La lumière était si parfaite – Carène Ponte

La lumière était si parfaite – Carène Ponte – Éditions Fleuve

Megg et Stéphane forment un couple parfait -en apparence- car si Stéphane ne peut pas se passer de sa femme, « son épouse parfaite », comme il aime à le rappeler régulièrement à celle-ci, Megg, elle, est au bord de la rupture. Gérer son mari, ses enfants (Lalie 16 ans, une adolescente en crise, et Malone, 10 ans) une maison, jusqu’à présent, c’était son choix, être une petite fée de l’ombre, celle grâce à qui le nid tourne à la perfection. Six mois après la perte brutale de sa mère, Megg est de plus en plus émotive. Le chagrin et l’absence sont insupportables. Encouragée par Romy sa voisine et amie depuis un an, elle décide de faire développer une pellicule photo trouvée dans les affaires de sa mère. Les clichés font voler en éclats les certitudes de Megg, et la questionne sur sa propre existence. Il lui faudra un voyage dès plus salutaire, des rencontres, ainsi que des lettres bouleversantes, pour remettre de l’ordre dans sa vie.

Avec ce roman, Carène Ponte questionne toutes les femmes. De Megg, la femme au foyer qui n’a plus envie de l’être en passant par Lucile, la mère absente, sans oublier la pétillante Romy ainsi que l’écorchée Lalie. La romancière scanne à la perfection ses personnages féminins. « La lumière était si parfaite » est un voyage littéraire joyeux et émouvant.

16 avril 2021

Les Papillons – Barcella

Les Papillons – Barcella – Éditions Cherche-Midi

Rencontre simple, évidente, avec ce roman d’une véritable beauté !

Alexandrin est un poète qui a perdu ses papillons. Vous savez, ces papillons au creux du ventre, ceux qui vous donnent des ailes et dont le doux murmure enlève les mauvaises herbes de votre chemin, afin d’y semer les fleurs de l’espoir et du bonheur. Après une rencontre désastreuse avec une certaine Mylène, notre rêveur est foudroyé par le charme de Marie, une jeune femme au lourd secret croisée par hasard. Emportés dans une galaxie menacée par les interdits paternels de la jeune femme, ils vont alors dessiner leur propre monde. Tout pourrait être simple et se poursuivre avec le fameux « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », comme dans les contes de fées d’un autre temps. C’est dans une autre fable, un autre rêve, que Barcella plonge son lecteur, celui du destin d’un homme dont la poésie va adoucir les épreuves du jeune couple. Alexandrin va mettre des couleurs, des feux d’artifices (oserais-je dire « des paillettes » ?) afin d’adoucir la vie de sa belle, et ce, jusqu’à cette « course aux étoiles » et même au-delà…

« Les Papillons »,  c’est une rencontre littéraire forte et évidente. Un premier roman frais, doux, sucré, rythmé, dont la poésie résonne encore bien longtemps après la lecture. Barcella offre une histoire qui dépose des étoiles dans nos yeux, ainsi que des larmes au bord de nos paupières. Au final, une ode à la vie qui fait du bien en ces temps incertains, ainsi qu’une splendide entrée en littérature pour l’auteur.

9 avril 2021

Luna – Serena Giuliano

Luna – Serena Giuliano – Éditions Robert Laffont

Lorsque le père de Luna tombe malade, c’est à reculons que la jeune femme part à son chevet. Sa vie est désormais à Milan, loin de ce père qu’elle déteste, loin de Naples qui a brisé le mariage de ses parents, ainsi que son enfance. À l’hôpital, Luna ne décolère pas, elle ne vient que pour une seule chose : ne pas laisser son père seul. Dès qu’il sera sorti, elle repartira vers sa vie milanaise. La capitale de la mode et du design est désormais SA ville.Si la jeune femme ne cesse de montrer son aversion pour Naples, le fabuleux appartement de son père, ainsi que pour Filomena… C’est grâce à l’énergie de Gina, le lien avec ses amies milanaises Fatima, Alessandra et Francesca, ainsi qu’au tempérament des diverses femmes rencontrées lors de son séjour napolitain qu’elle va peu à peu redonner sa chance à cette ville de tous les dangers, mais aussi de toutes les débrouillardises.

« Luna » est le troisième roman de Serena Giuliano. Après « Cia Bella » et « Mamma Maria », la romancière continue son ode à l’Italie, à la famille, à l’amitié, à l’amour, avec l’histoire de Luna, jeune femme perdue entre ses souvenirs d’enfance, sa colère contre son père et ses envies de femme amoureuse. Un roman dont les dictons napolitains saupoudrés régulièrement au fil des pages donnent envie de partir déguster une margherita au coeur de Spanacappoli !

2 avril 2021

Ce genre de petites choses – Claire Keegan

Claire Keegan – Ce genre de petites choses – Éditions Sabine Wespieser

Si vous ne connaissez pas encore Claire Keegan, il est temps de découvrir la plume de cette conteuse. Son dernier récit : « Ce genre de petites choses » se passe en 1985, à New Ross, en Irlande. Son personnage principal est un homme calme et bienveillant. Marqué par une enfance sans père, il a toutefois été élevé au cœur du foyer de Mrs Wilson -une femme qui se moqua des convenances en accueillant sous son toit une jeune mère de quinze ans -sa domestique- avec son enfant. Alors que l’usine d’engrais et le chantier naval ferment leurs portes, Bill Furlong travaille sans relâche afin que ses cinq filles et sa femme ne manquent de rien.  Dès les premières heures et cela jusqu’au soir, tard, il livre bois et charbon, notamment chez les religieuses du couvent voisin « Le Bon Pasteur », son meilleur client. Bouleversé par sa rencontre avec certaines jeunes femmes apeurées de ce lieu lugubre, il s’épanche auprès de son épouse Eileen ; la réponse est sans appel : bien que la ville colporte mille bruits sur ces femmes, sur leurs conditions d’accueil, sur ce qu’elles ont fait pour être là, cela ne les regarde pas. Alors que les chants résonnent, les illuminations scintillent et les odeurs des gâteaux de Noël remplissent les foyers et la ville entière, Bill Furlong est hanté par ce qu’il a vu au couvent…

« Ce genre de petites choses » est une histoire belle et terrible à la fois. Celle d’une Irlande catholique bien-pensante, tout comme celle d’un conte de Noël. Ce récit est celui d’un homme qui se rappelle l’enfant sans père qu’il a été, l’enfant insulté, montré du doigt, mais également l’homme qu’il est devenu grâce à une main tendue. En une centaine de pages, avec une finesse incroyable, Claire Keegan peint la beauté, l’espoir, l’horreur et la douleur. Ne passez pas à côté de ce petit bijou qui se lit en apnée, en vous laissant k.o. !

25 mars 2021

Club de Lecture Janvier-Février 2021

En ce dernier jour de janvier, focus sur le programme du Club de Lecture de ma médiathèque ! Un Club de Lecture, en chair et en os, avec deux rendez-vous par mois. Avec la crise sanitaire actuelle, nous ne pouvons pas nous retrouver , afin d’échanger, de débattre, de partager, mais nos bibliothécaires continuent à garder le lien ! Un contact précieux, en attendant que nous puissions nous retrouver sur place.

Je partage avec vous notre programme de ces deux premiers mois de l’année 2021. Les Éditions Mazarine, les Éditions de l’Observatoire, ainsi que les Éditions Les Escales sont mises à l’honneur. Pour chaque éditeur, trois romans à découvrir.

Éditions Mazarine

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Éditions de l’Observatoire

Éditions Les Escales

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Les Déracinés – Catherine Bardon – Winoc – Sébastien Bouët

Les Déracinés – Catherine Bardon – Winoc – Bouët – Éditions Philéas

Almah et Wilhelm, deux prénoms indissociables. Une histoire de couple, de famille, dans la grande Histoire. 1935, Almah et Wilhelm se marient à Vienne, le bonheur va vite laisser la place à l’insécurité, un exil forcé, des chagrins, imposés par la folie des hommes.

Une version Bande Dessinée de cette histoire captivante, voilà qui a piqué ma curiosité ! C’est donc avec joie que je me suis plongée dans cet album «Les Déracinés» version Catherine Bardon -Winoc et Sébastien Bouët, impatiente de découvrir les visages de ces personnages que j’ai aimés, comme des amis.

Aucune déception, dès les premières pages le trio nous emporte vers Almah et Wilhelm, radieux, c’est le moment du bonheur, celui de leur mariage, au cœur de Vienne. Puis quatre chapitres, quatre époques ; celles de l’insécurité, de l’exil, celle d’un miracle par la biais d’une terre inconnue où tout est à construire, puis…mais je ne vous en dis pas trop, et vous invite à découvrir cet album qui tient toutes ses promesses, tant pour celles et ceux qui connaissent déjà la saga, mais aussi pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore lue.

Si vous avez lu le roman « Les Déracinés», cette adaptation est une jolie façon de repartir à la rencontre d’une époque, d’une histoire basée sur des faits réels.

SI vous ne l’avez pas encore lu, vous ne pourrez qu’avoir envie de dévorer la saga, après avoir découvert les visages de la famille Rosenheck, tout au long de ce magnifique album.

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Alabama 1963 – Ludovic Manchette – Christian Niemec

Alabama 1963 – Ludovic Manchette – Christian Niemiec – Cherche-Midi

Après une interview et une rencontre avec Ludovic Manchette et Christian Niemiec peu avant Noël, voici enfin ma chronique sur «Alabama 1963».

Birmingham, Alabama, 1963. Les disparitions de petites filles noires s’enchaînent. La police s’en préoccupe peu -tout comme la presse «blanche» -d’ailleurs- qui consacre très peu de place à ces disparitions inexpliquées. Jeune veuve noire, Adela Cobb vit avec ses trois enfants Bernice, Elijha et Sid, ainsi que son beau-frère, Lazarus. Elle est femme de ménage au sein de divers foyers dont celui de Gloria, personnage atypique qui m’a profondément émue. Bud Larkin, lui, est un homme anéanti. Cet ancien policier raciste est devenu détective privé. Il noie les traumas de sa vie dans l’alcool, occultant ainsi le champ des possibles… Ces deux-là n’ont rien en commun, mais vont former un duo dès plus attachant, afin de trouver des réponses pour les parents traumatisés.

«Alabama 1963» n’est pas un polar. C’est une peinture d’une Amérique souffrante, d’un pays qui n’arrive pas à accepter sa diversité, sa richesse à travers celle-ci, avec cette peur constante de celui qui ne lui ressemble pas. Avec une palette de personnages différents «Alabama 1963» montre une Amérique déjà fracturée. Le succès de ce roman est là, Ludovic Manchette et Christian Niemiec parle de sujets qui résonnent encore aujourd’hui, car derrière ce fil rouge (les petites filles noires disparues) nous pensons aux victimes les plus récentes, ainsi qu’au mouvement «Black Lives Matter» -entre autres.

Si vous n’avez pas encore lu ce roman bouleversant, précipitez-vous !

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Enquête étrusque au Louvre – Carole Declercq

Carole Declercq – Enquête étrusque au Louvre – City Éditions

Jeune experte dans le monde de l’art, Anna Stein a du caractère. Sa fougue et sa fraîcheur ne passent pas inaperçues dans le milieu corseté dans lequel elle travaille. Lorsque le milliardaire François Borelli lui demande d’effectuer l’inventaire de sa collection, Anna saisit l’opportunité !

Bien que le milliardaire soit condamné par un mal incurable, une main criminelle le précipite plus tôt que prévu de vie à trépas ! Entourée de personnages haut en couleurs (son oncle Albert, son collègue Fabien et sa copine Capucine, Hadrien (avec un H) son ancien amoureux, ainsi que Thomas Alexander -une nouvelle connaissance de son oncle- Anna va enquêter ; de rebondissements en morts suspectes supplémentaires, la jeune femme va lever le voile sur les mystères de la famille Borelli.

Véritable bonbon littéraire, «Enquête étrusque au Louvre» vous fera voyager entre Paris et l’Italie (en ces temps compliqués pour voyager, c’est un plaisir supplémentaire à savourer). Ce premier opus des aventures de Anna Stein est un formidable « page-turner » ! Vivement la suite !

À quelques jours de Noël, il est encore temps de glisser ce cosy mystery sous le sapin !

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Histoire du fils – Marie-Hélène Lafon

Histoire du fils – Marie-Hélène Lafon – Éditions Buchet Chastel

Tout commence en 1908, une maison au réveil, une jeune femme s’affaire dans la cuisine ; à l’étage, un enfant attend impatiemment le bruit du carillon. Après ce premier chapitre fort en émotions, vous ne pouvez plus lâcher «Histoire du fils», car l’histoire d’André, né d’un père inconnu, élevé par sa tante et son oncle (Hélène et Léon), entouré de ce couple bienveillant et de ses cousines vous saisit immédiatement. André va pousser, construire sa vie ; Gabrielle venant voir sa famille et son fils quatre semaines par an.

Marie-Hélène Lafon est une dentellière. Du Lot au Cantal, en passant par Paris, sa plume vous emporte dans un voyage littéraire bouleversant. Elle vous parle de non-dits, de souffrance, du choix de la liberté, du regard des autres, Un voyage qui m’a profondément touchée, pour des raisons personnelles.

Si comme moi, vous avez déjà eu un rendez-manqué avec un autre livre de Marie-Hélène Lafon, je vous conseille de ne pas passer à côté de « Histoire de fils ».

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Noël Actually – TeamRomCom

Noël Actually

Isabelle AlexisTonie BeharAdèle BréauSophie HenrionnetMarianne LevyMarie Vareille

Charleston poche –

«Noël Actually» est le troisième recueil du collectif de la TeamRomCom. Celle-ci est composée de six autrices : Isabelle Alexis, Tonie Behar, Adèle Bréau, Sophie Henrionnet, Marianne Levy et Marie Vareille. Chaque année, elles offrent un rendez-vous littéraire dès plus magique, grâce à six nouvelles dont le fil rouge est différent d’une année à l’autre. Cette année, le fil rouge est Love Actually. Après «Y-aura-t-il trop de neige à Noël ?» et «Noël & préjugés», la cuvée 2020 est aussi délicieuse qu’une gourmandise de Noël, aussi réconfortante qu’un thé à la cannelle. Alors, n’hésitez pas à glisser cette pépite sous le sapin !

«La Revanche de Louison Cerfeuil» de Isabelle Alexis est l’histoire de Louison, une jeune femme que la vie n’a pas épargnée ; elle va prendre son envol et se transformer en un magnifique papillon…

« Sept jours et une vie » de Tonie Béhar est l’histoire de Mira, d’une vie aux services des autres, mais aussi d’un vêtement et d’une diva.

«Love is all around» d’Adèle Bréau est l’histoire d’Isabelle, bien qu’attendue pour le réveillon familial, elle décide de prendre la route le 23 décembre, afin d’aller à la rencontre de Ice…

«Fortune cookie» de Sophie Henrionnet. Après une violente rupture, Elsa a clos son avenir amoureux et social. Grâce à son voisin, une casquette, des biscuits à message et un certain Moustache Yoda… Cela pourrait peut-être changer !

« All I want for Christmas » de Marianne Levy nous entraîne dans les pas de Joséphine en partance pour Londres, où un Noël auprès de sa grand-mère fantasque l’attend…

« À pile ou face » de Marie Vareille est l’histoire de Juliet. Entre trahison, non-dits et retrouvailles, l’espoir sera au rendez-vous de cette période de Noël.

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Impact – Olivier Norek

Impact – Olivier Norek – Éditions Michel Lafon

Le sixième roman de Olivier Norek est un uppercut.

L’histoire démarre dans un pays dévasté par l’or noir, dans les pas d’un homme, Virgil Solal. Deux ans plus tard, le PDG de Total est enlevé, séquestré, selon une méthode inédite. La demande de rançon l’est tout autant. Une chasse à l’homme démarre. Le lien entre le ravisseur et les enquêteurs : une application de rencontres. Nathan Modis, le commandant de police et Diane Meyer, psychocriminologue, ne se connaissent pas. Ils vont collaborer, s’aider. Leur hiérarchie est au bord de la crise de nerf, face à cette nouvelle forme de criminalité. Car Virgil Solal est certes un criminel, mais aussi un homme meurtri depuis la mort de sa fille deux ans plus tôt. Comment arrêter un homme qui a rallié à sa cause des millions de gens à travers le monde ? Comment stopper un terroriste qui menace un ordre économique établi depuis des années ?

Avec deux enquêteurs attachants, un homme blessé qui devient un criminel, ainsi qu’une argumentation digne d’un maître du barreau, Olivier Norek signe un roman qui bouleverse, bouscule et glace. Impact est sombre et solaire à la fois. Impact parle d’économie, d’écologie, de politique, de courage, et de tant d’autres choses, que vous ne le lâcherez pas avant la dernière page !

Extrait :

« – Il est inquiétant de constater la gêne de cette cour lorsque l’on prétend attaquer l’État. Pourtant, il me semble qu’un patron n’aurait pas tant de scrupules face à son employé. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Les ministres et nos présidents, ceux d’hier, d’aujourd’hui et de demain, sont sans offense aucune, de simples employés. En l’élisant, nous engageons le chef de l’État, mais aussi son équipe. Nous payons leurs salaires confortables, leurs voitures, leurs chauffeurs, leurs agents de sécurité, leurs téléphones, leurs ordinateurs, leurs déplacements, leurs avions, leurs locaux professionnels, leurs secrétaires, leurs attachés, leurs repas, leurs défraiements, et j’en passe autant qu’il en reste. Nous leur avons donné le pouvoir et les moyens de nous représenter et de nous protéger, ils en ont accepté la responsabilité, et cette responsabilité est la base même de leur devoir. Pendant longtemps nous avons cru que tous nos problèmes pouvaient être résolus par un gouvernement. Nous ne regardions pas, nous faisions confiance, comme des enfants s’endorment à l’arrière de la voiture de leurs parents, bercés par la certitude d’être en sécurité, même à tombeau ouvert. Mais aujourd’hui, nous sommes réveillés, éveillés, nous les regardons et nous nous posons cette question : face au plus grand danger de l’histoire de l’humanité, sont-ils à la hauteur ? »

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Lexi Smart a la mémoire qui flanche – Sophie Kinsella

Quel plaisir de plonger dans une lecture légère et pétillante, entre deux romans de la Rentrée littéraire ! J’avais pourtant abandonné la série « L’accro du shopping » il y a quelques années…

Jolies retrouvailles avec le style de Sophie Kinsella. Lexi Smart est une jeune femme qui se réveille un matin avec un mari « de rêve », un travail « de rêve », le tout -évidemment- accompagné d’un dressing et d’un appartement « amazing » ! Le problème ? Lexi Smart a oublié les trois dernières années ! Qui est-elle vraiment ? Une jeune femme arriviste, tout droit sortie d’un catalogue de mode ? Ou bien est-elle toujours cette Lexi la loseuse à la chevelure indomptable, fiancée à Dave le Loser, adepte des soirées entre copines ? D’ailleurs, où sont-elle passées, ses copines ? Lexi Smart se lance alors dans une enquête sur elle-même…

Envie de légèreté, d’une lecture pétillante ? Je ne peux que vous conseiller le roman de Sophie Kinsella « Lexi Smart a la mémoire qui flanche » ! Un roman qui tient toutes ses promesses !

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A la poursuite d’Agatha Christie – Anne Martinetti

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À la poursuite d’Agatha Christie – Anne Martinetti – Hugo Image

 

« À la poursuite d’Agatha Christie » de Anne Martinetti, est un vrai régal ! Du Royaume-Uni à Hollywood, en passant par le Moyen-Orient, l’auteure offre aux féru(e)s de la Reine du Crime, un formidable voyage au cœur d’archives savamment disposées. 

Soixante six romans, deux mariages et un pseudonyme ; mais qui était vraiment Agatha Christie ? Une enfant docile ? Une épouse bafouée ? Une femme éprise de liberté ? De la jeune Agatha Miller née à Torquay  à Madame Christie anéantie par l’infidélité de son mari -elle défraya la chronique en disparaissant quelques jours en décembre 1926- C’est un véritable album de famille que le lecteur consulte, un moment littéraire emprunt de charme britannique.

Ce vrai-faux carnet de voyage montre également le sens aiguisé de l’observation de l’écrivaine anglaise, car la romancière la plus vendue au monde puisait son inspiration dans ses voyages, son vécue, ses rencontres. Un ouvrage qui donne envie de (re)plonger dans son œuvre !

 Un livre à offrir ou à s’offrir !

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Mangoustan – Rocco Giudice

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Mangoustan – Rocco Giudice – Pocket 

Mélania est la femme du Président des Etats-Unis.

Laure vient d’être plaquée par son mari, après trente-cinq ans de mariage.

Irina est une femme-trophée.

L’une est en apparence froide, la seconde inspire de la compassion, la troisième est irritante, et pourtant…

Mangoustan un super-typhon s’apprête à balayer Hong Kong,

Chacune de ces femmes est le fruit d’une éducation, de rêves enfouis, d’envies refoulées. Chacune a choisi un chemin pour échapper à quelquechose, pour s’élever. Entre réel et fiction, humour et tendresse, la plume de Rocco Giudice ôte les carapaces féminines, jusqu’à la tempête intérieure, dévastatrice (ou reconstructrice).

De Tel-Aviv à Washington, de Genève à Hong Kong en passant par Bali, l’auteur nous emporte dans des destins féminins au rythme de sa plume percutante et de son sens de l’observation

Au final, un immense coup de cœur pour ce court voyage !

Si comme moi, vous aviez manqué la sortie brochée, ne passez pas à côté de cette pépite  littéraire dans son format poche !

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Victor Kessler n’a pas tout dit – Cathy Bonidan

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Victor Kessler n’a pas tout dit – Cathy Bonidan – Éditions de la Martinière

« Victor Kessler n’a pas tout dit » est un roman à deux voix. Celle de Bertille,  une femme brisée, réfugiée à Paris. Celle de Victor, un coupable idéal quarante cinq ans plus tôt, le 17 novembre 1973, lorsque le corps d’une enfant de dix ans est retrouvé dans un lac près de Saintes-Fosses.

Tout commence dans un centre commercial. Un vieil homme s’écroule devant Bertille. Dans la panique, celle-ci récupère le cabas du vieil homme. À l’intérieur, des pages rédigées par un certain Victor Kessler aiguise sa curiosité.

De cette rencontre entre deux solitudes naît une volonté, celle de remonter le temps, voire d’aller sur place, afin de découvrir la vérité. Chacun est persuadé que tout n’a pas été dit, que des secrets se cachent encore au cœur des terres vosgiennes de leur enfance. Aidée, poussée par Victor, Bertille retourne dans les Vosges. En menant l’enquête sur le meurtre de Simon Dulac, elle va retrouver ce qu’elle avait fuit : sa propre histoire, celle d’une adolescence détruite par un mystère familial.

Cathy Bonidan signe un roman puissant, saisissant, que je vous recommande chaudement ! Un roman à suspense parfait pour  les soirées d’automne à venir !

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