Rencontre avec David Lelait-Helo !

David Lelait DR Jean-Philippe Raibaud Quand je serai grand je serai Nana Mouskouri 4.jpg

David Lelait-Helo – Photo droits réservés Jean-Philippe Raibaud

Journaliste (Nous Deux, Grazia) écrivain, parolier, David Lelait-Helo rédige de superbes portraits de femmes devenues des icônes (Eva Peron, Maria Callas, ou encore Barbara -ce dernier sortira le 31 août aux éditions Télémaque), ainsi que des romans plus personnel  comme «Poussière d’homme» ou Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri (éd. Anne Carrière, ainsi que chez Pocket dès le 5 octobre prochain). Dans Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri, David Lelait-Helo retrace avec bienveillance et lucidité le parcours de Milou, alors qu’en fil rouge, la voix d’une grande chanteuse encourage l’adolescent dans sa volonté de réaliser son rêve…

sortie le 5 octobre 2017

Les Chroniques de Mlv : Bonjour David, et merci pour avoir accepté mon invitation. Pouvez-vous nous présenter Milou, le héros de votre dernier ouvrage  «Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri» ?

David Lelait-Helo : Autant vous l’avouer, Milou c’est moi. Inventer un prénom permet de mieux se cacher mais à 90 % cette histoire est la mienne. Milou est un rêveur mais jamais un rêveur passif, il est acteur de sa vie, il court, s’agite sans cesse pour faire que son rêve devienne réalité. Il s’agissait pour moi d’écrire un texte sur nos rêves d’enfance. Qu’avons-nous fait d’eux ? Les avons-nous abandonnés en chemin ou avons-nous répondu à leurs attentes ? Je pense qu’en suivant son rêve, on trouve une part de soi…

 

Les Chroniques de Mlv : Milou a trouvé sa voie grâce à un coup de foudre pour une voix ; quel rôle joue la  musique dans votre vie ?

David Lelait-Helo : La musique ne me quitte pas. La voix surtout. Certaines voix sont pour moi des vibrations dont je ne peux pas me passer. La musique m’accompagne chaque jour, je vis avec mon casque sur les oreilles. Même si je ne l’écoute pas vraiment, elle est là, dans mon décor.

 

Les Chroniques de Mlv : En 1997, paraissaient vos deux premiers ouvrages (l’un sur Eva Perón, l’autre sur Maria Callas). Comment votre choix s’est-il porté sur ces deux femmes aux destins exceptionnels ?

David Lelait-Helo : Eva Perón correspond à mon parcours universitaire, j’étais prof d’espagnol, argentiniste plus spécifiquement, l’Argentine était vraiment mon sujet d’étude et je me suis très vite intéressé à la figure d’Evita. Quand Madonna l’a incarnée à l’écran, j’ai proposé à un éditeur d’écrire une biographie de cette femme que je connaissais si bien. Mon aventure d’auteur a commencé ainsi… Callas, c’était une autre passion, celle de la musique, du chant classique que je pratiquais. Elle m’a porté chance, le livre a été traduit dans le monde entier.

 

Les Chroniques de Mlv : Combien de temps de recherche nécessite une biographie  avant l’écriture propre ?

David Lelait-Helo : Tout dépend… J’absorbe assez vite mes sujets, mais je dirais une année, parfois un peu moins.

 

Les Chroniques de Mlv : De quelles conditions (lieu particulier, horaires précis, musique de circonstance)  avez-vous besoin pour travailler sereinement  ?

David Lelait-Helo :  Je n’ai besoin d’aucune condition particulière… Mais si je travaille chez moi, j’ai besoin que la maison soit rangée. Le désordre me pollue pour écrire. J’ai besoin de faire des pauses, de manger des sucreries, je travaille souvent en chanson, des chansons dans une langue que je ne parle pas pour ne pas être trop pollué par le texte. Je n’ai pas forcément besoin de silence, j’aime l’ambiance des bistrots, des terrasses, des foules. Les biographies, j’écris plutôt chez moi, j’ai besoin de ma documentation. Le roman, c’est la liberté, un carnet suffit, j’écris partout, n’importe où.

 

Les Chroniques de Mlv : Auriez-vous un coup de cœur littéraire, cinématographique ou musical à partager avec nous ?

David Lelait-Helo : J’en ai sans cesse… Le dernier album de Luz Casal consacré à Dalida, très original, des reprises de chansons peu connues de Dalida, en espagnol. Un opus très élégant, sur la retenue. Côté littéraire, j’ai adoré Les cygnes de la 5ème avenue que je viens de lire… Des vies de femmes encore, ça ne me quitte pas, le New York des années 50, fascinant…

 

Les Chroniques de Mlv : Une dernière question : un nouveau projet littéraire est-il déjà en cours d’écriture ?

David Lelait-Helo : Plusieurs, un beau livre avec Line Renaud sur ses années américaines, sa vie à Vegas, De très belles photos et tant d’anecdotes avec le tout Vegas et le tout Hollywood. Ce livre est aussi symbolique, comme un hommage aussi à l’amitié qui nous lie. Ensuite j’ai un projet de roman et de pièce de théâtre, mais j’ai encore besoin de temps. Pour l’heure le 31 août, sort une nouvelle édition de mon portrait de Barbara, préfacé par Serge Lama, j’aime beaucoup ce texte, je l’avais écrit dans la foulée de Poussière d’homme. Il est, je crois, porté par un certain souffle… Le souffle du drame que je venais de vivre dans ma vie personnelle.

 

 sortie le 31 août 2017

En 2015, je découvrais la plume  de David Lelait-Helo grâce à «C’était en mai, un samedi», un petit bijou dans lequel résonne la voix de Yolanda, une femme adulée, mais terriblement seule. Deux ans, et quelques livres plus tard, j’ai la grande chance de le croiser dans le cadre de mes activités littéraires,   c’est donc tout naturellement que je lui ai proposé de répondre à quelques questions pour ce Slog !

 

Je le remercie infiniment pour sa gentillesse, son professionnalisme, et vous invite à découvrir  ses ouvrages  !

© Les Chroniques de Mlv – 18-08-2017

© Un livre après l’autre

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