Rencontre avec Tonie Behar !

Tonie Behar –

Deuxième jour consacré à la TeamRomCom ! Aujourd’hui, je vous propose une rencontre avec Tonie Behar ! Autrice de six romans, son septième livre est prévu pour Janvier 2021 ! Dans «Noël Actually» sa nouvelle s’intitule «Sept jours et une vie». Je la remercie infiniment pour avoir accepté mon invitation, pour sa disponibilité, et vous invite à découvrir ses réponses, ci-dessous.

Un Livre après l’autre : Bonjour Tonie, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Tonie Behar : Bonjour Valérie. Avant d’être autrice, j’ai d’abord été lectrice. J’ai toujours aimé lire et un jour je me suis autorisée à écrire. J’ai donc choisi l’écriture, mais elle attendait son heure depuis toujours !

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci ? 

Tonie Behar : Je connaissais Isabelle Alexis depuis longtemps et j’étais alors dans la même maison d’édition qu’Adèle Bréau. Avec Marianne, Marie et Sophie, on se suivait sur les réseaux et on échangeait pas mal !  Un jour j’ai contacté Marianne et Marie pour leur proposer une rencontre. C’est parti comme ça, sur une impulsion et une intuition.

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Un Livre après l’autre : Pouvez-vous nous présenter Mira, l’héroïne de votre nouvelle « Sept jours et une vie » ?

Tonie Behar : Mira est la gardienne du 19bis boulevard Montmartre, un immeuble imaginaire des grands boulevards qui est le théâtre de plusieurs de mes romans. Autrefois elle était choriste à l’opéra de Bucarest et a décoré sa loge de concierge comme une loge d’opéra. Elle adore Maria Callas et Mariah Carey, le thé et la vodka. Et moi, je l’aime tellement que j’ai voulu lui offrir sa propre histoire.

Un Livre après l’autre : Si mes renseignements sont exacts, Mira va peut-être être présente dans votre roman à paraître en janvier prochain. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur celui-ci ?

Tonie Behar : Oui Mira sera présente en tant que gardienne du 19 bis boulevard Montmartre !
Les héroïnes de ce prochain roman s’appellent Amanda et Joséphine. Elles vivent à 160 ans d’écart dans le même immeuble et exercent le même métier, créatrices de bijoux… Un jour Amanda trouve dans sa cheminée un coffret contenant un paquet de lettres jaunies et une bague : Le rayon de lune, qui disparait dans des circonstances dramatiques… C’est un roman sur les femmes, leur long chemin vers la liberté et les différents visages de l’amour  

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Tonie Behar : Tous les matins je m’offre une petite séance de méditation en marchant dans le jardin des Tuileries. Ensuite je m’assieds à mon bureau pour écrire et ça dure jusqu’au soir, entrecoupé de pauses thé, grignotages, coups de téléphones, ateliers d’écriture par Zoom, posts sur les réseaux sociaux, sans compter les courses, les repas, les blablas… je m’arrête vers minuit. Et après soit je lis soit je regarde un truc. Je me couche (très) tard !

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Tonie Behar : Mes auteurs préférés ont longtemps été Françoise Sagan, Joseph Kessel, Romain Gary, Jim Harrison, Francis S. Fitzgerald… je lis de tout, tout le temps.

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ?

Tonie Behar : En décembre, j’aime les dimanches en fin d’après-midi. J’invite souvent des amis ou ma famille, on fait un feu dans la cheminée, des marrons grillés, du chocolat chaud, des gâteaux… on allume des bougies, le sapin clignote doucement, la nuit est tombée, dehors il fait froid, dedans il fait chaud… j’adore. 

En attendant de retrouver Mira dans le septième roman de Tonie Behar, vous pouvez poursuivre cette rencontre via sa page Facebook, son compte Instagram, mais aussi son site ICI !

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Isabelle Alexis !

Isabelle Alexis – Photo droits réservés Isabelle Alexis

Romancière dont certains titres ont été adaptés à l’écran, Isabelle Alexis signe la nouvelle «La Revanche de Louison Cerfeuil» dans le recueil du collectif de la TeamRomCom. Je la remercie pour avoir accepté mon invitation et vous laisse en sa compagnie, ci-dessous :

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Un Livre après l’autre : Bonjour Isabelle, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Isabelle Alexis : J’ai commencé par faire de la radio, et des piges dans les journaux. Puis j’ai pris des cours de théâtre et passé des castings. J’ai été comédienne pendant de longues années puis j’ai écrit mon premier roman à trente ans : « Tu vas rire mais je te quitte ! » publié chez Plon en 2002. J’avais envie, à mon tour, de raconter des histoires. Quand je jouais au théâtre ou dans des téléfilms, tout ce que je tournais était écrit par des hommes. C’est toujours le cas : le nombre de scénaristes femmes est infiniment plus petit que celui des auteurs masculins.

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci  ?

Isabelle Alexis : Je connaissais Tonie Béhar que j’avais rencontrée dans un salon du livre. C’est une fille que j’aime beaucoup humainement et littérairement. J’ai tout de suite accepté quand elle a proposé de nous réunir pour former la team RomCom, un club d’autrices de comédie romantique. L’idée était très chouette, j’ai découvert les autres par la suite, je trouve que ce sont des filles pétées de talent !    

Un Livre après l’autre : Dans « Noël Actually », votre héroïne s’appelle Louison Cerfeuil. Pouvez-vous nous la présenter ?

Isabelle Alexis : Louison, c’est une « pas gâtée » à la base. Enfin physiquement seulement car elle est pleine d’humour et a un cœur d’or. Elle a aussi une meilleure amie géniale qui a décidé de la retaper, de l’aider, aussi bien physiquement que moralement car au début et jusqu’à la moitié de l’histoire, la pauvre Louison est au bout du rouleau…

Un Livre après l’autre : Deux de vos romans ont été adaptés à l’écran. Quelle actrice pourrait prêter ses traits à Louison Cerfeuil selon vous ? 

Isabelle Alexis : Comme c’est l’histoire d’une fille ingrate physiquement qui va nettement s’améliorer, il faudrait, je pense, une actrice un peu à la « Ugly Betty » Quelqu’un qui va embellir au fil de l’histoire. C’est très amusant pour une actrice. On commence comme un petit pruneau et on finit tel un Lys majestueux…

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Isabelle Alexis : En ce moment, j’essaye d’écrire quatre heures par jour, plutôt l’après-midi. Souvent, je mets TSF jazz en fond sonore. J’écris dans mon salon, dans un large fauteuil, assise en tailleur, mon ordi sur moi. J’adore ce fauteuil qui est moelleux et ne me fait pas mal au dos contrairement à la chaise de mon bureau. J’aime écrire avec du café et mes clopes à portée de mains.

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Isabelle Alexis : Les sœurs Brontë, Jane Austen, Daphné du Maurier, Françoise Sagan. Et tout ce qui traite de Ninon de Lenclos, brillant personnage que j’adore. Je dévore tout ce que peux, tout ce qui peut m’embarquer dans des univers à découvrir, je lis aussi bien des biographies historiques, de grandes sagas sur plusieurs volumes que des essais féministes. En ce qui concerne les romans, je ne rate jamais la sortie d’un livre d’Emmanuelle de Boysson ou de Tatiana de Rosnay que j’ai la chance de connaître dans la vie.  J’aime beaucoup la sensibilité de Stéphanie Hochet aussi.

Dernièrement, j’ai lu les deux Enthoven (père et fils) ( « Ce qui plaisait à Blanche » et « Le temps gagné »

L’été, je me plonge dans du noir, j’aime lire des polars, des thrillers. Je crois que j’ai lu tous les Harlan Coben…

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ?

Ce moment où mon père en bout de table se lève pour faire un discours et porter un toast et qu’à chaque fois ma mère lui coupe la parole avec des phrases insipides du style : « Zut, je crois que ma fourchette est tombée… Quelqu’un reveut un blinis ? On a été voir où en était la cuisson des marrons, etc… » Je ne m’en lasse pas…

Vous pouvez poursuivre cette rencontre avec Isabelle Alexis via sa page Facebook ou Instagram !

© Un Livre après l’autre

Noël Actually – TeamRomCom

Noël Actually

Isabelle AlexisTonie BeharAdèle BréauSophie HenrionnetMarianne LevyMarie Vareille

Charleston poche –

«Noël Actually» est le troisième recueil du collectif de la TeamRomCom. Celle-ci est composée de six autrices : Isabelle Alexis, Tonie Behar, Adèle Bréau, Sophie Henrionnet, Marianne Levy et Marie Vareille. Chaque année, elles offrent un rendez-vous littéraire dès plus magique, grâce à six nouvelles dont le fil rouge est différent d’une année à l’autre. Cette année, le fil rouge est Love Actually. Après «Y-aura-t-il trop de neige à Noël ?» et «Noël & préjugés», la cuvée 2020 est aussi délicieuse qu’une gourmandise de Noël, aussi réconfortante qu’un thé à la cannelle. Alors, n’hésitez pas à glisser cette pépite sous le sapin !

«La Revanche de Louison Cerfeuil» de Isabelle Alexis est l’histoire de Louison, une jeune femme que la vie n’a pas épargnée ; elle va prendre son envol et se transformer en un magnifique papillon…

« Sept jours et une vie » de Tonie Béhar est l’histoire de Mira, d’une vie aux services des autres, mais aussi d’un vêtement et d’une diva.

«Love is all around» d’Adèle Bréau est l’histoire d’Isabelle, bien qu’attendue pour le réveillon familial, elle décide de prendre la route le 23 décembre, afin d’aller à la rencontre de Ice…

«Fortune cookie» de Sophie Henrionnet. Après une violente rupture, Elsa a clos son avenir amoureux et social. Grâce à son voisin, une casquette, des biscuits à message et un certain Moustache Yoda… Cela pourrait peut-être changer !

« All I want for Christmas » de Marianne Levy nous entraîne dans les pas de Joséphine en partance pour Londres, où un Noël auprès de sa grand-mère fantasque l’attend…

« À pile ou face » de Marie Vareille est l’histoire de Juliet. Entre trahison, non-dits et retrouvailles, l’espoir sera au rendez-vous de cette période de Noël.

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Rencontre avec Cathy Bonidan !

Cathy Bonidan – Photo droits réservés A. Isard.

Institutrice en Bretagne, Cathy Bonidan est également romancière. Elle signe avec «Victor Kessler n’a pas tout dit» un troisième roman puissant. Je la remercie infiniment pour avoir accepté mon invitation, ainsi que pour sa disponibilité. En ce lundi matin d’une nouvelle semaine de confinement, prenez votre tasse de thé, ou de café, installez-vous confortablement, et découvrez l’interview ci-dessous !

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Un Livre après l’autre :  Bonjour Cathy, l’écriture de votre premier roman « Le parfum de l’hellébore » était-elle liée à un évènement particulier ? (Professionnel ou privé)

Cathy Bonidan : Non. Je ne crois pas qu’il y ait eu d’événement particulier en amont du roman. Pour le Parfum comme pour les livres qui l’ont précédé, il s’agissait juste d’inventer une histoire avec quelques personnages que j’avais en tête. La seule différence, c’est que ce roman a été le premier à être lu. Jusque-là, j’écrivais sans lecteurs et d’ailleurs, je ne me relisais même pas. Quand un livre était terminé, je me lançais dans un autre, de façon boulimique, comme je le fais en tant que lectrice. Alors il y a sans doute une multitude de raisons qui m’ont poussée à sauter le pas à ce moment-là, mais je n’en vois pas une qui mérite d’être mise en avant.

Par contre, il y a souvent un élément déclencheur. Pour Le Parfum, ce fut une phrase : « Tout le monde pensait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait. ». En découvrant cette citation de Marcel Pagnol, j’ai imaginé le centre psychiatrique et la rencontre entre un jardinier bourru et simple (Serge) et un enfant autiste (Gilles). J’avais depuis un certain temps l’envie de placer un jeune autiste au cœur d’une fiction, en laissant graviter les autres personnages autour de lui, mais sans jamais lui donner la parole, ni m’immiscer dans ses pensées. Cette phrase a lancé le cadre et la suite est venue au fil des pages…

Il y a sans doute des liens entre mes romans et ma vie, mais de façon ponctuelle. Quelques détails de mon environnement qui apparaissent dans une scène, un personnage secondaire qui évoque une personne croisée, ou des lieux connus ou liés à mon enfance qui s’invitent parfois malgré moi… Et puis surtout, bien sûr, les émotions, qui elles, sont réelles et se déchargent sur la page.

Un Livre après l’autre : Quelle est la genèse de votre troisième roman « Victor Kessler n’a pas tout dit » ?

Cathy Bonidan : « Victor Kessler n’a pas tout dit » est né de la rencontre de deux personnages que j’avais imaginés bien avant de me lancer dans l’écriture de cette histoire. Victor, un instituteur condamné à trente ans de prison le meurtre d’un enfant, m’est apparu un soir alors que j’étais arrêtée à un feu rouge et que j’observais un vieil homme traverser devant ma voiture. Bertille, une femme timide et perturbée par un passé envahissant, a surgi dans la galerie d’un supermarché alors que je faisais mes courses quelques jours avant Noël.

Ensuite, j’ai juste organisé leur rencontre. Après la première scène dans la grande surface, l’histoire s’est construite presque toute seule. Comme d’habitude, j’ai travaillé sans plan, sans projet d’écriture. Je ne savais pas comment évoluerait le roman. Il s’avère que l’histoire policière s’est imposée au fil des pages, mais je l’ignorais au début. C’est vraiment ce qui fait le plaisir d’écrire, ce suspense qui me laisse en interrogation à chaque interruption et qui me pousse à me remettre devant la page blanche pour découvrir ce qui va se passer dans le chapitre suivant et ce qu’il va advenir de chaque personnage…

Un Livre après l’autre : La région des Vosges sert de décor à ce roman. Avez-vous un lien particulier avec cette région ?

Cathy Bonidan : Non, aucun. Ce lieu est arrivé par hasard, au bon moment. J’ai appris que le prix de la Nacre avait été décerné à mon premier roman par un groupe de médiathèques de la région de Saint-Dié-des-Vosges alors que je commençais à écrire « Victor Kessler n’a pas tout dit ». J’ai pris ça comme un signe et j’ai cherché des images de Saint-Dié-des-Vosges sur Internet. Je suis tombée sur des photos qui m’ont inspirée, j’ai choisi des sites réels auxquels j’ai donné des noms fictifs et c’était parti…

J’étais allée en vacances dans la région lorsque j’étais jeune, mais ça n’a pas influencé mon choix. Quant à l’affaire Grégory, je n’ai réalisé que plus tard qu’elle s’était déroulée à proximité. C’était aussi un hasard, mais tellement gros qu’il était difficile de ne pas l’évoquer dans le roman. Depuis, j’ai été invitée à Saint-Dié-des-Vosges, et lorsque je suis arrivée sur le parvis de la gare, c’était une impression très forte, celle de rentrer dans mon roman, de donner vie aux personnages…

Un Livre après l’autre : Comment conciliez-vous votre métier d’institutrice avec celui de romancière au quotidien ?

Cathy Bonidan : Je ne concilie rien du tout car mes mondes sont bien séparés. D’abord, il y a mon métier, prioritaire, car c’est lui qui occupe la plus grande partie de mon temps et qui me nourrit. Ensuite, je garde des moments pour moi, en général pendant les week-ends et les vacances scolaires, pour donner libre cours à mon imagination. Ce sont deux mondes totalement distincts. Lorsque j’écris, j’oublie mon métier. Quoique… je vous vois sourire. Il est vrai que ce n’est pas si évident dans le dernier roman où le monde de l’école est tout de même bien présent. 😉

De la même façon, lorsque je suis en classe, je ne pense pas à l’écriture ni à mes livres. Il s’agit d’un loisir, ce que représentent sans doute le sport et la musique pour d’autres. Pour l’instant, je ne le vois pas comme un métier.

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Cathy Bonidan : En tant que lectrice, j’aime découvrir de nouveaux auteurs et me laisser guider par les coups de cœur des libraires ou par mes errances dans les allées des bibliothèques (lorsqu’elles sont ouvertes). Mais j’avoue guetter les romans de Tracy Chevalier, d’Anna Hope, d’Antoine Laurain, de Jean-Philippe Blondel, d’Anna Gavalda, de Muriel Barbery, de Joël Dicker, de Michel Bussi et de beaucoup d’autres.

Sinon, il y a eu les révélations de jeunesse : des auteurs comme Agatha Christie qui m’a happée dans son univers alors que j’entrais au collège. D’autres qui m’ont bouleversée lorsque je les ai découverts au lycée : Camus, Baudelaire, Sartre, Hugo, Stendhal, Dickens, Austen, Gaskell et tant d’autres… Ceux-là gardent une place à part, celle des écrivains. La musicalité de leur écriture m’est nécessaire et j’ai besoin de la retrouver régulièrement entre deux lectures plus actuelles.

Un Livre après l’autre :  Le confinement actuel est-il propice à un nouveau projet littéraire ?

Cathy Bonidan : Pour moi, ce confinement est très différent du précédent puisque les instituteurs ne sont pas passés en télétravail. Donc, même si je sais que nous sommes en confinement, je n’en ressens pas la réalité dans mon emploi du temps. Je continue à écrire le matin pendant le week-end et à garder les après-midis pour préparer la classe. Les autres jours, je suis avec mes élèves.

Dans mon cas, ce qui est propice à un nouveau projet littéraire, c’est la saison : toujours l’automne. Les jours qui diminuent et le brouillard matinal sont favorables au lancement d’une nouvelle intrigue. Curieusement, je n’imagine pas commencer un roman en été et surtout, ne me demandez pas pourquoi, car je n’ai jamais réfléchi à cette question… 😊

Je vous invite à lire « Victor Kessler n’a pas tout dit« , si cela n’est pas déjà fait ! Quant à Cathy Bonidan, vous pouvez échanger avec elle via sa page Facebook et Instagram.

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Rencontre avec Ketty Rouf !

Ketty Rouf – Photo droits réservés Marion Vallée

Le premier roman de Ketty Rouf « On ne touche pas » vient d’être récompensé par le Prix du Premier Roman 2020. Récompense méritée, pour cette histoire envoûtante au cœur de deux univers opposés, ainsi que pour son auteure dont la plume est à suivre, c’est certain ! Ketty Rouf donne désormais des cours d’italien pour adultes, et travaille également comme traductrice et interprète. Je la remercie infiniment pour sa disponibilité et sa gentillesse. En ce lundi matin d’une nouvelle semaine de confinement, servez-vous un thé ou un café, installez-vous confortablement, et découvrez tranquillement l’interview ci-dessous.

Un Livre après l’autre :  Bonjour Ketty, votre parcours professionnel vous prédestinait-il à devenir romancière ?

Ketty Rouf : Plus que mon parcours professionnel, c’est le parcours personnel qui peut expliquer le choix de l’écriture. Je pense à mon goût pour la lecture et à mes études de philosophie. La jeune adolescente que j’ai été, se posait toujours beaucoup de questions « existentielles », j’allais chercher des éléments de réponses dans les romans, j’ai ensuite décidé de faire des études de philosophie parce que je sentais que c’était important pour ma vie. À mes yeux, littérature et philosophie sont complémentaires, l’une pense par images, l’autre par concepts.

 Un Livre après l’autre : Quelle est la genèse de « On ne touche pas » ?

Ketty  Rouf  : L’idée m’est venue grâce à la fréquentation des deux mondes dont il est question dans le roman. Le monde de la nuit, des cabarets et des clubs de striptease et le monde de l’enseignement public. J’ai aussi suivi et donné des cours d’effeuillage, souvent des cours particuliers. Les femmes que j’ai rencontrées se confiaient souvent, parlaient de leur vie intime, dévoilaient certains « secrets ». La pratique de l’effeuillage était mystérieusement accompagnée par une mise à nu intime et cela m’a beaucoup aidée à trouver le personnage de mon roman : une femme qui redécouvre son corps après l’avoir tant détesté, grâce à une expérience – danser nue – qu’on croit dégradante mais qui en réalité lui donne la force de faire face au quotidien avilissant de sa vie d’enseignante à l’Education nationale. Strings pailletés et hauts talons versus Xanax et des insomnies !

Un Livre après l’autre : La musique joue un rôle particulier dans la vie nocturne de Joséphine. A-t-elle accompagné l’écriture de votre roman ?

Ketty Rouf : Pour écrire j’ai besoin de silence. Un silence absolu. Mais pour aller chercher l’émotion qui m’aide à écrire, je peux écouter de la musique, mimer une scène, créer une atmosphère.

Un Livre après l’autre : Vous avez reçu le Prix du Premier Roman 2020 pour « On ne touche pas ». Comment vivez-vous cette reconnaissance ?

Ketty Rouf : Pour le moment, j’ai l’impression que c’est l’histoire de quelqu’un d’autre ! Plus sérieusement, lorsque mon éditrice, Véronique Ovaldé, me l’a annoncé, j’ai failli tomber par terre. C’est une joie immense et un très fort sentiment de reconnaissance. Je pense à ma maison d’édition, Albin Michel, à mon éditrice, à mon attachée de presse, Florence Godfernaux et à mes deux agents, Laure Pécher et Pierre Astier. Je suis bien accompagnée et conseillée, je considère que c’est notre prix. C’est un grand honneur mais aussi une responsabilité dont je m’efforcerai d’être à la hauteur.

Un Livre après l’autre : Si mes renseignements sont exacts, les droits d’adaptation au cinéma sont d’ores et déjà optionnés. Selon vous, quelle(s) actrice(s) pourrai(en)t interpréter Joséphine ?  

Ketty Rouf : Oui, c’est exact : « On ne touche pas » a été optionné par Les Films du Kiosque, la scénariste travaille déjà à l’adaptation. Nous avons pensé à quelques actrices. Bientôt j’en saurai un peu plus. Je vous prie néanmoins de m’excuser, mon côté superstitieux m’oblige à ne pas trop en dévoiler.

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Ketty Rouf : J’aime beaucoup les classiques (Balzac, Maupassant, Calvino, Dostoïevski…) et je pense qu’il faut les relire de temps en temps. Un de mes grands auteurs fétiches est l’italien Antonio Tabucchi. J’aime aussi lire du théâtre, j’ai dernièrement découvert Hanokh Levin.

Un Livre après l’autre : Le confinement actuel est-il propice à un nouveau projet littéraire ?

Ketty Rouf : Oui, ce sont les joies du confinement : consacrer du temps à un nouveau projet d’écriture, faire des recherches, lire, prendre des notes, aller vers de nouveaux personnages. La construction d’une fiction est pour moi l’alternative joyeuse à la réalité du drame que nous vivons à présent.  

Si vous n’avez pas lu « On ne touche pas », je vous invite à le faire ! Vous pouvez également poursuivre la rencontre avec Ketty Rouf, via sa page Facebook .

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Rencontre avec Rocco Giudice !

Il y a quelques semaines, je vous parlais de mon coup de cœur pour «Mangoustan», un premier roman dessinant le portrait de trois femmes entre réel et fiction, humour et tendresse, dont la vie bascule. Une découverte dans le cadre des Rendez-vous Littéraires aux éditions Pocket. En ce début de semaine, je vous propose de partir à la rencontre de Rocco Giudice, auteur de cette petite pépite !

Rocco Giudice – Photo droits réservés © Nigel Crane Photography

Un Livre après l’autre : Bonjour Rocco, votre parcours professionnel vous prédestinait-il au métier d’écrivain ?

Rocco Giudice : Un père entêté et d’une écrasante franchise a probablement fait l’écrivain davantage que ne l’a fait le parcours professionnel. Son pragmatisme, les épreuves qu’il a dû surmonter pour s’élever au-dessus de sa condition première, n’avaient que peu de sens pour moi qui ai grandi dans un autre pays, à une autre époque. Il me fallait creuser un sillon, loin de sa vision temporelle de l’existence. Tout comme d’autres, je cherche à m’insérer dans une filiation symbolique d’écrivains, même si, plus que d’autres, je m’y sens faussaire.

Un Livre après l’autre : «Mangoustan» est votre premier roman. Pouvez-vous nous en expliquer sa genèse ?

R. G. : L’étincelle première a surgi d’une question posée par une femme de mon entourage. Comment être « je » après avoir été longtemps « nous ». Et comment retrouver, par désir ou nécessité, une vie entière lorsque le couple a dissous une partie de ce que nous étions ? À cela s’ajoutent d’autres questions portées par les personnages : Que suis-je en droit d’exiger, et en échange de quoi ? Ou comment exister dans les interstices du contrat qui lie deux époux ?

Un Livre après l’autre : Comment le personnage de Melania s’est-il imposé parmi vos héroïnes ?

R. G. : Melania est l’une des trois figures féminines du roman. Je me suis interrogé sur la nature de la relation qui unit la First Lady à son Président de mari ? Celle que l’on prend, depuis toujours, pour une arriviste décérébrée est la seule épouse d’un haut dirigeant politique à manifester publiquement, et de manière répétée, son désaccord avec lui. Melania est la caution burlesque d’un récit somme toute sérieux.

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires particuliers, des lieux, de la musique ?

R. G. : Pas de fantaisie sur ce point-là. J’écris comme d’autres travaillent : À ma table, sept à huit heures par jour, du lundi au vendredi. Cette routine me structure et me permet d’avancer sans perdre le rythme, l’idée ou l’énergie. C’est également une manière de vivre au diapason de mon épouse.

Un Livre après l’autre : En tant que lecteur, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

R. G. : Le catalogue des références évolue en permanence et comme je n’épuise pas toujours l’œuvre complète d’un écrivain, je m’attache au roman plutôt qu’au romancier. Pour n’en citer que trois : Vingt-Quatre heures de la vie d’une femme, de Stefan Zweig, pour l’humanisme et l’élégance, Thérèse et Isabelle, de Violette Leduc, pour la beauté et la force de l’émotion, et L’Or, de Blaise Cendrars, pour l’ironie et le style. Et je m’en veux déjà d’interrompre ici la liste de mes joies !

Un Livre après l’autre : Un nouveau roman est-il en cours d’écriture ?

R. G. : Un roman sur base historique – fin XIXème , adossé à un événement ouvrier plus ou moins inconnu. J’y travaille tout en cherchant à comprendre pourquoi je l’écris. Un récit réserve quelque chose pour le lecteur et quelque chose pour l’auteur. Avant de l’achever, il faudra que je découvre ce qu’il me veut.

Je remercie infiniment Rocco Giudice pour le temps consacré à ce questionnaire, ainsi que pour sa disponibilité, et vous invite à poursuivre cette rencontre en lisant «Mangoustan» -si cela n’est pas encore fait- ainsi qu’en consultant sa page Instagram   !

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Christian Niemiec et Ludovic Manchette !

Leur premier roman Alabama 1963 est sorti en août dernier aux Éditions du Cherche-Midi. À l’heure où l’Amérique va choisir son prochain président, le duo Bud Larkin et Adela Cobb remporte tous les suffrages ! En cette période de confinement, je vous propose une rencontre avec Christian Niemiec et Ludovic Manchette les auteurs de ce roman captivant, véritable plongée dans l’Amérique des années soixante.

Christian Niemiec et Ludovic Manchette – Photo © Céline Nieszawer

Un Livre après l’autre : Bonjour à tous les deux. Votre parcours professionnel vous prédestinait-il au métier d’écrivain ?

Christian Niemiec : Sans doute, oui. On est traducteurs de dialogues de films de langue anglaise, principalement américains. On gagne donc notre vie grâce à l’écriture de ces dialogues depuis des années et ça nous a semblé assez naturel de sauter le pas et d’écrire une histoire « à nous », pour changer.

Ludovic Manchette : La question, c’est est-ce qu’on a écrit un roman parce qu’on était traducteurs… ou est-ce qu’on est devenus traducteurs parce qu’on voulait écrire ?

Un Livre après l’autre : Quelle est la genèse de Alabama 1963 ?

L. M. : L’idée de base, c’était de montrer que deux personnes que tout semble opposer peuvent tisser des liens d’amitié. Et pour ça, la ségrégation nous offrait un contexte idéal : une femme noire, un homme blanc dans cette Amérique où ils ne pouvaient pas se fréquenter… On avait un terreau propice à une belle histoire.

C. N. : On a choisi l’Alabama parce que c’était un des Etats les plus ségrégationnistes et l’année1963 parce qu’elle a été particulièrement riche en évènements : discours de Kennedy sur les droits civiques, émeutes raciales, attentat contre une église baptiste noire, Marche sur Washington avec le fameux discours « I Have a Dream » de Martin Luther King, assassinat de Kennedy…

Un Livre après l’autre : Vous avez écrit ce roman à quatre mains. Quelle méthode avez-vous choisie ?

L. M. : Une méthode assez inédite, d’après notre éditrice : on a tout pensé et écrit à deux. Chaque mot. Ce qui explique que personne ne détecte de différence de style.

C. N. : Concrètement, on a échangé des idées, des tonnes d’idées, qu’on a mis dans l’ordre pour aboutir à un plan. Et quand on est passé à la phase d’écriture, on savait déjà ce qu’on voulait raconter, chapitre après chapitre. À ce stade, l’un de nous lançait une phrase, l’autre rebondissait, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on trouve la formulation qui nous plaisait à tous les deux.

L. M. : Heureusement, on n’a jamais besoin de batailler pour convaincre l’autre : lorsqu’on tient la bonne phrase, on le sait tous les deux.

Un Livre après l’autre : La couverture de votre roman interpelle, car elle fait référence au fameux pont du film Sur la route de Madison. Est-ce un choix ou une coïncidence ?

C. N. : Une coïncidence. On voulait surtout que, juste en regardant la couverture, les gens sachent que l’histoire se passe aux Etats-Unis. On voulait montrer nos deux héros de dos, sur une route, mais sans le pont, ça pouvait se passer n’importe où…

L. M. : On tenait aussi à ce que la couverture ait un lien avec ce qui se passe dans le livre, ce qui n’est pas toujours le cas. Or vers la fin du livre, nos héros franchissent tous les deux un pont couvert, qui existe bel et bien, près de Birmingham. On aimait la symbolique du pont couvert, avec la lumière de l’autre côté.

Un Livre après l’autre : Avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

C. N. : Non. Très jeune, j’ai adoré Les enfants du Capitaine Grant de Jules Verne et Guerre et Paix de Léon Tolstoï, mais je ne les ai jamais relus. Aujourd’hui, je lis de tout. De William Faulkner à Daphné du Maurier en passant par Anne Rice ou Marguerite Yourcenar ! Depuis quelque temps, je redécouvre Françoise Sagan, dont j’aime beaucoup l’esprit… et la plume, bien sûr.

L. M. : Pour ma part, j’aime beaucoup John Steinbeck et Mark Twain. Mais je lis plein d’autres choses. Récemment, Munkey Diaries de Jane Birkin et Le fil rompu de Céline Spierer, un premier roman très réussi.

Un Livre après l’autre : Le confinement actuel est-il propice à l’écriture d’un nouveau projet littéraire ?

L. M. : Tout à fait. Même si on l’avait entamée avant la sortie d’Alabama 1963.

C. N. : De toute façon, on écrit (de même qu’on lit) pour s’évader. Alors là, c’est le moment !

Merci à Christian Niemiec et Ludovic Manchette pour leur disponibilité ! Je vous invite à découvrir Alabama 1963, si cela n’est pas encore fait, mais également, si vous le souhaitez,  à poursuivre le dialogue avec les auteurs via Facebook ou Instagram

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Impact – Olivier Norek

Impact – Olivier Norek – Éditions Michel Lafon

Le sixième roman de Olivier Norek est un uppercut.

L’histoire démarre dans un pays dévasté par l’or noir, dans les pas d’un homme, Virgil Solal. Deux ans plus tard, le PDG de Total est enlevé, séquestré, selon une méthode inédite. La demande de rançon l’est tout autant. Une chasse à l’homme démarre. Le lien entre le ravisseur et les enquêteurs : une application de rencontres. Nathan Modis, le commandant de police et Diane Meyer, psychocriminologue, ne se connaissent pas. Ils vont collaborer, s’aider. Leur hiérarchie est au bord de la crise de nerf, face à cette nouvelle forme de criminalité. Car Virgil Solal est certes un criminel, mais aussi un homme meurtri depuis la mort de sa fille deux ans plus tôt. Comment arrêter un homme qui a rallié à sa cause des millions de gens à travers le monde ? Comment stopper un terroriste qui menace un ordre économique établi depuis des années ?

Avec deux enquêteurs attachants, un homme blessé qui devient un criminel, ainsi qu’une argumentation digne d’un maître du barreau, Olivier Norek signe un roman qui bouleverse, bouscule et glace. Impact est sombre et solaire à la fois. Impact parle d’économie, d’écologie, de politique, de courage, et de tant d’autres choses, que vous ne le lâcherez pas avant la dernière page !

Extrait :

« – Il est inquiétant de constater la gêne de cette cour lorsque l’on prétend attaquer l’État. Pourtant, il me semble qu’un patron n’aurait pas tant de scrupules face à son employé. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Les ministres et nos présidents, ceux d’hier, d’aujourd’hui et de demain, sont sans offense aucune, de simples employés. En l’élisant, nous engageons le chef de l’État, mais aussi son équipe. Nous payons leurs salaires confortables, leurs voitures, leurs chauffeurs, leurs agents de sécurité, leurs téléphones, leurs ordinateurs, leurs déplacements, leurs avions, leurs locaux professionnels, leurs secrétaires, leurs attachés, leurs repas, leurs défraiements, et j’en passe autant qu’il en reste. Nous leur avons donné le pouvoir et les moyens de nous représenter et de nous protéger, ils en ont accepté la responsabilité, et cette responsabilité est la base même de leur devoir. Pendant longtemps nous avons cru que tous nos problèmes pouvaient être résolus par un gouvernement. Nous ne regardions pas, nous faisions confiance, comme des enfants s’endorment à l’arrière de la voiture de leurs parents, bercés par la certitude d’être en sécurité, même à tombeau ouvert. Mais aujourd’hui, nous sommes réveillés, éveillés, nous les regardons et nous nous posons cette question : face au plus grand danger de l’histoire de l’humanité, sont-ils à la hauteur ? »

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Lexi Smart a la mémoire qui flanche – Sophie Kinsella

Quel plaisir de plonger dans une lecture légère et pétillante, entre deux romans de la Rentrée littéraire ! J’avais pourtant abandonné la série « L’accro du shopping » il y a quelques années…

Jolies retrouvailles avec le style de Sophie Kinsella. Lexi Smart est une jeune femme qui se réveille un matin avec un mari « de rêve », un travail « de rêve », le tout -évidemment- accompagné d’un dressing et d’un appartement « amazing » ! Le problème ? Lexi Smart a oublié les trois dernières années ! Qui est-elle vraiment ? Une jeune femme arriviste, tout droit sortie d’un catalogue de mode ? Ou bien est-elle toujours cette Lexi la loseuse à la chevelure indomptable, fiancée à Dave le Loser, adepte des soirées entre copines ? D’ailleurs, où sont-elle passées, ses copines ? Lexi Smart se lance alors dans une enquête sur elle-même…

Envie de légèreté, d’une lecture pétillante ? Je ne peux que vous conseiller le roman de Sophie Kinsella « Lexi Smart a la mémoire qui flanche » ! Un roman qui tient toutes ses promesses !

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A la poursuite d’Agatha Christie – Anne Martinetti

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À la poursuite d’Agatha Christie – Anne Martinetti – Hugo Image

 

« À la poursuite d’Agatha Christie » de Anne Martinetti, est un vrai régal ! Du Royaume-Uni à Hollywood, en passant par le Moyen-Orient, l’auteure offre aux féru(e)s de la Reine du Crime, un formidable voyage au cœur d’archives savamment disposées. 

Soixante six romans, deux mariages et un pseudonyme ; mais qui était vraiment Agatha Christie ? Une enfant docile ? Une épouse bafouée ? Une femme éprise de liberté ? De la jeune Agatha Miller née à Torquay  à Madame Christie anéantie par l’infidélité de son mari -elle défraya la chronique en disparaissant quelques jours en décembre 1926- C’est un véritable album de famille que le lecteur consulte, un moment littéraire emprunt de charme britannique.

Ce vrai-faux carnet de voyage montre également le sens aiguisé de l’observation de l’écrivaine anglaise, car la romancière la plus vendue au monde puisait son inspiration dans ses voyages, son vécue, ses rencontres. Un ouvrage qui donne envie de (re)plonger dans son œuvre !

 Un livre à offrir ou à s’offrir !

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Mangoustan – Rocco Giudice

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Mangoustan – Rocco Giudice – Pocket 

Mélania est la femme du Président des Etats-Unis.

Laure vient d’être plaquée par son mari, après trente-cinq ans de mariage.

Irina est une femme-trophée.

L’une est en apparence froide, la seconde inspire de la compassion, la troisième est irritante, et pourtant…

Mangoustan un super-typhon s’apprête à balayer Hong Kong,

Chacune de ces femmes est le fruit d’une éducation, de rêves enfouis, d’envies refoulées. Chacune a choisi un chemin pour échapper à quelquechose, pour s’élever. Entre réel et fiction, humour et tendresse, la plume de Rocco Giudice ôte les carapaces féminines, jusqu’à la tempête intérieure, dévastatrice (ou reconstructrice).

De Tel-Aviv à Washington, de Genève à Hong Kong en passant par Bali, l’auteur nous emporte dans des destins féminins au rythme de sa plume percutante et de son sens de l’observation

Au final, un immense coup de cœur pour ce court voyage !

Si comme moi, vous aviez manqué la sortie brochée, ne passez pas à côté de cette pépite  littéraire dans son format poche !

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Victor Kessler n’a pas tout dit – Cathy Bonidan

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Victor Kessler n’a pas tout dit – Cathy Bonidan – Éditions de la Martinière

« Victor Kessler n’a pas tout dit » est un roman à deux voix. Celle de Bertille,  une femme brisée, réfugiée à Paris. Celle de Victor, un coupable idéal quarante cinq ans plus tôt, le 17 novembre 1973, lorsque le corps d’une enfant de dix ans est retrouvé dans un lac près de Saintes-Fosses.

Tout commence dans un centre commercial. Un vieil homme s’écroule devant Bertille. Dans la panique, celle-ci récupère le cabas du vieil homme. À l’intérieur, des pages rédigées par un certain Victor Kessler aiguise sa curiosité.

De cette rencontre entre deux solitudes naît une volonté, celle de remonter le temps, voire d’aller sur place, afin de découvrir la vérité. Chacun est persuadé que tout n’a pas été dit, que des secrets se cachent encore au cœur des terres vosgiennes de leur enfance. Aidée, poussée par Victor, Bertille retourne dans les Vosges. En menant l’enquête sur le meurtre de Simon Dulac, elle va retrouver ce qu’elle avait fuit : sa propre histoire, celle d’une adolescence détruite par un mystère familial.

Cathy Bonidan signe un roman puissant, saisissant, que je vous recommande chaudement ! Un roman à suspense parfait pour  les soirées d’automne à venir !

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La fièvre – Sébastien Spitzer

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La fièvre – Sébastien Spitzer – Albin Michel

Attention, Pépite !

Memphis, juillet 1878. Cook. Keathing. T. Brown. Trois noms emportés dans la tourmente…

Anne Cook dirige une luxueuse maison close, elle est habituée à recevoir tous les hommes de Memphis dans son établissement. Keathing, est un dirigeant de presse perdu dans ses problèmes personnels, il va provoquer la panique en rédigeant un article sur la situation sanitaire.   Raphaël T. Brown, est un ancien esclave, la haine raciale lui interdit de vivre libre dans sa ville. Ces trois personnages vont devenir les piliers d’une ville désertée par la panique des uns, et la lâcheté des autres. Parmi les visages croisées, comment ne pas évoquer celui de la jeune Emmy, une petite fille en quête d’un père dont elle attend le retour avec impatience…

Inspirée d’une histoire vraie, Sébastien Spitzer conte ici  une période ressemblant étrangement à notre vingt et une siècle. Un virus décime des milliers de personnes, un racisme ordinaire montre son vrai visage.

Des premières pages glaçantes, jusqu’à la note de l’auteur concernant la genèse de ce roman, Sébastien Spitzer capte l’attention de son lecteur.

« La fièvre » est une pépite que je vous invite à lire sans tarder, si cela n’est pas déjà fait !

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On ne touche pas – Ketty Rouf

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Ketty Rouf – On ne touche pas – Albin Michel

Joséphine est professeure de philosophie dans un lycée de Drancy. Son quotidien est fait de classes indisciplinées, de perturbateurs,  de supérieurs hiérarchiques qui ferment les yeux sur les violences quotidiennes. Seul son collègue Martin a grâce à ses yeux…

La nuit, Joséphine, drapée d’une robe et de lingerie suggestives, se farde de paillettes, se déhanche sur des talons vertigineux au son d’une musique ensorcelante. Elle frôle les hommes,  attise leur désir,  dans la chaleur d’un salon privée d’un club de strip tease des Champs-Elysées. Pendant une nuit entière, Joséphine devient Rose Lee, trouvant ainsi une raison d’exister entre deux paquets de copie à corriger.

Avec « On ne touche pas », Ketty Rouf dessine le portrait d’une femme perdue, tant ses rêves ont été piétinés. Sa vie qui bascule, le jour où elle s’offre son premier cours d’effeuillage. Autour de cette héroïne, il y a toutes ces filles de la nuit, ainsi que Hadrien, qui apporte une note d’espoir dans la vie de Joséphine…

L’histoire de Joséphine/Rose Lee est atypique, les personnages qu’elle côtoie aussi attachants qu’elle.

Au final, « On ne touche pas » est une premier roman envoûtant.

Ketty Rouf est une plume à suivre.

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Et la vie reprit son cours – Catherine Bardon

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Et la vie reprit son cours – Catherine Bardon – Les Escales 

Depuis « Les Déracinés », Catherine Bardon nous entraîne dans une fresque romanesque dès plus captivante. Après « l’Américaine« , « Et la vie reprit son cours » est un troisième opus envoûtant, foisonnant, à ne pas manquer !

Laissant derrière elle ses années américaines, c’est avec Gaya, sa fille, que Ruth Rosenheck revient sur la terre dominicaine. Elle a choisi de s’installer définitivement au cœur des Caraïbes. Dès les premières pages, l’attachement de Ruth pour cette terre qui a accueilli ses parents est visible, elle fait corps avec elle.

« Et la vie reprit son cours » couvre douze années, de 1967 à 1979. Le lecteur est emporté dans un tourbillon, celui de l’histoire d’amour entre Ruth et Domingo -le frère d’Arturo- celui de l’amitié indéfectible entre Ruth et Lizzie, ainsi que la présence toujours tendre, protectrice, d’Almah. Une Almah que ses enfants vont découvrir sous un nouveau jour… C’est à travers les soubresauts du monde, des liens qui se font et se défont, mais aussi avec l’arrivée du tourisme à Sosùa que la romancière tisse  le destin de Ruth, et lorsque la dernière page est tournée, le lecteur ne peut qu’éprouver un léger pincement au coeur…

Bref, un roman à glisser dans votre valise, en cet été 2020 !

© Un Livre après l’autre