Lettre d’amour sans le dire – Amanda Sthers

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Lettre d’amour sans le dire – Amanda Sthers – Grasset

Extrait :

« La force des symboles n’a de la valeur que pour ceux qui ont vécu ou sont nés nostalgiques d’une vie oubliée ».

Alice est une femme que la vie n’a pas épargnée. Cabossée depuis son adolescence, elle est désormais retraitée de l’Éducation Nationale, et vit à Paris, sur injonction de sa fille. Alors qu’elle va devenir mère à son tour, sa fille semble embarrassée par cette mère sans éclats, sans richesses -en apparence. Sur un malentendu, c’est un masseur japonais qui va révéler Alice à elle-même…

Dans ce court roman d’une grande puissance, Amanda Sthers explore les peurs d’Alice afin de les faire voler en éclats grâce au don de Akifumi, cet homme qui va donner un nouvel espoir à Alice, alors que les souvenirs d’une vie brisée réapparaissent. « Lettre d’amour sans le dire » est une lettre brûlante de part l’intimité qu’il s’en dégage. Rien n’est avoué, tout est dit.

Après Ma place sur la photo et  Les Terres Saintes.  deux romans que j’avais beaucoup aimés, je ne peux que vous conseiller la lecture de « Lettre d’amour sans le dire » ! Un roman court, divin, dans lequel la romancière change de registre.

« Lettre d’amour sans le dire » est un bijou littéraire à ne pas manquer, à s’offrir…et à  offrir !

© Un Livre après l’autre

 

 

 

 

 

Un week-end à Quiberon – Fête du Livre 2018

Quatrième année d’animations de cafés littéraires sur La Fête du Livre de Quiberon…

 

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Café Littéraire avec Laurence Peyrin 29/04/2018 –  Photo droits réservés Laurence Forin

 

Pour cette édition 2018, mille mercis à :

  • Jean-Paul Didierlaurent (ainsi qu’à la discrète Sabine) pour le moment de partage à la médiathèque de Carnac pour cette rencontre consacrée à La fissure !

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Jean-Paul Didierlaurent – Photo droits réservés Karine Baudot

 

Claire Barré – Photo droits réservés Karine Baudot

 

  • Elsa, ton émotion lors de la remise du Prix Infiniment Quiberon était un cadeau supplémentaire, pour celles et ceux qui souhaitaient tant que tu sois récompensée et encouragée…

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Remise du Prix Infiniment Quiberon catégorie Polar à Elsa Roch pour Oublier nos promesses – Photo droits réservés Laurence Forin

 

  • Alexis,  ravie d’avoir été guidée vers un de tes livres, il y a deux ans, et d’avoir participé à la remise du Prix pour Niels

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Remise du Prix Infiniment Quiberon catégorie roman à Alexis Ragougneau pour Niels – Photo droits réservés Karine Baudot

 

  • Jean-François Kervéan, Olivier Bellamy, je n’ai pas de mots pour vous dire combien je suis si heureuse d’avoir animé ce café littéraire…

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Café littéraire avec Jean-François Kervéan et  Olivier Bellamy –

Photo droits réservés Laurence Forin

 

  • Pascal Voisine, merci pour ta sincérité et ta simplicité lors de notre café littéraire ! Longue vie à « Mon gamin » !PASCALVOISINE

Pascal Voisine – Photo droits réservés Karine Baudot

 

  • Geneviève Brisac, merci pour votre  lecture si émouvante  de « Le chagrin d’aimer », pour ouvrir ce café littéraire.

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Café littéraire avec Geneviève Brisac – Photo droits réservés Laurence Forin

 

  • Laurence, tellement heureuse d’avoir partagé avec toi un peu plus que ce café littéraire, grâce à nos trajets en voiture ! Je remercie également Gérard Collard, car il m’a donné envie de rencontrer Miss Cyclone !31484081_10213431198548990_3547959520789532548_n

 

Olivier, quelle joie de récompenser Entre deux mondes, un roman si puissant, grâce à Samuel et Les Petits Mots des Libraires ! Merci pour ce magnifique souvenir ! IMG_3208.jpg

Photo souvenir avec Samuel Delage et Olivier Norek

 

Comme chaque année, des mercis à foison pour les bénévoles de ce week-end littéraire…

Un clin d’œil à la jeune Carla, si elle passe par là…

© Un Livre après l’autre

 

 

 

 

 

 

 

aire Barré, Elsa Roch, Jean-François Kervéan, Olivier Bellamy, Laurence Peyrin, Geneviève Brisac, Pascal Voisine, et

 

 

Quelques photos (je remercie Karine Baudot et Laurence Forin pour ces superbes clichés), et des merci à foison pour

 

Le plaisir

 

 

 

Je renouvelle ici mes chaleureux remerciements à Florence, Alexandre et  Marie-Claude (ils savent pourquoi…) ainsi qu’à toutes les personnes qui œuvrent pour cette fantastique manifestation.

 

Requiem pour un chat – Olivier Bellamy

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Requiem pour un chat – Olivier Bellamy – Éditions Grasset

Lors de la perte d’un animal de compagnie,  il est rare d’évoquer son chagrin. Pourquoi ? Parce qu’il suscite bien souvent la moquerie, l’incompréhension. Or, si vous avez vécu cette perte, vous savez…

Dans «Requiem pour un chat» Olivier Bellamy  raconte avec émotion son histoire d’amour avec Margot, depuis la découverte de la maladie de la jeune chatte, sa vie qui ne tient qu’à un fil, jusqu’à son dernier jour. De son amour pour Margot, leur tranche de vie commune, sa passion pour la musique, son chemin de vie (ses blessures intimes) aux couloirs de Radio Classique et des fameuses petites madeleines musicales en passant par Marseille, cette histoire pourrait être la vôtre, la mienne, elle reste celle de la perte d’un être cher…

À tous les amoureux (ses) des chats, des chiens et d’autres animaux qui réjouissent nos vies, lisez ce témoignage émouvant.

©  Un Livre après l’autre

 

 

 

«Je ne serais pas arrivée là si…» – 27 femmes racontent – Annick Cojean

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Grand reporter au Monde, Présidente du Prix Albert Londres, Annick Cojean offre, avec ce recueil, une immersion dès plus intime dans le chemin de vie de 27 femmes (Juliette Gréco, Christiane Taubira. Virginie Despentes, Amélie Nothomb. Patti Smith,  Marianne Faithfull, Agnès b., Claudia Cardinale, Joan Baez, le rabbin Delphine Horvilleur, l’auteure turque Asli Erdogan, l’actrice britannique Vanessa Redgrave. La pianiste Hélène Grimaud, la maire de Paris Anne Hidalgo, l’avocate et prix Nobel iranienne Shirin Ebadi, la féministe Eve Ensler, les comédiennes Nicole Kidman et Dominique Blanc… entre autres)

Interviewées pour la chronique d’Annick Cojean intitulée : «Je ne serais pas arrivée là si…», ces femmes plongent dans les souvenirs d’un chemin de vie, d’une carrière, afin d’évoquer avec pudeur les drames, les traumatismes, les fils invisibles, tout comme les évidences, aussi.

Enfin, comment ne pas évoquer le parcours de l’auteure elle-même :  un chapitre bouleversant dans lequel elle confie ce qu’elle doit à sa maman, car à l’époque où les mails et les portables n’existaient pas encore,  celle-ci envoyait de bien jolis cadeaux à sa fille… Une façon de continuer à l’encourager, peut-être. Un témoignage poignant.

Ce recueil ne se lit pas, il s’écoute, car ces confidences livrent un son, celui de deux voix : celles de l’interviewée et d’Annick Cojean.

© Un Livre après l’autre

La tresse – Laetitia Colombani

Trois femmes. Trois vies. Trois destins.

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 En Inde, Smita est née dans une misère totale. Un travail ? Oui, celui le plus ingrat, le plus repoussant de tous, celui qu’elle devra transmettre, sa caste ne lui permettant pas d’envisager un avenir meilleur pour la petite Lalita.

Montréal. Une vie avec un rythme effréné nécessitant une organisation parfaite, c’est celle de Sarah, avocate renommée. Celle-ci attend avec impatience sa  prochaine promotion au sein du Cabinet pour lequel elle a tout sacrifié, ces dernières années.

En Sicile, Giulia est une jeune femme gardienne d’un savoir-faire ancestral dans l’atelier familial géré par son père. L’accident de celui-ci va remettre son avenir en question. Elle va ouvrir ses ailes, avec une farouche envie de vivre, et d’oser.

Laetitia Colombani offre un voyage littéraire captivant ! Les  trois voix de «La tresse» nous rappellent à chaque instant combien ces femmes mènent un combat universel, celui  de sortir d’une vie cruelle ou d’une période de souffrance intense,  afin de gagner la bataille pour obtenir un avenir plus doux, à l’image de celui imaginé par Smita, pour sa petite fille, par Sarah, pour son combat contre la maladie, par Giulia, qui souhaite déployer ses ailes…

Un roman à ne pas manquer, une ode à la vie !

© Les Chroniques de Mlv – 09-09-2017

© Un livre après l’autre

Nuit de septembre – Angélique Villeneuve

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C’est avec beaucoup de pudeur qu’Angélique Villeneuve nous conte son histoire, celle d’une mère face à la souffrance, au chagrin, au  deuil, à l’incompréhension du geste de son fils.

Ne pas juger son fils, décrire la vie «d’après»,  offrir avec ce récit  une place à cette mère que la  langue française ne nomme pas, à celle qui est «orpheline d’enfant».  S’emparer avec force du pronom «tu», et laisser sa plume glisser sur le papier afin de peindre les gestes, les rencontres, les conversations ; exprimer sa douleur, mais mettre  sa souffrance à distance. C’est ainsi que j’ai ressenti ce récit.

Sur cette route de la reconstruction, de la continuité, la romancière suit le chemin de la vie, contemple les êtres, les choses, les plantes, les animaux -le chat de la maison lui offre un moment d’une beauté exceptionnelle, et poignant- pour nous montrer le monde, la beauté de l’instant, la beauté qui existe, même lorsque sa vie a basculé dans le chaos.

Un témoignage est toujours délicat. Celui-ci est rédigé avec une plume sobre, sans pathos, entraînant le lecteur dans un texte puissant, qui secoue bien longtemps après la lecture.

 © Les Chroniques de Mlv –  03-04-2016

© Un livre après l’autre

L’appel du coucou – Robert Galbraith

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La nouvelle d’aujourd’hui -à savoir que l’auteur va sortir au mois de juin prochain, la suite de L’Appel du Coucou– me permet de vous parler de ma lecture du premier tome des aventures de Cormoran Strike, le nouveau héros de J. K. Rowling ! Car, tout le monde le sait désormais, derrière le pseudonyme de Robert Galbraith se cache J. K. Rowling, la maman d’Harry Potter. Bien que j’ai été déçue par ma lecture de son premier livre -trop attendu, peut-être- officiel (Une place à prendre) de l’après Harry Potter, j’ai été tout de suite attirée par L’Appel du Coucou, et n’ai rien attendu de particulier, cette fois-ci.  Résultat : un bon roman, distrayant, captivant, avec une intrigue bien ficelée, des personnages attachants. Le tout avec une bonne description  du monde dans lequel évoluait la victime. Cormoran Strike, le héros de ce livre est un ancien soldat, devenu détective privé, un homme au passé torturé. Sa nouvelle assistante -Robin- une jeune femme qui débarque à Londres pour pouvoir vivre avec son petit ami, apporte son enthousiasme à ce détective, usé par la guerre, et la vie. En attendant le second tome, je ne peux que vous conseiller cette première aventure auprès de Cormoran et Robin !

Ce livre a une histoire, c’est ma première lecture sur Kindle. Une expérience littéraire que j’ai retardée le plus possible, ma relation avec le livre papier étant pour moi incomparable lors d’une lecture… Cependant, je  dois admettre que cette lecture fut très agréable, je n’y ai pas rencontré les quelques difficultés que je craignais. Désormais, j’ai une  plusieurs bibliothèques pour les livres en papier, ainsi qu’une bibliothèque Kindle, cette dernière se construisant tout doucement…

© Les Chroniques de Mlv 18-02-2014 (livre lu en 2013)

© Un livre après l’autre

L’invention de nos vies – Karine Tuil

L'invention de nos vies K Tuil

Nina, Samuel, Samir : un trio inséparable. Samuel perd ses parents dans des conditions tragiques, il demande alors à Samir -son « frère »- de prendre soin de Nina pendant son absence. Vingt ans plus tard, Nina et Samuel sont ensemble, accumulant les déceptions d’une vie professionnelle, et privée. Samuel s’enfonce, il n’est pas devenu l’écrivain qu’il souhaitait. Nina est prisonnière de sa beauté ; de plus, à son grand désarroi, elle n’est pas devenue mère. Lors de la diffusion d’un reportage à la télévision, ils reconnaissent leur ami ; c’est aussitôt l’incompréhension pour Samuel lorsqu’il découvre la nouvelle identité de Samir : celui-ci s’est servi pour « réussir » dans une société qui -selon lui- le rejette,  de sa vie, de ses douleurs, de ses origines, en devenant Sam Tahar. C’est une trahison de trop pour Samuel, qui  va désirer en découdre.

Avocat réputé à New York, respecté de tous, Sam(ir) a trois grands « principes » dans sa vie afin d’assouvir son besoin de revanche :  l’ambition, le pouvoir et le sexe. Métier qui le propulse à la une des médias, fortune, mariage inespéré ; révéler la vérité sur ses véritables origines à ses amis, collègues, et surtout à sa femme, serait catastrophique ; aussi contrôle-t-il tout, au point d’en perdre sa liberté, de renier une partie de sa vie, et d’en vivre plusieurs suivant le lieu géographique où il se trouve. Un grain de sable -inévitable- viendra enrayer la machine, sous quelle forme se présentera-t-il ? Comment Sam(ir) va-t-il réagir ? Comment son entourage va-t-il gérer cette onde de choc ? Notamment Ruth Berg -personnage formidable- dévouée à son mari, elle lui a offert un foyer « idéal » où tout est parfait -comme elle- petite fille choyée nullement préparée au cataclysme qui va arriver, sa réaction face à la vérité sera visuellement époustouflante sous la plume de l’auteur (je vous conseille de lire attentivement ce passage aux pages 406/407).

Au final, la construction de ce roman  -proche d’un polar- permet à l’auteur d’aborder non seulement le thème de l’usurpation d’identité, mais aussi celui de la violence de notre société actuelle, avec ses dérives, ainsi que ses nouveaux dangers, dans une étude en profondeur des différentes catégories sociales. L’auteur maintient un suspens auprès de son lecteur,  son envie de connaître le dénouement de cette histoire restant intact jusqu’à la dernière page. Quant aux crimes de Sam(ir), ils laisseront des dégâts psychiques qui ne cicatriseront sans doute jamais, pour les gens qui ont croisé, un jour, la route de cet homme.

Vous l’aurez compris à la lecture de cette chronique, j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman !

 © Les Chroniques de Mlv 28-10-2013

© Un livre après l’autre