Rencontre avec Marianne Levy !

Marianne Levy – Photo droits réservés Marianne Rosenstiehl

Romancière, journaliste, Marianne Levy signait en mars dernier « Ces héros qui ratent leur vie pour que tu réussisses la tienne » aux éditions Pygmalion . Dans Noël Actually sa nouvelle s’intitule « All I want for Christmas », son héroïne, Joséphine, part rejoindre sa grand-mère excentrique à Londres. Un texte jubilatoire ! Je la remercie infiniment pour sa disponibilité et vous invite à découvrir ses réponses ci-dessous :

Un Livre après l’autre : Bonjour Marianne, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Marianne Levy : J’ai choisi de devenir journaliste. Après des années dans les coulisses du sport et dans la foulée des jeux Olympiques d’Athènes, j’ai bifurqué vers la télévision. Depuis plus de quinze ans, je suis critique de séries. Les gens sourient souvent quand je dis que c’est mon métier et pourtant c’est vrai, j’ai cette chance là. Je visionne des épisodes mais surtout je rencontre leurs créateurs. C’était tellement passionnant de les écouter parler de leur manière d’imaginer des histoires et de les faire naître à travers des personnages que… le métier de romancière m’a finalement choisie. J’ai appris à écrire en regardant la télé et cette année, j’ai écrit mon premier scénario. Journaliste, romancière et maintenant scénariste, c’est vraiment chouette de porter cette triple casquette !

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci  ?   

Marianne Levy : Je connaissais Marie avec qui j’échangeais déjà avec beaucoup de plaisir. Mais c’est Tonie qui m’a permis de rencontrer Adèle, Isabelle et Sophie. Nous étions toutes extrêmement différentes dans nos personnalités comme dans nos écritures. C’était enrichissant de partager nos expériences d’auteures ainsi que notre rapport à la comédie romantique. 

Un Livre après l’autre : Pouvez-vous nous présenter Joséphine, l’héroïne de votre nouvelle «All I want for Christmas» ?

Marianne Levy : Joséphine se noie dans le boulot pour oublier la vie. Elle est paradoxale car elle est très forte dans ce qu’elle fait mais fragile pour tout ce qui relève de l’intime. Sa dualité m’intéresse. D’ailleurs, elle ressemble en cela à toutes mes héroïnes. Rose dans « La Malédiction de la zone de confort », Capucine dans « Dress Code et petits secrets » composaient déjà avec cette contradiction. Même Samuel mon héros dans « Chaussures à son pied » vivait avec ça. Je pense que c’est l’époque qui veut cela. Même si la tendance est au ralentissement, on nous demande encore d’être ultra performant dans tous les domaines. Une injonction qui peut devenir cauchemardesque à l’heure de l’exposition permanente sur les réseaux sociaux. 

Un Livre après l’autre : En mars 2020, vous avez signé un livre de série-thérapie « Ces héros qui ratent leur vie pour que tu réussisses la tienne ».  Peut-on faire un parallèle entre les séries et les histoires de Noël, en imaginant que les deux sont des doudous pour adultes ?

Marianne Levy : Je n’y avais jamais réfléchi sous cet angle-là. La question est très intéressante particulièrement en cette année si particulière. Certaines séries sont effectivement des refuges pour moi. Elles ne m’ont jamais quittée. Ça paraît dingue mais certains de leurs personnages sont presque devenus des amis. Je re-visionne souvent mes épisodes préférés pour passer encore un peu de temps avec eux. C’est la raison pour laquelle j’ai écrit le livre. Avec mon éditrice, on a assumé jusqu’au bout cette idée en faisant un clin d’œil à tous ceux qui comme nous sont accros aux séries puisque nous l’avons sous-titré : le premier livre de série-thérapie.

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Marianne Levy : J’ai toujours au moins deux journées d’écriture. La première que je consacre au journalisme, le plus souvent le matin, et la seconde que je dédie à la fiction. J’ai la chance d’avoir un cocon sous les toits où je peux travailler le nez dans le ciel avec mes musiques préférées. La bande-son dépend des textes en cours. Je compte passer le début de 2021 avec les divas de la soul car j’aurai besoin de toute leur énergie. Trois projets sont au programme : un essai, un nouveau roman contemporain et un scénario de comédie !

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Marianne Levy : Je ne sais pas si je peux parler d’auteurs fétiches. Mais il y a des romanciers qui comptent beaucoup pour moi. Ils sont nombreux, je vais sûrement en oublier. Mais je suis très touchée, pour des raisons différentes bien sûr, par l’écriture de Laurence Peyrin, Fab Caro, Sébastien Spitzer, Négar Djavadi, Brice Homs, Tonino Benacquista, Adélaïde de Clermont Tonnerre, Murielle Magellan, Adeline Fleury, Jérôme Attal ou David Foenkinos. J’adore aussi la littérature anglo-saxonne et notamment Nick Hornby, Jonathan Coe, Seth Greenland, Pete Fromm et Ernest J. Gaines. Ils ont en commun la force du propos, la singularité de la voix, l’obsession du récit, la passion des personnages et une générosité folle dans la forme.

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ?

Marianne Levy : Ceux qui me suivent sur Instagram savent que je ne suis pas du tout gourmande 😉 Mes moments préférés pendant Noël sont donc ceux qui se passent à table avec les gens que j’aime.

Cliquez sur la couverture afin de commander le livre sur www.librairiesindependantes.com

Vous pouvez poursuivre cette rencontre avec Marianne Levy via ses sites ICI et LA, ainsi que sa page Facebook, ainsi que son compte Instagram.

© Un Livre après l’autre