Rencontre avec Tatiana de Rosnay !

Tatiana de Rosnay – Photo Copyright Charlotte Jolly de Rosnay

Fin septembre, dans la chronique du lundi, je vous parlais de «Territoires intimes». Trois fictions sonores qui vous emportent dans un voyage extraordinaire ! En ce lundi matin, je suis ravie de vous proposer une interview de Tatiana de Rosnay, dont la plume et la voix nous transportent aux côtés de Daphné du Maurier, Virginia Woolf et Émile Zola ! Une expérience littéraire fantastique qui donne envie de (re)lire les Maîtres de la romancière franco-britannique ! Je remercie infiniment Tatiana de Rosnay pour sa disponibilité, mais également les fées Aurélie et Audrey.

Un Livre après l’autre : Bonjour chère Tatiana ! Merci infiniment pour avoir accepté de répondre à mes questions. Voici la première : lorsque vous rédigiez  «Une petite fille nommée Carrie» à l’âge de onze ans, souhaitiez-vous déjà devenir romancière, ou bien nourrissiez-vous d’autres rêves ?

Tatiana de Rosnay : Merci ! Je souhaitais déjà devenir écrivaine, et fort heureusement, ma famille m’a prise au sérieux et m’a encouragée. J’avais aussi les encouragements de mes professeurs qui avaient remarqué que mes rédactions étaient beaucoup plus longues que celles de mes camarades…

Territoires intimes – Tatiana de Rosnay

Un Livre après l’autre : Comment le projet «Territoires intimes» est-il venu jusqu’à vous ?

Tatiana de Rosnay : J’ai été contactée par Audrey Siourd, la productrice à l’origine de ce projet. Nous avions déjà travaillé ensemble et c’est une personne que j’apprécie vivement.  Elle m’a donné carte blanche pour explorer le processus d’écriture, les secrets de la création littéraire. J’ai eu l’idée d’examiner de façon ludique l’inspiration de mes trois écrivains préférés, du Maurier, Woolf et Zola, mais aussi par le biais de leurs maisons et de leurs vies intimes.  Les lieux sont à l’origine de presque tout mon travail d’écriture, une véritable obsession. Et j’ai trouvé ce titre, Territoires Intimes, qui à mes yeux résume bien le propos de cet exercice à la fois oral et écrit. 

Un Livre après l’autre : Quelles ont été les différentes étapes de travail pour cette fiction sonore ?

Tatiana de Rosnay : J’ai écrit trois narrations autour de chaque auteur, de 30 000 signes environ, ce qui correspond à une demi-heure de texte parlé. J’ai tout relu à voix haute en écrivant, inlassablement, pour tenter de garder mon cap : ne pas barber mon auditeur/lecteur, le surprendre, le charmer et, j’espère, lui donner envie de découvrir ou de redécouvrir ces écrivains magnifiques.

Ensuite, j’ai enregistré mon texte en studio, un exercice que j’aime beaucoup faire, puisque j’ai moi-même lu Les Fleurs de L’Ombre, un de mes derniers romans, pour la version audio (Lizzie). Mais là, c’était différent, car il fallait vraiment jouer avec sa voix. Puis, Audrey a rajouté les habillages sonores, les bruitages, ainsi qu’une musique originale superbe composée par ses soins. Le résultat est bluffant !

Un Livre après l’autre Le travail d’écriture d’une fiction sonore et celui d’un roman possèdent-ils des points communs  ?

Tatiana de Rosnay : Un roman, c’est un travail d’écriture beaucoup plus long, plus complexe, de longue haleine. La fiction sonore me semble être tout de même plus légère, plus rapide. Mais les deux ont pour moi un point commun très important : la relecture et les corrections à voix haute, la seule manière, à mon avis, de réellement prendre possession de son texte.  

Un Livre après l’autre : Menabilly, Monk’s House et Médan n’ont plus de secrets pour vous. Pourriez-vous nous raconter votre première rencontre avec les murs de vos Maîtres ?

Tatiana de Rosnay : Ce sont des moments tellement émouvants pour moi qu’il m’est arrivé de verser une larme en franchissant le seuil de leurs maisons. Mon entourage en a l’habitude et se moque un peu de moi. Pour Daphné du Maurier, à force de mettre mes pas dans les siens en Cornouailles, j’ai vraiment eu l’impression de rentrer dans sa vie, et dans sa tête. Des moments inoubliables.

Chez Virginia Woolf, j’ai eu la possibilité de m’asseoir sur son lit, dans sa chambre, (je n’aurais jamais osé si un journaliste culotté ne m’avait pas invitée à le faire !)

Et quant à Émile Zola, en posant pour la première fois les yeux sur Médan, j’ai été submergée par l’émotion. D’autant plus la date qui est écrite sur la façade de sa maison est celle de mon anniversaire, un 28 septembre. Son dernier jour, puisqu’il est mort dans la nuit, à Paris, après avoir quitté sa maison de campagne adorée.

Un Livre après l’autre : Quels messages Daphné du Maurier, Virginia Woolf et Émile Zola peuvent-ils transmettre aux hommes et femmes de plume de notre XXIème siècle ?

Tatiana de Rosnay : Ils m’ont tous les trois donné envie d’écrire et d’en faire ma vie et mon métier. A 11 ans, pour du Maurier, à 13 ans, pour Zola, à 19 ans, pour Woolf. Daphné du Maurier m’a transmis le virus de la mémoire des murs et des secrets de famille, ainsi que les fins ouvertes qui désespèrent ses lecteurs, et les miens, mais qui poussent à la réflexion. Virginia Woolf m’a aidée à bâtir la voix intérieure de mes personnages, leur flux de conscience, si précieux. Émile Zola m’a donné le gout des descriptions et des scènes coup de poing qui marquent le lecteur à jamais.

Mais faire aussi bien que ces trois génies de la littérature, c’est une autre histoire. Oui, je mets la barre très haut !

Un Livre après l’autre : Dernière question : avez-vous le souhait de poursuivre l’aventure «Territoires intimes» ?

Tatiana de Rosnay : Pourquoi pas ! J’ai adoré écrire et enregistrer ce travail. Je suis prête à récidiver avec autour de la vie et des œuvres d’autres auteurs aimés !

Je ne dirai donc que trois mots : vivement la suite !

N’attendez pas, et courez écouter «Territoires intimes» si cela n’est pas encore fait ! Avant de (re)lire Daphné du Maurier, Virginia Woolf et Émile Zola , évidemment !

Vous pouvez poursuivre cette rencontre avec Tatiana de Rosnay, en suivant son actualité via son site ICI, ainsi que ses pages Facebook et Instagram .

Lundi 18 octobre 2021

Live Instagram 2021

Pour retrouver les Live Instagram de

Elsa Roch pour «La fureur des mal-aimés».

Laure Manel pour «Le craquant de la nougatine».

Sarah Briand pour «Romy, une longue nuit de silence» ainsi que «Pour l’amour de Beyrouth».

Clélia Renucci pour «La fabrique des souvenirs».

Catherine Bardon pour la saga des «Déracinés»

Johanna Gustawsson pour «Te tenir la main pendant que tout brûle»

Cliquez ICI

Jeudi 30 septembre 2021

Rencontre avec Catherine Bardon !

Catherine Bardon – Photo droits réservés Philippe Matsas

Avant la parution en avril prochain de «Un invincible été» (éditions Les Escales), un nouvel opus de sa saga «Les Déracinés» ; Catherine Bardon offre un bonheur supplémentaire : une nouvelle vie à cette histoire d’exil, de transmission, avec la sortie d’une version bande dessinée des «Déracinés», depuis le 21 janvier, aux éditions Philéas Bd. Je remercie infiniment Catherine Bardon pour sa disponibilité, et vous invite, en ce vendredi matin, à lire son interview ci-après.

Un Livre après l’autre : Bonjour Catherine, peux-tu nous (re)présenter ton roman «Les Déracinés» (pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore lu) ?

Catherine Bardon : Les déracinés raconte un pan de l’histoire de la seconde guerre mondiale méconnu :  la création  en 1940 en République dominicaine d’une colonie sous forme de kibboutz par des Juifs allemands et autrichiens fuyant le nazisme. Le roman démarre en 1930 à Vienne et se termine en 1961 en République dominicaine. Je ai écrit cette fresque à partir de témoignages des derniers pionniers ayant participé à ce projet que j’avais rencontrés lors d’un séjour en République dominicaine il y a une trentaine d’années.

Un Livre après l’autre Comment est né ce projet d’adaptation ?

Catherine Bardon :Cette histoire, qui est réelle, a toujours été pour moi incarnée et très visuelle, puisque j’en ai rencontré les véritables héros, (ceux du roman sont fictifs) et que je connais parfaitement les lieux où se sont déroulé ces évènements. Dès le début de l’écriture du roman, j’avais pour projet de l’adapter en BD. Il fallait juste rencontrer le bon dessinateur et la bonne maison d’édition.

Un Livre après l’autre : Connaissais-tu le travail du dessinateur Winoc, ainsi que celui du  coloriste Sébastien Bouët, avant de collaborer avec eux ?

Catherine Bardon :J’ai fait la connaissance de Winoc au salon du livre de Bondues, son style correspondait à ce que j’avais en tête et je lui ai soumis mon projet. Après tout est allé très vite quand nous avons envoyé le projet à la maison d’édition Steinkis qui était en train de créer le nouveau label Philéas. En revanche je ne connaissais pas Sébastien, c’est Winoc, qui avait déjà travaillé avec lui, qui l’a embarqué dans l’aventure.

Les Déracinés – Catherine Bardon – Winoc – Sébastien Bouët – Philéas Bd

Un Livre après l’autre : Pourquoi avoir choisi d’écrire toi-même le scénario de cet album ?

Catherine Bardon :Comme dans le roman, je voulais rendre au plus juste la réalité de cette extraordinaire aventure et je ne voulais pas prendre de liberté avec la fiction. J’avais le sentiment que cette histoire m’appartenait un peu puisqu’on me l’avait confiée, et j’ai trouvé évident de porter le projet et de travailler au scénario. Dans cette écriture, nous avons fait un véritable travail d’équipe avec Winoc.  

Un Livre après l’autre : Quelle différence entre l’écriture d’un roman de 700 pages, et celui d’un scénario d’album ?

Catherine Bardon :En BD l’image raconte beaucoup de choses. Et on est tenu à une économie de mots. C’est un travail de synthèse incroyable où chaque mot compte. Et bien sûr, beaucoup d’épisodes non essentiels à l’histoire ont été supprimés ou raccourcis. Ainsi la traversée transatlantique a été réduite à deux images de bateau en mer. 

Un Livre après l’autre : Comment as-tu choisi les quatre moments-clés qui composent cet album ?  

Catherine Bardon :La BD se structure de la même façon que le roman. Les moments clés sont les mêmes. Ainsi elle démarre par le mariage des héros.

Un Livre après l’autre : Dernière question, la fin de ce premier album est ouverte. Un projet d’adaptation pour le second tome, «L’Américaine», est-il d’actualité ?

Catherine Bardon :La fin de l’album est une véritable fin qui ne frustre pas le lecteur, même si c’est aussi une forme d’ouverture sur l’avenir. Cette fin ne dit pas qu’il y aura forcément une suite, mais elle ne lui ferme pas la porte non plus. Bien sûr, nous envisageons de poursuivre la fresque familiale, mais il faut rester pragmatique et attendre l’accueil des lecteurs. Moi en tout cas, j’adorerais poursuivre l’aventure…

Si vous souhaitez poursuivre cette rencontre, je vous invite à suivre les liens vers la page Facebook, ainsi que le compte Instagram de Catherine Bardon.

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Carène Ponte !

Carène Ponte Quai des écrivains, juillet 2019, Saint-Pierre Quiberon- Photo droits réservés Quai des écrivains

Aujourd’hui, c’est une rencontre avec Carène Ponte, dont le premier roman « Un merci de trop » a été publié en 2016, à laquelle je vous invite. Son huitième roman « Vous faites quoi pour Noël ? On se marie ! » vient d’être publié aux éditions Michel Lafon il y a quelques semaines, c’est une occasion supplémentaire de retrouver Pauline et David, les héros de l’opus précédent « Vous faites quoi pour Noël ? ». Je vous invite à découvrir ses réponses ci-dessous :

Un Livre après l’autre : Bonjour Carène, première question, as-tu toujours souhaité écrire ?

Carène Ponte : Je dirais que oui… À l’âge de 10 ans, en réponse à la question qu’on nous posait à l’école « quel métier veux-tu faire plus tard ? », je notais : écrivain ; parce que je lisais beaucoup et que je voulais moi-aussi faire ressentir des émotions.

Un Livre après l’autre : Peux-tu nous raconter la genèse de ta comédie de Noël « Vous faites quoi pour Noël ? » ?

Carène Ponte : Cela faisait longtemps que j’avais envie d’écrire une comédie de noël, parce que bon, ce n’est plus un secret pour personne, j’adore cette période de l’année. Pour ce qui est de l’histoire, en fait une nuit j’ai rêvé de l’histoire de Pauline et David (enfin de la galère dans laquelle se met Pauline dans son parking) et dans mon rêve je me disais que ça ferait une super histoire pour un roman. Quand je me suis réveillée, j’ai pris des notes pour ne pas oublier ce point de départ. Et ensuite, j’ai crée Santa-les-deux-sapins et tous les personnages qui y vivent.

Un Livre après l’autre : « Vous faites quoi pour Noël ?  On se marie ! », vient d’être publiée. Pourquoi une saison 2 et non un autre roman de Noël ?

Carène Ponte : Je voulais retrouver les personnages, il me semblait que je pouvais encore passer un chouette moment avec eux. Santa-les-deux-sapins me manquait. Donc une saison 2 !

Un Livre après l’autre : D’où vient ta passion pour Noël ?

Carène Ponte : Je ne sais pas vraiment… J’ai toujours aimé l’ambiance qui règne pendant cette période. Les décorations partout dans les rues et dans les magasins, les sapins de noël, l’attente de l’ouverture des cadeaux… Et depuis que je suis maman, c’est encore plus fort, parce que s’est ajouté le plaisir de faire des cadeaux à mes enfants et de les voir les déballer en poussant des cris. C’est une période que je trouve réconfortante et qui gonfle mon cœur de chaleur.

Un Livre après l’autre : Comment arrives-tu à concilier vie professionnelle (je rappelle que tu travailles à plein temps) et écriture ?

Carène Ponte : Ce n’est pas toujours évident. J’essaie de me dégager du temps chaque jour, même un tout petit peu, pour écrire. Parfois je profite du temps de pause du midi, parfois d’un petit temps avant d’aller chercher les enfants. Le week-end c’est plus compliqué et en décembre n’en parlons pas ! J’espère uhn jour ne plus avoir à concilier les deux, et là ça voudra dire que j’ai réalisé entièrement mon rêve de petite fille.

Un Livre après l’autre : As-tu des porte-bonheurs, de la musique ou un endroit propice pour écrire ?

Carène Ponte : Pas de porte bonheur, pas de musique (parce que ça me déconcentre et je chante à tue-tête au bout de deux chansons…). J’écris dans mon bureau, quand je suis seule. Je n’ai encore jamais essayé d’aller dans un café mais lorsque la pandémie de COVID sera derrière nous, j’ai envie d’essayer.

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, peux-tu partager avec nous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Carène Ponte : Il y a beaucoup d’autrices dont je suis fan : Lori Nelson Spielman, Marie Vareille, Sophie Kinsella, Sarah Morgan, Delphine de Vigan, Jenny Colgan et plein d’autres… J’ai récemment découvert la plume de Lucy Daniels et j’ai adoré !! Un roman coup de cœur : les derniers jours de rabbit hayes d’Anna Mcpartlin. C’est un roman que j’ai adoré !!! Et qui est en top 3 (après les 4 filles du Dr March et Autant en emporte le vent)

Un Livre après l’autre : Quelle est ta chanson de Noël préférée ?

Carène Ponte : All y want for christmas is you à égalité avec Santa claus is coming to town.

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est ton moment préféré des Fêtes de Noël ? 

Carène Ponte : Je crois que le moment que je préfère c’est celui où je regarde mes enfants déballer avec frénésie leurs cadeaux. Chaque année ça me fout les larmes aux yeux. Ensuite j’aime le moment où l’on fait le sapin, j’aime emballer les cadeaux, j’aime préparer le repas du 24, j’aime dresser la table avec ma vaisselle de noël (que je complète chaque année).

Cliquez sur la couverture pour commander le livre via le site www.librairiesindependantes.com

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Je remercie infiniment Carène Ponte pour sa disponibilité, et vous invite à poursuivre l’échange avec elle via ses pages Facebook, Instagram, ainsi que son site ICI

Enfin, si vous n’avez pas lu « Les derniers jours de Rabbit Hayes » de Anna Mcpartlin, suivez le conseille de Carène Ponte !

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Marie Vareille !

Marie Vareille – Photo droits réservés Philippe Lamy

Marie Vareille a publié son huitième ouvrage, « Le syndrome du spaghetti » en octobre dernier. Dans « Noël Actually » sa nouvelle s’intitule « À pile ou face », son héroïne, Juliet et le tout donne un concentré d’émotions. Je la remercie infiniment pour sa disponibilité, et vous invite à lire ses réponses dans l’interview ci-dessous :

Un Livre après l’autre : Bonjour Marie, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Marie Vareille : Un peu des deux ! Je crois que c’est la lecture qui m’a choisie dans un premier temps : je suis tombée dedans quand j’étais petite et je n’en suis toujours pas sortie 😉 Écrire est venue un peu plus tard, à l’adolescence et en faire mon métier à l’âge adulte. 

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci  ?   

Marie Vareille : Je connaissais très bien Sophie, j’avais déjà croisé Tonie et Marianne quelques fois suite à des échanges sur Twitter et j’ai ensuite fait la connaissance d’Adèle et d’Isabelle à travers la Team, j’avais bien sûr entendu parler d’elles, mais je ne les avais pas encore rencontrées. 

Un Livre après l’autre : Pouvez-vous nous présenter Juliet, l’héroïne de votre nouvelle « À pile ou face» ? 

Marie Vareille : C’est une jeune femme qui a un passé compliqué, mais qui l’assume plutôt bien. Comme elle n’aime pas prendre des décisions, elle a la fâcheuse tendance à jouer à pile ou face quand elle ne sait pas quoi choisir… Mais peut-on toujours faire confiance au hasard ? La réponse dans la nouvelle !

Un Livre après l’autre : Comment naît une héroïne d’une nouvelle de Noël ? 

Marie Vareille : Bonne question… J’avoue que je ne sais pas trop, quand j’écris une nouvelle, j’ai souvent la chute, mais pas du tout le plan pour y arriver. Juliet m’est venue parce que j’aimais l’idée d’une ancienne ado révoltée qui avait été obligée de se ranger trop jeune, un peu malgré elle. 

Un Livre après l’autre :  Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Marie Vareille : Des horaires, oui : ceux où mes filles sont à la crèche, car impossible pour moi d’écrire quand elles sont à la maison. Je pense souvent à mes romans en écoutant de la musique, en marchant ou en courant, mais quand j’écris j’ai besoin d’être chez moi, de silence et de concentration.  Évidemment durent certaines périodes, quand j’ai des déplacements promotionnels ou des salons, je suis obligée d’écrire dans des trains, des hôtels ou des lieux étrangers, mais je n’aime pas trop ça. Je n’écris jamais aussi bien quand dans mon bureau avec le silence. 

Un Livre après l’autre :  En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ? 

Marie Vareille : Romans fétiches : Harry Potter, Autant en emporte le vent, Jane Eyre, le Journal de Bridget Jones, l’Écume des jours, L’attrape-coeur… Il y en a tellement, c’est difficile de choisir ! 

Auteurs fétiches : ceux et celles qui ont écrit les romans ci-dessus !

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ? 

Marie Vareille : Le réveillon ! Je suis une incorrigible gourmande et j’adore tous les mets traditionnels de Noël. Je renoncerais donc plus facilement aux cadeaux qu’au repas de Noël. 

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Pour poursuivre cette rencontre, vous pouvez visiter le site de Marie Vareille ICI, sa page Facebook, ainsi que son compte Instagram, enfin, vous pouvez également la retrouver via sa page Youtube ICI

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Marianne Levy !

Marianne Levy – Photo droits réservés Marianne Rosenstiehl

Romancière, journaliste, Marianne Levy signait en mars dernier « Ces héros qui ratent leur vie pour que tu réussisses la tienne » aux éditions Pygmalion . Dans Noël Actually sa nouvelle s’intitule « All I want for Christmas », son héroïne, Joséphine, part rejoindre sa grand-mère excentrique à Londres. Un texte jubilatoire ! Je la remercie infiniment pour sa disponibilité et vous invite à découvrir ses réponses ci-dessous :

Un Livre après l’autre : Bonjour Marianne, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Marianne Levy : J’ai choisi de devenir journaliste. Après des années dans les coulisses du sport et dans la foulée des jeux Olympiques d’Athènes, j’ai bifurqué vers la télévision. Depuis plus de quinze ans, je suis critique de séries. Les gens sourient souvent quand je dis que c’est mon métier et pourtant c’est vrai, j’ai cette chance là. Je visionne des épisodes mais surtout je rencontre leurs créateurs. C’était tellement passionnant de les écouter parler de leur manière d’imaginer des histoires et de les faire naître à travers des personnages que… le métier de romancière m’a finalement choisie. J’ai appris à écrire en regardant la télé et cette année, j’ai écrit mon premier scénario. Journaliste, romancière et maintenant scénariste, c’est vraiment chouette de porter cette triple casquette !

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci  ?   

Marianne Levy : Je connaissais Marie avec qui j’échangeais déjà avec beaucoup de plaisir. Mais c’est Tonie qui m’a permis de rencontrer Adèle, Isabelle et Sophie. Nous étions toutes extrêmement différentes dans nos personnalités comme dans nos écritures. C’était enrichissant de partager nos expériences d’auteures ainsi que notre rapport à la comédie romantique. 

Un Livre après l’autre : Pouvez-vous nous présenter Joséphine, l’héroïne de votre nouvelle «All I want for Christmas» ?

Marianne Levy : Joséphine se noie dans le boulot pour oublier la vie. Elle est paradoxale car elle est très forte dans ce qu’elle fait mais fragile pour tout ce qui relève de l’intime. Sa dualité m’intéresse. D’ailleurs, elle ressemble en cela à toutes mes héroïnes. Rose dans « La Malédiction de la zone de confort », Capucine dans « Dress Code et petits secrets » composaient déjà avec cette contradiction. Même Samuel mon héros dans « Chaussures à son pied » vivait avec ça. Je pense que c’est l’époque qui veut cela. Même si la tendance est au ralentissement, on nous demande encore d’être ultra performant dans tous les domaines. Une injonction qui peut devenir cauchemardesque à l’heure de l’exposition permanente sur les réseaux sociaux. 

Un Livre après l’autre : En mars 2020, vous avez signé un livre de série-thérapie « Ces héros qui ratent leur vie pour que tu réussisses la tienne ».  Peut-on faire un parallèle entre les séries et les histoires de Noël, en imaginant que les deux sont des doudous pour adultes ?

Marianne Levy : Je n’y avais jamais réfléchi sous cet angle-là. La question est très intéressante particulièrement en cette année si particulière. Certaines séries sont effectivement des refuges pour moi. Elles ne m’ont jamais quittée. Ça paraît dingue mais certains de leurs personnages sont presque devenus des amis. Je re-visionne souvent mes épisodes préférés pour passer encore un peu de temps avec eux. C’est la raison pour laquelle j’ai écrit le livre. Avec mon éditrice, on a assumé jusqu’au bout cette idée en faisant un clin d’œil à tous ceux qui comme nous sont accros aux séries puisque nous l’avons sous-titré : le premier livre de série-thérapie.

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Marianne Levy : J’ai toujours au moins deux journées d’écriture. La première que je consacre au journalisme, le plus souvent le matin, et la seconde que je dédie à la fiction. J’ai la chance d’avoir un cocon sous les toits où je peux travailler le nez dans le ciel avec mes musiques préférées. La bande-son dépend des textes en cours. Je compte passer le début de 2021 avec les divas de la soul car j’aurai besoin de toute leur énergie. Trois projets sont au programme : un essai, un nouveau roman contemporain et un scénario de comédie !

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Marianne Levy : Je ne sais pas si je peux parler d’auteurs fétiches. Mais il y a des romanciers qui comptent beaucoup pour moi. Ils sont nombreux, je vais sûrement en oublier. Mais je suis très touchée, pour des raisons différentes bien sûr, par l’écriture de Laurence Peyrin, Fab Caro, Sébastien Spitzer, Négar Djavadi, Brice Homs, Tonino Benacquista, Adélaïde de Clermont Tonnerre, Murielle Magellan, Adeline Fleury, Jérôme Attal ou David Foenkinos. J’adore aussi la littérature anglo-saxonne et notamment Nick Hornby, Jonathan Coe, Seth Greenland, Pete Fromm et Ernest J. Gaines. Ils ont en commun la force du propos, la singularité de la voix, l’obsession du récit, la passion des personnages et une générosité folle dans la forme.

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ?

Marianne Levy : Ceux qui me suivent sur Instagram savent que je ne suis pas du tout gourmande 😉 Mes moments préférés pendant Noël sont donc ceux qui se passent à table avec les gens que j’aime.

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Vous pouvez poursuivre cette rencontre avec Marianne Levy via ses sites ICI et LA, ainsi que sa page Facebook, ainsi que son compte Instagram.

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Rencontre avec Sophie Henrionnet !

Sophie Henrionnet – Photo droits réservés Sophie Henrionnet

En mars dernier, Sophie Henrionnet a sorti son cinquième roman «Sous les balcons du ciel» aux Éditions Du Rocher. Troisième romancière de la TeamRomCom. La nouvelle de Sophie Henrionnet dans le recueil de cette cuvée 2020 s’intitule «Fortune Cookie». Je la remercie infiniment pour avoir accepté mon invitation, et vous laisse découvrir son interview ci-dessous.

Un Livre après l’autre : Bonjour Sophie, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Sophie Henrionnet : Je suis intimement convaincue que c’est le métier qui m’a choisie et que je suis à la place qui est la mienne.

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci  ?

Sophie Henrionnet : Je connaissais très bien Marie Vareille, et les autres de nom, bien entendu !

Un Livre après l’autre : Pouvez-vous nous présenter Elsa, l’héroïne de votre nouvelle « Fortune cookie » ?

Sophie Henrionnet : Elsa c’est la girl next door par excellence, elle a tout pour plaire mais se persuade du contraire. Une fois n’est pas coutume elle décide d’ouvrir les yeux et saisir les opportunités qui se présentent à elle et non fantasmer une vie qui n’est pas la sienne.

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Un Livre après l’autre : Vous écrivez dans différents registres (adulte, jeunesse, scénariste de roman graphique). Comment est née cette envie de déployer une palette d’écritures ?

Sophie Henrionnet : M’amuser et me challenger. J’aime sortir de ma zone de confort et découvrir de nouveaux terrains de jeux.

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Sophie Henrionnet : J’essaie tant que faire se peut, mais la période est compliquée. Je suis bien plus efficace sur de longues périodes d’écriture de six à huit heures durant lesquelles je relève à peine la tête. Je peux écrire un peu partout si je me sens vraiment inspirée ou en sécurité. Toujours en musique, plutôt avec des écouteurs, je peux écouter le même morceau en boucle, c’est une façon de m’isoler du monde.

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Sophie Henrionnet : Romain Gary, Philip Pullman, JK Rowling, Marion Pourchet…

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ?

Sophie Henrionnet :Décorer le sapin avec mes quatre enfants, sur fond de vieux standards américains. Ce moment où on se recule d’un mètre, avec la satisfaction du devoir accompli, et où l’on réalise que le sapin de l’année est paré, que la tradition perdure et que les étincelles sont toujours présentes dans les yeux de personnes qui me sont le plus chères.

Je remercie infiniment Sophie Henrionnet pour sa disponibilité et vous invite à poursuivre l’échange avec elle via ses pages Facebook, instagram, mais également son site

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Adèle Bréau !

Adèle Bréau

Troisième autrice de la TeamRomCom, Adèle Bréau. Auteure, journaliste et blogueuse, son dernier roman «Frangines» est sorti en juin dernier. Dans «Noël Actually» sa nouvelle s’intitule « Love is all around », Isabelle, son héroïne, s’offre une escapade bretonne avant le réveillon familial. Je remercie infiniment Adèle Bréau pour avoir accepté mon invitation, pour sa disponibilité, et vous invite à découvrir son interview, ci-dessous :

Un Livre après l’autre :Bonjour Adèle, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Adèle Bréau : Je dirais que ce métier est venu à moi à petits pas. J’ai d’abord écrit des articles, des billets de blog, des dialogues qui étaient autant de petites histoires que je n’osais pas assembler. C’est ma mère qui m’y a poussé. Et elle a bien fait. C’est un tel bonheur de créer des personnages à travers lesquels on peut dialoguer avec ses lecteurs !

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci  ?

Adèle Bréau : Non, c’est Tonie qui nous a réunies il y a longtemps maintenant. Depuis, nous avons toutes grandies ensemble dans le monde des livres, comme des copines d’école.   

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Un Livre après l’autre : Pouvez-vous nous présenter Isabelle, l’héroïne de votre nouvelle « Love Is All Around » ?

Adèle Bréau : Isabelle est une femme d’aujourd’hui. Hyper indépendante et accaparée par son boulot, elle cartonne professionnellement au détriment de sa vie personnelle. En call du soir au matin, elle n’a plus de temps pour ses copines, sa famille, et encore moins pour l’amour, qui est le cadet de ses soucis malgré l’inévitable pression familiale et sociétale. S’il arrive qu’elle s’interroge fugacement sur son avenir, il semble que personne ne puisse toutefois venir bouleverser son univers cadenassé. A moins que…

Un Livre après l’autre : Dans un autre registre littéraire, votre trilogie «La Cour des grandes», «Les jeux de garçons» et «Les Devoirs de vacances» est optionnée pour une future adaptation. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce projet télévisuel  ?  

Adèle Bréau : Le temps de l’audiovisuel est long… (finalement, nous avons du bol dans l’édition, surtout en ce moment). Pourtant, je rêve que mes quatre héroïnes quadras emportées par leurs vies à cent à l’heure débarquent enfin à l’écran. Charge mentale, conciliation vie pro-vie perso, maternité, quarantaine, vie de couple, amitié…, j’aimerais tellement que ces problématiques qui touchent tant de femmes soient incarnées par des comédiennes badasses pour parler au plus grand nombre.

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Adèle Bréau : J’ai un peu tout essayé et j’ai la chance de ne pas souffrir du syndrome de la page blanche. J’écris malheureusement très bien dans les cafés (problématique en ce moment) mais surtout le matin. Je me suis longtemps levée de très bonne heure pour écrire avant de partir au bureau. Récemment, j’ai repris ce rythme éprouvant mais qui convient bien à mon inspiration. D’autant qu’à cette heure-ci, personne ne me demande où sont les chaussettes ou ce qu’on va manger ce soir J

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Adèle Bréau : Bien sûr ! Je suis très romans français contemporains. J’ai des goûts très éclectiques, comme dans tous les domaines culturels en général (j’ai horreur des snobismes esthétiques) et je ne rate aucun des romans de Virginie Grimaldi, Michel Houellebecq, Guillaume Musso, Karine Tuil, Katerine Pancol, Delphine de Vigan, Leïla Slimani, Serge Joncour, Emmanuel Carrère, Valérie Perrin, Virginie Despentes. Bien sûr, j’élargis mon horizon grâce aux conseils de mon libraire, histoire de ne pas tourner en rond dans l’algorithme…

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ?

Adèle Bréau : L’après-midi du 24. J’aime les « avant », quand tout semble encore possible. Comme je suis nostalgique de l’instant précédent de manière générale, je me sens plutôt bien dans cet « avant ». On prépare la dinde, le repas du soir, on accroche les dernières décos, on allume le feu dans la cheminée, les enfants trépignent, on n’a pas encore enfilé ses habits de lumière ni siroté les premières bulles de champagne. En plus, le 24 décembre, c’est la Sainte Adèle. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Vous pouvez suivre Adèle Bréau via son site , sur facebook et instagram.

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Tonie Behar !

Tonie Behar –

Deuxième jour consacré à la TeamRomCom ! Aujourd’hui, je vous propose une rencontre avec Tonie Behar ! Autrice de six romans, son septième livre est prévu pour Janvier 2021 ! Dans «Noël Actually» sa nouvelle s’intitule «Sept jours et une vie». Je la remercie infiniment pour avoir accepté mon invitation, pour sa disponibilité, et vous invite à découvrir ses réponses, ci-dessous.

Un Livre après l’autre : Bonjour Tonie, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Tonie Behar : Bonjour Valérie. Avant d’être autrice, j’ai d’abord été lectrice. J’ai toujours aimé lire et un jour je me suis autorisée à écrire. J’ai donc choisi l’écriture, mais elle attendait son heure depuis toujours !

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci ? 

Tonie Behar : Je connaissais Isabelle Alexis depuis longtemps et j’étais alors dans la même maison d’édition qu’Adèle Bréau. Avec Marianne, Marie et Sophie, on se suivait sur les réseaux et on échangeait pas mal !  Un jour j’ai contacté Marianne et Marie pour leur proposer une rencontre. C’est parti comme ça, sur une impulsion et une intuition.

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Un Livre après l’autre : Pouvez-vous nous présenter Mira, l’héroïne de votre nouvelle « Sept jours et une vie » ?

Tonie Behar : Mira est la gardienne du 19bis boulevard Montmartre, un immeuble imaginaire des grands boulevards qui est le théâtre de plusieurs de mes romans. Autrefois elle était choriste à l’opéra de Bucarest et a décoré sa loge de concierge comme une loge d’opéra. Elle adore Maria Callas et Mariah Carey, le thé et la vodka. Et moi, je l’aime tellement que j’ai voulu lui offrir sa propre histoire.

Un Livre après l’autre : Si mes renseignements sont exacts, Mira va peut-être être présente dans votre roman à paraître en janvier prochain. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur celui-ci ?

Tonie Behar : Oui Mira sera présente en tant que gardienne du 19 bis boulevard Montmartre !
Les héroïnes de ce prochain roman s’appellent Amanda et Joséphine. Elles vivent à 160 ans d’écart dans le même immeuble et exercent le même métier, créatrices de bijoux… Un jour Amanda trouve dans sa cheminée un coffret contenant un paquet de lettres jaunies et une bague : Le rayon de lune, qui disparait dans des circonstances dramatiques… C’est un roman sur les femmes, leur long chemin vers la liberté et les différents visages de l’amour  

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Tonie Behar : Tous les matins je m’offre une petite séance de méditation en marchant dans le jardin des Tuileries. Ensuite je m’assieds à mon bureau pour écrire et ça dure jusqu’au soir, entrecoupé de pauses thé, grignotages, coups de téléphones, ateliers d’écriture par Zoom, posts sur les réseaux sociaux, sans compter les courses, les repas, les blablas… je m’arrête vers minuit. Et après soit je lis soit je regarde un truc. Je me couche (très) tard !

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Tonie Behar : Mes auteurs préférés ont longtemps été Françoise Sagan, Joseph Kessel, Romain Gary, Jim Harrison, Francis S. Fitzgerald… je lis de tout, tout le temps.

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ?

Tonie Behar : En décembre, j’aime les dimanches en fin d’après-midi. J’invite souvent des amis ou ma famille, on fait un feu dans la cheminée, des marrons grillés, du chocolat chaud, des gâteaux… on allume des bougies, le sapin clignote doucement, la nuit est tombée, dehors il fait froid, dedans il fait chaud… j’adore. 

En attendant de retrouver Mira dans le septième roman de Tonie Behar, vous pouvez poursuivre cette rencontre via sa page Facebook, son compte Instagram, mais aussi son site ICI !

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Isabelle Alexis !

Isabelle Alexis – Photo droits réservés Isabelle Alexis

Romancière dont certains titres ont été adaptés à l’écran, Isabelle Alexis signe la nouvelle «La Revanche de Louison Cerfeuil» dans le recueil du collectif de la TeamRomCom. Je la remercie pour avoir accepté mon invitation et vous laisse en sa compagnie, ci-dessous :

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Un Livre après l’autre : Bonjour Isabelle, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Isabelle Alexis : J’ai commencé par faire de la radio, et des piges dans les journaux. Puis j’ai pris des cours de théâtre et passé des castings. J’ai été comédienne pendant de longues années puis j’ai écrit mon premier roman à trente ans : « Tu vas rire mais je te quitte ! » publié chez Plon en 2002. J’avais envie, à mon tour, de raconter des histoires. Quand je jouais au théâtre ou dans des téléfilms, tout ce que je tournais était écrit par des hommes. C’est toujours le cas : le nombre de scénaristes femmes est infiniment plus petit que celui des auteurs masculins.

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci  ?

Isabelle Alexis : Je connaissais Tonie Béhar que j’avais rencontrée dans un salon du livre. C’est une fille que j’aime beaucoup humainement et littérairement. J’ai tout de suite accepté quand elle a proposé de nous réunir pour former la team RomCom, un club d’autrices de comédie romantique. L’idée était très chouette, j’ai découvert les autres par la suite, je trouve que ce sont des filles pétées de talent !    

Un Livre après l’autre : Dans « Noël Actually », votre héroïne s’appelle Louison Cerfeuil. Pouvez-vous nous la présenter ?

Isabelle Alexis : Louison, c’est une « pas gâtée » à la base. Enfin physiquement seulement car elle est pleine d’humour et a un cœur d’or. Elle a aussi une meilleure amie géniale qui a décidé de la retaper, de l’aider, aussi bien physiquement que moralement car au début et jusqu’à la moitié de l’histoire, la pauvre Louison est au bout du rouleau…

Un Livre après l’autre : Deux de vos romans ont été adaptés à l’écran. Quelle actrice pourrait prêter ses traits à Louison Cerfeuil selon vous ? 

Isabelle Alexis : Comme c’est l’histoire d’une fille ingrate physiquement qui va nettement s’améliorer, il faudrait, je pense, une actrice un peu à la « Ugly Betty » Quelqu’un qui va embellir au fil de l’histoire. C’est très amusant pour une actrice. On commence comme un petit pruneau et on finit tel un Lys majestueux…

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Isabelle Alexis : En ce moment, j’essaye d’écrire quatre heures par jour, plutôt l’après-midi. Souvent, je mets TSF jazz en fond sonore. J’écris dans mon salon, dans un large fauteuil, assise en tailleur, mon ordi sur moi. J’adore ce fauteuil qui est moelleux et ne me fait pas mal au dos contrairement à la chaise de mon bureau. J’aime écrire avec du café et mes clopes à portée de mains.

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Isabelle Alexis : Les sœurs Brontë, Jane Austen, Daphné du Maurier, Françoise Sagan. Et tout ce qui traite de Ninon de Lenclos, brillant personnage que j’adore. Je dévore tout ce que peux, tout ce qui peut m’embarquer dans des univers à découvrir, je lis aussi bien des biographies historiques, de grandes sagas sur plusieurs volumes que des essais féministes. En ce qui concerne les romans, je ne rate jamais la sortie d’un livre d’Emmanuelle de Boysson ou de Tatiana de Rosnay que j’ai la chance de connaître dans la vie.  J’aime beaucoup la sensibilité de Stéphanie Hochet aussi.

Dernièrement, j’ai lu les deux Enthoven (père et fils) ( « Ce qui plaisait à Blanche » et « Le temps gagné »

L’été, je me plonge dans du noir, j’aime lire des polars, des thrillers. Je crois que j’ai lu tous les Harlan Coben…

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ?

Ce moment où mon père en bout de table se lève pour faire un discours et porter un toast et qu’à chaque fois ma mère lui coupe la parole avec des phrases insipides du style : « Zut, je crois que ma fourchette est tombée… Quelqu’un reveut un blinis ? On a été voir où en était la cuisson des marrons, etc… » Je ne m’en lasse pas…

Vous pouvez poursuivre cette rencontre avec Isabelle Alexis via sa page Facebook ou Instagram !

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Cathy Bonidan !

Cathy Bonidan – Photo droits réservés A. Isard.

Institutrice en Bretagne, Cathy Bonidan est également romancière. Elle signe avec «Victor Kessler n’a pas tout dit» un troisième roman puissant. Je la remercie infiniment pour avoir accepté mon invitation, ainsi que pour sa disponibilité. En ce lundi matin d’une nouvelle semaine de confinement, prenez votre tasse de thé, ou de café, installez-vous confortablement, et découvrez l’interview ci-dessous !

Cliquez sur la photo pour vous procurer ce livre via http://www.librairiesindependantes.com

Un Livre après l’autre :  Bonjour Cathy, l’écriture de votre premier roman « Le parfum de l’hellébore » était-elle liée à un évènement particulier ? (Professionnel ou privé)

Cathy Bonidan : Non. Je ne crois pas qu’il y ait eu d’événement particulier en amont du roman. Pour le Parfum comme pour les livres qui l’ont précédé, il s’agissait juste d’inventer une histoire avec quelques personnages que j’avais en tête. La seule différence, c’est que ce roman a été le premier à être lu. Jusque-là, j’écrivais sans lecteurs et d’ailleurs, je ne me relisais même pas. Quand un livre était terminé, je me lançais dans un autre, de façon boulimique, comme je le fais en tant que lectrice. Alors il y a sans doute une multitude de raisons qui m’ont poussée à sauter le pas à ce moment-là, mais je n’en vois pas une qui mérite d’être mise en avant.

Par contre, il y a souvent un élément déclencheur. Pour Le Parfum, ce fut une phrase : « Tout le monde pensait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait. ». En découvrant cette citation de Marcel Pagnol, j’ai imaginé le centre psychiatrique et la rencontre entre un jardinier bourru et simple (Serge) et un enfant autiste (Gilles). J’avais depuis un certain temps l’envie de placer un jeune autiste au cœur d’une fiction, en laissant graviter les autres personnages autour de lui, mais sans jamais lui donner la parole, ni m’immiscer dans ses pensées. Cette phrase a lancé le cadre et la suite est venue au fil des pages…

Il y a sans doute des liens entre mes romans et ma vie, mais de façon ponctuelle. Quelques détails de mon environnement qui apparaissent dans une scène, un personnage secondaire qui évoque une personne croisée, ou des lieux connus ou liés à mon enfance qui s’invitent parfois malgré moi… Et puis surtout, bien sûr, les émotions, qui elles, sont réelles et se déchargent sur la page.

Un Livre après l’autre : Quelle est la genèse de votre troisième roman « Victor Kessler n’a pas tout dit » ?

Cathy Bonidan : « Victor Kessler n’a pas tout dit » est né de la rencontre de deux personnages que j’avais imaginés bien avant de me lancer dans l’écriture de cette histoire. Victor, un instituteur condamné à trente ans de prison le meurtre d’un enfant, m’est apparu un soir alors que j’étais arrêtée à un feu rouge et que j’observais un vieil homme traverser devant ma voiture. Bertille, une femme timide et perturbée par un passé envahissant, a surgi dans la galerie d’un supermarché alors que je faisais mes courses quelques jours avant Noël.

Ensuite, j’ai juste organisé leur rencontre. Après la première scène dans la grande surface, l’histoire s’est construite presque toute seule. Comme d’habitude, j’ai travaillé sans plan, sans projet d’écriture. Je ne savais pas comment évoluerait le roman. Il s’avère que l’histoire policière s’est imposée au fil des pages, mais je l’ignorais au début. C’est vraiment ce qui fait le plaisir d’écrire, ce suspense qui me laisse en interrogation à chaque interruption et qui me pousse à me remettre devant la page blanche pour découvrir ce qui va se passer dans le chapitre suivant et ce qu’il va advenir de chaque personnage…

Un Livre après l’autre : La région des Vosges sert de décor à ce roman. Avez-vous un lien particulier avec cette région ?

Cathy Bonidan : Non, aucun. Ce lieu est arrivé par hasard, au bon moment. J’ai appris que le prix de la Nacre avait été décerné à mon premier roman par un groupe de médiathèques de la région de Saint-Dié-des-Vosges alors que je commençais à écrire « Victor Kessler n’a pas tout dit ». J’ai pris ça comme un signe et j’ai cherché des images de Saint-Dié-des-Vosges sur Internet. Je suis tombée sur des photos qui m’ont inspirée, j’ai choisi des sites réels auxquels j’ai donné des noms fictifs et c’était parti…

J’étais allée en vacances dans la région lorsque j’étais jeune, mais ça n’a pas influencé mon choix. Quant à l’affaire Grégory, je n’ai réalisé que plus tard qu’elle s’était déroulée à proximité. C’était aussi un hasard, mais tellement gros qu’il était difficile de ne pas l’évoquer dans le roman. Depuis, j’ai été invitée à Saint-Dié-des-Vosges, et lorsque je suis arrivée sur le parvis de la gare, c’était une impression très forte, celle de rentrer dans mon roman, de donner vie aux personnages…

Un Livre après l’autre : Comment conciliez-vous votre métier d’institutrice avec celui de romancière au quotidien ?

Cathy Bonidan : Je ne concilie rien du tout car mes mondes sont bien séparés. D’abord, il y a mon métier, prioritaire, car c’est lui qui occupe la plus grande partie de mon temps et qui me nourrit. Ensuite, je garde des moments pour moi, en général pendant les week-ends et les vacances scolaires, pour donner libre cours à mon imagination. Ce sont deux mondes totalement distincts. Lorsque j’écris, j’oublie mon métier. Quoique… je vous vois sourire. Il est vrai que ce n’est pas si évident dans le dernier roman où le monde de l’école est tout de même bien présent. 😉

De la même façon, lorsque je suis en classe, je ne pense pas à l’écriture ni à mes livres. Il s’agit d’un loisir, ce que représentent sans doute le sport et la musique pour d’autres. Pour l’instant, je ne le vois pas comme un métier.

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Cathy Bonidan : En tant que lectrice, j’aime découvrir de nouveaux auteurs et me laisser guider par les coups de cœur des libraires ou par mes errances dans les allées des bibliothèques (lorsqu’elles sont ouvertes). Mais j’avoue guetter les romans de Tracy Chevalier, d’Anna Hope, d’Antoine Laurain, de Jean-Philippe Blondel, d’Anna Gavalda, de Muriel Barbery, de Joël Dicker, de Michel Bussi et de beaucoup d’autres.

Sinon, il y a eu les révélations de jeunesse : des auteurs comme Agatha Christie qui m’a happée dans son univers alors que j’entrais au collège. D’autres qui m’ont bouleversée lorsque je les ai découverts au lycée : Camus, Baudelaire, Sartre, Hugo, Stendhal, Dickens, Austen, Gaskell et tant d’autres… Ceux-là gardent une place à part, celle des écrivains. La musicalité de leur écriture m’est nécessaire et j’ai besoin de la retrouver régulièrement entre deux lectures plus actuelles.

Un Livre après l’autre :  Le confinement actuel est-il propice à un nouveau projet littéraire ?

Cathy Bonidan : Pour moi, ce confinement est très différent du précédent puisque les instituteurs ne sont pas passés en télétravail. Donc, même si je sais que nous sommes en confinement, je n’en ressens pas la réalité dans mon emploi du temps. Je continue à écrire le matin pendant le week-end et à garder les après-midis pour préparer la classe. Les autres jours, je suis avec mes élèves.

Dans mon cas, ce qui est propice à un nouveau projet littéraire, c’est la saison : toujours l’automne. Les jours qui diminuent et le brouillard matinal sont favorables au lancement d’une nouvelle intrigue. Curieusement, je n’imagine pas commencer un roman en été et surtout, ne me demandez pas pourquoi, car je n’ai jamais réfléchi à cette question… 😊

Je vous invite à lire « Victor Kessler n’a pas tout dit« , si cela n’est pas déjà fait ! Quant à Cathy Bonidan, vous pouvez échanger avec elle via sa page Facebook et Instagram.

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Ketty Rouf !

Ketty Rouf – Photo droits réservés Marion Vallée

Le premier roman de Ketty Rouf « On ne touche pas » vient d’être récompensé par le Prix du Premier Roman 2020. Récompense méritée, pour cette histoire envoûtante au cœur de deux univers opposés, ainsi que pour son auteure dont la plume est à suivre, c’est certain ! Ketty Rouf donne désormais des cours d’italien pour adultes, et travaille également comme traductrice et interprète. Je la remercie infiniment pour sa disponibilité et sa gentillesse. En ce lundi matin d’une nouvelle semaine de confinement, servez-vous un thé ou un café, installez-vous confortablement, et découvrez tranquillement l’interview ci-dessous.

Un Livre après l’autre :  Bonjour Ketty, votre parcours professionnel vous prédestinait-il à devenir romancière ?

Ketty Rouf : Plus que mon parcours professionnel, c’est le parcours personnel qui peut expliquer le choix de l’écriture. Je pense à mon goût pour la lecture et à mes études de philosophie. La jeune adolescente que j’ai été, se posait toujours beaucoup de questions « existentielles », j’allais chercher des éléments de réponses dans les romans, j’ai ensuite décidé de faire des études de philosophie parce que je sentais que c’était important pour ma vie. À mes yeux, littérature et philosophie sont complémentaires, l’une pense par images, l’autre par concepts.

 Un Livre après l’autre : Quelle est la genèse de « On ne touche pas » ?

Ketty  Rouf  : L’idée m’est venue grâce à la fréquentation des deux mondes dont il est question dans le roman. Le monde de la nuit, des cabarets et des clubs de striptease et le monde de l’enseignement public. J’ai aussi suivi et donné des cours d’effeuillage, souvent des cours particuliers. Les femmes que j’ai rencontrées se confiaient souvent, parlaient de leur vie intime, dévoilaient certains « secrets ». La pratique de l’effeuillage était mystérieusement accompagnée par une mise à nu intime et cela m’a beaucoup aidée à trouver le personnage de mon roman : une femme qui redécouvre son corps après l’avoir tant détesté, grâce à une expérience – danser nue – qu’on croit dégradante mais qui en réalité lui donne la force de faire face au quotidien avilissant de sa vie d’enseignante à l’Education nationale. Strings pailletés et hauts talons versus Xanax et des insomnies !

Un Livre après l’autre : La musique joue un rôle particulier dans la vie nocturne de Joséphine. A-t-elle accompagné l’écriture de votre roman ?

Ketty Rouf : Pour écrire j’ai besoin de silence. Un silence absolu. Mais pour aller chercher l’émotion qui m’aide à écrire, je peux écouter de la musique, mimer une scène, créer une atmosphère.

Un Livre après l’autre : Vous avez reçu le Prix du Premier Roman 2020 pour « On ne touche pas ». Comment vivez-vous cette reconnaissance ?

Ketty Rouf : Pour le moment, j’ai l’impression que c’est l’histoire de quelqu’un d’autre ! Plus sérieusement, lorsque mon éditrice, Véronique Ovaldé, me l’a annoncé, j’ai failli tomber par terre. C’est une joie immense et un très fort sentiment de reconnaissance. Je pense à ma maison d’édition, Albin Michel, à mon éditrice, à mon attachée de presse, Florence Godfernaux et à mes deux agents, Laure Pécher et Pierre Astier. Je suis bien accompagnée et conseillée, je considère que c’est notre prix. C’est un grand honneur mais aussi une responsabilité dont je m’efforcerai d’être à la hauteur.

Un Livre après l’autre : Si mes renseignements sont exacts, les droits d’adaptation au cinéma sont d’ores et déjà optionnés. Selon vous, quelle(s) actrice(s) pourrai(en)t interpréter Joséphine ?  

Ketty Rouf : Oui, c’est exact : « On ne touche pas » a été optionné par Les Films du Kiosque, la scénariste travaille déjà à l’adaptation. Nous avons pensé à quelques actrices. Bientôt j’en saurai un peu plus. Je vous prie néanmoins de m’excuser, mon côté superstitieux m’oblige à ne pas trop en dévoiler.

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Ketty Rouf : J’aime beaucoup les classiques (Balzac, Maupassant, Calvino, Dostoïevski…) et je pense qu’il faut les relire de temps en temps. Un de mes grands auteurs fétiches est l’italien Antonio Tabucchi. J’aime aussi lire du théâtre, j’ai dernièrement découvert Hanokh Levin.

Un Livre après l’autre : Le confinement actuel est-il propice à un nouveau projet littéraire ?

Ketty Rouf : Oui, ce sont les joies du confinement : consacrer du temps à un nouveau projet d’écriture, faire des recherches, lire, prendre des notes, aller vers de nouveaux personnages. La construction d’une fiction est pour moi l’alternative joyeuse à la réalité du drame que nous vivons à présent.  

Si vous n’avez pas lu « On ne touche pas », je vous invite à le faire ! Vous pouvez également poursuivre la rencontre avec Ketty Rouf, via sa page Facebook .

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Rencontre avec Rocco Giudice !

Il y a quelques semaines, je vous parlais de mon coup de cœur pour «Mangoustan», un premier roman dessinant le portrait de trois femmes entre réel et fiction, humour et tendresse, dont la vie bascule. Une découverte dans le cadre des Rendez-vous Littéraires aux éditions Pocket. En ce début de semaine, je vous propose de partir à la rencontre de Rocco Giudice, auteur de cette petite pépite !

Rocco Giudice – Photo droits réservés © Nigel Crane Photography

Un Livre après l’autre : Bonjour Rocco, votre parcours professionnel vous prédestinait-il au métier d’écrivain ?

Rocco Giudice : Un père entêté et d’une écrasante franchise a probablement fait l’écrivain davantage que ne l’a fait le parcours professionnel. Son pragmatisme, les épreuves qu’il a dû surmonter pour s’élever au-dessus de sa condition première, n’avaient que peu de sens pour moi qui ai grandi dans un autre pays, à une autre époque. Il me fallait creuser un sillon, loin de sa vision temporelle de l’existence. Tout comme d’autres, je cherche à m’insérer dans une filiation symbolique d’écrivains, même si, plus que d’autres, je m’y sens faussaire.

Un Livre après l’autre : «Mangoustan» est votre premier roman. Pouvez-vous nous en expliquer sa genèse ?

R. G. : L’étincelle première a surgi d’une question posée par une femme de mon entourage. Comment être « je » après avoir été longtemps « nous ». Et comment retrouver, par désir ou nécessité, une vie entière lorsque le couple a dissous une partie de ce que nous étions ? À cela s’ajoutent d’autres questions portées par les personnages : Que suis-je en droit d’exiger, et en échange de quoi ? Ou comment exister dans les interstices du contrat qui lie deux époux ?

Un Livre après l’autre : Comment le personnage de Melania s’est-il imposé parmi vos héroïnes ?

R. G. : Melania est l’une des trois figures féminines du roman. Je me suis interrogé sur la nature de la relation qui unit la First Lady à son Président de mari ? Celle que l’on prend, depuis toujours, pour une arriviste décérébrée est la seule épouse d’un haut dirigeant politique à manifester publiquement, et de manière répétée, son désaccord avec lui. Melania est la caution burlesque d’un récit somme toute sérieux.

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires particuliers, des lieux, de la musique ?

R. G. : Pas de fantaisie sur ce point-là. J’écris comme d’autres travaillent : À ma table, sept à huit heures par jour, du lundi au vendredi. Cette routine me structure et me permet d’avancer sans perdre le rythme, l’idée ou l’énergie. C’est également une manière de vivre au diapason de mon épouse.

Un Livre après l’autre : En tant que lecteur, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

R. G. : Le catalogue des références évolue en permanence et comme je n’épuise pas toujours l’œuvre complète d’un écrivain, je m’attache au roman plutôt qu’au romancier. Pour n’en citer que trois : Vingt-Quatre heures de la vie d’une femme, de Stefan Zweig, pour l’humanisme et l’élégance, Thérèse et Isabelle, de Violette Leduc, pour la beauté et la force de l’émotion, et L’Or, de Blaise Cendrars, pour l’ironie et le style. Et je m’en veux déjà d’interrompre ici la liste de mes joies !

Un Livre après l’autre : Un nouveau roman est-il en cours d’écriture ?

R. G. : Un roman sur base historique – fin XIXème , adossé à un événement ouvrier plus ou moins inconnu. J’y travaille tout en cherchant à comprendre pourquoi je l’écris. Un récit réserve quelque chose pour le lecteur et quelque chose pour l’auteur. Avant de l’achever, il faudra que je découvre ce qu’il me veut.

Je remercie infiniment Rocco Giudice pour le temps consacré à ce questionnaire, ainsi que pour sa disponibilité, et vous invite à poursuivre cette rencontre en lisant «Mangoustan» -si cela n’est pas encore fait- ainsi qu’en consultant sa page Instagram   !

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Christian Niemiec et Ludovic Manchette !

Leur premier roman Alabama 1963 est sorti en août dernier aux Éditions du Cherche-Midi. À l’heure où l’Amérique va choisir son prochain président, le duo Bud Larkin et Adela Cobb remporte tous les suffrages ! En cette période de confinement, je vous propose une rencontre avec Christian Niemiec et Ludovic Manchette les auteurs de ce roman captivant, véritable plongée dans l’Amérique des années soixante.

Christian Niemiec et Ludovic Manchette – Photo © Céline Nieszawer

Un Livre après l’autre : Bonjour à tous les deux. Votre parcours professionnel vous prédestinait-il au métier d’écrivain ?

Christian Niemiec : Sans doute, oui. On est traducteurs de dialogues de films de langue anglaise, principalement américains. On gagne donc notre vie grâce à l’écriture de ces dialogues depuis des années et ça nous a semblé assez naturel de sauter le pas et d’écrire une histoire « à nous », pour changer.

Ludovic Manchette : La question, c’est est-ce qu’on a écrit un roman parce qu’on était traducteurs… ou est-ce qu’on est devenus traducteurs parce qu’on voulait écrire ?

Un Livre après l’autre : Quelle est la genèse de Alabama 1963 ?

L. M. : L’idée de base, c’était de montrer que deux personnes que tout semble opposer peuvent tisser des liens d’amitié. Et pour ça, la ségrégation nous offrait un contexte idéal : une femme noire, un homme blanc dans cette Amérique où ils ne pouvaient pas se fréquenter… On avait un terreau propice à une belle histoire.

C. N. : On a choisi l’Alabama parce que c’était un des Etats les plus ségrégationnistes et l’année1963 parce qu’elle a été particulièrement riche en évènements : discours de Kennedy sur les droits civiques, émeutes raciales, attentat contre une église baptiste noire, Marche sur Washington avec le fameux discours « I Have a Dream » de Martin Luther King, assassinat de Kennedy…

Un Livre après l’autre : Vous avez écrit ce roman à quatre mains. Quelle méthode avez-vous choisie ?

L. M. : Une méthode assez inédite, d’après notre éditrice : on a tout pensé et écrit à deux. Chaque mot. Ce qui explique que personne ne détecte de différence de style.

C. N. : Concrètement, on a échangé des idées, des tonnes d’idées, qu’on a mis dans l’ordre pour aboutir à un plan. Et quand on est passé à la phase d’écriture, on savait déjà ce qu’on voulait raconter, chapitre après chapitre. À ce stade, l’un de nous lançait une phrase, l’autre rebondissait, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on trouve la formulation qui nous plaisait à tous les deux.

L. M. : Heureusement, on n’a jamais besoin de batailler pour convaincre l’autre : lorsqu’on tient la bonne phrase, on le sait tous les deux.

Un Livre après l’autre : La couverture de votre roman interpelle, car elle fait référence au fameux pont du film Sur la route de Madison. Est-ce un choix ou une coïncidence ?

C. N. : Une coïncidence. On voulait surtout que, juste en regardant la couverture, les gens sachent que l’histoire se passe aux Etats-Unis. On voulait montrer nos deux héros de dos, sur une route, mais sans le pont, ça pouvait se passer n’importe où…

L. M. : On tenait aussi à ce que la couverture ait un lien avec ce qui se passe dans le livre, ce qui n’est pas toujours le cas. Or vers la fin du livre, nos héros franchissent tous les deux un pont couvert, qui existe bel et bien, près de Birmingham. On aimait la symbolique du pont couvert, avec la lumière de l’autre côté.

Un Livre après l’autre : Avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

C. N. : Non. Très jeune, j’ai adoré Les enfants du Capitaine Grant de Jules Verne et Guerre et Paix de Léon Tolstoï, mais je ne les ai jamais relus. Aujourd’hui, je lis de tout. De William Faulkner à Daphné du Maurier en passant par Anne Rice ou Marguerite Yourcenar ! Depuis quelque temps, je redécouvre Françoise Sagan, dont j’aime beaucoup l’esprit… et la plume, bien sûr.

L. M. : Pour ma part, j’aime beaucoup John Steinbeck et Mark Twain. Mais je lis plein d’autres choses. Récemment, Munkey Diaries de Jane Birkin et Le fil rompu de Céline Spierer, un premier roman très réussi.

Un Livre après l’autre : Le confinement actuel est-il propice à l’écriture d’un nouveau projet littéraire ?

L. M. : Tout à fait. Même si on l’avait entamée avant la sortie d’Alabama 1963.

C. N. : De toute façon, on écrit (de même qu’on lit) pour s’évader. Alors là, c’est le moment !

Merci à Christian Niemiec et Ludovic Manchette pour leur disponibilité ! Je vous invite à découvrir Alabama 1963, si cela n’est pas encore fait, mais également, si vous le souhaitez,  à poursuivre le dialogue avec les auteurs via Facebook ou Instagram

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Samuel Delage !

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Samuel Delage – © photo droits réservés Samuel Delage

 

« Arcanes Médicis »  (sortie le 13/09/18, aux éditions De Borée) se déroule en Italie, au coeur d’un joyau, la Villa Médicis ! Ce matin, je vous propose de retrouver Samuel Delage, son auteur, grâce à une interview dans laquelle il nous raconte la genèse de ce nouveau roman, ainsi que sa nouvelle vie d’auteur à temps complet !

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Un livre après l’autre : Bonjour Samuel, peux-tu nous raconter la genèse de la nouvelle aventure de Marion Evans et Yvan Sauvage, « Arcanes Médicis » ?

Samuel Delage : Il peut s’écouler plusieurs publications pendant la genèse d’un futur roman. De nombreux sujets sont en « décantation » dans mon atelier, une dizaine de romans à venir, sans que j’en connaisse pour le moment l’ordre de publication. Tout dépend de la maturité de la documentation et de la construction des personnages. Arcanes Médicis est un projet qui a commencé il y a 6 ans. Presque dès le départ des aventures de mon duo, je savais que j’exploiterais la fabuleuse Villa Médicis. Mais il fallait d’abord que je fasse vivre davantage mes personnages avant de les conduire à Rome.

 

Un livre après l’autre : Pourquoi un délai si long entre « Cabale Pyramidion » et « Arcanes Médicis» ?

Samuel Delage : J’ai écrit une v1 d’Arcanes Médicis avant la publication de Cabale Pyramidion, puis une v2 et enfin une v3. Tout cela tandis que j’étais salarié à temps plein. Sur cette même période j’ai également créé le site « Les Petits Mots des Libraires ». Et toujours sur cette même période j’ai créé 3 projets de séries TV. À présent, les choses vont changer, et les publications seront au programme chaque année car je deviens romancier et scénariste à temps complet.

 

Un livre après l’autre : «Arcanes Médicis» se déroule dans un lieu fascinant. Peux-tu nous raconter ta première visite à la Villa Médicis ?

Samuel Delage : J’ai candidaté pendant 5 ans pour tenter de vivre l’extraordinaire expérience d’être pensionnaire à la Villa Médicis. J’avais besoin d’y faire évoluer mes personnages et d’y créer un récit. J’ai été fasciné dès le départ par ce lieu, le plus prestigieux au monde en matière d’histoire de l’art. Il représente tout l’univers de mon duo récurrent. J’ai eu la chance d’être reçu comme pensionnaire pour un court séjour à la Villa Médicis. Ce RDV fabuleux a dépassé mes espérances. Vivre dans ce musée hors du temps qui domine la ville éternelle est très inspirant. Jour et nuit j’ai arpenté l’immense villa, ses jardins incroyables et ses souterrains. C’était tout cela que je tenais à partager dans mon récit, avec Yvan Sauvage et Marion Evans bien entendu… au cœur des crimes et dans le plus bel écrin.

 

Un livre après l’autre : As-tu bénéficié d’une autorisation pour y écrire ton roman ?

Samuel Delage : Dans la mesure où le respect du lieu et du personnel est pris en compte, tout est possible. Dans Arcanes Médicis, c’est la mission de l’Académie de France à Rome ainsi que ses rouages et ce qu’elle offre au monde que les lecteurs vont découvrir. Arcanes Médicis est conçu comme sorte de Cluedo, associant suspense, huis clos et la découverte d’un lieu bien réel et que j’invite le plus grand nombre à visiter. Le livre vous ouvre également les portes sur quelques inédits…

 

Un livre après l’autre : Tu es désormais auteur à temps complet. Peux-tu nous en dire plus sur tes ateliers d’écritures, ainsi que tes futurs projets littéraires ?

Samuel Delage : Cette liberté commence tout juste. Cela va tout changer pour moi et me permettre d’honorer de plus nombreux projets et surtout de les soigner davantage. Je vais pouvoir renforcer mes rituels d’écriture et donner le meilleur de moi-même. Il y aura moins de bruit parasite dans mon esprit, je pourrai alors me focaliser sur mes personnages, les intrigues, la construction et l’écriture proprement dite. Le bénéfice du temps, si précieux à tous, va également me permettre de lire davantage et de visionner plus de films et séries. Ce sont des influences nécessaires dans mon travail. Par ailleurs, j’affectionne le partage de ma passion pour l’écriture et de ce qu’elle peut apporter dans de nombreux domaines. J’anime régulièrement des ateliers pour les scolaires, ces échanges sont très épanouissants. Les yeux des collégiens et lycéens brillent de créativité, ils sont surprenants et leurs enseignants intègrent ces ateliers dans leurs projets pédagogiques. Je propose des programmes à la carte dont on peut trouver quelques exemples sur mon site internet : http://samueldelage.com/atelier-ecriture

 

Un livre après l’autre : Le site «Les petits mots des libraires» remporte un vif succès. Des évolutions du site sont-elles prévues ?

Samuel Delage : Le site internet « Les Petits Mots des Libraires » est pour moi une véritable fierté et est à la source de nombreux partages. Cette initiative est importante pour valoriser la précieuse activité des libraires. Grâce à eux nous découvrons des livres d’exception qu’aucun algorithme ne serait en mesure de repérer. Les libraires sont des découvreurs à défendre. La prochaine évolution du site est l’arrivée de l’application mobile pour faciliter la mise en lumière des conseils des libraires. Avec « Les Petits Mots des Libraires » nos découvreurs peuvent fédérer leurs forces et en un clin d’œil montrer leur compétence en un temps record et bien avant toutes les plateformes qui parfois, pour certaines, les malmènent. Les libraires ont une longueur d’avance sur tout le monde, avec « Les Petits Mots des Libraires » ils disposent d’un outil simple, fédérateur et efficace pour le faire savoir. Je suis le premier client de mon site, totalement subjugué par les titres qu’ils recommandent et à côté desquels je serai passé. Merci à eux !

 

Envie de voyager, de partir en Italie, d’enquêter aux côtés de Yvan Sauvage et Marion Evans ? Alors, rendez-vous le 13 septembre, dans toutes les librairies, afin de découvrir la nouvelle enquête de Marion Evans et Yvan Sauvage !

 

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