Enquête étrusque au Louvre – Carole Declercq

Carole Declercq – Enquête étrusque au Louvre – City Éditions

Jeune experte dans le monde de l’art, Anna Stein a du caractère. Sa fougue et sa fraîcheur ne passent pas inaperçues dans le milieu corseté dans lequel elle travaille. Lorsque le milliardaire François Borelli lui demande d’effectuer l’inventaire de sa collection, Anna saisit l’opportunité !

Bien que le milliardaire soit condamné par un mal incurable, une main criminelle le précipite plus tôt que prévu de vie à trépas ! Entourée de personnages haut en couleurs (son oncle Albert, son collègue Fabien et sa copine Capucine, Hadrien (avec un H) son ancien amoureux, ainsi que Thomas Alexander -une nouvelle connaissance de son oncle- Anna va enquêter ; de rebondissements en morts suspectes supplémentaires, la jeune femme va lever le voile sur les mystères de la famille Borelli.

Véritable bonbon littéraire, «Enquête étrusque au Louvre» vous fera voyager entre Paris et l’Italie (en ces temps compliqués pour voyager, c’est un plaisir supplémentaire à savourer). Ce premier opus des aventures de Anna Stein est un formidable « page-turner » ! Vivement la suite !

À quelques jours de Noël, il est encore temps de glisser ce cosy mystery sous le sapin !

© Un Livre après l’autre

La Vie silencieuse de la guerre – Denis Drummond

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La Vie silencieuse de la guerre – Denis Drummond – Cherche-Midi

Lorsque Jeanne reçoit des nouvelles de Enguerrand, le célèbre photographe de guerre, elle comprend qu’il n’est plus. Dans cette dernière lettre, il lui lègue quatre négatifs uniques, ceux capturés lors de son passage sur les conflits du Rwanda, de la Bosnie, de l’Afghanistan et d’Irak, un journal de bord accompagne ceux-ci. Il lui demande de présenter le tout à Gilles, un célèbre galeriste des quais de Seine…

Livre troublant, dérangeant -parfois- il m’a fallu du temps pour digérer cette histoire d’amour et de guerres. Du temps avant d’écrire cette chronique, car avec « La Vie silencieuse de la guerre » Denis Drummond emporte le lecteur au coeur de cette cruauté niché au coeur de territoires tombés dans un immense chaos, mais également au coeur de la beauté de l’Art, car c’est bien un hymne à la peinture qui se dessine lorsque chaque négatif révèle son secret.

En découvrant avec Gilles, le travail de Enguerrand, Jeanne -seule détentrice du leg de l’homme qu’elle a aimé- va commencer un long travail, dont la seule issue se dessinera comme une évidence…

Ce roman rend hommage aux photographes de guerre, à l’insoutenable saisi par ces hommes et ces femmes qui -à l’instar de Camille Lepage– paient de leur vie la volonté d’être les témoins et les passeurs d’images des violences et autres exactions commises sur le terrain.

Un roman dense, qui ne peut que laisser une trace indélébile après sa lecture.

© Un Livre après l’autre