DANS L’UNIVERS… D’ELI ANDERSON !

OP3 couverture
Parce qu’il y a des univers qui interpellent, et dans lesquels on se sent bien dès le début de la lecture, et qu’arrivée à la fin du livre, cette impression est confirmée…j’ai souhaité en connaître d’avantage sur l’univers d’Eli Anderson*, le papa d’Oscar Pill, (saga publiée aux Editions Albin Michel Jeunesse dont le tome 3, Le Secret des Eternels sort le Mercredi 27 Octobre) qui a accepté spontanément de répondre à quelques questions…Oui, bon, au départ je n’en avais prévu que 5 ;)… Je vous laisse donc découvrir les réponses d’un auteur sincère, généreux et…indulgent devant le nombre de questions !  

Ma librairie virtuelle: Comment et pourquoi le médecin que vous étiez est-il devenu écrivain ?

Eli Anderson : je ne crois pas que ce soit incompatible, ou que la rupture soit brutale entre les deux voies. La médecine me passionnait, mais elle était très codifiée ; c’est dur, quand on est aussi un rêveur. J’ai décidé d’écrire le jour où j’ai voulu explorer le corps sous un autre angle que la science.

 

Mlv: Comment de l’écriture de thrillers en êtes-vous arrivé à écrire un roman jeunesse ?

E. A.: Le médecin et le policier sont assez proches, au fond : ils mènent tous les deux une enquête sur le même mode. Le thriller a été ma première façon d’aller sur des chemins de traverse, d’explorer des territoires qu’on ne m’avait jamais enseignés à la faculté pour la bonne raison qu’on ne les connaît pas bien : le sommeil, le secret de la personnalité, des émotions… Mais il y a une chose que le monde du roman adulte ne me permettait pas : donner forme à mes rêves d’enfance. J’étais (et le suis toujours !!) convaincu que le corps était fait d’univers fascinants, avec des décors à couper le souffle, des peuples magiques, des éléments déchainés, et la médecine et le thriller ne me l’offraient pas ; je suis allé le chercher dans le roman jeunesse, avec un plaisir extraordinaire.

 

Mlv: Depuis combien de temps le projet « Oscar Pill » existe-t-il ? et qu’est-ce qui vous a donné envie de l’écrire ?

E. A.: Oscar est né dans ma tête il y a treize ans, lorsque j’ai commencé à soigner des ados qui ne me semblaient pas toujours à l’aise dans leurs baskets… et dans leur corps, surtout ! ils avaient des tonnes de questions à me poser sur ce corps, surtout le corps qui change à l’adolescence, les mystères de la sexualité, des émotions, bref, toutes les questions qu’on n’ose pas poser pas à la maison… Oscar est né de cela. Offrir un univers fait d’aventure, de magie et d’amour, pour se sentir bien dans un corps décomplexé, réinventé.

 

Mlv: Avez-vous attendu longtemps avant de le proposer à un éditeur ?

E. A. : Une éternité ! en fait, j’ai surtout attendu pour l’écrire. Je l’ai laissé grandir, mûrir, et un jour, il m’a semblé urgent, impérieux de le faire vivre. C’était en 2008. J’ai alors tout arrêté, comme si tout devenait accessoire par rapport à ce projet, et je me suis vraiment lancé à corps perdu ( ! ) dans ce projet.

 

Mlv: Ce projet, s’il existait de longue date (avant la parution des thrillers), est-il un aboutissement pour l’auteur que vous êtes, et les deux auteurs vont-ils continuer à coexister en se cédant régulièrement la place afin que chacun puisse travailler ?

E. A.: Je n’ai jamais écrit de livre en attendant de pouvoir en écrire un autre ; j’ai toujours beaucoup de plaisir à écrire dans les deux genres, et je n’ai pas du tout l’intention de renoncer à l’un ou l’autre, bien au contraire. Tant que mes lectrices et lecteurs me feront l’honneur de me lire, je continuerai à me faire plaisir. Il est vrai que je suis devenu un peu schizo, et selon les moments et les circonstances, c’est un auteur qui prend le dessus sur l’autre, mais pas de problème, tout le monde cohabite bien dans ma p’tite tête ! 😉

 

Mlv: Dans une interview au site Polars Pourpres, Thierry Serfaty dit qu’il a toujours 5 ou 6 romans d’avance en tête, et vous ? Pensez-vous à l’après Oscar Pill, y a-t-il déjà un autre projet jeunesse ?

E. A.: C’est mon grand drame : j’aimerais tellement écrire vite et bien, pour pouvoir me lancer dans tout ce qui mijote en moi, mais voilà, j’ai compris depuis bien longtemps que ce n’est pas parce qu’on a l’immense chance de faire ce qu’on aime qu’il n’est pas nécessaire de beaucoup travailler et de prendre son temps pour bien faire. Et puis, prendre son temps et faire de son mieux, on le doit à ses lectrices et ses lecteurs, donc je me fais une raison et je note mes projets au fur et à mesure qu’ils me viennent… et les abandonne parfois en route. Et oui, il y a deux projets après Oscar, mais pour l’instant, je suis tout à lui !

 

Mlv: Pourquoi le prénom Oscar ? et d’où vient le nom Pill ?

E. A.: Oscar ? je ne sais pas, c’est un peu comme ça, avec les prénoms et les noms de mes héros : ils me viennent, au hasard d’une rencontre, d’une lecture, d’un souvenir qui émerge, même flou. Il faut que cela résonne bien en moi, par rapport à l’idée que je me suis faite de mon héros ; je me répète le nom et si ça « colle », eh bien c’est adopté !

 

Mlv: Est-ce qu’Oscar c’est le petit garçon que vous rêviez d’être à 12 ans ?

E. A.: Mieux : Oscar est même le médecin que j’aurais voulu être à 30 ans, je crois ! Aller là où personne ne va, un explorateur avec de fabuleux pouvoirs…

 

Mlv: Ou vous êtes-vous inspiré de vous enfant, pour imaginer Oscar Pill ?

E. A.: Non, je ne me suis pas inspiré de ma vie ; d’ailleurs, je n’identifie jamais clairement mes sources d’inspiration. Je crois qu’on est des éponges imbibées de tout ce qui nous entoure, et qu’on puise progressivement dans les choses qui font écho en nous.

 

Mlv: Toute l’histoire est-elle écrite jusqu’au tome 5 ou simplement le canevas ?

E. A.: J’entame bientôt le tome 4 en détail, qui sera d’ailleurs travaillé avec le tome 5, en continuité, parce qu’ils sont étroitement liés. Cela dit, un canevas des cinq tomes était tracé dès le début, jusqu’au dénouement, parce que j’en ai besoin pour savoir où je vais, pour qu’il y ait une cohérence globale et que certains éléments, même anodins, des premiers tomes puissent prendre un tout autre sens à la lumière des suivants.

 

Mlv: Vous avez une imagination débordante ! Faites-vous des plans, des dessins des différents univers, des peuples…etc

E. A.: je suis un OBSESSIONNEL des plans, que j’écris et réécris mille fois avant de les mettre sous feuillets plastifiés, puis je les suis religieusement. J’en ai terriblement besoin, pour la cohérence d’abord, une fois de plus, mais aussi pour ne plus être parasité par la structure du roman et pouvoir me concentrer sur l’écriture et les émotions.

 

Mlv: J’ai complètement craqué, comme beaucoup de lecteurs (trices) devant la bibliothèque de Cumides Circle, comment l’avez-vous imaginée ? Vous êtes-vous inspiré d’une demeure en particulier et où se trouve t-elle… ?

E. A.: La bibliothèque de Cumides Circle existe à l’identique… dans ma tête, et depuis tout petit ! j’ai toujours eu un rapport intense et très « animé » avec les livres, et tout m’est alors venu très naturellement.

 

Mlv: Même question pour Cumides Circle ? Vous êtes-vous inspiré d’un lieu précis ?

E. A.: Cumides Circle est un patchwork de demeures new-yorkaises début 20ème , avec un côté Art déco ; je voulais en tout cas sortir du cliché « manoir »…

 

Mlv: Pourquoi avoir choisi une ville, et un environnement anglo-saxon ?

E. A.: Parce qu’il me semble que là-bas, tout est possible (le pire aussi, d’ailleurs…). Et puis je rêvais d’un environnement hétéroclite et coloré, comme Babylon Heights, le quartier où vit Oscar et les siens, et l’Amérique en est l’incarnation, pour moi

 

Mlv: Dans le tome 1 les thèmes abordés étaient La différence, la perte d’un parent, dans le tome 2, il y avait celui du travail du deuil, de la maladie (père d’Alistair) et de la prévention (Leonid fume et boit). Dans ce tome 3, Oscar va aller dans l’univers d’Embrye, que va lui réserver ce voyage ? Et quels thèmes seront abordés ?

E. A.: Mais Valérie vous voulez que je tue le suspense !! Ce que je peux vous dire, c’est que tout le monde a grandi, mûri, et qu’il s’agit d’un tournant essentiel de la saga, parce que des changements se produisent à l’extérieur, mais aussi dans les univers intérieurs… Un bouleversement majeur intervient dans la vie d’ado d’Oscar : pour la première fois, il est vraiment amoureux, et va devoir faire des choix terribles, parce qu’il est condamné à être un héros. Il va aussi découvrir un Univers d’autant plus passionnant qu’il fait écho à des mutations d’un ado de 14 ans ; Embrye est l’univers de la sexualité et de la reproduction. Enfin, Oscar le Médicus va devoir affronter les Pathologus qui se battent maintenant à découvert, au grand jour. Et puis… c’est tout, parce que sinon, je vais finir par révéler trop de choses !

 

Mlv: Le rôle de Violette, même si elle n’est pas une Médicus, va-t-il prendre de l’importance dans les tomes suivants ?

E. A.: Ah, ceux qui aiment Violette – et si j’ai bien compris, peu ne l’aiment pas – vont être servis, dans ce tome 3 puis dans les suivants. Elle a grandi sans perdre son extravagance et sa poésie, finalement, et devient un personnage capital. Mais non, je n’en dis pas plus, n’insistez pas…

 

Mlv: Oscar Pill, est-ce un moyen de parler (tout en dédramatisant) de la maladie aux enfants ? Est-ce un moyen d’expliquer que le corps humain est une machine qui peut avoir des défaillances, quelquefois.

E. A.: Oscar est là avant tout pour prendre la main des jeunes et des plus grands, et pour les emmener dans un corps comme on ne l’a jamais vu et y vivre des aventures palpitantes, amour, amitié, trahison, dans un contexte féérique. Bref, réinventer un corps qui n’est pas tout puissant, certes, mais qui ne fait plus peur, et qui fait rêver, dans lequel on se sent bien, enfin.

 

Mlv: En ces temps où chaque épopée littéraire (Harry Potter, Twilight …) arrive sur grand écran avec une qualité inégale, parfois, et son lot de produits dérivés, avez-vous également ce projet pour les aventures d’Oscar Pill ? Avez-vous déjà été contacté ?

E. A.: Je sais que le monde (LES mondeS !) d’Oscar est (sont) très visuel(s), même cinématographique(s), et on envisage une transposition à l’écran, mais cela demanderait beaucoup, beaucoup de moyens… Il n’y a donc rien de concret pour l’instant, mais bien sûr, si le projet prenait forme, nous fêterions cela ! Vous avez raison : la qualité des adaptations est inégale, mais il faut accepter le jeu ; les réalisateurs et les scénaristes doivent s’approprier une œuvre pour en faire leur propre création qui vit indépendamment des livres qui l’ont inspirée. Si c’est aussi plaisant que le livre, tant mieux, si c’est moins bien, ça ne déprécie en rien l’œuvre littéraire initiale ; ce ne sera qu’un mauvais film.

 

Mlv: Pouvez-vous nous décrire une journée de travail ?

E. A.: Une journée de travail ? depuis le début de l’écriture d’Oscar, ça se résume à écrire, écrire, écrire…

Et en détail, ça donne ça : je me réveille vers 7H30 (sauf si je me suis laissé emporter par l’écriture la veille au soir et que je me suis couché à « pas d’heure »), douche incontournable pour me réveiller et copieux petit déjeuner (ça, personne ne peut me l’enlever), séance de jeu avec mon assistante Violette, décidément plus portée sur les bouts de ficelle ou souris en peluche que sur le boulot, puis écriture jusqu’à 13 h. Ensuite, sport, déjeuner rapide et remise au travail jusqu’à 19h ou 20h, parfois plus. Mais rien de figé, en fait, et les étapes de l’écriture peuvent tout chambouler, selon qu’il s’agit de l’écriture pure, de la relecture, de la correction, etc. J’ai souvent des crises de travail nocturne, qui peuvent me maintenir éveillé jusqu’à 6 h du matin, et qui bouleversent un peu le programme.

 

Mlv: Que fait Eli Anderson lorsqu’il n’écrit pas ? Quel lecteur est-il ?

E. A.: Lorsque je n’écris pas, je lis (beaucoup), je nage (j’adore), je cuisine (j’aime, mes invités aiment moins…), je fais du ménage (mon activité préférée, sans concurrence possible), je vois des amis et ma famille – qui compte beaucoup pour moi -, j’écoute de la musique. Mes lectures ? de la littérature généraliste, j’ai besoin de ressentir des émotions ou d’être emporté. Et, bien sur, très peu de thrillers, et de rares livres jeunesse : pour ne pas avoir à comparer ! Enfin pour me détendre et piocher de bonnes idées lecture, je file sur un blog formidable, animé par une fille formidable : Ma librairie virtuelle. Vous connaissez ? Non ? Je vous le recommande…

 

Voilà, j’espère que comme moi, vous aurez apprécié ce moment privilégié, passé en compagnie d’un homme attachant, que je remercie à nouveau pour le temps qu’il a consacré à ce questionnaire, et pour m’avoir permis de réaliser ma première interview…

*Eli Anderson signe sous son vrai nom : Thierry Serfaty, des thrillers et avant d’écrire, il était médecin.

Le Slog D’Eli Anderson

Le site consacré à Oscar Pill

Billet sur Oscar Pill Tome 1 La révélation des Médicus

Billet sur Oscar Pill Tome 2 Les Deux Royaumes

 

Le blog de Thierry Serfaty

*Agônia, l’avant-dernier tome du cycle de la pyramide mentale est sorti aux éditions J’ai Lu le 1er septembre dernier.

 

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 18 octobre 2010

© Les Chroniques de Mlv 12 Novembre 2012

© Un livre après l’autre

Le secret des éternels – Eli Anderson

OP3 couverture

L’histoire : Oscar grandit et tombe amoureux alors qu’un nouveau grand voyage l’attend, celui dans l’Univers d’Embrye, et qu’une mission de la plus haute importance lui a été confiée…Des rues de Babylon Heights à Paris, où La Tour Eiffel et le splendide Musée du Louvre attendent notre héros et ses amis, voici un nouveau voyage toujours aussi captivant et encore plus émouvant dans l’univers des Médicus…

 

Cher Oscar,

Depuis le début de ma lecture, je me suis demandée comment j’allais pouvoir partager -car déjà je savais que ta troisième aventure m’enchantait- toutes ces émotions survenues dès le début de ma lecture…et qui ne m’ont pas quittées pendant les 606 pages de ce troisième voyage, qui se révèle émotionnellement très intense aussi bien pour toi que pour nous. Puis, l’idée m’est venue de t’écrire cette lettre, commencée alors que je n’étais arrivée qu’à la page 80…

Comment donner envie à tout ceux qui ne te connaissent pas encore de lire tes fabuleux voyages intérieurs ?…Comment décrire les émotions que me procurent la lecture de tes aventures ?…Oui, je le reconnais, si je suis venue vers toi lors de ta première aventure, c’est grâce à la lecture de deux billets ici et là et je dois te l’avouer, aussi parce qu’on te comparait au petit sorcier anglais, mais si ! tu sais… un certain Harry…Potter, je crois … Mais je n’aime pas les comparaisons… alors je te dirai simplement que pour moi votre ressemblance s’arrête au fait que vous soyez deux petits garçons. J’ai bien sûr craqué devant ta frimousse dès les premières lignes de ton voyage en Hepatolia, et ton deuxième voyage dans l’Univers des Deux Royaumes a confirmé mon engouement pour ton Monde et tes aventures. Aujourd’hui, alors que tu découvres Embrye, je constate que tu as bien grandi, et acceptes, comme tu le peux, certains choix d’adultes, notamment celui de ta maman envers Barry… Mais tu t’affirmes également, alors bien sûr, tu fais des erreurs -mais crois-moi, les adultes en font aussi- même malgré eux quelquefois… Je te dirai simplement que chaque décision prise avec le coeur peut se réveler douloureuse, parfois, mais garde espoir, cela peut aussi t’amener vers de belles surprises, comme seule la vie peut en réserver, de temps en temps …

Je te rends donc à ton papa de plume, toujours aussi créatif, qui nous a donné un véritable joyau de tendresse et d’émotion à travers ce troisième opus, en nous montrant un Univers, où les paysages et les noms associés à ce que tu découvres ont des sonorités joyeuses et des couleurs époustouflantes. J’attends déjà ton prochain voyage avec impatience, mais pour l’instant, je sais qu’il te faut te reposer et te remettre des nombreuses péripéties survenues pendant ce voyage dans l’Univers d’Embrye…ainsi que trouver la force d’attendre que les portes de Cumides Circle s’ouvrent… car elles s’ouvriront à nouveau, c’est certain !

Permets-moi de terminer cette lettre en t’embrassant, comme une grande sœur (oui 😉 je sais…inutile de me rappeler que j’ai aussi l’âge d’être ta mère 😉

A très bientôt…

Valérie 🙂

NB : Transmets le bonjour à Violette, Valentine, Lawrence, Barth, Ayden et Jeremy. Enfin, sois patient (…et c’est moi qui te dit cela…), j’espère, comme toi et Violette, que ta maman va finir par regarder Alistair. Quant à Louise…laisse faire le temps…

 

Le site Oscar Pill

Le Slog d’Eli Anderson

Extrait page 25 :

« ….

– Pas de problème, estima Jeremy. Je suis parfait, depuis ma naissance. Alors la dernière année, vous pensez, j’ai été au sommet de mon talent ! « 

Extrait page 168 :

« …

– Les balais-brosses, c’est fait pour balayer les déchets, dit-il avec un regard furieux. »

Extrait page 212 :

« …

– Barth, on peut admirer quelqu’un pour ce qu’il fait, et aimer un autre pour ce qu’il est. »

Extrait page 561 :

« …

– Comment on peut dire des choses qu’on ne pense pas ? demanda la jeune fille, désemparée. Il m’arrive de ne pas dire les choses que je pense, et c’est déjà si dur, parfois… »

Extrait page 568 :

« …

– Pourquoi tu pleures ?

– C’est juste un petit reste de tout à l’heure dans un coin de mes yeux. Comme ça, si tu m’embrasses comme les gens qui s’aiment, il ne me restera plus que du bonheur. »

 

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 15 Novembre 2010

© Les Chroniques de Mlv 13 Novembre 2012

© Un livre après l’autre

L’amour comme par hasard – Eva Rice

L'amour comme par hasard Eva Rice - Flammarion

Je viens de passer un  moment de lecture si délicieux avec ce livre (Roman dont le libraire Gérard Collard avait vanté les mérites il y a quelques mois dans l’émission les coups de cœur des libraires).

L’histoire : Pénélope est une jeune  fille de bonne famille dans l’Angleterre des années cinquante. Elle vit avec sa mère (jeune et belle-précision importante- qui reste dans le souvenir de son mari disparu trop tôt, la laissant seule avec ses deux enfants) ainsi que son frère qui rêve de devenir un grand chanteur. Sa vie bascule lorsqu’elle décide de prendre le bus, un jour de novembre 1954… Sa rencontre avec Charlotte va bousculer sa vie, et nos deux héroïnes vont entraîner le(la) lecteur(trice) dans le tourbillon de leurs aventures : dans l’Angleterre  des années 1954-1955, de la campagne anglaise aux dîners mondains, en passant par Le « PALLADIUM », en rencontrant l’amitié, l’amour… Le tout avec comme toile de fond, une demeure historique digne de celle de Scarlett. Je vous recommande vivement ce livre ! Et maintenant… Je crois que je vais me procurer un cd d’Elvis et de Johnnie RAY 🙂© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 7 octobre 2010

© Les Chroniques de Mlv 29-12-2013

© Un livre après l’autre

Agônia – Thierry Serfaty

Agônia - TS

 

L’histoire : Après les épreuves traversées par le couple d’enquêteurs, Erick est resté dans le Sud de la France, Laura, elle, est revenue sur Paris, en plein questionnement sur sa vie avec Erick. A peine arrivée, elle est confrontée à un nouveau drame : le Maître semble être de retour…celui-ci s’est pourtant bien donné la mort quelques jours plus tôt…

Troisième partie et on peut le dire, suite directe de Peur, car dès le début on poursuit la course qui a démarré avec la lecture du deuxième tome et j’ai ressenti tout de suite une angoisse. Cette fois-ci, l’auteur se penche sur une nouvelle facette de la pyramide mentale : la douleur. Rappelez-vous : La Nuit interdite était consacrée au sommeil, la suite à la Peur et le dernier le sera au désir. Sombre, très sombre, ce nouveau tome des aventures d’Erick et Laura Flamand et de leur équipe, tout cela commence avec une vidéo montrant une personne se faisant ensevelir volontairement…le cauchemar recommence donc, pour Laura tout d’abord, rentrée précipitamment de Provence, laissant Erick chez Eva et Laurent. Le Maître est pourtant mort…le couple d’enquêteurs l’a bien vu baigner dans son sang…Mais hélas, celui-ci avait tout prévu, et sa relève se montre encore plus sadique et diabolique sous les traits d’un adolescent, véritable force de la nature, n’hésitant pas à exprimer sa violence sous n’importe quelle forme, puisqu’il possède un sérieux atout : il connaît le point faible d’Erick. Thierry Serfaty nous en dit plus sur le passé de ses personnages, et en dessinant le portrait de chacun, il laisse tomber les masques, et ça fait mal, très mal même, comme pour Loni, enfant martyrisé (alors qu’il n’était pas né) par la violence dont sa mère a été victime ; Anna, quant à elle, est fragilisée par un événement

dramatique, survenu alors que ses parents lui faisaient endosser un rôle trop lourd pour elle, quant à Léa, elle est toujours là, et se révèle une petite fille très mature et pleine de ressource grâce à sa relation particulière avec son tonton Erick (je ne vous parlerai pas de la fin bouleversante du livre). Marlène, nouveau personnage dans Peur, tient un rôle clé dans cette histoire en veillant sur tous les enfants de cet institut, et son petit coup de cœur pour Erick la rend fort sympathique, on s’imagine, d’ailleurs, qu’elle aurait d’avantage de chance de se faire tuer par Laura que par le Maître…bon, là je m’égare…Au final, un livre beaucoup plus angoissant, c’est clair, mais qui appelle le quatrième car des questions restent en suspens, notamment concernant le passé d’Erick…On quitte tous ces personnages autour d’une bonne table, (Eva est visiblement la reine de la paella), table à laquelle on aimerait être présent, en toute discrétion, afin de pouvoir partager avec eux le dénouement de cette aventure oppressante.

Une idée très originale également, au détour d’un chapitre, l’entrée en scène d’un personnage d’un autre roman de Thierry Serfaty. Ainsi que l’ébauche d’un début d’histoire d’amour entre deux autres enquêteurs de l’équipe du couple Flamand…

Même si la violence s’accroît, je reste dans l’attente de la suite, pour quand ? je ne sais pas, mais une chose est sûre, je retrouverai avec plaisir Marina, Laura, Erick et tous ces personnages attachants que l’auteur sait peindre avec tellement de talent, qu’on a l’impression de dire au revoir à des amis…

Et puis, je ne peux pas finir ce billet sans vous dire que j’ai une irrésistible envie de sushi. Vous voulez savoir pourquoi ? lisez ce roman ainsi que les deux précédents 😉 …et je partirais bien me balader vers la Montagne Sainte-Victoire, mais bon…pour le retour, je pense qu’il faudrait m’envoyer les secours parce que question orientation, je ne suis pas très douée .

 

Quelques extraits :

« – J’ai gardé une telle mémoire tactile des livres qu’en les touchant, il m’arrive d’éprouver à nouveau les émotions de la lecture. »

« – On est comme on est, c’est ce que tu m’as toujours dit. Faut juste l’accepter et tout se passe bien, … »

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 20 septembre 2010

© Les Chroniques de Mlv Décembre 2012

© Un livre après l’autre

Peur – Thierry Serfaty

Peur - TS

L’histoire : Un jeune homme se fait dévorer par des fauves dans un Zoo, une femme se jette du haut d’une tour de la Défense…tout cela sous l’œil d’un photographe venu shooter le spectacle. Erick et Laura Flamand, vont devoir mener une enquête dès plus trépidante au cœur du monde des phobiques, tout en essayant de concilier leur vie de couple !

 

Montagne Sainte-Victoire-Provence

À la fin de ma lecture de La Nuit Interdite, c’était une évidence que j’allais me précipiter sur la suite de la série consacrée à la pyramide mentale. C’est donc à la peur, sous toutes ses formes, ainsi qu’à ses conséquences sur l’être humain, que le lecteur va être confronté dans ce deuxième opus des aventures du commissaire Flamand et de son équipe. Bon, j’avoue, j’ai été déstabilisée dès les premières pages par la violence, mais en même temps, un crime perpétré dans un Zoo par des fauves, évidemment cela fait des dégâts…et puis, cela m’apprendra à commencer un thriller à 2h30 du matin… rassurez-vous, cela ne m’a pas empêchée de poursuivre ma lecture quelques heures plus tard, car le rythme soutenu et les nombreuses questions que je commençais à me poser, ne pouvaient qu’éveiller ma curiosité quant à ces « suicides » mystérieux, et je savais que l’histoire allait tenir toutes ses promesses, c’était une évidence. Donc, revenons à ce deuxième livre qui fait partie du cycle de la pyramide mentale. Je vous rappelle, pour ceux qui n’étaient pas présents lors de l’épisode précédent, que le premier tome était consacré au sommeil, celui-ci l’est à la peur, le troisième à la douleur et le dernier au désir. D’abord, je suis super contente car dans ce livre on retrouve certains personnages de La Nuit interdite, et pas des moindres ! je m’étais attachée à tous, bien sûr, mais surtout à deux personnages, laissés à la fin du livre dans la peine et la douleur, mais qui 7 ans plus tard, on construit une famille autour de Léa, petite fille fragile dont la vie a déjà été brisée. Donc, un de mes voeux s’est réalisé, j’adore les histoires d’amour même si celle-ci est assez compliquée, tout comme celle qui se construit entre Erick (le torturé) et Laura (la volcanique). On en apprend d’ailleurs un peu plus sur le parcours de chacun, ce qui peut donner quelques inquiétudes supplémentaires pour leur futur. L’intrigue, quant à elle, est une fois de plus très prenante, puisqu’après avoir bien installé le décor, l’auteur fait prendre à l’histoire un rythme de plus en plus intense, faisant naviguer ses personnages entre Paris et le Sud de la France pour faire progresser l’enquête dans le domaine complexe de la peur. Ce sentiment, tout comme le sommeil dans le livre précèdent, se révèle sous la plume de Thierry Serfaty toujours aussi fascinant, surprenant et enrichissant. Avec sa palette d’écriture, il fait le grand écart, mélangeant habilement violence parfois extrême, émotion et sensualité…Ce livre réunit plusieurs histoires : d’amitié, d’amour, mais ne vous y trompez pas, vous avez bien le thème principal du thriller en fil rouge qui est plus que présent . Les éléments régulièrement apportés donnent les petits ressorts indispensables pour que le lecteur ne s’ennuie jamais . Aucun temps mort jusque dans les dernières pages, où l’auteur nous réserve un coup de théâtre magistrale… À noter également, dans ce roman, un coup de projecteur sur Marina, le troisième pilier de l’équipe, collègue attentive et amie du couple d’enquêteurs qui se trouve être une véritable mère poule, mais surtout une femme très courageuse.

Voilà donc une exploration de l’être humain passionnante.

Pour finir, je vous laisse avec ces quelques phrases (parmi tant d’autres) issues de dialogues savoureux, notées au fur et à mesure de ma lecture :

« – Normal, répondit Erick, quand une femme les impressionne, les mecs deviennent cons – ou s’en vont en courant. Ça revient au même d’ailleurs. »

« – Des phrases, mon amour. Sujet, verbe, complément. Tu peux y arriver, j’en suis certaine. »

« – Parce qu’on est à la Préfecture de police et qu’a priori on s’assoit à son bureau, sur une chaise, pas sur les genoux du commissaire ».

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 30 Août 2010

© Les Chroniques de Mlv Décembre 2012

© Un livre après l’autre

La Nuit interdite – Thierry Serfaty

La Nuit Interdite TS

L’histoire : Laurent Strelli a vécu l’horreur, il a assisté, impuissant, à l’assassinat de sa femme et de sa fille pendant son sommeil. Lui seul connaît le visage du meurtrier, mais pour pouvoir se le remémorer, et malgré l’épuisement général qui le guette, il ne doit pas s’endormir, car Erick Flamand, jeune flic tourmenté, ne dispose que de quelques heures pour mener l’enquête. Au bout de trois jours ce sera trop tard…le compte à rebours a déjà commencé…

 

Parc des Buttes-Chaumont-Paris

Alors là , étonnant, surprenant, mais tout est dit dans le titre : impossible de dormir après avoir commencé ce livre, pour moi cela se résume par deux jours de lecture intense, avec une première nuit un peu agitée mais la suivante était bien meilleure, puisque j’ai fini ce livre à 1 heure du matin…(j’adore être en vacances pour pouvoir me permettre d’aller au bout de ma lecture, et avec ce livre, je n’avais pas d’autre choix ).

 

Marseille

Des personnages torturés, une histoire sombre et violente, une écriture au scalpel (bon, d’accord…elle est facile celle-là) avec une intrigue toujours aussi captivante qui vous emmène jusqu’au dénouement final à la façon de la série 24 . Un univers loin d’être apaisant, mais une lecture passionnante, déroutante parfois, et une seule envie : continuer, et ne pas vouloir aller se coucher, pour comprendre qui se cache derrière ces meurtres si sordides, et surtout, avoir envie de suivre l’auteur dans ses découvertes toutes aussi fascinantes les unes que les autres, que cachent nos nuits. Comment le cycle du sommeil se met-il en place. Comment peut-il être perturbé. De quoi sont capables les hommes pour avoir le pouvoir sur cette partie de notre vie. Comment faire basculer quelqu’un dans la folie. De Paris à Marseille, avec un petit détour par le Brésil, Thierry Serfaty vous entraîne dans un voyage épuisant mais enrichissant, vous ne sortirez pas indemne de cette lecture qui laisse des traces plusieurs jours après la fin. Vous penserez d’une façon différente à votre sommeil réparateur, je me demande même si vous vous souviendrez de vos rêves… Avec ce premier opus, Thierry Serfaty démarre Le cycle de la pyramide mentale, après le sommeil, il explore les peurs dans le second tome, l’avant-dernier s’intitule Agônia (il sort en poche le 1er septembre prochain, je vous informe, c’est tout…)…en attendant le quatrième livre qui doit clore la série.

 

Baie de Guanabara-Brésil

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 11 Août 2010

© Les Chroniques de Mlv Decembre 2012

© Un livre après l’autre

Le cinquième patient – Thierry Serfaty

Le Cinquième patient TS

L’histoire : Le diagnostic est tombé : Robert Greene souffre d’une sclérose en plaques. Le Docteur Cartier lui propose alors d’intégrer un tout nouveau programme avec un traitement révolutionnaire. C’est le Docteur Eydan Corr, chef du service Neurologie à l’Hôpital Saint-Antoine, qui va le prendre en charge durant cette cure qui peut ralentir les effets de la maladie. Oui, mais Robert Greene n’aime pas les médecins, et Eydan va très vite le comprendre…

 

Lac Monroe

Avec une intrigue plus complexe qu’ici, l’auteur nous entraîne dans un jeu du chat et de la souris entre le soigné et le soignant. Robert Greene est un malade récalcitrant, et Eydan Corr, un docteur fort sympathique dont on suit les aventures avec plaisir durant tout le livre, (régulièrement, on a même envie de lui dire qu’il doit se méfier de… et de…, (depuis ça, j’ai tendance à me méfier des anges qui sont dans l’entourage du personnage principal, car sous la plume de Thierry Serfaty ils ont parfois tendance à se transformer en démon…). Mais l’histoire ne s’arrête pas à ces deux protagonistes, car l’auteur nous emmène au cœur des détenteurs du pouvoir médical, celui que possède non pas les médecins, mais les laboratoires, qui ont dans ce thriller droit de vie et de mort sur leurs cobayes. A ce fil rouge, vous pouvez ajouter un triangle amoureux subtil et pas vaudevillesque, un voyage à travers Montréal et sa région (je ne résiste pas à insérer deux photos du cadre dans lequel se déroule une partie du roman), ainsi que quelques touches d’humour (avec même une petite référence à un certain docteur d’une série très connue), voilà le savoir-faire de l’auteur pour que le lecteur ne lâche pas son livre.

 

Parc Mont Tremblant

Le blog de Thierry Serfaty

J’ai hâte de retrouver la plume de Thierry Serfaty pour un autre titre.

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 20 Juillet 2010

© Les Chroniques de Mlv Décembre 2012

© Un livre après l’autre

Le secret des cartographes – Sophie Marvaud

Le Secret des Cartographes - Sophie Marvaud

 

L’histoire : Cornelis Van Vliet riche négociant, a perdu toute sa fortune. Lors d’une réunion secrète, la Compagnie hollandaise des Indes orientales lui propose de prendre le commandement d’un équipage pour partir à la recherche d’une terre inconnue…

Avec le destin de Cornelis, Sophie Marvaud nous entraîne dans un véritable tourbillon d’aventures digne d’un film de cape et d’épée, et si vous voulez savoir pourquoi cet homme fait appel à un équipage très éclectique pour mener à bien son expédition, et surtout, pourquoi un moine capucin, répondant au nom de Frère Paolo se cache dans l’équipage, alors, laissez vous tenter par ce récit où Histoire et fiction se mêlent, pour donner au lecteur un très bon moment de détente littéraire, car la plume de l’auteur est vive, et vous ne pourrez que vous passionner pour l’histoire de Frère Paolo qui cache un secret douloureux et tente d’échapper à la folie des hommes…

Une très jolie surprise littéraire dont les tomes suivants sont notés sur ma LAL bien sûr, car je souhaite connaître la suite des aventures de l’équipage de l’Espérance .

 Un grand merci aux Editions du Livre de Poche ainsi qu’à Babelio et son opération Masse critique pour ce livre !

 

© ma librairie virtuelle 9 Juillet 2010

© Les Chroniques de Mlv 17 Décembre 2012

© Un livre après l’autre

Les deux Royaumes – Eli Anderson

OP2 couverture

L’histoire : Depuis un an, Oscar Pill, le jeune Médicus, est sans nouvelle de Cumides Circle, et son apprentissage en est retardé. Chaque jour, il espère avoir des nouvelles de sa deuxième famille, car il veut faire la lumière sur ce qui lui a été dit sur son père, et surtout, il veut aller dans le second univers : celui des deux royaumes. Après avoir ramené son premier trophée de l’Univers d’Hepatolia, il lui faut maintenant aller chercher le second, dans celui du Royaume des Souffles et de Pompée…

Et c’est reparti pour un grand voyage intérieur…après ceci, je me demandais si j’allais être aussi enthousiaste, car il faut le dire, j’ai adoré le premier tome (mais vu la vitesse à laquelle je me suis procurée le second, je n’avais pas trop de crainte…). Bingo ! pari gagné, c’est avec une joie non dissimulée, que je me suis à nouveau promenée dans le monde des Médicus avec cette fois-ci une empathie encore plus importante pour Violette, jeune fille fantasque, certes, mais tellement touchante. De nouveaux personnages apparaissent : Lorna et Carrie : les soeurs de Moss, Sally : le garçon manqué, Iris : l’insupportable, Paloma : la femme fatale. Quant à Leonid, le bougon qui prête son corps intérieur à nos jeunes recrues, il m’a fait penser à un vieux clown. On retrouve également avec plaisir Valentine, toujours aussi volontaire et déterminée, et encore plus tordante depuis qu’elle est en adoration devant Mr Brave. Le sage Lawrence, lui, n’hésite plus à suivre Valentine dans ses opérations « commandos », les frères O’Maley et leur bazar hétéroclite, Célia, la maman d’Oscar, prête à donner son coeur à un chevalier servant un peu lourd (pitié Monsieur Anderson, dites-moi que Barry n’est que de passage…), quant à Oscar, le petit garçon laisse peu à peu sa place à un petit homme dont le coeur commence à subir quelques émois, et il se révèle encore plus volontaire que dans le premier tome.

Avec son imagination, Eli Anderson sait vous enchanter, vous emmener avec lui pour explorer une nouvelle planète : arrivée à destination, celle-ci se révèle constellée de paysages tous aussi différents les uns que les autres, de montagnes en canyons, de lacs en terres arides, de plaines en océans, cet homme vous explique le corps humain à sa façon, comme un professeur de géographie vous expliquerait les différents reliefs du globe terrestre .

Autant vous le dire tout de suite, je réserve déjà mon billet pour le prochain départ…

Le site consacré à Oscar Pill

Le blog d’Eli Anderson

 

Extrait page 429 :

 

« – Mais bien sûr que si, s’écria Violette, désolée pour la jeune femme. Puisque Jeremy vous l’a dit ! Et puis, c’est tout simple : si vous voulez vraiment être actrice, faites comme moi. Vous jouez votre film dans votre tête , et vous le regardez dedans. ça marche très bien, on croit que c’est vrai ! dit-elle enthousiaste. »

 

Extrait page 488 :

 

«  – Et tu paies comment demanda le Médicus à son amie.

– Ah, mais c’est une obsession, chez vous, l’argent ! Ici, tout est en commun : tant qu’il y en a , c’est pour tout le monde et quand il n’y en a plus, personne n’en prend, voilà tout ! C’est pas plus simple ? »

 

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 30 Juin 2010

© Les Chroniques de Mlv 11 Novembre 2012

© Un livre après l’autre

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L’histoire : Jan Helleberg, brillant scientifique, trouve la mort dans un accident de voiture. Le mort lui-même va alors avoir le droit de « revenir », pour enquêter sur ce qui s’avère être un meurtre. Une course contre la montre démarre, il n’a que six mois pour faire toute la lumière sur ce qui lui est arrivé, et pour savoir qui avait le plus d’intérêt à le faire disparaître, alors qu’il travaillait sur un projet qui allait avoir une répercussion sur le plan mondial…

Alors là…j’ai été bluffée , de bout en bout, l’auteur, après vous avoir appâté avec une accroche très astucieuse, alterne une construction très originale ainsi qu’un suspens qui tient en haleine, le lecteur ainsi captivé, ne peut alors avoir qu’une seule envie : connaître l’identité du meurtrier ainsi que ses motivations. Si , dès la première partie, j’ai cru connaître le nom du coupable,( mais oui…c’est évident, surtout avec le nombre de thrillers que tu lis…, ma pauvre Loulou, franchement tu n’as pas honte ). Au fur et à mesure, les arcanes de l’informatique et des laboratoires s’en sont mêlées et me voici avec le doute…serais-je passée à côté d’un élément , sûrement…car je n’y ai vu que du feu… Bref, je ne peux vous en dire plus pour ne pas dévoiler l’intrigue, mais j’ai vraiment passé un excellent moment avec ce livre (que je vous recommande évidemment). Enfin, une dernière chose, Le thriller pour moi c’était de l’hémoglobine, des cadavres partout et une bonne dose de trucs qui font peur…cette histoire ne comportant pas de scènes « gores », je vais continuer l’expérience, à mes risques et périls…

Ce livre a obtenu le Prix Polar 2000 et une adaptation cinématographique serait en cours…

Le blog de Thierry Serfaty

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com  27 Juin 2010

© Les Chroniques de Mlv Décembre 2012

© Un livre après l’autre

La révélation des Médicus – Eli Anderson

La révélation des médicus EA gd ed

Voici le premier livre sorti de ma PAL malouine…(j’avais bien sûr d’autres livres en cours, mais la tentation était trop forte…)

Dès le début de ma lecture, j’ai vite regretté de ne pas avoir pris le second tome lors de ma rencontre avec Eli Anderson. Erreur réparée, puisque depuis hier soir, le second tome m’attend bien sagement sur ma table de chevet…

L’histoire : Oscar a douze ans, il vit avec sa mère, Celia, et sa soeur Violette, une jeune fille qui est tout le temps dans la lune. Son père, Oscar ne l’a pas connu, il est mort dans un accident d’avion avant sa naissance. Un jour, une certaine Mrs Withers vient lui proposer d’intégrer l’école de Cumides Circle, et même si Celia se heurte à elle, Oscar, après avoir hésité, accepte de la suivre afin d’être initié par de grands Médicus, car lui aussi possède un pouvoir…celui de voyager dans le corps humain . Oscar va devoir apprendre l’intrusion corporelle pour pouvoir maîtriser son « don », afin de faire de celui-ci une véritable force, (car une guerre se prépare contre le Prince des Pathologus qui s’est échappé), ainsi que pour remplir certaines missions lors de ses « voyages intérieurs ». Mais avant cela, il va lui falloir connaître les différents univers, son premier voyage (qui correspond à ce premier tome) se fera dans l’univers d’Hepatolia, (personnellement, j’ai cru voir les petits « Oumpa Lumpa » de Charlie et la chocolaterie travaillant dans cet univers) et ça vous donne tout de suite le sourire, de penser que de petits êtres prennent soin de votre corps…

Pendant son séjour à Cumides Circle, Oscar va croiser bon nombre de personnages tous aussi différents les uns que les autres, comme Cherie la cuisinière, Bones le majordome…ou encore Zizou, le chêne… mais de tous ceux que vous croiserez dans cette aventure, l’intrépide Valentine, et Lawrence le scientifique, retiendront sûrement votre attention. Quant à la bibliothèque de Cumides Circle… (si quelqu’un sait où se trouve cet endroit, je veux l’adresse).

Bon, vous l’aurez compris, je me suis laissée captiver par le monde des Médicus. J’ai ri, pleuré, épaulé Oscar et ses nouveaux amis dans leur combat. Alors, oui, évidemment, dès le départ vous allez penser au petit sorcier à lunettes, je vous dit, oui , il y a une ressemblance entre le chemin fait par Harry et celui emprunté par Oscar, mais ne vous arrêtez pas à cela, et laissez-vous charmer par ce petit bonhomme roux aux yeux bleus, laissez-lui sa chance. Oscar Pill, c’est un peu comme pour un petit frère, vous savez, celui auquel vous ne vous attendiez pas, mais que vous aimerez c’est plus que sûr .

Dans les prochains tomes, l’auteur va entraîner son jeune héros dans 4 autres univers, Le deux royaumes (pompée et souffles), Embrye, Génétys et Cérébra, tout un progamme…et je le dis tout de suite, je serai au rendez-vous .

Merci les filles : Ori et Clarabel, car grâce à vous, j’ai découvert Oscar Pill et son auteur.

Le Slog d’Eli Anderson

Le site d’Oscar Pill

…et si vous n’êtes toujours pas convaincu voici un lien à écouter et à regarder.

Après avoir été conquise par l’écriture d’Eli Anderson, j’ai inscrit le nom d’un autre auteur sur ma liste d’auteurs à lire, celui de son « frère jumeau de plume », un certain Thierry Serfaty qui écrit, lui, des thrillers…

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 5 juin 2010

© Les Chroniques de Mlv 10 Novembre 2012

© Un livre après l’autre

Lost in Austen 2008

LOSTINAUSTEN

J’adore le Challenge Jane Austen car, comme tout Challenge, je découvre parfois des bijoux ! Lost in Austen en est un.

L’histoire : Amanda Price se réfugie souvent dans l’univers de Jane Austen. Un jour, elle découvre Elizabeth Bennett, l’héroïne de son livre préféré « Orgueil et préjugés » dans sa salle de bains…

Cette mini-série m’a fait passer un moment délicieux et le temps s’est arrêté durant les 5 épisodes. Comme Amanda, je me suis laissée bercer par la magie des mots, des lieux et des rencontres… enfin, de LA rencontre ! Les éclats de rires et les larmes se sont succédé, et même si, j’en conviens, scénaristes et réalisateur ont pris des libertés avec le roman, cela n’a pas du tout gâché mon plaisir, bien au contraire, l’admiratrice que je suis d’Orgueil et préjugés a trouvé largement son compte puisque je n’attends désormais qu’une chose, que le DVD sorte enfin en France !

Selon Ori, Elliot Cowan surpasse Colin Firth dans le rôle de Mr Darcy, non, Colin reste Darcy, mais j’avoue qu’Elliot est vraiment très bon dans le rôle, notamment dans la manière dont il fait évoluer son personnage, ainsi que dans la scène finale où son sourire vaut celui de Mr Darcy version 1995, et enfin, dans le remake d’une certaine scène qui m’a fait beaucoup rire !

Un très belle distribution, avec notamment Alex Kingston (ancienne « urgentiste ») formidable dans le rôle de Madame Bennett.

 © ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 28 Mars 2009

© Les Chroniques de Mlv 30 décembre 2012

© Un Livre après l’autre

Orgueil et préjugés – Jane Austen

oetp livre de poche

 

Résumé du livre 10/18 : Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans de Jane Austen. Son histoire, sa question est en apparence celle d’un mariage : l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett, qui n’est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? si oui, en sera-t’elle aimée ? si oui encore, l’épousera-telle ? Drôle, romanesque, le chef-d’oeuvre de Jane Austen reste tout simplement incontournable !

Un enchantement total du début à la fin ! Une écriture fine et fluide, des mots, des phrases qui coulent tout au long de cette histoire, dans laquelle nous vibrons à chaque rencontre d’Elizabeth et Mr Darcy. La description de la société, des convenances, de la condition féminine de l’époque, tout y est ! par petite touche, Jane Austen peint sous nos yeux émerveillés un tableau que l’on ne se lasse pas d’admirer !

Je suis heureuse d’avoir enfin découvert ce chef-d’oeuvre qui m’entraîne maintenant vers l’oeuvre complète de Jane Austen !

Les cinq autres romans de Jane Austen se sont ajoutés sur ma LAL, ainsi que de nombreuses références de biographies et j’ai découvert avec bonheur la version DVD. J’ai regardé également la version filmée de 2006 avec Keira Knightley et Matthew MacFadyen, mais ceci est une autre histoire ; enfin, un autre billet que vous trouverez sur ce blog dans quelques jours.

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 24 février 2009

© Les Chroniques de Mlv 30 décembre 2012 

© Un livre après l’autre