Les jours brûlants – Laurence Peyrin

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Laurence Peyrin – Les jours brûlants – Calmann Levy

Joanne Miller mariée à Thomas Linaker est une femme heureuse. Le couple s’est installé à Modesto,  une jolie ville californienne. Dévouée à sa famille, à son entourage, Joanne est une femme aimée de toutes, et de tous.

Lors des dîners, elle est surnommée par son mari « La reine des cocktails ». Son bonheur va imploser au détour d’une rue, lorsque la violence va s’abattre sur elle. Anéantie, Joanne sombre, dérape, de plus en plus souvent, jusqu’au dérapage de trop. Elle fuit alors jusqu’à Las Vegas…

Laurence Peyrin est une passeuse d’histoires. Si vous avez le goût de cette Amérique dans laquelle les destins cabossés peuvent trouver du répit ; précipitez-vous sur « Les jours brûlants », car en arrivant dans la Cité du péché, Joanne croisera d’autres êtres meurtris, trouvera un refuge, et des compagnons de route  attachants -oui, même Beverley.

« Les jours brûlants » est une histoire solaire,  bouleversante, un roman à glisser dans sa valise ou son sac de plage durant cet été 2020 !

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Le baiser de l’Ogre – Elsa Roch

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Le baiser de l’Ogre – Elsa Roch – Calmann Levy

Après  Oublier nos promesses, couronné en 2018 par le Prix Infiniment Quiberon et le prix Bloody Fleury, Elsa Roch revient le 9 octobre prochain (mercredi) avec Le baiser de l’Ogre, une troisième aventure pour le chef de groupe Amaury Marsac.

En pleine nuit, celui-ci est contacté par sa jeune équipière Lise Brugguer. À son arrivée, il découvre la jeune femme entre la vie et la mort, face à elle, un cadavre d’homme. Avant de sombrer sous la douleur, la jeune femme ne lui donne aucunes explications sur sa présence dans ce hall d’immeuble du VIème arrondissement, mais le supplie de protéger sa petite fille de trois ans qui serait en danger…

Choqué et en colère devant les risques pris par la jeune femme, Amaury Marsac se lance d’une part dans une enquête dès plus ardue, car Lise refuse de coopérer -sa vie professionnelle et privée étant scindées, afin que rien ne puisse filtrer- mais aussi dans la protection de Liv, une petite fille avec ses propres codes. Dans cette enquête dès plus douloureuse pour toute la brigade, il lui faut également essayer de sauver la cohésion de son groupe, et protéger le secret de Lise…

Elsa Roch conte avec beaucoup d’humanité les drames d’une enfance brisée, d’une vie à reconstruire. Le baiser de l’ogre est un excellent cru, une histoire dans laquelle Aumaury Marsac et Lise Brugguer vont apprendre à collaborer, afin d’envoyer l’ogre en enfer. Au final, un roman dans lequel on aimerait se glisser, afin de venir en aide à Marsac et son équipe, et protéger Miss Butterfly.

Mentions spéciales pour les personnages de Marc Rimbault et Juliette.

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Un peu de nuit en plein jour – Erik L’Homme

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Un peu de nuit en plein jour – Erik L’Homme – Calmann-Levy

 

C’est l’histoire de Féral, un géant qui «cogne», puis se terre dans sa tanière, car le bonheur semble l’avoir oublié…

C’est l’histoire de Livie, une jeune femme pleine de fougue, celle de ses vingt ans, dont la vie passe par la « cogne», également.

C’est l’histoire de musiques, de danses, de mazurka inoubliable.

C’est l’histoire d’une planète mutilée, d’un Paris plongé dans les ténèbres, d’une ville mortifère.

Le tout donne un roman sombre et lumineux qui vous arrache le cœur.

Erik L’Homme joue avec « Un peu de nuit en plein jour » une partition qui ne peut que résonner en chacun de nous (Le chaos d’un monde, les vies brisées, la violence, la cruauté) si la musique se révèle funèbre -comment ne pourrait-elle ne pas l’être avec ce Paris asphyxié ?-  le romancier n’oublie pas d’y ajouter des notes poétiques, celles qui résonnent comme une ode à la vie, à la nature,  aux sens, à l’amour des siens.

« Un peu de nuit en plein jour » est un roman-bijou, ne passez pas à côté de ses 174 pages, intenses.

© Un Livre après l’autre

Extraits :

« En vérité, Féral pense que c’est trop tard, que les jeunes qui se sont révoltés avant eux, quand il était encore temps, se sont trompés de révolte

– C’est facile d’exiger que tout change alors qu’on n’est pas prêt à changer soi-même. La couleur du ciel, ce n’est pas un problème extérieur mais une affaire intérieure. À quoi bon le soleil si les cœurs ne sont pas prêts à l’accueillir ? … »

 

« Quand tu fais un choix, Sylvain, tu t’offres de l’espoir, mais tu dois aussi accepter l’incertitude qui va avec »

 

« Mais peut on revenir en arrière ?

C’est la somme des actes accomplis qui fait une existence – et elle bourdonne de tant de folies ! »

Prix Infiniment Quiberon – 2019

Prix Infiniment Quiberon, deuxième édition !

Rendez-vous à Quiberon, les 27 et 28 avril, pour connaître les lauréats 2019 !

11 romans sont en lice pour l’édition 2019

 

Du côté des romans :

  • Ma vie de Saint – François-Xavier Delmas – Anne Carrière
  • Tant que se dresseront les pierres – Marina Dédéyan – Plon
  • Einstein, le sexe et moi – Olivier Liron – Alma
  • Loup et les hommes – Emmanuelle Piriotte – Cherche-Midi
  • Douce – Sylvia Rozelier – Le Passage
  • Le dernier bain – Gwenaële Robert – Robert Laffont

 

Du côté des polars :

 

  • Et le mal viendra – Jérôme Camut et Nathalie Hug – Fleuve Noir
  • Arcane Médicis – Samuel Delage – De Borée
  • Apocryphe – René Manzor – Calmann-Levy
  • L’aigle de sang – Marc Voltenauer – Slatkine & Cie
  • Le douzième chapitre – Jérôme Loubry

 

© Un Livre après l’autre

 

 

Rentrée littéraire – Éditions Calmann-Lévy

Dès aujourd’hui, vous pouvez retrouver les cinq romans proposés par les éditions Calmann-Lévy en librairie ! 

  • La Tristesse des femmes en mousseline de Jean-Daniel Baltassat
  • Sergent Papa de Marc Citti,
  • Cette maison est la tienne de Fatima Farheen Mirza 
  • Naissance d’un Goncourt de Yann Queffélec 
  • Le Prince à la petite tasse de Émilie de Turckheim (Chronique ici)

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© Un Livre après l’autre

 

 

 

 

 

Le Prince à la petite tasse – Émilie de Turckheim

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C’est un récit intime. Un récit poignant que nous livre l’auteure, dès les premières phrases. Offrir un toit, un foyer, à un réfugié, à un migrant. Le temps d’une reconstruction, d’une renaissance -Daniel/Reza restera neuf mois- permettre à cette personne de reprendre des forces, de retrouver la paix, la sérénité, au sein d’une cellule familiale.

Après des mois d’errance rythmés par le rejet, la peur, la violence, un jeune homme d’origine afghane s’installe chez Émilie, Fabrice et leurs enfants.

Ce journal intime d’une « adoption pas comme les autres », d’une transition de vie pour Daniel/Reza est bouleversant.  Alors qu’un flot d’images, de phrases chocs inondent régulièrement nos foyers, nos vies, ce témoignage empreint d’humanité, de pureté, de simplicité (l’enthousiasme et les petites phrases de Marius et Noé sont touchants) est un hymne à tendre la main, à aller vers l’autre. 196 pages d’espoir, 196 pages qui font du bien.

Ne passez pas à côté de cette pépite littéraire, mon premier coup de coeur de la Rentrée Littéraire !

© Un Livre après l’autre

 

 

 

Un week-end à Quiberon – Fête du Livre 2018

Quatrième année d’animations de cafés littéraires sur La Fête du Livre de Quiberon…

 

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Café Littéraire avec Laurence Peyrin 29/04/2018 –  Photo droits réservés Laurence Forin

 

Pour cette édition 2018, mille mercis à :

  • Jean-Paul Didierlaurent (ainsi qu’à la discrète Sabine) pour le moment de partage à la médiathèque de Carnac pour cette rencontre consacrée à La fissure !

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Jean-Paul Didierlaurent – Photo droits réservés Karine Baudot

 

Claire Barré – Photo droits réservés Karine Baudot

 

  • Elsa, ton émotion lors de la remise du Prix Infiniment Quiberon était un cadeau supplémentaire, pour celles et ceux qui souhaitaient tant que tu sois récompensée et encouragée…

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Remise du Prix Infiniment Quiberon catégorie Polar à Elsa Roch pour Oublier nos promesses – Photo droits réservés Laurence Forin

 

  • Alexis,  ravie d’avoir été guidée vers un de tes livres, il y a deux ans, et d’avoir participé à la remise du Prix pour Niels

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Remise du Prix Infiniment Quiberon catégorie roman à Alexis Ragougneau pour Niels – Photo droits réservés Karine Baudot

 

  • Jean-François Kervéan, Olivier Bellamy, je n’ai pas de mots pour vous dire combien je suis si heureuse d’avoir animé ce café littéraire…

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Café littéraire avec Jean-François Kervéan et  Olivier Bellamy –

Photo droits réservés Laurence Forin

 

  • Pascal Voisine, merci pour ta sincérité et ta simplicité lors de notre café littéraire ! Longue vie à « Mon gamin » !PASCALVOISINE

Pascal Voisine – Photo droits réservés Karine Baudot

 

  • Geneviève Brisac, merci pour votre  lecture si émouvante  de « Le chagrin d’aimer », pour ouvrir ce café littéraire.

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Café littéraire avec Geneviève Brisac – Photo droits réservés Laurence Forin

 

  • Laurence, tellement heureuse d’avoir partagé avec toi un peu plus que ce café littéraire, grâce à nos trajets en voiture ! Je remercie également Gérard Collard, car il m’a donné envie de rencontrer Miss Cyclone !31484081_10213431198548990_3547959520789532548_n

 

Olivier, quelle joie de récompenser Entre deux mondes, un roman si puissant, grâce à Samuel et Les Petits Mots des Libraires ! Merci pour ce magnifique souvenir ! IMG_3208.jpg

Photo souvenir avec Samuel Delage et Olivier Norek

 

Comme chaque année, des mercis à foison pour les bénévoles de ce week-end littéraire…

Un clin d’œil à la jeune Carla, si elle passe par là…

© Un Livre après l’autre

 

 

 

 

 

 

 

aire Barré, Elsa Roch, Jean-François Kervéan, Olivier Bellamy, Laurence Peyrin, Geneviève Brisac, Pascal Voisine, et

 

 

Quelques photos (je remercie Karine Baudot et Laurence Forin pour ces superbes clichés), et des merci à foison pour

 

Le plaisir

 

 

 

Je renouvelle ici mes chaleureux remerciements à Florence, Alexandre et  Marie-Claude (ils savent pourquoi…) ainsi qu’à toutes les personnes qui œuvrent pour cette fantastique manifestation.

 

Rencontre avec Laurence Peyrin !

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Laurence Peyrin – Photo droits réservés ©Pascale Lourmand

 

Son premier roman La drôle de vie de Zelda Zonk a été couronné par le prix Maison de la Presse en 2015. L’an passé, elle revenait avec le fantastique Miss Cyclone   (éditions Calmann-Levy) dont le fil rouge était  l’amitié de deux adolescentes dont les destins se tissaient dans la ville de New York. Cette année, avec L’Aile des Vierges (Calmann-Lévy), elle dresse le portrait de Maggie O’Neill une jeune femme passionnée, éprise de liberté. En ce mercredi matin, jour de sortie de ce quatrième roman, je vous propose de découvrir l’interview à laquelle Laurence Peyrin a gentiment accepté de répondre !

 

Un Livre après l’autre : Bonjour Laurence, merci pour avoir accepté de répondre à mes questions. Première question : l’écriture de votre premier roman «La drôle de vie de Zelda Zonk» est-elle liée à un événement particulier (professionnel ou privé) ?

Laurence Peyrin : Oui. C’est un roman dont j’avais commencé l’écriture lors de mon dernier congé maternité, en 2001. Quand j’ai repris mon travail de journaliste, impossible de continuer. Je suis d’un tempérament entier, ce qui m’empêche de faire les choses sans m’y consacrer pleinement. Et je n’avais pas le temps de réfléchir au sens que je voulais donner à cette histoire.

Il a fallu que j’attende de démissionner, neuf ans plus tard, pour reprendre l’écriture de Zelda, et ne faire que cela, après un voyage à New York qui a débloqué deux petits tiroirs coincés dans ma tête: l’imagination et la confiance en soi.

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L’Aile des Vierges – Laurence Peyrin – Calmann-Levy – sortie le 28 mars 2018

 

Un Livre après l’autre : «L’Aile des Vierges» est votre quatrième roman. Pouvez-vous nous raconter la genèse de celui-ci ?

Laurence Peyrin :  J’étais dans une librairie new-yorkaise, en septembre 2016, alors que je venais tout juste de terminer l’écriture de «Miss Cyclone», et je suis tombée sur un livre dans le bac d’occasions: «Life below Stairs», d’Alison Maloney, sur la vie des domestiques edwardiens. Je ne sais pas pourquoi la couverture m’a parlé – un manoir, un alignement de femmes de chambre en uniforme. Je l’ai acheté, une petite voix intérieure me disant que j’allais en faire quelque chose, alors que ce n’était pas du tout l’univers de mes précédents romans.

Mais j’aime apprendre en écrivant, me passionner pour une époque, des détails. «L’Aile des Vierges» a été une véritable odyssée, à travers une époque qui évoque «Downton Abbey» et une autre l’explosion de modernité du New York des années 50.

 

Un Livre après l’autre : Quels liens unissent Maggie O’Neill à vos autres héroïnes ( June, Angela, Hanna, Zelda) ?

Laurence Peyrin : Je ne sais pas vraiment ce qu’elles ont en commun, en dehors d’être des femmes… Certainement une conscience aigüe de la vie, je dirais. Ce qui les met dans un état de perpétuel questionnement et leur fait vivre les choses plus fort. Toutes traversent une époque, et en sont peut-être un symbole, tout en éprouvant des sentiments éternels.

 

Un Livre après l’autre : Si mes renseignements sont exacts, vous avez une passion pour le cinéma ;  quelle actrice choisiriez-vous pour interpréter Maggie ?

Laurence Peyrin : Effectivement… Mais c’est une réponse compliquée, car c’est imposer une image particulière aux lecteurs et mettre un frein à leurs propres fantasmes. Mais, avec ma prérogative d’auteur, je peux vous dire que la fièvre de Marion Cotillard dans «Mal de pierres» de Nicole Garcia a, à certains moments, inspiré Maggie. Mais, bizarrement, je n’ai pas une image précise de mon héroïne, elle est si libre qu’elle m’échappe aussi!

En revanche, en ce qui concerne l’acteur pour incarner John, sans négociation possible, c’est Clive Owen! L’élégance britannique et l’incarnation de la masculinité, pour moi. Une muse, qui avait aussi inspiré Michael dans «Zelda Zonk».

Après, vous imaginez qui vous voulez, j’en serai curieuse !

 

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires particuliers, des lieux, de la musique ?

Laurence Peyrin : J’écris à la Bibliothèque Municipale de Grenoble, cinq après-midi par semaine, au milieu des étudiants. J’ai besoin de cet anonymat dans une ambiance studieuse… Et d’un silence absolu. Alors, non, pas de musique sur les oreilles dans ces moments-là.

Mais j’en écoute énormément le reste du temps (je marche beaucoup, et j’écris dans ma tête en marchant, étape indispensable!), et chacun de mes romans a pour moi son générique: «With or without you» de U2 pour Zelda et Hanna, «Paradise Circus» de Massive Attack pour Miss Cyclone, et «Wuthering Heights» de Kate Bush pour Maggie.

En tout cas, chaque histoire est née à New York, en marchant, en écrivant sur un cahier.

 

Un Livre après l’autre : Lorsque vous n’écrivez pas, quelle lectrice êtes-vous ? Avez-vous des romans ou des auteurs fétiches ?

Laurence Peyrin : Je lis tous les soirs, ma chambre est une bibliothèque. Mais je lis tout l’inverse de ce que j’écris ! Des polars bien noirs, des récits de faits-divers qui me fascinent, pour sonder l’âme humaine. J’ai appris à lire avec «Les Dossiers extraordinaires» de Pierre Bellemare.

Je pourrais monter un meuble avec tous mes Stephen King, j’ai relu 10 fois «La Firme» de John Grisham ou «Un témoin silencieux» de Richard North Patterson, j’aime Lisa Gardner et Steve Mosby…

Mais je suis aussi capable d’énormes coups de cœur pour des romans qui sortent de ces chemins glauques: «La Cuisinière», de Mary Beth Keane, l’histoire vraie d’une femme porteuse saine de la typhoïde qui transmettait sans le savoir la maladie dans les maisons où elle travaillait, au début du siècle dernier à New York.

Et «Quand tu es parti», de Maggie O’Farrell, une histoire d’amour à pleurer.

Et… De John O’Farrell, «Un mec parfait», le seul roman hilarant que j’ai lu écrit à la première personne du masculin. Vous remarquerez que les prénoms des auteurs sont aussi ceux des héros de «L’Aile des Vierges». Ce qui n’est pas forcément un hasard…

Mais, surtout, j’ai deux romans cultes, qui par leur grand écart ont construit mon écriture: « De sang-froid » de Truman Capote, qui m’a appris la simplicité de la description et l’addiction au récit, et « Crève-cœur » de Nora Ephron pour l’humour introspectif féminin.

Un Livre après l’autre : Dernière question (avant de vous remercier pour le temps consacré à ce questionnaire)  comment est née votre passion pour la mythique ville de New York ?

Laurence Peyrin : Je vais vous répondre très simplement: ça ne s’explique pas. Je n’avais aucune envie d’y aller, la première fois. Les buildings, le bruit, la lumière, pas mon truc.

Et puis je suis arrivée là-bas, et j’y suis née. Allez comprendre…

Vous savez, je ne suis pas une noctambule, Times Square est sans doute l’endroit où je mets le moins les pieds, là-bas.

Mais dans la succession de villages qu’est New York, je marche, je respire, je connais chaque coin de rue. Je vis.

C’est un sentiment d’appartenance qui remonte certainement à ce qu’on ne connaît pas de soi-même, un mystère peut-être ancestral.

Une seule chose est certaine :  sans New York, je ne serais pas romancière.

Je remercie infiniment Laurence Peyrin pour le temps consacré à ce questionnaire, ainsi que pour sa disponibilité, et vous invite à poursuivre cette rencontre en lisant ses précédents romans et en consultant sa page Facebook  !

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L’Aile des Vierges – Laurence Peyrin

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L’Aile des Vierges – Laurence Peyrin – Calmann Levy

1946, Maggie O’Neill, petite-fille de suffragette, fille de féministe, relève la tête pour affronter son destin. Une épreuve de vie l’oblige à entrer au service des Lyon-Thorpe. Pour la jeune femme passionnée, éprise de liberté, de rêve d’Amérique, le monde des Lyon-Thorpe est loin de ses aspirations, pourtant, son destin, son combat pour retrouver la liberté (« sa » liberté) va se jouer dans «l’Aile des Vierges», chez les Lyon-Thorpe…

Après Miss Cyclone, Laurence Peyrin offre avec le destin de Maggie un voyage dans une époque différente, du fabuleux manoir du Kent aux rues de New York -chères à l’auteure. La romancière emporte le lecteur dans une histoire captivante, dans laquelle un soupçon de Dowton Abbey, Out of Africa ainsi que d’Autant en emporte le vent sont savamment incorporés !

Un roman que vous ne lâcherez pas !

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Mon gamin – Pascal Voisine

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Mon gamin – Pascal Voisine – Éditions Calmann Levy

Août 2017, retiré de la scène musicale depuis vingt ans, Marc Alder -de son vrai nom Thierry Poivet- replonge dans l’été de ses 14 ans, alors qu’il se rend à l’enterrement de son ex belle-mère. Une cérémonie à laquelle il a été convoqué…

« Mon gamin » est un premier roman que je ne peux que vous conseiller, tant l’histoire dans laquelle l’auteur nous emporte est touchante, tout comme le sont les différents protagonistes du drame dont l’auteur brosse le portrait. Pascal Voisine remonte le temps, égraine les souvenirs de son jeune héros, ouvre un peu plus la porte sur l’été 1977, ce pan de vie qui rejaillit avec fracas dans la tête de l’ancien chanteur à succès.

De la « Bande Originale de sa vie » à la mort d’Elvis Presley, des chemins bordant l’Hôpital psychiatrique -décor du drame qui s’est tissé- à sa retraite anticipée vingt ans plus tôt, Marc Alder pourra t-il enfin faire la paix avec son passé lors de ce retour au pays de l’adolescence ?…

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Oublier nos promesses – Elsa Roch

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Oublier nos promesses – Elsa Roch – Calmann-Lévy

(sortie le 7 février 2018 !)

Lecture dans le cadre du Prix Infiniment Quiberon

Dans le cadre de mes lectures pour le Prix Infiniment Quiberon, voici une lecture coup de poing, ainsi qu’une belle découverte. Oublier nos promesses est un roman noir, très noir. La plume d’Elsa Roch vous emporte grâce à son style ciselé au coeur de notre siècle, au coeur de la violence qui explose dans les foyers et dans les rues, l’auteure vous montre également les dérives, la misère exploitée, la solitude qui brise tant de gens, grâce à des personnages hantés par un passé douloureux, des personnages qui essaient de survivre, tout simplement.

L’histoire : Emma Loury est découverte sauvagement assassinée chez elle, cette jeune journaliste avait à cœur de sauver les personnes malmenées par la vie, par les hommes.

Amaury Marsac est un homme écorché, un homme qui essaie d’oublier au quotidien UN appel qu’il ne reçoit pas : celui d’Elsa.

La mort violente de la jeune journaliste va plonger le capitaine Marsac et son équipe dans une enquête dès plus délicate, une enquête dont la genèse se situe bien au delà de l’Hexagone, une enquête  qui entraîne le lecteur dans les dérives humaines sous toutes ses formes.

Oublier nos promesses est le deuxième roman mettant en scène le Capitaine Marsac.

Elsa Roch possède une plume captivante. Une plume à suivre !

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Prix Infiniment Quiberon 2018 !

Je vous en parlais il y a peu sur Instagram ! Une nouvelle aventure littéraire est en route depuis quelques semaines, grâce à la Fête du Livre de Quiberon. En effet, celle-ci lance cette année son Prix Littéraire : Le Prix infiniment Quiberon, et j’ai la chance de faire partie du Jury !

Une nouvelle expérience littéraire dans laquelle je me plonge avec délice, afin de partir à la rencontre de registres différents, de plumes que je ne connais pas, d’histoires vers lesquelles je n’ai pas l’habitude de plonger, lorsque je choisis mes lectures à venir.

12 romans sont en lice pour ce Prix, vous les trouverez ci-dessous

les romans sélectionnés :

 

 

  1. Summer de Monica Sabolo, Jean-Claude Lattès (Chronique ICI)
  2. Un funambule sur le sable – Gilles Marchand,  Aux Forges de Vulcain
  3. Le Sans-Dieu – Virginie Caillé-Bastide, Héloïse d’Ormesson
  4. Les buveurs de lumière, Jennifer Fagan, Métaillé
  5. Niels, Alexis Ragougneau, Viviane Hamy
  6. Le rayon bleu, Slobodan Despot, Gallimard
  7. Ils ont voulu nous civiliser, Marin Ledun, Flammarion
  8. Le moine et le singe-roi, Olivier Barde-Cabuçon, Actes Sud
  9. Oublier nos promesses, Elsa Roch, Calmann-Levy
  10. Récidive, Sonja Delzongle, Denoël
  11. Glaise, Franck Bouysse, La Manufacture de Livres
  12. Hôtel du grand cerf, Franz Bartelt, Seuil

 

Dans quelques jours, vous pourrez lire une première chronique sur ce Prix, celle consacrée au nouveau roman de Elsa Roch, Oublier nos promesses (sortie le 7 février 2018), aux Éditions Calmann-Lévy.

© Un Livre après l’autre 13-01-2018