Rencontre avec Marina Dédéyan !

MARIANA DEDEYAN

Marina Dédéyan – Photo © Bruno Klein

 

Sa dernière saga, intitulée « De Tempête et d’Espoir« , parlait du lien qui unissait un frère et une soeur, le lecteur voyageait de Saint-Malo à Pondichéry, en suivant l’intrépide Anne de Montfort !  Cette année,  Marina Dédéyan revient avec un roman intitulé « Tant que se dresseront les pierres »   (Éditions Plon) une histoire dès plus dense, dans laquelle la romancière conte  le destin de trois frères dans un contexte historique douloureux, au sein d’une Bretagne meurtrie. Ce matin, je vous propose de découvrir le parcours et l’actualité de Marina Dédéyan, grâce à une interview.

 

tant que se dresseront les pierres MD

Tant que se dresseront les pierres – Editions Plon

 

Un Livre après l’autre : Bonjour Marina, ravie de t’accueillir à l’occasion de la sortie (le 16 mai dernier) de ton nouveau roman «Tant que se dresserontpierres », aux éditions Plon. Peux-tu nous raconter ton parcours professionnel, avant l’écriture de ton premier roman «Moi, Constance, princesse d’Antioche» ?

Marina Dédéyan : J’occupais à ce moment des fonctions commerciales et marketing dans l’informatique. J’ai été licenciée du jour au lendemain lors du rachat de mon entreprise. Un mal pour un immense bien, puisque je me suis retrouvée soudain avec beaucoup de temps, face au désir d’écrire qui me taraudait depuis toujours.

 

Un Livre après l’autre : Née à Saint-Malo, dans une famille d’origine arménienne et russe éditrice de littérature française, cela te prédisposait-il à épouser le métier de romancière ?

Marina Dédéyan : J’ai hérité de ma famille l’amour des livres. En revanche, devenir moi-même romancière n’était pas évident dans un milieu où l’on sacralisait les écrivains et la littérature. Il fallait oser franchir le pas, se jucher sur un petit coin du piédestal.

 

Un Livre après l’autre : Quelle est la genèse de «Tant que se dresseront les pierres» ?

Marina Dédéyan : C’est une longue histoire qui vaudrait à elle seule un roman. Pour résumer, la conjonction de mon amour pour la Bretagne et de rencontres fortuites ou peut-être pas tant que ça… Les sujets de romans arrivent un peu comme des rencontres amoureuses, le fruit d’un hasard qui s’avère une évidence.

 

Un Livre après l’autre : Comment s’est déroulé le travail de recherches, puis celui d’écriture, pour ce roman qui se dévore comme un véritable saga ?

Marina Dédéyan :Je ne sais pas si je dois le raconter, car je fonctionne surtout à l’intuition. L’écriture et la recherche se mêlent, et je ne fais pas de plan. Je connais seulement la fin de l’histoire quand j’attaque les premières pages. Et j’écris les chapitres dans le désordre.

 

Un Livre après l’autre  : Ces deux phases ont-elles été plus longues que pour tes romans précédents ?

Marina Dédéyan : À moins d’écrire sur soi-même, sur son environnement immédiat, un roman nécessite toujours de la recherche. J’ai pour ma part une grande exigence dans chacun de mes livres quant à la solidité de ma documentation. La difficulté pour celui-là résidait surtout dans le thème choisi, périlleux, complexe, douloureux pour certains encore aujourd’hui. J’ai beaucoup hésité avant de me lancer vraiment. C’est la partie « mijotage » qui a pris au final le plus de temps.

 

Un Livre après l’autre : Une journée de travail est-elle rythmée par des horaires particuliers, des lieux, de la musique ?

Marina Dédéyan : Quand je suis plongée dans l’écriture d’un roman, mes personnages m’habitent jours et nuits. Mais il y a bien un moment où il faut remplir des pages. Cela se passe toujours dans mon bureau, et dès que je le peux entre mes engagements professionnels et ma vie de famille. Plutôt le soir quand tout le monde est couché !

 

Un Livre après l’autre : Quels liens entretiens-tu avec la Bretagne ?

Marina Dédéyan : Très forts, charnels avant tout. La Bretagne est la terre où ma famille s’est réenracinée, où je suis née et j’ai passé les premières semaines de ma vie, les plus beaux moments de mon enfance puis de mon adolescence. Elle me ressource et me répare, et j’y vais aussi souvent que possible. En fait, j’appartiens à une famille bretonne par imprégnation !

 

Un Livre après l’autre : Lorsque tu es une lectrice, quels registres littéraires, romans ou auteurs ont ta préférence ?

Je suis une dévoreuse éclectique. Souvent, j’ai le sentiment que les livres viennent à moi plus que je ne les choisis, des cadeaux, des trouvailles au hasard d’une bibliothèque…

 

Un Livre après l’autre : Dernière question, avant de te remercier pour le temps consacré à ce questionnaire : En cette période estivale, quels sont tes coups de cœurs littéraires ?

Marina Dédéyan :  J’ai attaqué des lectures en vue de mon prochain roman. Top secret pour le moment. Quant à mes coups de cœurs de l’été, je pars en chasse bientôt ! Je participerai à plusieurs festivals du livre cet été en Bretagne. L’occasion de rencontrer mes lecteurs, bien sûr, mais aussi de découvrir les ouvrages d’autres romanciers. De belles rencontres en perspective !

 

Je remercie infiniment Marina Dédéyan pour sa gentillesse, sa disponibilité, et vous invite à découvrir Tant que se dresseront les pierres, une histoire dans laquelle  trois frères amoureux de leur terre natale si envoûtante,  choisissent de la défendre différemment !

© Un Livre après l’autre

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