Atelier d’écriture Bric à Book – Écrire aux temps du corona – Jour 7

 

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@ Tobias Tullius

 

Troisième participation à l’atelier d’écriture de Bric à Book ICI

 

« Il faut arroser les souvenirs comme des fleurs en pot » me disais-tu, c’est ce que j’ai fait.

La K7 de la route de nos dernières vacances ensemble est restée au chaud, dans un tiroir secret du meuble acheté sur un coup de folie, lorsque j’ai emménagé, seule, puisque tu avais décidé que tout était fini.

Pas besoin de la ressortir pour connaître les mélodies, chansons et autres poèmes gravés dessus. Ils sont dans ma tête, dans mon coeur. De temps en temps, une envie folle de les entendre par d’autres voix que la tienne, car celle-ci résonne comme si j’étais à nouveau à tes côtés,  dans l’habitacle de la voiture. Tu chantais, déclamais les vers, fredonnais les airs, puis nous nous regardions, heureux. Mon regard ne se perd plus dans le tien, mais dans celui de la mer, en face de la maison.

Te souviens-tu de cette K7 ? Te souviens-tu de notre dernier voyage ensemble ? Nous avions tout prévu, sauf la séparation. Tu es resté dans ce coin de paradis que nous aimions tant, les vacances d’été étaient enfin là, nous avions travaillé sans relâche afin de nous offrir un moment unique.

Aujourd’hui, je feuillette l’album de ma vie, un seul regret :  ne pas t’avoir revu avant que la mort t’emporte. Je t’espère heureux et en paix, où que tu sois. Un jour, Tali, ma fille  -née à l’ère du streaming-  trouvera l’enveloppe et me posera des questions sur son contenu ; je poserai la K7 et la photo sur la table du jardin, nous nous assiérons , et je lui raconterai notre rencontre, notre histoire.

C’était avant tout cela, c’était il y a des années, mais je n’ai rien oublié.

© Valérie – Un Livre après l’autre

Atelier d’écriture de Bric à Book – Écrire aux temps du corona – Jour 1 –

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@Trent Bradley –

 

 

Le phare, lors de ses promenades quotidiennes le long du sentier, son esprit vagabondait toujours, lorsque son regard était happé par ce monument majestueux, dernier rempart avant l’océan. Sa haute tour, sa couronne sombre, sa crête dentelée un peu plus bas, lorsque les couleurs du ciel changeaient au gré de la journée, le spectacle était magique ! Au fur et à mesure qu’elle arpentait le chemin balisé, des petites histoires naissaient dans son imaginaire : L’océan, les voyages, les dangers, les vies solitaires au cœur de ce phare, celles dédiées à éclairer, à aider les marins en détresse, étaient autant de thèmes qui ne demandaient qu’à être explorés. Lorsqu’elle rentrait chez elle, elle ouvrait un cahier, puis se mettait à écrire.  Un jour, peut-être, trouverait-elle le courage d’aller plus loin que ces cahiers…

En attendant, aujourd’hui encore, elle profitait du vent sur son visage, dans ses cheveux, de l’ombre des nuages au-dessus du Phare, de la joie de pouvoir contempler la nature, afin de se reconstruire.

© Valérie – Un Livre après l’autre

 

 

 

Les terres saintes – Amanda Sthers

 

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Les terres saintes – Amanda Sthers – Editions Stock

 

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Le 16 janvier, « Holy lands » est sorti au cinéma, une version cinématographique du roman d’Amanda Sthers. J’avoue, j’attendais ce film avec impatience.  Je vous propose de retrouver, ci-dessous, la chronique (synthétisée) que j’avais écrite et publiée en mai 2011,  sur un ancien support virtuel.

 

« Ayant apprécié l’écriture d’Amanda Sthers lors de la lecture de son premier récit : Ma place sur la photo, j’ai eu l’opportunité de proposer ce livre en achat à la Médiathèque. Ma proposition ayant été retenue, j’ai eu la chance de pouvoir le lire en priorité. Une lecture bouleversante.

L’histoire : La famille Rosenmerck : Le père Harry, la mère Monique, la fille Annabelle et le fils David, échangent des mails, des lettres… Harry ne parle plus (et n’écrit pas) à son fils depuis qu’il a découvert l’homosexualité de celui-ci, Monique tente de parler avec sa fille en cachant (maladroitement) sa préférence pour son fils, écrit à  Harry son ex-mari pour lui parler de leur fils, et du temps qui passe… Annabelle, elle, se débat avec un chagrin d’amour trop collant, et se confie -un peu trop parfois- à son frère. De son côté, Harry entretient une correspondance avec un rabbin, Moshe, qui lui reproche sa nouvelle activité.

{….} Ce livre m’a émue. C’est  une lecture forte.

{…}

Comme le dit si bien Cécile, ce livre est avant tout « une ode à l’amour » car chaque relation épistolaire n’est qu’une façon d’exprimer son amour, maladroitement (Monique/Annabelle), touchante (David/Harry) ou de façon humoristique/sarcastique  (Harry/Mosche). Alors, lisez ce livre, et n’oubliez pas de dire à qui vous voudrez, que vous (l’) (les) aimez…. »

 

© ma librairie virtuelle mai 2011

© Un Livre après l’autre