : écrivain ; parce que je lisais beaucoup et que je voulais moi-aussi faire ressentir des émotions.

Un Livre après l’autre : Peux-tu nous raconter la genèse de ta comédie de Noël « Vous faites quoi pour Noël ? » ?

Carène Ponte : Cela faisait longtemps que j’avais envie d’écrire une comédie de noël, parce que bon, ce n’est plus un secret pour personne, j’adore cette période de l’année. Pour ce qui est de l’histoire, en fait une nuit j’ai rêvé de l’histoire de Pauline et David (enfin de la galère dans laquelle se met Pauline dans son parking) et dans mon rêve je me disais que ça ferait une super histoire pour un roman. Quand je me suis réveillée, j’ai pris des notes pour ne pas oublier ce point de départ. Et ensuite, j’ai crée Santa-les-deux-sapins et tous les personnages qui y vivent.

Un Livre après l’autre : « Vous faites quoi pour Noël ?  On se marie ! », vient d’être publiée. Pourquoi une saison 2 et non un autre roman de Noël ?

Carène Ponte : Je voulais retrouver les personnages, il me semblait que je pouvais encore passer un chouette moment avec eux. Santa-les-deux-sapins me manquait. Donc une saison 2 !

Un Livre après l’autre : D’où vient ta passion pour Noël ?

Carène Ponte : Je ne sais pas vraiment… J’ai toujours aimé l’ambiance qui règne pendant cette période. Les décorations partout dans les rues et dans les magasins, les sapins de noël, l’attente de l’ouverture des cadeaux… Et depuis que je suis maman, c’est encore plus fort, parce que s’est ajouté le plaisir de faire des cadeaux à mes enfants et de les voir les déballer en poussant des cris. C’est une période que je trouve réconfortante et qui gonfle mon cœur de chaleur.

Un Livre après l’autre : Comment arrives-tu à concilier vie professionnelle (je rappelle que tu travailles à plein temps) et écriture ?

Carène Ponte : Ce n’est pas toujours évident. J’essaie de me dégager du temps chaque jour, même un tout petit peu, pour écrire. Parfois je profite du temps de pause du midi, parfois d’un petit temps avant d’aller chercher les enfants. Le week-end c’est plus compliqué et en décembre n’en parlons pas ! J’espère uhn jour ne plus avoir à concilier les deux, et là ça voudra dire que j’ai réalisé entièrement mon rêve de petite fille.

Un Livre après l’autre : As-tu des porte-bonheurs, de la musique ou un endroit propice pour écrire ?

Carène Ponte : Pas de porte bonheur, pas de musique (parce que ça me déconcentre et je chante à tue-tête au bout de deux chansons…). J’écris dans mon bureau, quand je suis seule. Je n’ai encore jamais essayé d’aller dans un café mais lorsque la pandémie de COVID sera derrière nous, j’ai envie d’essayer.

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, peux-tu partager avec nous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Carène Ponte : Il y a beaucoup d’autrices dont je suis fan : Lori Nelson Spielman, Marie Vareille, Sophie Kinsella, Sarah Morgan, Delphine de Vigan, Jenny Colgan et plein d’autres… J’ai récemment découvert la plume de Lucy Daniels et j’ai adoré !! Un roman coup de cœur : les derniers jours de rabbit hayes d’Anna Mcpartlin. C’est un roman que j’ai adoré !!! Et qui est en top 3 (après les 4 filles du Dr March et Autant en emporte le vent)

Un Livre après l’autre : Quelle est ta chanson de Noël préférée ?

Carène Ponte : All y want for christmas is you à égalité avec Santa claus is coming to town.

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est ton moment préféré des Fêtes de Noël ? 

Carène Ponte : Je crois que le moment que je préfère c’est celui où je regarde mes enfants déballer avec frénésie leurs cadeaux. Chaque année ça me fout les larmes aux yeux. Ensuite j’aime le moment où l’on fait le sapin, j’aime emballer les cadeaux, j’aime préparer le repas du 24, j’aime dresser la table avec ma vaisselle de noël (que je complète chaque année).

Cliquez sur la couverture pour commander le livre via le site www.librairiesindependantes.com

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Je remercie infiniment Carène Ponte pour sa disponibilité, et vous invite à poursuivre l’échange avec elle via ses pages Facebook, Instagram, ainsi que son site ICI

Enfin, si vous n’avez pas lu « Les derniers jours de Rabbit Hayes » de Anna Mcpartlin, suivez le conseille de Carène Ponte !

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Rencontre avec Marie Vareille !

Marie Vareille – Photo droits réservés Philippe Lamy

Marie Vareille a publié son huitième ouvrage, « Le syndrome du spaghetti » en octobre dernier. Dans « Noël Actually » sa nouvelle s’intitule « À pile ou face », son héroïne, Juliet et le tout donne un concentré d’émotions. Je la remercie infiniment pour sa disponibilité, et vous invite à lire ses réponses dans l’interview ci-dessous :

Un Livre après l’autre : Bonjour Marie, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Marie Vareille : Un peu des deux ! Je crois que c’est la lecture qui m’a choisie dans un premier temps : je suis tombée dedans quand j’étais petite et je n’en suis toujours pas sortie 😉 Écrire est venue un peu plus tard, à l’adolescence et en faire mon métier à l’âge adulte. 

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci  ?   

Marie Vareille : Je connaissais très bien Sophie, j’avais déjà croisé Tonie et Marianne quelques fois suite à des échanges sur Twitter et j’ai ensuite fait la connaissance d’Adèle et d’Isabelle à travers la Team, j’avais bien sûr entendu parler d’elles, mais je ne les avais pas encore rencontrées. 

Un Livre après l’autre : Pouvez-vous nous présenter Juliet, l’héroïne de votre nouvelle « À pile ou face» ? 

Marie Vareille : C’est une jeune femme qui a un passé compliqué, mais qui l’assume plutôt bien. Comme elle n’aime pas prendre des décisions, elle a la fâcheuse tendance à jouer à pile ou face quand elle ne sait pas quoi choisir… Mais peut-on toujours faire confiance au hasard ? La réponse dans la nouvelle !

Un Livre après l’autre : Comment naît une héroïne d’une nouvelle de Noël ? 

Marie Vareille : Bonne question… J’avoue que je ne sais pas trop, quand j’écris une nouvelle, j’ai souvent la chute, mais pas du tout le plan pour y arriver. Juliet m’est venue parce que j’aimais l’idée d’une ancienne ado révoltée qui avait été obligée de se ranger trop jeune, un peu malgré elle. 

Un Livre après l’autre :  Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Marie Vareille : Des horaires, oui : ceux où mes filles sont à la crèche, car impossible pour moi d’écrire quand elles sont à la maison. Je pense souvent à mes romans en écoutant de la musique, en marchant ou en courant, mais quand j’écris j’ai besoin d’être chez moi, de silence et de concentration.  Évidemment durent certaines périodes, quand j’ai des déplacements promotionnels ou des salons, je suis obligée d’écrire dans des trains, des hôtels ou des lieux étrangers, mais je n’aime pas trop ça. Je n’écris jamais aussi bien quand dans mon bureau avec le silence. 

Un Livre après l’autre :  En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ? 

Marie Vareille : Romans fétiches : Harry Potter, Autant en emporte le vent, Jane Eyre, le Journal de Bridget Jones, l’Écume des jours, L’attrape-coeur… Il y en a tellement, c’est difficile de choisir ! 

Auteurs fétiches : ceux et celles qui ont écrit les romans ci-dessus !

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ? 

Marie Vareille : Le réveillon ! Je suis une incorrigible gourmande et j’adore tous les mets traditionnels de Noël. Je renoncerais donc plus facilement aux cadeaux qu’au repas de Noël. 

Cliquez sur la couverture afin de commander le livre sur www.librairiesindependantes.com

Pour poursuivre cette rencontre, vous pouvez visiter le site de Marie Vareille ICI, sa page Facebook, ainsi que son compte Instagram, enfin, vous pouvez également la retrouver via sa page Youtube ICI

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Rencontre avec Marianne Levy !

Marianne Levy – Photo droits réservés Marianne Rosenstiehl

Romancière, journaliste, Marianne Levy signait en mars dernier « Ces héros qui ratent leur vie pour que tu réussisses la tienne » aux éditions Pygmalion . Dans Noël Actually sa nouvelle s’intitule « All I want for Christmas », son héroïne, Joséphine, part rejoindre sa grand-mère excentrique à Londres. Un texte jubilatoire ! Je la remercie infiniment pour sa disponibilité et vous invite à découvrir ses réponses ci-dessous :

Un Livre après l’autre : Bonjour Marianne, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Marianne Levy : J’ai choisi de devenir journaliste. Après des années dans les coulisses du sport et dans la foulée des jeux Olympiques d’Athènes, j’ai bifurqué vers la télévision. Depuis plus de quinze ans, je suis critique de séries. Les gens sourient souvent quand je dis que c’est mon métier et pourtant c’est vrai, j’ai cette chance là. Je visionne des épisodes mais surtout je rencontre leurs créateurs. C’était tellement passionnant de les écouter parler de leur manière d’imaginer des histoires et de les faire naître à travers des personnages que… le métier de romancière m’a finalement choisie. J’ai appris à écrire en regardant la télé et cette année, j’ai écrit mon premier scénario. Journaliste, romancière et maintenant scénariste, c’est vraiment chouette de porter cette triple casquette !

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci  ?   

Marianne Levy : Je connaissais Marie avec qui j’échangeais déjà avec beaucoup de plaisir. Mais c’est Tonie qui m’a permis de rencontrer Adèle, Isabelle et Sophie. Nous étions toutes extrêmement différentes dans nos personnalités comme dans nos écritures. C’était enrichissant de partager nos expériences d’auteures ainsi que notre rapport à la comédie romantique. 

Un Livre après l’autre : Pouvez-vous nous présenter Joséphine, l’héroïne de votre nouvelle «All I want for Christmas» ?

Marianne Levy : Joséphine se noie dans le boulot pour oublier la vie. Elle est paradoxale car elle est très forte dans ce qu’elle fait mais fragile pour tout ce qui relève de l’intime. Sa dualité m’intéresse. D’ailleurs, elle ressemble en cela à toutes mes héroïnes. Rose dans « La Malédiction de la zone de confort », Capucine dans « Dress Code et petits secrets » composaient déjà avec cette contradiction. Même Samuel mon héros dans « Chaussures à son pied » vivait avec ça. Je pense que c’est l’époque qui veut cela. Même si la tendance est au ralentissement, on nous demande encore d’être ultra performant dans tous les domaines. Une injonction qui peut devenir cauchemardesque à l’heure de l’exposition permanente sur les réseaux sociaux. 

Un Livre après l’autre : En mars 2020, vous avez signé un livre de série-thérapie « Ces héros qui ratent leur vie pour que tu réussisses la tienne ».  Peut-on faire un parallèle entre les séries et les histoires de Noël, en imaginant que les deux sont des doudous pour adultes ?

Marianne Levy : Je n’y avais jamais réfléchi sous cet angle-là. La question est très intéressante particulièrement en cette année si particulière. Certaines séries sont effectivement des refuges pour moi. Elles ne m’ont jamais quittée. Ça paraît dingue mais certains de leurs personnages sont presque devenus des amis. Je re-visionne souvent mes épisodes préférés pour passer encore un peu de temps avec eux. C’est la raison pour laquelle j’ai écrit le livre. Avec mon éditrice, on a assumé jusqu’au bout cette idée en faisant un clin d’œil à tous ceux qui comme nous sont accros aux séries puisque nous l’avons sous-titré : le premier livre de série-thérapie.

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Marianne Levy : J’ai toujours au moins deux journées d’écriture. La première que je consacre au journalisme, le plus souvent le matin, et la seconde que je dédie à la fiction. J’ai la chance d’avoir un cocon sous les toits où je peux travailler le nez dans le ciel avec mes musiques préférées. La bande-son dépend des textes en cours. Je compte passer le début de 2021 avec les divas de la soul car j’aurai besoin de toute leur énergie. Trois projets sont au programme : un essai, un nouveau roman contemporain et un scénario de comédie !

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Marianne Levy : Je ne sais pas si je peux parler d’auteurs fétiches. Mais il y a des romanciers qui comptent beaucoup pour moi. Ils sont nombreux, je vais sûrement en oublier. Mais je suis très touchée, pour des raisons différentes bien sûr, par l’écriture de Laurence Peyrin, Fab Caro, Sébastien Spitzer, Négar Djavadi, Brice Homs, Tonino Benacquista, Adélaïde de Clermont Tonnerre, Murielle Magellan, Adeline Fleury, Jérôme Attal ou David Foenkinos. J’adore aussi la littérature anglo-saxonne et notamment Nick Hornby, Jonathan Coe, Seth Greenland, Pete Fromm et Ernest J. Gaines. Ils ont en commun la force du propos, la singularité de la voix, l’obsession du récit, la passion des personnages et une générosité folle dans la forme.

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ?

Marianne Levy : Ceux qui me suivent sur Instagram savent que je ne suis pas du tout gourmande 😉 Mes moments préférés pendant Noël sont donc ceux qui se passent à table avec les gens que j’aime.

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Vous pouvez poursuivre cette rencontre avec Marianne Levy via ses sites ICI et LA, ainsi que sa page Facebook, ainsi que son compte Instagram.

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Rencontre avec Sophie Henrionnet !

Sophie Henrionnet – Photo droits réservés Sophie Henrionnet

En mars dernier, Sophie Henrionnet a sorti son cinquième roman «Sous les balcons du ciel» aux Éditions Du Rocher. Troisième romancière de la TeamRomCom. La nouvelle de Sophie Henrionnet dans le recueil de cette cuvée 2020 s’intitule «Fortune Cookie». Je la remercie infiniment pour avoir accepté mon invitation, et vous laisse découvrir son interview ci-dessous.

Un Livre après l’autre : Bonjour Sophie, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Sophie Henrionnet : Je suis intimement convaincue que c’est le métier qui m’a choisie et que je suis à la place qui est la mienne.

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci  ?

Sophie Henrionnet : Je connaissais très bien Marie Vareille, et les autres de nom, bien entendu !

Un Livre après l’autre : Pouvez-vous nous présenter Elsa, l’héroïne de votre nouvelle « Fortune cookie » ?

Sophie Henrionnet : Elsa c’est la girl next door par excellence, elle a tout pour plaire mais se persuade du contraire. Une fois n’est pas coutume elle décide d’ouvrir les yeux et saisir les opportunités qui se présentent à elle et non fantasmer une vie qui n’est pas la sienne.

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Un Livre après l’autre : Vous écrivez dans différents registres (adulte, jeunesse, scénariste de roman graphique). Comment est née cette envie de déployer une palette d’écritures ?

Sophie Henrionnet : M’amuser et me challenger. J’aime sortir de ma zone de confort et découvrir de nouveaux terrains de jeux.

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Sophie Henrionnet : J’essaie tant que faire se peut, mais la période est compliquée. Je suis bien plus efficace sur de longues périodes d’écriture de six à huit heures durant lesquelles je relève à peine la tête. Je peux écrire un peu partout si je me sens vraiment inspirée ou en sécurité. Toujours en musique, plutôt avec des écouteurs, je peux écouter le même morceau en boucle, c’est une façon de m’isoler du monde.

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Sophie Henrionnet : Romain Gary, Philip Pullman, JK Rowling, Marion Pourchet…

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ?

Sophie Henrionnet :Décorer le sapin avec mes quatre enfants, sur fond de vieux standards américains. Ce moment où on se recule d’un mètre, avec la satisfaction du devoir accompli, et où l’on réalise que le sapin de l’année est paré, que la tradition perdure et que les étincelles sont toujours présentes dans les yeux de personnes qui me sont le plus chères.

Je remercie infiniment Sophie Henrionnet pour sa disponibilité et vous invite à poursuivre l’échange avec elle via ses pages Facebook, instagram, mais également son site

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Rencontre avec Adèle Bréau !

Adèle Bréau

Troisième autrice de la TeamRomCom, Adèle Bréau. Auteure, journaliste et blogueuse, son dernier roman «Frangines» est sorti en juin dernier. Dans «Noël Actually» sa nouvelle s’intitule « Love is all around », Isabelle, son héroïne, s’offre une escapade bretonne avant le réveillon familial. Je remercie infiniment Adèle Bréau pour avoir accepté mon invitation, pour sa disponibilité, et vous invite à découvrir son interview, ci-dessous :

Un Livre après l’autre :Bonjour Adèle, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Adèle Bréau : Je dirais que ce métier est venu à moi à petits pas. J’ai d’abord écrit des articles, des billets de blog, des dialogues qui étaient autant de petites histoires que je n’osais pas assembler. C’est ma mère qui m’y a poussé. Et elle a bien fait. C’est un tel bonheur de créer des personnages à travers lesquels on peut dialoguer avec ses lecteurs !

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci  ?

Adèle Bréau : Non, c’est Tonie qui nous a réunies il y a longtemps maintenant. Depuis, nous avons toutes grandies ensemble dans le monde des livres, comme des copines d’école.   

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Un Livre après l’autre : Pouvez-vous nous présenter Isabelle, l’héroïne de votre nouvelle « Love Is All Around » ?

Adèle Bréau : Isabelle est une femme d’aujourd’hui. Hyper indépendante et accaparée par son boulot, elle cartonne professionnellement au détriment de sa vie personnelle. En call du soir au matin, elle n’a plus de temps pour ses copines, sa famille, et encore moins pour l’amour, qui est le cadet de ses soucis malgré l’inévitable pression familiale et sociétale. S’il arrive qu’elle s’interroge fugacement sur son avenir, il semble que personne ne puisse toutefois venir bouleverser son univers cadenassé. A moins que…

Un Livre après l’autre : Dans un autre registre littéraire, votre trilogie «La Cour des grandes», «Les jeux de garçons» et «Les Devoirs de vacances» est optionnée pour une future adaptation. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce projet télévisuel  ?  

Adèle Bréau : Le temps de l’audiovisuel est long… (finalement, nous avons du bol dans l’édition, surtout en ce moment). Pourtant, je rêve que mes quatre héroïnes quadras emportées par leurs vies à cent à l’heure débarquent enfin à l’écran. Charge mentale, conciliation vie pro-vie perso, maternité, quarantaine, vie de couple, amitié…, j’aimerais tellement que ces problématiques qui touchent tant de femmes soient incarnées par des comédiennes badasses pour parler au plus grand nombre.

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Adèle Bréau : J’ai un peu tout essayé et j’ai la chance de ne pas souffrir du syndrome de la page blanche. J’écris malheureusement très bien dans les cafés (problématique en ce moment) mais surtout le matin. Je me suis longtemps levée de très bonne heure pour écrire avant de partir au bureau. Récemment, j’ai repris ce rythme éprouvant mais qui convient bien à mon inspiration. D’autant qu’à cette heure-ci, personne ne me demande où sont les chaussettes ou ce qu’on va manger ce soir J

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Adèle Bréau : Bien sûr ! Je suis très romans français contemporains. J’ai des goûts très éclectiques, comme dans tous les domaines culturels en général (j’ai horreur des snobismes esthétiques) et je ne rate aucun des romans de Virginie Grimaldi, Michel Houellebecq, Guillaume Musso, Karine Tuil, Katerine Pancol, Delphine de Vigan, Leïla Slimani, Serge Joncour, Emmanuel Carrère, Valérie Perrin, Virginie Despentes. Bien sûr, j’élargis mon horizon grâce aux conseils de mon libraire, histoire de ne pas tourner en rond dans l’algorithme…

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ?

Adèle Bréau : L’après-midi du 24. J’aime les « avant », quand tout semble encore possible. Comme je suis nostalgique de l’instant précédent de manière générale, je me sens plutôt bien dans cet « avant ». On prépare la dinde, le repas du soir, on accroche les dernières décos, on allume le feu dans la cheminée, les enfants trépignent, on n’a pas encore enfilé ses habits de lumière ni siroté les premières bulles de champagne. En plus, le 24 décembre, c’est la Sainte Adèle. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Vous pouvez suivre Adèle Bréau via son site , sur facebook et instagram.

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