Ce que tu as fait de moi – Karine Giebel

Ce que tu as fait de moi – Karine Giebel – Éditions Pocket

Le commandant Richard Ménainville. Le lieutenant Laëtitia Graminsky. Deux personnes qui n’auraient jamais dû se rencontrer, se détester, se désirer, s’aimer. Un coup de foudre, un coup de folie, dont les conséquences vont être à la limite du supportable. Pour tout comprendre, il faut alors se plonger dans les confidences de ces deux-là, à travers leurs interrogatoires. Le commissaire Jaubert de l’IGPN interroge le commandant en compagnie du gardien Dutheil. Dans une autre pièce, le lieutenant est interrogé par le commandant Delaporte. Vont-ils donner la même version ? L’un a-t-il harcelé l’autre ? Ont-ils été broyés par l’intensité de ce qu’ils ont ressenti l’un pour l’autre ?

Lorsque l’histoire commence, nous entrons dans les locaux de la Direction Départementale de la Sécurité Physique, en compagnie du commissaire Jaubert. Karine Giebel piège son lecteur/sa lectrice, car dès cet instant, une seule envie : comprendre le drame qui s’y est joué. La romancière dissèque chaque pan de la vie des deux accusés ; l’intimité d’un lieu professionnel tout comme celle d’une vie privée. Page après page, l’histoire se dessine : une rencontre professionnelle banale (sauf pour le commandant et son lieutenant), deux être torturés… la passion et la folie s’en mêlent.

Un duo amoureux sous la plume ensorcelante de Karine Giebel n’est pas un conte de fées avec princesse, prince, carrosse et paillettes, non, c’est un conte noir. Un conte noir qui propulse au cœur d’une souffrance intime, physique, jusqu’à cette folie qu’il est impossible d’endiguer. «Ce que tu as fait de moi» est une histoire glaçante, envoûtante et addictive, qui ne laisse pas indemne, lorsque la dernière page du roman est tournée.

Si vous ne connaissez pas encore la plume de Karine Giebel, foncez !

Lundi 20 septembre 2021

Burn-out, devenir sa priorité.

Point de chronique littéraire en ce début de semaine, mais un petit billet sur un sujet qui me tient à cœur : le burn-out.

Aujourd’hui, je voudrais m’adresser à vous, derrière votre écran, vous qui ne savez plus comment faire face aux différents symptômes lancés par votre corps (en premier, consultez votre médecin) vous, qui vous sentez glisser doucement dans les bras de ce mal, ou vous, qui le refusez, bien qu’il soit déjà diagnostiqué -donc présent dans votre vie.

Vingt et un mois après mon effondrement, c’est un message d’espoir que je souhaite vous transmettre. Lorsque mon monde s’est écroulé, sans que je comprenne la bataille que j’allais devoir livrer, afin de renaître, le temps s’est figé. La première émotion dont je me souvienne, c’est la peur. La colère, la honte, la culpabilité vinrent ensuite.

Cette chute vertigineuse a tout emporté -notamment mes certitudes sur le monde du travail- en m’obligeant à repenser ma vie, ainsi que mon avenir professionnel. Aujourd’hui, je vais mieux. Vous dire que le chemin est facile serait vous mentir, il est truffé d’embûches, de croyances, de petites joies, de doutes et de grandes déceptions. Chaque personne souffrant d’un burn-out l’abordera différemment. Une des clés les plus importantes : c’est de Trouver votre rythme de convalescence, et pour le trouver, il faut être SA priorité. Pour en arriver là, je sais que beaucoup de paramètres sont à prendre en compte, mais j’insiste, VOUS n’êtes pas indispensables à cette structure professionnelle qui vous malmène ; en attendant de trouver une solution, arrêtez-vous, si votre médecin vous le conseille, vous l’ordonne.

C’est grâce à toutes les personnes (famille, amis, soignants, aidants) qui m’ont soutenue que j’ai fini par accepter, puis comprendre, que j’étais un des médicaments de cette convalescence, en devenant MA priorité. Le travail a alors débuté, rythmé par une énergie fluctuante, avec une autre temporalité, une autre vie, régit par la loi du burn-out, par ce corps en état de choc.

Depuis quelques semaines, me voici de retour avec un nouveau chemin professionnel -à mon image, avec mes valeurs. Toutefois, je reste vigilante car la cicatrice de cet effondrement est toujours présente, comme une alarme qui pourrait se déclencher à nouveau, ainsi qu’un feu qui pourrait me consumer, si je ne reste pas ma priorité.

Devenir SA priorité, c’est un des premiers messages que le burn-out m’a transmis.

Et vous, êtes-vous votre priorité ?

Prenez soin de vous,

Valérie

Pour tous renseignements sur les Ateliers de Valérie, des ateliers en ligne consacrés au Burn-out, cliquez ICI.

14 septembre 2021

Meurtres et Pépites de chocolat /Meurtres et Charlotte aux fraises – Joanne Fluke

Meurtres et pépites de chocolat – Tome 1 – Meurtres et Charlotte aux Fraises – Tome 2

Joanne Fluke – Cherche-Midi

Vous aimez les enquêtes policières ? La pâtisserie ? Les héroïnes qui changent de vie ? Les petites villes américaines où règnent un calme apparent ? Sans oublier les chats ? Alors plongez avec délectation dans les deux premiers tomes des enquêtes d’Hannah Swensen !

Tome 1 – Meurtres et Pépites de Chocolat :

Eden Lake, une boutique à ouvrir, une mère un peu envahissante, et un chat –Moshe– pour lequel vous craquerez, bien qu’il ait un caractère particulier, voici les ingrédients de ce premier tome ; sans oublier une mort mystérieuse, celle du livreur de farine juste derrière Le Cookie Jar, le magasin d’Hannah Swensen, c’est le point de départ d’une première enquête pour Hannah qui va bien évidemment souhaiter apporter son aide à la police locale…

Tome 2 – Meurtres et Charlotte aux Fraises

Un concours de pâtisserie à Eden Lake ? C’est une excellent occasion pour Hannah de mettre en valeur ses talents de pâtissière, ainsi que sa boutique Le Cookie Jar ! Lorsque l’entraîneur de basket du lycée meurt, le visage enfoncée dans la Charlotte d’Hannah ! Nouvelle enquête pour Hannah Swensen et encore une fois, un délice et de nouvelles recettes à ajouter dans son journal de gourmandises.

Avant une nouvelle livraison d’enquêtes et de pâtisseries ( le tomes 3 Meurtres et Tarte au Citron Meringuée ainsi que le tome 4 Meurtres et Muffin aux myrtilles sont prévus pour le 23 septembre 2021) ne passez pas à côté des deux premières aventures de Hannah Swensen, une héroïne attachante. Deux lectures fraîches et pétillantes qui font du bien.

S’il vous prenait l’envie d’aller plus loin, sachez qu’il existe une série de téléfilms tirée des romans de Joanne Fluke. D’ailleurs, je me suis aperçue en lisant la première enquête, que j’avais regardé ce téléfilm !

pho

6 septembre 2021

La fabrique des souvenirs – Clélia Renucci

La fabrique des souvenirs – Clélia Renucci – Éditions Albin Michel

Extrait page 18 :

«Celui ou celle qui met ses souvenirs aux enchères n’en perd ni la jouissance, ni la mémoire. L’acquéreur peut revivre le souvenir aussi souvent qu’il le souhaite, mais ne peut en modifier le cours. Il est impossible d’intervenir sur le déroulé des événements. MemoryProject se réserve le droit de refuser un souvenir jugé choquant».

Bienvenue dans un monde où le marché des souvenirs bat son plein ! Concerts, avant-premières, expositions, vernissage, chacun est désormais libre de vendre ou d’acheter quelques grammes de mémoire, afin de ne rien manquer. Une aubaine pour celles et ceux qui souhaitent remonter le temps, pour les chercheurs, les anonymes, mais également pour Gabriel, un jeune homme amateur de théâtre. Gabriel travaille pour Radio Académie, une station confidentielle de l’Institut de France. Au hasard d’une vente aux enchères, il tombe sur un souvenir inestimable, celui de la première de Phèdre, mise en scène par Jean-Louis Barrault à la Comédie-Française en 1942. Le jeune homme s’emporte…et gagne le lot ! À peine de retour, il s’installe confortablement, pose le casque de réalité virtuelle dédié à la lecture des souvenirs, et part en 1942… Il est bientôt attiré par la nuque d’une femme assise au premier rang du balcon. Il s’agit d’Oriane Devancière, grande violoncelliste. Pendant près d’un an, Gabriel part à la recherche du moindre indice, afin de savoir ce qu’est devenue celle dont il est tombé amoureux à un siècle de distance. De Paris à New York en passant par l’Italie, c’est le destin d’une jeune artiste, d’une femme, d’une mère -sous l’occupation- qui se dessine peu à peu sous les yeux de Gabriel.

Quel roman ! Un véritable coup de cœur pour cette histoire, ces personnages, les destins qui se croisent, l’espoir également, avec certaines destinées (Pierre et Adélaïde -entre autres). Comment ne pas avoir envie d’être amie avec Gabriel, Édouard, Antoine, Sara… sans oublier Rose, de l’autre côté de l’Atlantique ! Comment ne pas espérer qu’un lien particulier unisse deux d’entre eux (non, je ne vous dirai pas lesquels).

À la fin de votre lecture, certes, vous reviendrez dans notre monde où il n’est pas (encore) possible d’acheter ou de vendre ses souvenirs sous la forme de MemoryProject, mais vous aurez sans aucun doute une envie folle : celle de (re)lire Phèdre !

Deux ans après « Concours pour le paradis » qui avait été couronné par plusieurs prix, Clélia Renucci livre avec «La fabrique des souvenirs» une histoire futuriste foisonnante et captivante, dans laquelle les Arts, l’amitié, l’amour, la transmission et le devoir de mémoire sont mis en avant.

Un roman sélectionné dans cette rentrée littéraire, si vous ne connaissez pas encore la plume de Clélia Renucci, je ne peux que vous conseiller de lire «La fabrique des souvenirs».

30 août 2021

Là où le bonheur se respire – Sophie Tal Men

Là où le bonheur se respire – Sophie Tal Men – Éditions Albin Michel

« Là où le bonheur se respire » débute avec Clarisse, une jeune femme dont les journées démarrent avec un moment précieux, celui qu’elle partage avec Sambello, un magnifique cheval, lors d’un galop sur la plage de l’île d’Ouessant. Un accident vient faire voler en éclats la vie de la jeune femme. Face à son mutisme, Lily, sa sœur, décide de l’emporter dans un monde qu’elle connaît : celui des parfums.

Ouvrir un roman de Sophie Tal Men, c’est d’une part s’envoler vers les terres bretonnes, mais également partir à la rencontre de personnages blessés, des personnages qui vont se reconstruire, grâce à un univers dans lequel la romancière va les immerger, avec douceur et passion. Dans « Là où le bonheur se respire » c’est le monde des parfums qui est exploré, un monde dans lequel Lily navigue avec dextérité, et elle en est sûre, c’est en stimulant son système olfactif avec des odeurs de l’île d’Ouessant, que sa sœur guérira. Cependant, pour mettre en place ses petits tubes porteurs d’espoir, il lui faudra affronter -entre autres- l’incrédulité du médecin de sa sœur : Evann. Un prénom que le lectorat de Sophie Tal Men connaît bien, puisqu’il s’agit du frère de Gabriel, le héros de son roman précédent « Va où le vent te berce« .

De Ouessant à Brest, en passant par un sublime bar à parfums belge, ainsi que les assiettes de « gras thérapeutique » d’Yvonne -la patronne du « Gobe-mouches »- le destin va bousculer les deux jeunes gens…

La rentrée arrive à grands pas, mais n’hésitez pas à (re)partir le temps d’une échappée, au cœur des terres bretonnes, avec les personnages du sixième roman de Sophie Tal Men !

23 Août 2021

Bal Tragique à Windsor – S. J. BENNETT

Sa Majesté mène l’enquête

Bal Tragique à Windsor – S. J. Bennett – Les presses de la cité

Que diriez-vous de revenir en 2016 ? Au printemps, exactement, lorsque la reine Elizabeth s’apprêtait à fêter ses 90 ans aux côtés d’invités prestigieux, entourés du personnel le plus discret et efficace de sa majesté ?

Avec ce premier opus de Sa Majesté mène l’enquête, S. J. Bennett n’entraîne point le lecteur dans une paparazzade, mais bien dans un cosy mystery, avec pour personnage principal, le monarque à la longévité de règne la plus longue d’Europe ! Une nouvelle série fraîche et pétillante qui dévoile un peu des coulisses de la couronne britannique. Le second personnage principal étant le château préféré de sa majesté, car c’est au coeur de celui-ci, dans le décor d’un dîne-and-sleep, que tout va se jouer : un jeune pianiste va être retrouvé nu, dans une armoire du château…

Dans « Bal tragique à Windsor », Elizabeth II troque ses chapeaux et ses tailleurs colorés pour un rôle qui lui sied à merveille : celui de la nouvelle reine du crime. Secondée par Rozie, sa secrétaire particulière adjointe, notre nouvelle Miss Marple écoute attentivement, car elle ne peut enquêter elle-même ; pourtant, son flair -comme celui de ses célèbres corgis- ne lui ment pas : la police se trompe dans l’enquête sur le meurtre de son invité !

S.J. Bennett rafraîchit avec tendresse le personnage de la Reine. C’est truculent, cela sonne comme un hommage à la Couronne, sans jamais omettre son côté le plus sombre.  

Vivement le second tome !

20 août 2021

Les enfants sont rois – Delphine de Vigan

Les enfants sont rois – Delphine de Vigan – Éditions Gallimard

À l’heure où notre société se digitalise de plus en plus, comment ne pas être secoué par l’histoire de Mélanie Claux et Clara Roussel. Deux destins contraires qui posent la question de notre relation aux réseaux sociaux, ainsi qu’aux dérives qui peuvent en découler…

Depuis toute petite Mélanie Claux voue une adoration à Loana, la jeune femme issue de la télé-réalité. D’ailleurs, comme son idole, elle a tenté sa chance, avec moins de succès. Elle a vite été exclue du jeu : elle n’avait pas les codes. Des années plus tard, elle baigne enfin dans cet univers de paillettes et d’apparence grâce à sa chaîne Happy Récré. Grâce à ses enfants, elle est enfin dans SON rêve. Celui du « like » et du « vu ». Aujourd’hui, grâce à ses multiples comptes sur les réseaux sociaux, elle offre à ses enfants SON rêve sur un plateau, cette terre, promesse de tous les bonheurs.

Clara Roussel, elle, est bien loin de ce phénomène de la télé-réalité. Elle vit la réalité à travers son métier.

Lorsque Kimmy Diore, la petite fille de Mélanie disparaît, Clara plonge dans un monde à l’opposé du sien. Pas à pas, la jeune policière soulève les couches protectrices qui isolent Mélanie Claux du Monde, depuis son echec dans le monde la téléralité, la jeune fafin de comprendre cette mère qui surexpose ses enfants via ses réseaux sociaux. Elle traque les non-dits, dénoue les fils, afin de comprendre le besoin d’exposition de cette mère qui rêve à travers ses enfants, sans prendre en compte certains signaux.

Quelle claque ! Ce roman lu en apnée, est une histoire glaçante, terrifiante, qui interpelle le lecteur bien sûr, à l’heure où nos déambulations sur les sites et autres réseaux sociaux posent de nombreuses questions, dont quelques réponses commencent seulement à nous parvenir…

2 août 2021

Les Jours heureux – Adélaïde de Clermont-Tonnerre

Les Jours heureux – Adélaïde de Clermont-Tonnerre – Éditions Grasset

Édouard Vian, Laure Brankovic, deux monstres sacrés du cinéma européen, un réalisateur et une scénariste, une trentaine de films, un couple éternel dans l’aura d’un Richard Burton et d’une Elizabeth Taylor. Oscar, leur fils, vit au rythme de leurs séparations, puis de leurs retrouvailles. Aussi, pour se protéger de ce couple volcanique dans lequel un enfant n’y avait peut-être pas sa place, le jeune scénariste à préférer se tenir à l’écart, afin de se préserver. Pourtant, lorsque le diagnostic médical de sa mère est sans appel, une idée folle lui vient en tête, et si ses parents se retrouvaient une dernière fois ? Bien sûr, son père vit désormais avec Natalya, une jeune influenceuse franco-russe qu’il a bien du mal à supporter. Pourtant, ces deux flamboyants ne peuvent qu’être une dernière fois là l’un pour l’autre, cela ne fait aucune doute.

« Les Jours heureux» offre une ode aux icônes intemporelles. La plume d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre vous emporte dans une magnifique histoire, une fresque captivante dans laquelle le voyage commence dans le couloir d’un hôpital, passe des montagnes suisses au soleil de Grèce, revient à Paris, puis Cannes, Hollywood et le Mexique. La famille Vian/Brankovic se reforme, alors qu’une ère nouvelle commence, mettant un coup d’arrêt à l’un des plus monstrueux personnages vivant du monde du cinéma ; quant à Edouard Vian et Laure Brankovic, ils offrent un dernier coup d’éclat à leurs admirateurs, à la profession, à leur fils…

Un roman à ne pas manquer, à glisser dans votre valise d’été, si vous ne l’avez pas encore lu !

26 juillet 2021

Le craquant de la nougatine – Laure Manel

Le craquant de la nougatine – Laure Manel – Éditions Michel Lafon

D’un côté, Romain Piveteau, 42 ans, restaurateur, vit dans un tourbillon, celui de sa vie professionnelle ainsi que celui de son quotidien de papa solo ; de l’autre, Alba, comédienne, voix off, un charme éclatant, se méfiant des hommes. Lorsqu’il rencontre la jeune femme dans un bus, Romain en est chamboulé ; lui, l’homme enfermé dans un quotidien bien rodé, fuyant le bonheur auquel il ne pense plus avoir le droit, s’enflamme pour la belle rousse et souhaite la revoir ! Lui parler… enfin, essayer.

«Le craquant de la nougatine» est le septième roman de Laure Manel. Il nous plonge dans deux univers différents : le quotidien d’un restaurateur ainsi que celui d’une jeune femme posant sa voix sur des films, des publicités, des dessins animés, tout en continuant à jouer au théâtre. Deux univers qui vont s’accorder, s’enlacer pour emporter Alba et Romain vers un nouveau bonheur. De messages en rendez-vous, le temps des hésitations laissera bientôt la place au lâcher-prise pour Romain, quant à Alba, elle se débarrassera enfin d’un souvenir maternel anxiogène.

« Le craquant de la nougatine » est une comédie dès plus romantique, une ode pour (re)tomber amoureux(se) alors, laissez vous séduire et plongez dans cette histoire intense, ce délice littéraire qui ouvre bien des appétits !

Mercredi 21 juillet, à 19 heures : Live Instagram avec Laure Manel sur mon compte !

19 juillet 2021

La fureur des mal-aimés – Elsa Roch

Elsa Roch – La fureur des mal-aimés – Calmann Levy

Le livre du 15, c’est quoi ? C’est un nouveau rendez-vous que je vous propose, le 15 de chaque mois ! Un rendez-vous autour d’un roman issu de l’actualité -ou plus ancien -accompagné d’un petit focus sur son auteur (auteure). Ce rendez-vous est à retrouver sur deux supports : youtube et ce site.

Pour ce premier numéro, j’ai choisi de vous parler d’une plume poétique dans un univers sombre, celui du polar. Focus sur « La fureur des mal-aimés», ainsi que sur son auteure : Elsa Roch !

Elsa Roch vit près de Grenoble. Adolescente, une rencontre avec une petite fille autiste scelle sa vie professionnelle :  elle deviendra  psychologue clinicienne, spécialisée dans les troubles autistiques, ceux de l’adolescence, ainsi que les addictions.

Son premier polar « Ce qui se dit la nuit» paraît en 2017. Une seconde vocation, venue sûrement de son enfance, lorsqu’elle se plongeait dans l’écriture, en attendant le retour de ses parents. Quant à l’univers du polar, son origine provient sans aucun doute de sa rencontre bouleversante avec le roman de Dennis Lehane,  «Gone, baby, gone».

Trois autres polars mettant en scène le Chef de Groupe Amaury Marsac et son équipe ont vu le jour depuis, tous édités aux éditions Calmann-Levy.

«Oublier nos promesses» en 2018 reçoit trois récompenses : Le Prix Bloody Fleury, le Prix Infiniment Quiberon, ainsi que le Prix Plume Libre (Plume de Bronze du Thriller Francophone 2019), suit «Le baiser de l’Ogre» en 2019, une histoire dans laquelle le commissaire Marsac doit venir en aide à Lise Brugguer, sa coéquipière une enquête dans laquelle le lecteur voudrait sauter entre les pages du livre, afin de prêter main-forte à Marsac et son équipe, pour sauver Liv, une petite fille vivant avec ses propres codes.

Au printemps 2021, paraît  son quatrième roman : «La Fureur des Mal-aimés».

Ce nouveau roman débute avec la colère d’un personnage inconnu, puis le désarroi d’Amaury Marsac. Une fois de plus, le commissaire est confronté à un crime en « ide ». Comme un soir sur deux, afin d’évacuer sa colère face aux atrocités dont il est le témoin, il s’arrête dans le square du Vert-Galant. C’est dans ce sas de décompression qu’une nouvelle image glaçante l’accueille : dans une poubelle, gît un corps éventré rempli de mort-aux-rats. Dans «La fureur des mal-aimés», il y a également Alex que nous suivons dès l’année 1995. Sa prison, son errance, l’indicible. Son espoir, aussi, celui de retrouver la personne qui pourrait l’aider afin de fuir ce cauchemar qui le hante. L’enquête va conduire  Amaury Marsac et son équipe jusqu’à Lausanne, en Suisse.  Une histoire dont ils vont peu à peu briser les maillons afin que puisse éclore la vérité, si atroce soit-elle. Si, en plus de l’enquête, la situation personnelle d’Amaury Marsac est toujours en fil rouge,  Elsa Roch ne délaisse aucun membre de son équipe, en continuant  à diffuser sur eux une jolie lumière permettant de suivre leur évolution personnelle -bien que certains fantômes les hantent encore. « La fureur des mal-aimés» est un magnifique polar, bouleversant, et glaçant à la fois. 

Depuis «Ce qui se dit la nuit», Elsa Roch saisit les douleurs, les colères, les crimes indicibles commis sur les plus faibles en les développant dans des romans inoubliables.

Grâce à un rendez-vous du hasard (ou du destin) Elsa Roch est devenue une plume de polar incontournable. Une plume solaire sur laquelle veille une petite fille avec ses propres codes.

Rendez-vous le 15 août 2021 pour un prochain numéro du «Livre du 15» !

15 juillet 2021

Sous un grand ciel bleu – Anna Mcpartlin

Sous un grand ciel bleu – Anna Mc Partlin – Éditions Cherche-Midi

Souvenez-vous, en 2016, Anna Mc Partlin avec « Les derniers jours de Rabbit Hayes», contait une histoire bouleversante. Celle des neuf derniers jours de Rabbit Hayes, une jeune femme emportée par un mal incurable, laissant sa fille et sa famille démunis.

« Sous un grand ciel bleu » commence avec un silence, celui qui suit le dernier souffle de Rabbit. Un souffle que l’on peut entendre, tant Anna Mc Partlin nous transporte au coeur de cette chambre où tout se joue, où les proches de Rabbit tentent d’apaiser ses derniers instants en étant près d’elle. Alors que la jeune femme est enfin libérée de ses souffrances, commence pour ses proches, un long et douloureux chemin, celui de vivre avec le chagrin, la colère et l’absence.

Souvenez-vous de la famille Hayes : Jack et Molly les parents, Davey, le frère de Rabbit -désormais responsable de sa nièce Juliet, Grace, la sœur de Rabbit, avec son mari Lenny et leurs trois garçons. Sans oublier Marjorie, la meilleure amie de Rabbit, celle qui trouva un jour refuge, au cœur de cette famille chaleureuse et fantasque.

Une suite est toujours très délicate à écrire, à offrir à un lectorat avide de prendre des nouvelles d’un ou des personnage. Anna Mc Partlin offre ici un merveilleux cadeau. Un carnet de voyage en dix étapes, pour chaque membre de la famille Hayes. Dix étapes avec les rires, les larmes, la colère, le chagrin et les non-dits qui vont exploser comme un feu d’artifice sur cette route du retour à la vie. Comment ne pas vous parler de ce merveilleux final concocté par la romancière… Un final grandiose qui va vous laisser avec des larmes sur les joues et des frissons de bonheur, en imaginant que Rabbit ait enfin rattrapé la camionnette

Merci Anna !

12 juillet 2021

Demandez le programme !

  • Le 15 de chaque mois, podcast «Le Livre du 15» sur ma chaîne youtube Valérie Un Livre après L’autre. Un podcast pour (re)découvrir un livre de l’actualité littéraire ou de ma bibliothèque, ainsi que son auteur ou auteure.

10 juillet 2021

La lumière était si parfaite – Carène Ponte

La lumière était si parfaite – Carène Ponte – Éditions Fleuve

Megg et Stéphane forment un couple parfait -en apparence- car si Stéphane ne peut pas se passer de sa femme, « son épouse parfaite », comme il aime à le rappeler régulièrement à celle-ci, Megg, elle, est au bord de la rupture. Gérer son mari, ses enfants (Lalie 16 ans, une adolescente en crise, et Malone, 10 ans) une maison, jusqu’à présent, c’était son choix, être une petite fée de l’ombre, celle grâce à qui le nid tourne à la perfection. Six mois après la perte brutale de sa mère, Megg est de plus en plus émotive. Le chagrin et l’absence sont insupportables. Encouragée par Romy sa voisine et amie depuis un an, elle décide de faire développer une pellicule photo trouvée dans les affaires de sa mère. Les clichés font voler en éclats les certitudes de Megg, et la questionne sur sa propre existence. Il lui faudra un voyage dès plus salutaire, des rencontres, ainsi que des lettres bouleversantes, pour remettre de l’ordre dans sa vie.

Avec ce roman, Carène Ponte questionne toutes les femmes. De Megg, la femme au foyer qui n’a plus envie de l’être en passant par Lucile, la mère absente, sans oublier la pétillante Romy ainsi que l’écorchée Lalie. La romancière scanne à la perfection ses personnages féminins. « La lumière était si parfaite » est un voyage littéraire joyeux et émouvant.

16 avril 2021

Les Papillons – Barcella

Les Papillons – Barcella – Éditions Cherche-Midi

Rencontre simple, évidente, avec ce roman d’une véritable beauté !

Alexandrin est un poète qui a perdu ses papillons. Vous savez, ces papillons au creux du ventre, ceux qui vous donnent des ailes et dont le doux murmure enlève les mauvaises herbes de votre chemin, afin d’y semer les fleurs de l’espoir et du bonheur. Après une rencontre désastreuse avec une certaine Mylène, notre rêveur est foudroyé par le charme de Marie, une jeune femme au lourd secret croisée par hasard. Emportés dans une galaxie menacée par les interdits paternels de la jeune femme, ils vont alors dessiner leur propre monde. Tout pourrait être simple et se poursuivre avec le fameux « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », comme dans les contes de fées d’un autre temps. C’est dans une autre fable, un autre rêve, que Barcella plonge son lecteur, celui du destin d’un homme dont la poésie va adoucir les épreuves du jeune couple. Alexandrin va mettre des couleurs, des feux d’artifices (oserais-je dire « des paillettes » ?) afin d’adoucir la vie de sa belle, et ce, jusqu’à cette « course aux étoiles » et même au-delà…

« Les Papillons »,  c’est une rencontre littéraire forte et évidente. Un premier roman frais, doux, sucré, rythmé, dont la poésie résonne encore bien longtemps après la lecture. Barcella offre une histoire qui dépose des étoiles dans nos yeux, ainsi que des larmes au bord de nos paupières. Au final, une ode à la vie qui fait du bien en ces temps incertains, ainsi qu’une splendide entrée en littérature pour l’auteur.

9 avril 2021

Luna – Serena Giuliano

Luna – Serena Giuliano – Éditions Robert Laffont

Lorsque le père de Luna tombe malade, c’est à reculons que la jeune femme part à son chevet. Sa vie est désormais à Milan, loin de ce père qu’elle déteste, loin de Naples qui a brisé le mariage de ses parents, ainsi que son enfance. À l’hôpital, Luna ne décolère pas, elle ne vient que pour une seule chose : ne pas laisser son père seul. Dès qu’il sera sorti, elle repartira vers sa vie milanaise. La capitale de la mode et du design est désormais SA ville.Si la jeune femme ne cesse de montrer son aversion pour Naples, le fabuleux appartement de son père, ainsi que pour Filomena… C’est grâce à l’énergie de Gina, le lien avec ses amies milanaises Fatima, Alessandra et Francesca, ainsi qu’au tempérament des diverses femmes rencontrées lors de son séjour napolitain qu’elle va peu à peu redonner sa chance à cette ville de tous les dangers, mais aussi de toutes les débrouillardises.

« Luna » est le troisième roman de Serena Giuliano. Après « Cia Bella » et « Mamma Maria », la romancière continue son ode à l’Italie, à la famille, à l’amitié, à l’amour, avec l’histoire de Luna, jeune femme perdue entre ses souvenirs d’enfance, sa colère contre son père et ses envies de femme amoureuse. Un roman dont les dictons napolitains saupoudrés régulièrement au fil des pages donnent envie de partir déguster une margherita au coeur de Spanacappoli !

2 avril 2021