Rencontre avec Tatiana de Rosnay !

Tatiana de Rosnay – Photo Copyright Charlotte Jolly de Rosnay

Fin septembre, dans la chronique du lundi, je vous parlais de «Territoires intimes». Trois fictions sonores qui vous emportent dans un voyage extraordinaire ! En ce lundi matin, je suis ravie de vous proposer une interview de Tatiana de Rosnay, dont la plume et la voix nous transportent aux côtés de Daphné du Maurier, Virginia Woolf et Émile Zola ! Une expérience littéraire fantastique qui donne envie de (re)lire les Maîtres de la romancière franco-britannique ! Je remercie infiniment Tatiana de Rosnay pour sa disponibilité, mais également les fées Aurélie et Audrey.

Un Livre après l’autre : Bonjour chère Tatiana ! Merci infiniment pour avoir accepté de répondre à mes questions. Voici la première : lorsque vous rédigiez  «Une petite fille nommée Carrie» à l’âge de onze ans, souhaitiez-vous déjà devenir romancière, ou bien nourrissiez-vous d’autres rêves ?

Tatiana de Rosnay : Merci ! Je souhaitais déjà devenir écrivaine, et fort heureusement, ma famille m’a prise au sérieux et m’a encouragée. J’avais aussi les encouragements de mes professeurs qui avaient remarqué que mes rédactions étaient beaucoup plus longues que celles de mes camarades…

Territoires intimes – Tatiana de Rosnay

Un Livre après l’autre : Comment le projet «Territoires intimes» est-il venu jusqu’à vous ?

Tatiana de Rosnay : J’ai été contactée par Audrey Siourd, la productrice à l’origine de ce projet. Nous avions déjà travaillé ensemble et c’est une personne que j’apprécie vivement.  Elle m’a donné carte blanche pour explorer le processus d’écriture, les secrets de la création littéraire. J’ai eu l’idée d’examiner de façon ludique l’inspiration de mes trois écrivains préférés, du Maurier, Woolf et Zola, mais aussi par le biais de leurs maisons et de leurs vies intimes.  Les lieux sont à l’origine de presque tout mon travail d’écriture, une véritable obsession. Et j’ai trouvé ce titre, Territoires Intimes, qui à mes yeux résume bien le propos de cet exercice à la fois oral et écrit. 

Un Livre après l’autre : Quelles ont été les différentes étapes de travail pour cette fiction sonore ?

Tatiana de Rosnay : J’ai écrit trois narrations autour de chaque auteur, de 30 000 signes environ, ce qui correspond à une demi-heure de texte parlé. J’ai tout relu à voix haute en écrivant, inlassablement, pour tenter de garder mon cap : ne pas barber mon auditeur/lecteur, le surprendre, le charmer et, j’espère, lui donner envie de découvrir ou de redécouvrir ces écrivains magnifiques.

Ensuite, j’ai enregistré mon texte en studio, un exercice que j’aime beaucoup faire, puisque j’ai moi-même lu Les Fleurs de L’Ombre, un de mes derniers romans, pour la version audio (Lizzie). Mais là, c’était différent, car il fallait vraiment jouer avec sa voix. Puis, Audrey a rajouté les habillages sonores, les bruitages, ainsi qu’une musique originale superbe composée par ses soins. Le résultat est bluffant !

Un Livre après l’autre Le travail d’écriture d’une fiction sonore et celui d’un roman possèdent-ils des points communs  ?

Tatiana de Rosnay : Un roman, c’est un travail d’écriture beaucoup plus long, plus complexe, de longue haleine. La fiction sonore me semble être tout de même plus légère, plus rapide. Mais les deux ont pour moi un point commun très important : la relecture et les corrections à voix haute, la seule manière, à mon avis, de réellement prendre possession de son texte.  

Un Livre après l’autre : Menabilly, Monk’s House et Médan n’ont plus de secrets pour vous. Pourriez-vous nous raconter votre première rencontre avec les murs de vos Maîtres ?

Tatiana de Rosnay : Ce sont des moments tellement émouvants pour moi qu’il m’est arrivé de verser une larme en franchissant le seuil de leurs maisons. Mon entourage en a l’habitude et se moque un peu de moi. Pour Daphné du Maurier, à force de mettre mes pas dans les siens en Cornouailles, j’ai vraiment eu l’impression de rentrer dans sa vie, et dans sa tête. Des moments inoubliables.

Chez Virginia Woolf, j’ai eu la possibilité de m’asseoir sur son lit, dans sa chambre, (je n’aurais jamais osé si un journaliste culotté ne m’avait pas invitée à le faire !)

Et quant à Émile Zola, en posant pour la première fois les yeux sur Médan, j’ai été submergée par l’émotion. D’autant plus la date qui est écrite sur la façade de sa maison est celle de mon anniversaire, un 28 septembre. Son dernier jour, puisqu’il est mort dans la nuit, à Paris, après avoir quitté sa maison de campagne adorée.

Un Livre après l’autre : Quels messages Daphné du Maurier, Virginia Woolf et Émile Zola peuvent-ils transmettre aux hommes et femmes de plume de notre XXIème siècle ?

Tatiana de Rosnay : Ils m’ont tous les trois donné envie d’écrire et d’en faire ma vie et mon métier. A 11 ans, pour du Maurier, à 13 ans, pour Zola, à 19 ans, pour Woolf. Daphné du Maurier m’a transmis le virus de la mémoire des murs et des secrets de famille, ainsi que les fins ouvertes qui désespèrent ses lecteurs, et les miens, mais qui poussent à la réflexion. Virginia Woolf m’a aidée à bâtir la voix intérieure de mes personnages, leur flux de conscience, si précieux. Émile Zola m’a donné le gout des descriptions et des scènes coup de poing qui marquent le lecteur à jamais.

Mais faire aussi bien que ces trois génies de la littérature, c’est une autre histoire. Oui, je mets la barre très haut !

Un Livre après l’autre : Dernière question : avez-vous le souhait de poursuivre l’aventure «Territoires intimes» ?

Tatiana de Rosnay : Pourquoi pas ! J’ai adoré écrire et enregistrer ce travail. Je suis prête à récidiver avec autour de la vie et des œuvres d’autres auteurs aimés !

Je ne dirai donc que trois mots : vivement la suite !

N’attendez pas, et courez écouter «Territoires intimes» si cela n’est pas encore fait ! Avant de (re)lire Daphné du Maurier, Virginia Woolf et Émile Zola , évidemment !

Vous pouvez poursuivre cette rencontre avec Tatiana de Rosnay, en suivant son actualité via son site ICI, ainsi que ses pages Facebook et Instagram .

Lundi 18 octobre 2021

Rencontre avec Carène Ponte !

Carène Ponte Quai des écrivains, juillet 2019, Saint-Pierre Quiberon- Photo droits réservés Quai des écrivains

Aujourd’hui, c’est une rencontre avec Carène Ponte, dont le premier roman « Un merci de trop » a été publié en 2016, à laquelle je vous invite. Son huitième roman « Vous faites quoi pour Noël ? On se marie ! » vient d’être publié aux éditions Michel Lafon il y a quelques semaines, c’est une occasion supplémentaire de retrouver Pauline et David, les héros de l’opus précédent « Vous faites quoi pour Noël ? ». Je vous invite à découvrir ses réponses ci-dessous :

Un Livre après l’autre : Bonjour Carène, première question, as-tu toujours souhaité écrire ?

Carène Ponte : Je dirais que oui… À l’âge de 10 ans, en réponse à la question qu’on nous posait à l’école « quel métier veux-tu faire plus tard ? », je notais : écrivain ; parce que je lisais beaucoup et que je voulais moi-aussi faire ressentir des émotions.

Un Livre après l’autre : Peux-tu nous raconter la genèse de ta comédie de Noël « Vous faites quoi pour Noël ? » ?

Carène Ponte : Cela faisait longtemps que j’avais envie d’écrire une comédie de noël, parce que bon, ce n’est plus un secret pour personne, j’adore cette période de l’année. Pour ce qui est de l’histoire, en fait une nuit j’ai rêvé de l’histoire de Pauline et David (enfin de la galère dans laquelle se met Pauline dans son parking) et dans mon rêve je me disais que ça ferait une super histoire pour un roman. Quand je me suis réveillée, j’ai pris des notes pour ne pas oublier ce point de départ. Et ensuite, j’ai crée Santa-les-deux-sapins et tous les personnages qui y vivent.

Un Livre après l’autre : « Vous faites quoi pour Noël ?  On se marie ! », vient d’être publiée. Pourquoi une saison 2 et non un autre roman de Noël ?

Carène Ponte : Je voulais retrouver les personnages, il me semblait que je pouvais encore passer un chouette moment avec eux. Santa-les-deux-sapins me manquait. Donc une saison 2 !

Un Livre après l’autre : D’où vient ta passion pour Noël ?

Carène Ponte : Je ne sais pas vraiment… J’ai toujours aimé l’ambiance qui règne pendant cette période. Les décorations partout dans les rues et dans les magasins, les sapins de noël, l’attente de l’ouverture des cadeaux… Et depuis que je suis maman, c’est encore plus fort, parce que s’est ajouté le plaisir de faire des cadeaux à mes enfants et de les voir les déballer en poussant des cris. C’est une période que je trouve réconfortante et qui gonfle mon cœur de chaleur.

Un Livre après l’autre : Comment arrives-tu à concilier vie professionnelle (je rappelle que tu travailles à plein temps) et écriture ?

Carène Ponte : Ce n’est pas toujours évident. J’essaie de me dégager du temps chaque jour, même un tout petit peu, pour écrire. Parfois je profite du temps de pause du midi, parfois d’un petit temps avant d’aller chercher les enfants. Le week-end c’est plus compliqué et en décembre n’en parlons pas ! J’espère uhn jour ne plus avoir à concilier les deux, et là ça voudra dire que j’ai réalisé entièrement mon rêve de petite fille.

Un Livre après l’autre : As-tu des porte-bonheurs, de la musique ou un endroit propice pour écrire ?

Carène Ponte : Pas de porte bonheur, pas de musique (parce que ça me déconcentre et je chante à tue-tête au bout de deux chansons…). J’écris dans mon bureau, quand je suis seule. Je n’ai encore jamais essayé d’aller dans un café mais lorsque la pandémie de COVID sera derrière nous, j’ai envie d’essayer.

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, peux-tu partager avec nous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Carène Ponte : Il y a beaucoup d’autrices dont je suis fan : Lori Nelson Spielman, Marie Vareille, Sophie Kinsella, Sarah Morgan, Delphine de Vigan, Jenny Colgan et plein d’autres… J’ai récemment découvert la plume de Lucy Daniels et j’ai adoré !! Un roman coup de cœur : les derniers jours de rabbit hayes d’Anna Mcpartlin. C’est un roman que j’ai adoré !!! Et qui est en top 3 (après les 4 filles du Dr March et Autant en emporte le vent)

Un Livre après l’autre : Quelle est ta chanson de Noël préférée ?

Carène Ponte : All y want for christmas is you à égalité avec Santa claus is coming to town.

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est ton moment préféré des Fêtes de Noël ? 

Carène Ponte : Je crois que le moment que je préfère c’est celui où je regarde mes enfants déballer avec frénésie leurs cadeaux. Chaque année ça me fout les larmes aux yeux. Ensuite j’aime le moment où l’on fait le sapin, j’aime emballer les cadeaux, j’aime préparer le repas du 24, j’aime dresser la table avec ma vaisselle de noël (que je complète chaque année).

Cliquez sur la couverture pour commander le livre via le site www.librairiesindependantes.com

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Je remercie infiniment Carène Ponte pour sa disponibilité, et vous invite à poursuivre l’échange avec elle via ses pages Facebook, Instagram, ainsi que son site ICI

Enfin, si vous n’avez pas lu « Les derniers jours de Rabbit Hayes » de Anna Mcpartlin, suivez le conseille de Carène Ponte !

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Marie Vareille !

Marie Vareille – Photo droits réservés Philippe Lamy

Marie Vareille a publié son huitième ouvrage, « Le syndrome du spaghetti » en octobre dernier. Dans « Noël Actually » sa nouvelle s’intitule « À pile ou face », son héroïne, Juliet et le tout donne un concentré d’émotions. Je la remercie infiniment pour sa disponibilité, et vous invite à lire ses réponses dans l’interview ci-dessous :

Un Livre après l’autre : Bonjour Marie, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Marie Vareille : Un peu des deux ! Je crois que c’est la lecture qui m’a choisie dans un premier temps : je suis tombée dedans quand j’étais petite et je n’en suis toujours pas sortie 😉 Écrire est venue un peu plus tard, à l’adolescence et en faire mon métier à l’âge adulte. 

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci  ?   

Marie Vareille : Je connaissais très bien Sophie, j’avais déjà croisé Tonie et Marianne quelques fois suite à des échanges sur Twitter et j’ai ensuite fait la connaissance d’Adèle et d’Isabelle à travers la Team, j’avais bien sûr entendu parler d’elles, mais je ne les avais pas encore rencontrées. 

Un Livre après l’autre : Pouvez-vous nous présenter Juliet, l’héroïne de votre nouvelle « À pile ou face» ? 

Marie Vareille : C’est une jeune femme qui a un passé compliqué, mais qui l’assume plutôt bien. Comme elle n’aime pas prendre des décisions, elle a la fâcheuse tendance à jouer à pile ou face quand elle ne sait pas quoi choisir… Mais peut-on toujours faire confiance au hasard ? La réponse dans la nouvelle !

Un Livre après l’autre : Comment naît une héroïne d’une nouvelle de Noël ? 

Marie Vareille : Bonne question… J’avoue que je ne sais pas trop, quand j’écris une nouvelle, j’ai souvent la chute, mais pas du tout le plan pour y arriver. Juliet m’est venue parce que j’aimais l’idée d’une ancienne ado révoltée qui avait été obligée de se ranger trop jeune, un peu malgré elle. 

Un Livre après l’autre :  Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Marie Vareille : Des horaires, oui : ceux où mes filles sont à la crèche, car impossible pour moi d’écrire quand elles sont à la maison. Je pense souvent à mes romans en écoutant de la musique, en marchant ou en courant, mais quand j’écris j’ai besoin d’être chez moi, de silence et de concentration.  Évidemment durent certaines périodes, quand j’ai des déplacements promotionnels ou des salons, je suis obligée d’écrire dans des trains, des hôtels ou des lieux étrangers, mais je n’aime pas trop ça. Je n’écris jamais aussi bien quand dans mon bureau avec le silence. 

Un Livre après l’autre :  En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ? 

Marie Vareille : Romans fétiches : Harry Potter, Autant en emporte le vent, Jane Eyre, le Journal de Bridget Jones, l’Écume des jours, L’attrape-coeur… Il y en a tellement, c’est difficile de choisir ! 

Auteurs fétiches : ceux et celles qui ont écrit les romans ci-dessus !

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ? 

Marie Vareille : Le réveillon ! Je suis une incorrigible gourmande et j’adore tous les mets traditionnels de Noël. Je renoncerais donc plus facilement aux cadeaux qu’au repas de Noël. 

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Pour poursuivre cette rencontre, vous pouvez visiter le site de Marie Vareille ICI, sa page Facebook, ainsi que son compte Instagram, enfin, vous pouvez également la retrouver via sa page Youtube ICI

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Adèle Bréau !

Adèle Bréau

Troisième autrice de la TeamRomCom, Adèle Bréau. Auteure, journaliste et blogueuse, son dernier roman «Frangines» est sorti en juin dernier. Dans «Noël Actually» sa nouvelle s’intitule « Love is all around », Isabelle, son héroïne, s’offre une escapade bretonne avant le réveillon familial. Je remercie infiniment Adèle Bréau pour avoir accepté mon invitation, pour sa disponibilité, et vous invite à découvrir son interview, ci-dessous :

Un Livre après l’autre :Bonjour Adèle, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Adèle Bréau : Je dirais que ce métier est venu à moi à petits pas. J’ai d’abord écrit des articles, des billets de blog, des dialogues qui étaient autant de petites histoires que je n’osais pas assembler. C’est ma mère qui m’y a poussé. Et elle a bien fait. C’est un tel bonheur de créer des personnages à travers lesquels on peut dialoguer avec ses lecteurs !

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci  ?

Adèle Bréau : Non, c’est Tonie qui nous a réunies il y a longtemps maintenant. Depuis, nous avons toutes grandies ensemble dans le monde des livres, comme des copines d’école.   

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Un Livre après l’autre : Pouvez-vous nous présenter Isabelle, l’héroïne de votre nouvelle « Love Is All Around » ?

Adèle Bréau : Isabelle est une femme d’aujourd’hui. Hyper indépendante et accaparée par son boulot, elle cartonne professionnellement au détriment de sa vie personnelle. En call du soir au matin, elle n’a plus de temps pour ses copines, sa famille, et encore moins pour l’amour, qui est le cadet de ses soucis malgré l’inévitable pression familiale et sociétale. S’il arrive qu’elle s’interroge fugacement sur son avenir, il semble que personne ne puisse toutefois venir bouleverser son univers cadenassé. A moins que…

Un Livre après l’autre : Dans un autre registre littéraire, votre trilogie «La Cour des grandes», «Les jeux de garçons» et «Les Devoirs de vacances» est optionnée pour une future adaptation. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce projet télévisuel  ?  

Adèle Bréau : Le temps de l’audiovisuel est long… (finalement, nous avons du bol dans l’édition, surtout en ce moment). Pourtant, je rêve que mes quatre héroïnes quadras emportées par leurs vies à cent à l’heure débarquent enfin à l’écran. Charge mentale, conciliation vie pro-vie perso, maternité, quarantaine, vie de couple, amitié…, j’aimerais tellement que ces problématiques qui touchent tant de femmes soient incarnées par des comédiennes badasses pour parler au plus grand nombre.

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Adèle Bréau : J’ai un peu tout essayé et j’ai la chance de ne pas souffrir du syndrome de la page blanche. J’écris malheureusement très bien dans les cafés (problématique en ce moment) mais surtout le matin. Je me suis longtemps levée de très bonne heure pour écrire avant de partir au bureau. Récemment, j’ai repris ce rythme éprouvant mais qui convient bien à mon inspiration. D’autant qu’à cette heure-ci, personne ne me demande où sont les chaussettes ou ce qu’on va manger ce soir J

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Adèle Bréau : Bien sûr ! Je suis très romans français contemporains. J’ai des goûts très éclectiques, comme dans tous les domaines culturels en général (j’ai horreur des snobismes esthétiques) et je ne rate aucun des romans de Virginie Grimaldi, Michel Houellebecq, Guillaume Musso, Karine Tuil, Katerine Pancol, Delphine de Vigan, Leïla Slimani, Serge Joncour, Emmanuel Carrère, Valérie Perrin, Virginie Despentes. Bien sûr, j’élargis mon horizon grâce aux conseils de mon libraire, histoire de ne pas tourner en rond dans l’algorithme…

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ?

Adèle Bréau : L’après-midi du 24. J’aime les « avant », quand tout semble encore possible. Comme je suis nostalgique de l’instant précédent de manière générale, je me sens plutôt bien dans cet « avant ». On prépare la dinde, le repas du soir, on accroche les dernières décos, on allume le feu dans la cheminée, les enfants trépignent, on n’a pas encore enfilé ses habits de lumière ni siroté les premières bulles de champagne. En plus, le 24 décembre, c’est la Sainte Adèle. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Vous pouvez suivre Adèle Bréau via son site , sur facebook et instagram.

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Tonie Behar !

Tonie Behar –

Deuxième jour consacré à la TeamRomCom ! Aujourd’hui, je vous propose une rencontre avec Tonie Behar ! Autrice de six romans, son septième livre est prévu pour Janvier 2021 ! Dans «Noël Actually» sa nouvelle s’intitule «Sept jours et une vie». Je la remercie infiniment pour avoir accepté mon invitation, pour sa disponibilité, et vous invite à découvrir ses réponses, ci-dessous.

Un Livre après l’autre : Bonjour Tonie, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Tonie Behar : Bonjour Valérie. Avant d’être autrice, j’ai d’abord été lectrice. J’ai toujours aimé lire et un jour je me suis autorisée à écrire. J’ai donc choisi l’écriture, mais elle attendait son heure depuis toujours !

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci ? 

Tonie Behar : Je connaissais Isabelle Alexis depuis longtemps et j’étais alors dans la même maison d’édition qu’Adèle Bréau. Avec Marianne, Marie et Sophie, on se suivait sur les réseaux et on échangeait pas mal !  Un jour j’ai contacté Marianne et Marie pour leur proposer une rencontre. C’est parti comme ça, sur une impulsion et une intuition.

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Un Livre après l’autre : Pouvez-vous nous présenter Mira, l’héroïne de votre nouvelle « Sept jours et une vie » ?

Tonie Behar : Mira est la gardienne du 19bis boulevard Montmartre, un immeuble imaginaire des grands boulevards qui est le théâtre de plusieurs de mes romans. Autrefois elle était choriste à l’opéra de Bucarest et a décoré sa loge de concierge comme une loge d’opéra. Elle adore Maria Callas et Mariah Carey, le thé et la vodka. Et moi, je l’aime tellement que j’ai voulu lui offrir sa propre histoire.

Un Livre après l’autre : Si mes renseignements sont exacts, Mira va peut-être être présente dans votre roman à paraître en janvier prochain. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur celui-ci ?

Tonie Behar : Oui Mira sera présente en tant que gardienne du 19 bis boulevard Montmartre !
Les héroïnes de ce prochain roman s’appellent Amanda et Joséphine. Elles vivent à 160 ans d’écart dans le même immeuble et exercent le même métier, créatrices de bijoux… Un jour Amanda trouve dans sa cheminée un coffret contenant un paquet de lettres jaunies et une bague : Le rayon de lune, qui disparait dans des circonstances dramatiques… C’est un roman sur les femmes, leur long chemin vers la liberté et les différents visages de l’amour  

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Tonie Behar : Tous les matins je m’offre une petite séance de méditation en marchant dans le jardin des Tuileries. Ensuite je m’assieds à mon bureau pour écrire et ça dure jusqu’au soir, entrecoupé de pauses thé, grignotages, coups de téléphones, ateliers d’écriture par Zoom, posts sur les réseaux sociaux, sans compter les courses, les repas, les blablas… je m’arrête vers minuit. Et après soit je lis soit je regarde un truc. Je me couche (très) tard !

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Tonie Behar : Mes auteurs préférés ont longtemps été Françoise Sagan, Joseph Kessel, Romain Gary, Jim Harrison, Francis S. Fitzgerald… je lis de tout, tout le temps.

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ?

Tonie Behar : En décembre, j’aime les dimanches en fin d’après-midi. J’invite souvent des amis ou ma famille, on fait un feu dans la cheminée, des marrons grillés, du chocolat chaud, des gâteaux… on allume des bougies, le sapin clignote doucement, la nuit est tombée, dehors il fait froid, dedans il fait chaud… j’adore. 

En attendant de retrouver Mira dans le septième roman de Tonie Behar, vous pouvez poursuivre cette rencontre via sa page Facebook, son compte Instagram, mais aussi son site ICI !

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Isabelle Alexis !

Isabelle Alexis – Photo droits réservés Isabelle Alexis

Romancière dont certains titres ont été adaptés à l’écran, Isabelle Alexis signe la nouvelle «La Revanche de Louison Cerfeuil» dans le recueil du collectif de la TeamRomCom. Je la remercie pour avoir accepté mon invitation et vous laisse en sa compagnie, ci-dessous :

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Un Livre après l’autre : Bonjour Isabelle, première question, avez-vous choisi d’être romancière ou bien est-ce ce métier qui vous a choisie ?

Isabelle Alexis : J’ai commencé par faire de la radio, et des piges dans les journaux. Puis j’ai pris des cours de théâtre et passé des castings. J’ai été comédienne pendant de longues années puis j’ai écrit mon premier roman à trente ans : « Tu vas rire mais je te quitte ! » publié chez Plon en 2002. J’avais envie, à mon tour, de raconter des histoires. Quand je jouais au théâtre ou dans des téléfilms, tout ce que je tournais était écrit par des hommes. C’est toujours le cas : le nombre de scénaristes femmes est infiniment plus petit que celui des auteurs masculins.

Un Livre après l’autre : Connaissiez-vous les autres auteures de la TeamRomCom avant d’intégrer celle-ci  ?

Isabelle Alexis : Je connaissais Tonie Béhar que j’avais rencontrée dans un salon du livre. C’est une fille que j’aime beaucoup humainement et littérairement. J’ai tout de suite accepté quand elle a proposé de nous réunir pour former la team RomCom, un club d’autrices de comédie romantique. L’idée était très chouette, j’ai découvert les autres par la suite, je trouve que ce sont des filles pétées de talent !    

Un Livre après l’autre : Dans « Noël Actually », votre héroïne s’appelle Louison Cerfeuil. Pouvez-vous nous la présenter ?

Isabelle Alexis : Louison, c’est une « pas gâtée » à la base. Enfin physiquement seulement car elle est pleine d’humour et a un cœur d’or. Elle a aussi une meilleure amie géniale qui a décidé de la retaper, de l’aider, aussi bien physiquement que moralement car au début et jusqu’à la moitié de l’histoire, la pauvre Louison est au bout du rouleau…

Un Livre après l’autre : Deux de vos romans ont été adaptés à l’écran. Quelle actrice pourrait prêter ses traits à Louison Cerfeuil selon vous ? 

Isabelle Alexis : Comme c’est l’histoire d’une fille ingrate physiquement qui va nettement s’améliorer, il faudrait, je pense, une actrice un peu à la « Ugly Betty » Quelqu’un qui va embellir au fil de l’histoire. C’est très amusant pour une actrice. On commence comme un petit pruneau et on finit tel un Lys majestueux…

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires, des lieux particuliers, de la musique ?

Isabelle Alexis : En ce moment, j’essaye d’écrire quatre heures par jour, plutôt l’après-midi. Souvent, je mets TSF jazz en fond sonore. J’écris dans mon salon, dans un large fauteuil, assise en tailleur, mon ordi sur moi. J’adore ce fauteuil qui est moelleux et ne me fait pas mal au dos contrairement à la chaise de mon bureau. J’aime écrire avec du café et mes clopes à portée de mains.

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Isabelle Alexis : Les sœurs Brontë, Jane Austen, Daphné du Maurier, Françoise Sagan. Et tout ce qui traite de Ninon de Lenclos, brillant personnage que j’adore. Je dévore tout ce que peux, tout ce qui peut m’embarquer dans des univers à découvrir, je lis aussi bien des biographies historiques, de grandes sagas sur plusieurs volumes que des essais féministes. En ce qui concerne les romans, je ne rate jamais la sortie d’un livre d’Emmanuelle de Boysson ou de Tatiana de Rosnay que j’ai la chance de connaître dans la vie.  J’aime beaucoup la sensibilité de Stéphanie Hochet aussi.

Dernièrement, j’ai lu les deux Enthoven (père et fils) ( « Ce qui plaisait à Blanche » et « Le temps gagné »

L’été, je me plonge dans du noir, j’aime lire des polars, des thrillers. Je crois que j’ai lu tous les Harlan Coben…

Un Livre après l’autre : Dernière question, quel est votre moment préféré des Fêtes de Noël ?

Ce moment où mon père en bout de table se lève pour faire un discours et porter un toast et qu’à chaque fois ma mère lui coupe la parole avec des phrases insipides du style : « Zut, je crois que ma fourchette est tombée… Quelqu’un reveut un blinis ? On a été voir où en était la cuisson des marrons, etc… » Je ne m’en lasse pas…

Vous pouvez poursuivre cette rencontre avec Isabelle Alexis via sa page Facebook ou Instagram !

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Ketty Rouf !

Ketty Rouf – Photo droits réservés Marion Vallée

Le premier roman de Ketty Rouf « On ne touche pas » vient d’être récompensé par le Prix du Premier Roman 2020. Récompense méritée, pour cette histoire envoûtante au cœur de deux univers opposés, ainsi que pour son auteure dont la plume est à suivre, c’est certain ! Ketty Rouf donne désormais des cours d’italien pour adultes, et travaille également comme traductrice et interprète. Je la remercie infiniment pour sa disponibilité et sa gentillesse. En ce lundi matin d’une nouvelle semaine de confinement, servez-vous un thé ou un café, installez-vous confortablement, et découvrez tranquillement l’interview ci-dessous.

Un Livre après l’autre :  Bonjour Ketty, votre parcours professionnel vous prédestinait-il à devenir romancière ?

Ketty Rouf : Plus que mon parcours professionnel, c’est le parcours personnel qui peut expliquer le choix de l’écriture. Je pense à mon goût pour la lecture et à mes études de philosophie. La jeune adolescente que j’ai été, se posait toujours beaucoup de questions « existentielles », j’allais chercher des éléments de réponses dans les romans, j’ai ensuite décidé de faire des études de philosophie parce que je sentais que c’était important pour ma vie. À mes yeux, littérature et philosophie sont complémentaires, l’une pense par images, l’autre par concepts.

 Un Livre après l’autre : Quelle est la genèse de « On ne touche pas » ?

Ketty  Rouf  : L’idée m’est venue grâce à la fréquentation des deux mondes dont il est question dans le roman. Le monde de la nuit, des cabarets et des clubs de striptease et le monde de l’enseignement public. J’ai aussi suivi et donné des cours d’effeuillage, souvent des cours particuliers. Les femmes que j’ai rencontrées se confiaient souvent, parlaient de leur vie intime, dévoilaient certains « secrets ». La pratique de l’effeuillage était mystérieusement accompagnée par une mise à nu intime et cela m’a beaucoup aidée à trouver le personnage de mon roman : une femme qui redécouvre son corps après l’avoir tant détesté, grâce à une expérience – danser nue – qu’on croit dégradante mais qui en réalité lui donne la force de faire face au quotidien avilissant de sa vie d’enseignante à l’Education nationale. Strings pailletés et hauts talons versus Xanax et des insomnies !

Un Livre après l’autre : La musique joue un rôle particulier dans la vie nocturne de Joséphine. A-t-elle accompagné l’écriture de votre roman ?

Ketty Rouf : Pour écrire j’ai besoin de silence. Un silence absolu. Mais pour aller chercher l’émotion qui m’aide à écrire, je peux écouter de la musique, mimer une scène, créer une atmosphère.

Un Livre après l’autre : Vous avez reçu le Prix du Premier Roman 2020 pour « On ne touche pas ». Comment vivez-vous cette reconnaissance ?

Ketty Rouf : Pour le moment, j’ai l’impression que c’est l’histoire de quelqu’un d’autre ! Plus sérieusement, lorsque mon éditrice, Véronique Ovaldé, me l’a annoncé, j’ai failli tomber par terre. C’est une joie immense et un très fort sentiment de reconnaissance. Je pense à ma maison d’édition, Albin Michel, à mon éditrice, à mon attachée de presse, Florence Godfernaux et à mes deux agents, Laure Pécher et Pierre Astier. Je suis bien accompagnée et conseillée, je considère que c’est notre prix. C’est un grand honneur mais aussi une responsabilité dont je m’efforcerai d’être à la hauteur.

Un Livre après l’autre : Si mes renseignements sont exacts, les droits d’adaptation au cinéma sont d’ores et déjà optionnés. Selon vous, quelle(s) actrice(s) pourrai(en)t interpréter Joséphine ?  

Ketty Rouf : Oui, c’est exact : « On ne touche pas » a été optionné par Les Films du Kiosque, la scénariste travaille déjà à l’adaptation. Nous avons pensé à quelques actrices. Bientôt j’en saurai un peu plus. Je vous prie néanmoins de m’excuser, mon côté superstitieux m’oblige à ne pas trop en dévoiler.

Un Livre après l’autre : En tant que lectrice, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

Ketty Rouf : J’aime beaucoup les classiques (Balzac, Maupassant, Calvino, Dostoïevski…) et je pense qu’il faut les relire de temps en temps. Un de mes grands auteurs fétiches est l’italien Antonio Tabucchi. J’aime aussi lire du théâtre, j’ai dernièrement découvert Hanokh Levin.

Un Livre après l’autre : Le confinement actuel est-il propice à un nouveau projet littéraire ?

Ketty Rouf : Oui, ce sont les joies du confinement : consacrer du temps à un nouveau projet d’écriture, faire des recherches, lire, prendre des notes, aller vers de nouveaux personnages. La construction d’une fiction est pour moi l’alternative joyeuse à la réalité du drame que nous vivons à présent.  

Si vous n’avez pas lu « On ne touche pas », je vous invite à le faire ! Vous pouvez également poursuivre la rencontre avec Ketty Rouf, via sa page Facebook .

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Rocco Giudice !

Il y a quelques semaines, je vous parlais de mon coup de cœur pour «Mangoustan», un premier roman dessinant le portrait de trois femmes entre réel et fiction, humour et tendresse, dont la vie bascule. Une découverte dans le cadre des Rendez-vous Littéraires aux éditions Pocket. En ce début de semaine, je vous propose de partir à la rencontre de Rocco Giudice, auteur de cette petite pépite !

Rocco Giudice – Photo droits réservés © Nigel Crane Photography

Un Livre après l’autre : Bonjour Rocco, votre parcours professionnel vous prédestinait-il au métier d’écrivain ?

Rocco Giudice : Un père entêté et d’une écrasante franchise a probablement fait l’écrivain davantage que ne l’a fait le parcours professionnel. Son pragmatisme, les épreuves qu’il a dû surmonter pour s’élever au-dessus de sa condition première, n’avaient que peu de sens pour moi qui ai grandi dans un autre pays, à une autre époque. Il me fallait creuser un sillon, loin de sa vision temporelle de l’existence. Tout comme d’autres, je cherche à m’insérer dans une filiation symbolique d’écrivains, même si, plus que d’autres, je m’y sens faussaire.

Un Livre après l’autre : «Mangoustan» est votre premier roman. Pouvez-vous nous en expliquer sa genèse ?

R. G. : L’étincelle première a surgi d’une question posée par une femme de mon entourage. Comment être « je » après avoir été longtemps « nous ». Et comment retrouver, par désir ou nécessité, une vie entière lorsque le couple a dissous une partie de ce que nous étions ? À cela s’ajoutent d’autres questions portées par les personnages : Que suis-je en droit d’exiger, et en échange de quoi ? Ou comment exister dans les interstices du contrat qui lie deux époux ?

Un Livre après l’autre : Comment le personnage de Melania s’est-il imposé parmi vos héroïnes ?

R. G. : Melania est l’une des trois figures féminines du roman. Je me suis interrogé sur la nature de la relation qui unit la First Lady à son Président de mari ? Celle que l’on prend, depuis toujours, pour une arriviste décérébrée est la seule épouse d’un haut dirigeant politique à manifester publiquement, et de manière répétée, son désaccord avec lui. Melania est la caution burlesque d’un récit somme toute sérieux.

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires particuliers, des lieux, de la musique ?

R. G. : Pas de fantaisie sur ce point-là. J’écris comme d’autres travaillent : À ma table, sept à huit heures par jour, du lundi au vendredi. Cette routine me structure et me permet d’avancer sans perdre le rythme, l’idée ou l’énergie. C’est également une manière de vivre au diapason de mon épouse.

Un Livre après l’autre : En tant que lecteur, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

R. G. : Le catalogue des références évolue en permanence et comme je n’épuise pas toujours l’œuvre complète d’un écrivain, je m’attache au roman plutôt qu’au romancier. Pour n’en citer que trois : Vingt-Quatre heures de la vie d’une femme, de Stefan Zweig, pour l’humanisme et l’élégance, Thérèse et Isabelle, de Violette Leduc, pour la beauté et la force de l’émotion, et L’Or, de Blaise Cendrars, pour l’ironie et le style. Et je m’en veux déjà d’interrompre ici la liste de mes joies !

Un Livre après l’autre : Un nouveau roman est-il en cours d’écriture ?

R. G. : Un roman sur base historique – fin XIXème , adossé à un événement ouvrier plus ou moins inconnu. J’y travaille tout en cherchant à comprendre pourquoi je l’écris. Un récit réserve quelque chose pour le lecteur et quelque chose pour l’auteur. Avant de l’achever, il faudra que je découvre ce qu’il me veut.

Je remercie infiniment Rocco Giudice pour le temps consacré à ce questionnaire, ainsi que pour sa disponibilité, et vous invite à poursuivre cette rencontre en lisant «Mangoustan» -si cela n’est pas encore fait- ainsi qu’en consultant sa page Instagram   !

© Un Livre après l’autre

Dans le faisceau des vivants – Valérie Zenatti

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Dans le faisceau des vivant – Valérie Zenatti – Éditions de l’Olivier

« Dans le faisceau des vivants » de Valérie Zenatti est un livre particulier, un texte sur le désarroi qui a été le sien à l’annonce de la mort d’Aharon Appelfeld, le grand auteur israélien dont elle est la traductrice depuis de nombreuses années.

Choquée par cette nouvelle qui la cueille alors qu’elle s’apprête à prendre un avion pour Tel-Aviv, afin de rendre visite à son ami hospitalisé, la romancière entame alors un voyage troublant, dans lequel la voix, les textes d’Aharon Appelfeld, sa vie,  résonnent à chacun de ses pas.

Comment continuer son propre chemin alors qu’un être cher vient de vous quitter ? En partageant sa douleur, les silences et les mots échangés avec l’homme qu’elle admirait, son parcours d’adolescente déracinée jusqu’à sa rencontre avec les textes du grand écrivain, Valérie Zenatti va au bout d’une autre quête, celle de comprendre et éteindre ce tremblement intérieur qui ne la quitte pas. C’est en explorant   Czernowitz, là où le destin et la folie des hommes ont brisé l’enfance du petit Erwin -devenu plus tard Aharon- que son voyage s’arrêtera, afin de laisser la place à un autre chemin, celui à écrire sans la présence bienveillante de son ami écrivain.

Livre après livre, la plume de Valérie Zenatti continue de me toucher et je ne peux que vous encourager à découvrir ce livre si particulier qu’est « Dans le faisceau des vivants ». Un texte fort sur ce lien unique entre deux êtres. Un livre qui donne envie de (re)découvrir l’oeuvre de Aharon Appelfeld sous la traduction de Valérie Zenatti.

Ce livre a reçu le PRIX ESSAI 2019 de France Télévisions

 

Extrait :

« Écris, continue d’effleurer les tendons et les nerfs les plus sensibles en toi, ne cherche pas à être trop intelligente, ne sois pas trop modeste non plus, sois simplement toi, et ne laisse personne t’empêcher d’aller là où tu sens que tu dois aller.« 

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Samuel Delage !

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Samuel Delage – © photo droits réservés Samuel Delage

 

« Arcanes Médicis »  (sortie le 13/09/18, aux éditions De Borée) se déroule en Italie, au coeur d’un joyau, la Villa Médicis ! Ce matin, je vous propose de retrouver Samuel Delage, son auteur, grâce à une interview dans laquelle il nous raconte la genèse de ce nouveau roman, ainsi que sa nouvelle vie d’auteur à temps complet !

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Un livre après l’autre : Bonjour Samuel, peux-tu nous raconter la genèse de la nouvelle aventure de Marion Evans et Yvan Sauvage, « Arcanes Médicis » ?

Samuel Delage : Il peut s’écouler plusieurs publications pendant la genèse d’un futur roman. De nombreux sujets sont en « décantation » dans mon atelier, une dizaine de romans à venir, sans que j’en connaisse pour le moment l’ordre de publication. Tout dépend de la maturité de la documentation et de la construction des personnages. Arcanes Médicis est un projet qui a commencé il y a 6 ans. Presque dès le départ des aventures de mon duo, je savais que j’exploiterais la fabuleuse Villa Médicis. Mais il fallait d’abord que je fasse vivre davantage mes personnages avant de les conduire à Rome.

 

Un livre après l’autre : Pourquoi un délai si long entre « Cabale Pyramidion » et « Arcanes Médicis» ?

Samuel Delage : J’ai écrit une v1 d’Arcanes Médicis avant la publication de Cabale Pyramidion, puis une v2 et enfin une v3. Tout cela tandis que j’étais salarié à temps plein. Sur cette même période j’ai également créé le site « Les Petits Mots des Libraires ». Et toujours sur cette même période j’ai créé 3 projets de séries TV. À présent, les choses vont changer, et les publications seront au programme chaque année car je deviens romancier et scénariste à temps complet.

 

Un livre après l’autre : «Arcanes Médicis» se déroule dans un lieu fascinant. Peux-tu nous raconter ta première visite à la Villa Médicis ?

Samuel Delage : J’ai candidaté pendant 5 ans pour tenter de vivre l’extraordinaire expérience d’être pensionnaire à la Villa Médicis. J’avais besoin d’y faire évoluer mes personnages et d’y créer un récit. J’ai été fasciné dès le départ par ce lieu, le plus prestigieux au monde en matière d’histoire de l’art. Il représente tout l’univers de mon duo récurrent. J’ai eu la chance d’être reçu comme pensionnaire pour un court séjour à la Villa Médicis. Ce RDV fabuleux a dépassé mes espérances. Vivre dans ce musée hors du temps qui domine la ville éternelle est très inspirant. Jour et nuit j’ai arpenté l’immense villa, ses jardins incroyables et ses souterrains. C’était tout cela que je tenais à partager dans mon récit, avec Yvan Sauvage et Marion Evans bien entendu… au cœur des crimes et dans le plus bel écrin.

 

Un livre après l’autre : As-tu bénéficié d’une autorisation pour y écrire ton roman ?

Samuel Delage : Dans la mesure où le respect du lieu et du personnel est pris en compte, tout est possible. Dans Arcanes Médicis, c’est la mission de l’Académie de France à Rome ainsi que ses rouages et ce qu’elle offre au monde que les lecteurs vont découvrir. Arcanes Médicis est conçu comme sorte de Cluedo, associant suspense, huis clos et la découverte d’un lieu bien réel et que j’invite le plus grand nombre à visiter. Le livre vous ouvre également les portes sur quelques inédits…

 

Un livre après l’autre : Tu es désormais auteur à temps complet. Peux-tu nous en dire plus sur tes ateliers d’écritures, ainsi que tes futurs projets littéraires ?

Samuel Delage : Cette liberté commence tout juste. Cela va tout changer pour moi et me permettre d’honorer de plus nombreux projets et surtout de les soigner davantage. Je vais pouvoir renforcer mes rituels d’écriture et donner le meilleur de moi-même. Il y aura moins de bruit parasite dans mon esprit, je pourrai alors me focaliser sur mes personnages, les intrigues, la construction et l’écriture proprement dite. Le bénéfice du temps, si précieux à tous, va également me permettre de lire davantage et de visionner plus de films et séries. Ce sont des influences nécessaires dans mon travail. Par ailleurs, j’affectionne le partage de ma passion pour l’écriture et de ce qu’elle peut apporter dans de nombreux domaines. J’anime régulièrement des ateliers pour les scolaires, ces échanges sont très épanouissants. Les yeux des collégiens et lycéens brillent de créativité, ils sont surprenants et leurs enseignants intègrent ces ateliers dans leurs projets pédagogiques. Je propose des programmes à la carte dont on peut trouver quelques exemples sur mon site internet : http://samueldelage.com/atelier-ecriture

 

Un livre après l’autre : Le site «Les petits mots des libraires» remporte un vif succès. Des évolutions du site sont-elles prévues ?

Samuel Delage : Le site internet « Les Petits Mots des Libraires » est pour moi une véritable fierté et est à la source de nombreux partages. Cette initiative est importante pour valoriser la précieuse activité des libraires. Grâce à eux nous découvrons des livres d’exception qu’aucun algorithme ne serait en mesure de repérer. Les libraires sont des découvreurs à défendre. La prochaine évolution du site est l’arrivée de l’application mobile pour faciliter la mise en lumière des conseils des libraires. Avec « Les Petits Mots des Libraires » nos découvreurs peuvent fédérer leurs forces et en un clin d’œil montrer leur compétence en un temps record et bien avant toutes les plateformes qui parfois, pour certaines, les malmènent. Les libraires ont une longueur d’avance sur tout le monde, avec « Les Petits Mots des Libraires » ils disposent d’un outil simple, fédérateur et efficace pour le faire savoir. Je suis le premier client de mon site, totalement subjugué par les titres qu’ils recommandent et à côté desquels je serai passé. Merci à eux !

 

Envie de voyager, de partir en Italie, d’enquêter aux côtés de Yvan Sauvage et Marion Evans ? Alors, rendez-vous le 13 septembre, dans toutes les librairies, afin de découvrir la nouvelle enquête de Marion Evans et Yvan Sauvage !

 

© Un livre après l’autre

Rencontre avec Marina Dédéyan !

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Marina Dédéyan – Photo © Bruno Klein

 

Sa dernière saga, intitulée « De Tempête et d’Espoir« , parlait du lien qui unissait un frère et une soeur, le lecteur voyageait de Saint-Malo à Pondichéry, en suivant l’intrépide Anne de Montfort !  Cette année,  Marina Dédéyan revient avec un roman intitulé « Tant que se dresseront les pierres »   (Éditions Plon) une histoire dès plus dense, dans laquelle la romancière conte  le destin de trois frères dans un contexte historique douloureux, au sein d’une Bretagne meurtrie. Ce matin, je vous propose de découvrir le parcours et l’actualité de Marina Dédéyan, grâce à une interview.

 

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Tant que se dresseront les pierres – Editions Plon

 

Un Livre après l’autre : Bonjour Marina, ravie de t’accueillir à l’occasion de la sortie (le 16 mai dernier) de ton nouveau roman «Tant que se dresserontpierres », aux éditions Plon. Peux-tu nous raconter ton parcours professionnel, avant l’écriture de ton premier roman «Moi, Constance, princesse d’Antioche» ?

Marina Dédéyan : J’occupais à ce moment des fonctions commerciales et marketing dans l’informatique. J’ai été licenciée du jour au lendemain lors du rachat de mon entreprise. Un mal pour un immense bien, puisque je me suis retrouvée soudain avec beaucoup de temps, face au désir d’écrire qui me taraudait depuis toujours.

 

Un Livre après l’autre : Née à Saint-Malo, dans une famille d’origine arménienne et russe éditrice de littérature française, cela te prédisposait-il à épouser le métier de romancière ?

Marina Dédéyan : J’ai hérité de ma famille l’amour des livres. En revanche, devenir moi-même romancière n’était pas évident dans un milieu où l’on sacralisait les écrivains et la littérature. Il fallait oser franchir le pas, se jucher sur un petit coin du piédestal.

 

Un Livre après l’autre : Quelle est la genèse de «Tant que se dresseront les pierres» ?

Marina Dédéyan : C’est une longue histoire qui vaudrait à elle seule un roman. Pour résumer, la conjonction de mon amour pour la Bretagne et de rencontres fortuites ou peut-être pas tant que ça… Les sujets de romans arrivent un peu comme des rencontres amoureuses, le fruit d’un hasard qui s’avère une évidence.

 

Un Livre après l’autre : Comment s’est déroulé le travail de recherches, puis celui d’écriture, pour ce roman qui se dévore comme un véritable saga ?

Marina Dédéyan :Je ne sais pas si je dois le raconter, car je fonctionne surtout à l’intuition. L’écriture et la recherche se mêlent, et je ne fais pas de plan. Je connais seulement la fin de l’histoire quand j’attaque les premières pages. Et j’écris les chapitres dans le désordre.

 

Un Livre après l’autre  : Ces deux phases ont-elles été plus longues que pour tes romans précédents ?

Marina Dédéyan : À moins d’écrire sur soi-même, sur son environnement immédiat, un roman nécessite toujours de la recherche. J’ai pour ma part une grande exigence dans chacun de mes livres quant à la solidité de ma documentation. La difficulté pour celui-là résidait surtout dans le thème choisi, périlleux, complexe, douloureux pour certains encore aujourd’hui. J’ai beaucoup hésité avant de me lancer vraiment. C’est la partie « mijotage » qui a pris au final le plus de temps.

 

Un Livre après l’autre : Une journée de travail est-elle rythmée par des horaires particuliers, des lieux, de la musique ?

Marina Dédéyan : Quand je suis plongée dans l’écriture d’un roman, mes personnages m’habitent jours et nuits. Mais il y a bien un moment où il faut remplir des pages. Cela se passe toujours dans mon bureau, et dès que je le peux entre mes engagements professionnels et ma vie de famille. Plutôt le soir quand tout le monde est couché !

 

Un Livre après l’autre : Quels liens entretiens-tu avec la Bretagne ?

Marina Dédéyan : Très forts, charnels avant tout. La Bretagne est la terre où ma famille s’est réenracinée, où je suis née et j’ai passé les premières semaines de ma vie, les plus beaux moments de mon enfance puis de mon adolescence. Elle me ressource et me répare, et j’y vais aussi souvent que possible. En fait, j’appartiens à une famille bretonne par imprégnation !

 

Un Livre après l’autre : Lorsque tu es une lectrice, quels registres littéraires, romans ou auteurs ont ta préférence ?

Je suis une dévoreuse éclectique. Souvent, j’ai le sentiment que les livres viennent à moi plus que je ne les choisis, des cadeaux, des trouvailles au hasard d’une bibliothèque…

 

Un Livre après l’autre : Dernière question, avant de te remercier pour le temps consacré à ce questionnaire : En cette période estivale, quels sont tes coups de cœurs littéraires ?

Marina Dédéyan :  J’ai attaqué des lectures en vue de mon prochain roman. Top secret pour le moment. Quant à mes coups de cœurs de l’été, je pars en chasse bientôt ! Je participerai à plusieurs festivals du livre cet été en Bretagne. L’occasion de rencontrer mes lecteurs, bien sûr, mais aussi de découvrir les ouvrages d’autres romanciers. De belles rencontres en perspective !

 

Je remercie infiniment Marina Dédéyan pour sa gentillesse, sa disponibilité, et vous invite à découvrir Tant que se dresseront les pierres, une histoire dans laquelle  trois frères amoureux de leur terre natale si envoûtante,  choisissent de la défendre différemment !

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Laurence Peyrin !

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Laurence Peyrin – Photo droits réservés ©Pascale Lourmand

 

Son premier roman La drôle de vie de Zelda Zonk a été couronné par le prix Maison de la Presse en 2015. L’an passé, elle revenait avec le fantastique Miss Cyclone   (éditions Calmann-Levy) dont le fil rouge était  l’amitié de deux adolescentes dont les destins se tissaient dans la ville de New York. Cette année, avec L’Aile des Vierges (Calmann-Lévy), elle dresse le portrait de Maggie O’Neill une jeune femme passionnée, éprise de liberté. En ce mercredi matin, jour de sortie de ce quatrième roman, je vous propose de découvrir l’interview à laquelle Laurence Peyrin a gentiment accepté de répondre !

 

Un Livre après l’autre : Bonjour Laurence, merci pour avoir accepté de répondre à mes questions. Première question : l’écriture de votre premier roman «La drôle de vie de Zelda Zonk» est-elle liée à un événement particulier (professionnel ou privé) ?

Laurence Peyrin : Oui. C’est un roman dont j’avais commencé l’écriture lors de mon dernier congé maternité, en 2001. Quand j’ai repris mon travail de journaliste, impossible de continuer. Je suis d’un tempérament entier, ce qui m’empêche de faire les choses sans m’y consacrer pleinement. Et je n’avais pas le temps de réfléchir au sens que je voulais donner à cette histoire.

Il a fallu que j’attende de démissionner, neuf ans plus tard, pour reprendre l’écriture de Zelda, et ne faire que cela, après un voyage à New York qui a débloqué deux petits tiroirs coincés dans ma tête: l’imagination et la confiance en soi.

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L’Aile des Vierges – Laurence Peyrin – Calmann-Levy – sortie le 28 mars 2018

 

Un Livre après l’autre : «L’Aile des Vierges» est votre quatrième roman. Pouvez-vous nous raconter la genèse de celui-ci ?

Laurence Peyrin :  J’étais dans une librairie new-yorkaise, en septembre 2016, alors que je venais tout juste de terminer l’écriture de «Miss Cyclone», et je suis tombée sur un livre dans le bac d’occasions: «Life below Stairs», d’Alison Maloney, sur la vie des domestiques edwardiens. Je ne sais pas pourquoi la couverture m’a parlé – un manoir, un alignement de femmes de chambre en uniforme. Je l’ai acheté, une petite voix intérieure me disant que j’allais en faire quelque chose, alors que ce n’était pas du tout l’univers de mes précédents romans.

Mais j’aime apprendre en écrivant, me passionner pour une époque, des détails. «L’Aile des Vierges» a été une véritable odyssée, à travers une époque qui évoque «Downton Abbey» et une autre l’explosion de modernité du New York des années 50.

 

Un Livre après l’autre : Quels liens unissent Maggie O’Neill à vos autres héroïnes ( June, Angela, Hanna, Zelda) ?

Laurence Peyrin : Je ne sais pas vraiment ce qu’elles ont en commun, en dehors d’être des femmes… Certainement une conscience aigüe de la vie, je dirais. Ce qui les met dans un état de perpétuel questionnement et leur fait vivre les choses plus fort. Toutes traversent une époque, et en sont peut-être un symbole, tout en éprouvant des sentiments éternels.

 

Un Livre après l’autre : Si mes renseignements sont exacts, vous avez une passion pour le cinéma ;  quelle actrice choisiriez-vous pour interpréter Maggie ?

Laurence Peyrin : Effectivement… Mais c’est une réponse compliquée, car c’est imposer une image particulière aux lecteurs et mettre un frein à leurs propres fantasmes. Mais, avec ma prérogative d’auteur, je peux vous dire que la fièvre de Marion Cotillard dans «Mal de pierres» de Nicole Garcia a, à certains moments, inspiré Maggie. Mais, bizarrement, je n’ai pas une image précise de mon héroïne, elle est si libre qu’elle m’échappe aussi!

En revanche, en ce qui concerne l’acteur pour incarner John, sans négociation possible, c’est Clive Owen! L’élégance britannique et l’incarnation de la masculinité, pour moi. Une muse, qui avait aussi inspiré Michael dans «Zelda Zonk».

Après, vous imaginez qui vous voulez, j’en serai curieuse !

 

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires particuliers, des lieux, de la musique ?

Laurence Peyrin : J’écris à la Bibliothèque Municipale de Grenoble, cinq après-midi par semaine, au milieu des étudiants. J’ai besoin de cet anonymat dans une ambiance studieuse… Et d’un silence absolu. Alors, non, pas de musique sur les oreilles dans ces moments-là.

Mais j’en écoute énormément le reste du temps (je marche beaucoup, et j’écris dans ma tête en marchant, étape indispensable!), et chacun de mes romans a pour moi son générique: «With or without you» de U2 pour Zelda et Hanna, «Paradise Circus» de Massive Attack pour Miss Cyclone, et «Wuthering Heights» de Kate Bush pour Maggie.

En tout cas, chaque histoire est née à New York, en marchant, en écrivant sur un cahier.

 

Un Livre après l’autre : Lorsque vous n’écrivez pas, quelle lectrice êtes-vous ? Avez-vous des romans ou des auteurs fétiches ?

Laurence Peyrin : Je lis tous les soirs, ma chambre est une bibliothèque. Mais je lis tout l’inverse de ce que j’écris ! Des polars bien noirs, des récits de faits-divers qui me fascinent, pour sonder l’âme humaine. J’ai appris à lire avec «Les Dossiers extraordinaires» de Pierre Bellemare.

Je pourrais monter un meuble avec tous mes Stephen King, j’ai relu 10 fois «La Firme» de John Grisham ou «Un témoin silencieux» de Richard North Patterson, j’aime Lisa Gardner et Steve Mosby…

Mais je suis aussi capable d’énormes coups de cœur pour des romans qui sortent de ces chemins glauques: «La Cuisinière», de Mary Beth Keane, l’histoire vraie d’une femme porteuse saine de la typhoïde qui transmettait sans le savoir la maladie dans les maisons où elle travaillait, au début du siècle dernier à New York.

Et «Quand tu es parti», de Maggie O’Farrell, une histoire d’amour à pleurer.

Et… De John O’Farrell, «Un mec parfait», le seul roman hilarant que j’ai lu écrit à la première personne du masculin. Vous remarquerez que les prénoms des auteurs sont aussi ceux des héros de «L’Aile des Vierges». Ce qui n’est pas forcément un hasard…

Mais, surtout, j’ai deux romans cultes, qui par leur grand écart ont construit mon écriture: « De sang-froid » de Truman Capote, qui m’a appris la simplicité de la description et l’addiction au récit, et « Crève-cœur » de Nora Ephron pour l’humour introspectif féminin.

Un Livre après l’autre : Dernière question (avant de vous remercier pour le temps consacré à ce questionnaire)  comment est née votre passion pour la mythique ville de New York ?

Laurence Peyrin : Je vais vous répondre très simplement: ça ne s’explique pas. Je n’avais aucune envie d’y aller, la première fois. Les buildings, le bruit, la lumière, pas mon truc.

Et puis je suis arrivée là-bas, et j’y suis née. Allez comprendre…

Vous savez, je ne suis pas une noctambule, Times Square est sans doute l’endroit où je mets le moins les pieds, là-bas.

Mais dans la succession de villages qu’est New York, je marche, je respire, je connais chaque coin de rue. Je vis.

C’est un sentiment d’appartenance qui remonte certainement à ce qu’on ne connaît pas de soi-même, un mystère peut-être ancestral.

Une seule chose est certaine :  sans New York, je ne serais pas romancière.

Je remercie infiniment Laurence Peyrin pour le temps consacré à ce questionnaire, ainsi que pour sa disponibilité, et vous invite à poursuivre cette rencontre en lisant ses précédents romans et en consultant sa page Facebook  !

© Un Livre après l’autre

Un dimanche avec Jérôme Attal !

Photo Jérôme Attal pour ITW ©Mathieu Zazzo

Jérôme Attal – Photo droits réservés Mathieu Zazzo 

 

Le 2 novembre, vous pourrez découvrir la version enrichie de bonus du roman empreint de nostalgie eighties de Jérôme Attal :  «Aide-moi si tu peux» aux éditions Pocket.Aide moi si tu peux Jérôme Attal.jpg pocket

En attendant, en ce dimanche matin, c’est un rendez-vous avec Kino, le petit héros du magnifique livre-disque «Le goéland qui fait miaou» (éditions Le label dans la forêt) que je vous propose. Jérôme Attal a accepté de répondre à quelques questions quant à ce petit bijou de douceur et d’humour, issu d’un travail commun avec Constance Amiot et Sylvie Serprix, et servi par la voix de Robinson Stevenin. Le-goeland-qui-fait-miaou

Les Chroniques de Mlv : Bonjour Jérôme, comment l’aventure de «Le goéland qui fait miaou» est-elle née ?

Jérôme Attal : Bonne question. Je ne sais plus. Je suis toujours en avance sur les souvenirs. En tout cas, quand il a été question de se lancer dans une aventure d’un livre pour enfants (j’ai toujours en référence le travail admirable en la matière de Roald Dahl et de Jacques Prévert), j’ai pensé à cette anecdote à laquelle j’ai participé. Un bébé goéland qui tombe dans le jardin de mes voisins en leur absence. Et les parents goélands qui s’inquiètent et piaillent autour. Que faire ? Comment lui venir en aide ? L’histoire est partie de là….

 

Les Chroniques de Mlv Ce livre-disque est le fruit d’un travail commun avec Constance Amiot, Sylvie Serprix, ainsi qu’une équipe de musiciens. Au quotidien, avez-vous travaillé séparément, ou en partageant  vos différentes créations artistiques ?  

Jérôme Attal : Sylvie, l’illustratrice, a travaillé directement sur mon texte alors que nous ne nous étions jamais rencontrés. J’ai adoré les premiers dessins qui me sont parvenus. Leur beauté et leur inventivité. Les rebonds en poésie par rapport au texte. Avec Constance, nous avons l’habitude de faire des chansons ensemble (je lui ai donné plusieurs textes pour son projet adulte). Là encore, elle a travaillé sur les textes. J’ai le souvenir que c’est allé assez vite, et moi qui aime quand ça va vite J et suis grand fan des jolies mélodies, à chaque fois j’étais ravi et embarqué par les maquettes qu’elle m’envoyait. L’idée, c’était de faire aussi un livre disque avec des chansons qui tiennent vraiment la route. C’est elle qui s’est chargée de toute la partie musicale, l’illustration sonore, et elle a fait un boulot de dingue. Elle avait vraiment son idée et s’y est tenue. Elle voulait que ce soit pop et jazzy. J’adore le résultat très charismatique et mesure tout le travail qu’elle a dû faire, le temps qu’elle y a passé.

 

Les Chroniques de Mlv : Pour la narration de l’histoire, comment le choix s’est-il porté sur la voix de Robinson Stevenin ?   

Jérôme Attal : C’est un choix de la regrettée Danièle Molko, éditrice, qui accompagnait la carrière de Constance depuis plusieurs années et dont « Le goéland qui fait miaou » aura été le dernier projet avant qu’elle ne disparaisse. Danièle était très enthousiaste de toute cette aventure. Malheureusement, elle nous a quittés quelques semaines avant la sortie. Robinson s’est montré très volontaire vis-à-vis du projet. Son grain de voix, sa grâce et son éternelle adolescence, donnent des ailes à Kino.

 

Les Chroniques de Mlv : Ce conte va être joué sur scène. Comment ce projet est-il né ?

Jérôme Attal : Pour la scène, c’est grâce à Virginie Riche et Gommette production. Constance qui porte le spectacle avec une comédienne, Lucrèce Sassella, et son bassiste/multi instrumentiste Nicolas Deutsch, est en train de le peaufiner pour un grand tour de France des théâtres et des médiathèques qui souhaiteront le programmer.

Les Chroniques de Mlv : Du côté des romans, une nouvelle version de «Aide-moi si tu peux» sort en novembre prochain, aux Editions Pocket. Une suite à cette première aventure du duo Caglia/Sparks est-elle prévue ?

Jérôme Attal : Oui je suis bien excité par la nouvelle version Pocket de « Aide-moi si tu peux » qui sort le 2 novembre. J’ai rajouté pas mal de petits bonus, aphorismes à ma sauce, considérations définitives ou presque sur l’amour, et références aux années 80. Si le livre est un succès – car aujourd’hui seul un relatif succès permet que l’on puisse travailler davantage, du moins me commander une suite – j’adorerais écrire une nouvelle aventure du capitaine de police Stéphane Caglia. Il est tellement imprévisible et rigolo, je veux dire : il ne fait jamais dans la demi-mesure –  qu’il donne envie de l’accompagner encore. Lui et Prudence Sparks, sa partenaire anglaise. Maline et sexy. À eux deux, une sorte de : » Béret français et bottes de cuir »

 

Les Chroniques de Mlv : Peux-tu nous donner quelques informations sur le roman à paraître pour la rentrée littéraire 2018 ?

Jérôme Attal : Ce sera un grand roman. Avec pas mal de personnages de femmes libres à un moment crucial de notre temps. Il y aura le plus de poésie possible par pages. J’aimerais dire : par phrase.

 

Les Chroniques de Mlv : Je te remercie pour avoir répondu à mes questions. Pour finir,  la question rituelle : as-tu un coup de cœur littéraire, théâtral, cinématographique ou musical à partager avec nous ?

 Jérôme Attal : Ah oui, j’essaie le plus souvent possible d’avoir des coups de cœur. À vrai dire, c’est mon activité préférée, en deuze avec celle qui consiste à mettre mon cœur dans des romans ou des textes qui pourront provoquer des coups de cœur chez d’autres. En ce moment, je découvre les romans graphiques de Fred Bernard : « Les aventures de Jeanne Picquigny », c’est vraiment très beau. Je suis un méga fan du roman graphique « Blankets » de Craig Thompson, et même si Fred Bernard penche plutôt vers Corto Maltese je retrouve un même bonheur à découvrir son œuvre que j’en ai eu à lire Craig Thompson. Sinon j’imagine que vous savez tous que le livre de l’année est : « Le livre que je ne voulais pas écrire » d’Erwan Lahrer. Et j’ajouterais, puisque l’on reste dans la section coups de cœur, que mon cœur bat dès qu’Emma Watson apparaît quelque part.

Poète, auteur, musicien, diariste, Jérôme Attal est un artiste aux différentes facettes. Je le remercie infiniment pour sa disponibilité et sa bienveillance, et vous invite à découvrir la richesse de ses différentes œuvres qu’elles soient musicales ou littéraires ; vous pouvez également poursuivre la rencontre grâce à sa page Facebook ICI 

© Les Chroniques de Mlv – 29-10-2017

© Un livre après l’autre

 

UN APRÈS-MIDI AVEC AGNÈS ABÉCASSIS !

Agnès Abécassis / Photo droits réservés ©Agnès Abécassis

 

Le nouveau roman d’Agnès Abécassis est sorti mercredi dernier au Livre de Poche, il s’intitule «Café ! Un garçon s’il vous plaît.» À l’occasion de la sortie de ce nouvel ouvrage, je vous propose de prendre votre café en compagnie de cette romancière qui nous régale avec ses histoires fraîches et pétillantes !  Bonne lecture !

Les Chroniques de Mlv : Bonjour Agnès, merci pour avoir accepté mon invitation. Pouvez-vous nous présenter votre nouveau roman  «Café ! Un garçon s’il vous plaît » ?

Agnès Abécassis : Il s’agit d’un roman choral, une comédie pleine de rebondissements, mettant en scène alternativement Lutèce, qui va retrouver son premier amour qu’elle n’a pas revu depuis cinquante ans. Tom, qui vit avec Régine une passion destructrice. Et Ava, dont la carrière de peintre est sur le point de prendre son envol.

Les Chroniques de Mlv : Ce roman continue d’explorer la vie des personnages de votre roman précédent «Le tendre Baiser du Tyrannosaure» ; pourquoi ce choix ?

Agnès Abécassis Il ne s’agit pourtant pas d’une suite. « Le tendre baiser du Tyrannosaure », et « Café ! Un garçon s’il vous plait » peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre. J’ai simplement trouvé amusant de reprendre ces personnages pour leur faire vivre autre chose.

Les Chroniques de Mlv : Ava -l’une de vos héroïnes- a une passion commune avec vous :  le dessin.  Pourquoi ne pas avoir réalisé la couverture de ce roman cette fois-ci ?

Agnès Abécassis : Parce que toutes les couvertures de mes livres sont en train d’être relookées, pour mon plus grand plaisir. Cela se fait souvent, au cours de la vie d’un long-seller : au fil des années et surtout des retirages successifs, on modifie les couvertures pour faire en sorte qu’elles restent dans l’air du temps.

Les Chroniques de Mlv : En référence au titre de votre roman, avez-vous un endroit       préféré dans lequel vous pouvez  boire un café tranquillement  et/ou regarder un joli garçon ? 😉

Agnès Abécassis : Ca varie, au fil de mes pérégrinations à pied à travers Paris.

Les Chroniques de Mlv : Dernière question, auriez-vous un coup de cœur littéraire, musical ou une série télévisée de qualité à partager avec nous ?

Agnès Abécassis : Oui, plein. On les retrouve souvent en clin d’œil entre les pages de mes romans…

 

Je remercie infiniment Agnès Abécassis pour sa disponibilité et sa réactivité !

Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur l’auteure, retrouvez-la sur son site ICI.

 

©Les Chroniques de Mlv – 13-05-2017

© Un livre après l’autre

 

Recontre avec Tom Graffin !

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Tom Graffin – Photo :  droits réservés Karine Baudot

Biographe familial jusqu’en 2010, puis auteur-compositeur, Tom Graffin vient d’être récompensé par le Prix du Premier Roman «Méo-Camuzet» (organisé par le Salon Livres en Vignes) pour son roman «Jukebox Motel», un road-movie où plane l’ombre de Johnny Cash. Suite à ma chronique sur ce conte littéraire et musical,  je vous propose aujourd’hui de rencontrer virtuellement Tom Graffin, grâce à l’interview à laquelle il a gentiment accepté de répondre. Je le remercie à nouveau pour sa disponibilité, et vous souhaite une belle lecture !

Jukebox Motel – Tom Graffin – Éditions J.C. Lattès.

Les Chroniques de Mlv : Bonjour Tom, et merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions. Tout d’abord, comment es-tu devenu auteur-compositeur ?

Tom Graffin : Mes quelques années piano de 7 à 10 ans comptent à peine, car j’ai absolument tout oublié… Trop tôt, sans doute. Et mauvais professeur. Je m’y suis remis de moi-même à 20 ans, à la guitare cette fois-ci. J’ai ensuite commencé à composer des mélodies puis à chanter, tout doucement. En 2008, j’ai envoyé une maquette guitare voix à Maxime Delauney, que j’avais rencontré à l’ESC Rennes et qui à l’époque était manager d’Alexis Rault. La maquette lui a plu et Maxime est devenu mon agent chez VMA. C’est là que j’ai rencontré d’autres artistes. Je me suis alors rendu compte que je prenais plus de plaisir à écrire/composer pour les autres que pour moi.

Les Chroniques de Mlv : Un texte accompagné d’une musique,  c’est une histoire dont le temps ne devra pas  dépasser quelques minutes. En quoi cet  exercice peut-il donner envie de rédiger un roman ?

Tom Graffin Parallèlement à la musique, j’ai été biographe familial. J’enregistrais la vie de gens anonymes, parfois de célébrités locales, pour ensuite écrire leurs mémoires, témoignage de génération transmis aux proches et amis. J’ai d’ailleurs commencé par écrire la vie de ma grand-mère, en 2005. L’écriture était donc quelque chose qui me trottait dans la tête depuis quelques années. Cette expérience m’a d’ailleurs beaucoup nourri. C’est vrai que mon travail de parolier m’a également servi, dans l’approche de la langue et des mots. C’est un tout.

Les Chroniques de Mlv : Jukebox Motel a une double lecture : celle du roman, ainsi que  celle de la bande originale. Comment est né ce projet ?

Tom Graffin : En 2011, alors que je ne pensais plus du tout à écrire un roman – faute d’idée, Maxime Delauney me tend le projet Jukebox Motel. C’est un court-métrage musical écrit par Justine Bourcier (scénariste-réalisatrice à l’origine du projet). Justine et moi travaillons ensemble sur l’écriture et la musique pendant un an, jusqu’à ce que l’opportunité d’un tournage au Québec se présente à nous. Ce n’est qu’en revenant du tournage, en mars 2012, que nous avons eu envie d’aller plus loin : raconter l’histoire du Jukebox Motel à travers le parcours et le récit de son fondateur Thomas J. Shaper. Le sujet de mon premier roman m’était servi sur un plateau. Une fois le roman achevé (3 ans plus tard), l’idée d’en faire une BO nous a paru naturelle. On revenait à l’ADN du projet.

Les Chroniques de Mlv : Grâce à la carte de la couverture, la vie de ton héros se dessine sous les yeux du lecteur. Comment celle-ci est-elle arrivée dans ce projet ?

Tom Graffin  : Fabrice Petithuguenin, graphiste parisien, a lu le livre et l’a beaucoup aimé. Je dois dire que c’est encore Maxime Delauney qui me l’a présenté ! Fabrice a tout de suite pensé à une carte, type carte de Tendre. J’ai trouvé l’idée géniale. Je lui ai donné les thèmes, les mots que je voulais y retrouver, et il a fait tout le reste. Je trouve qu’il a vraiment sublimé la couverture.

Les Chroniques de Mlv : Jukebox Motel  est ton premier roman. Travailles-tu déjà sur un second manuscrit ?

Tom Graffin : Tout à fait. J’y réfléchis et prends des notes depuis plus de deux ans. Je viens de commencer l’écriture proprement dite. L’histoire se passera de nos jours, en France. Très différent de Jukebox Motel, donc.

Les Chroniques de Mlv : Peux-tu partager  avec nous un de tes derniers coups de cœur, que celui-ci soit musical, ou littéraire ?

Tom Graffin  : Mon dernier coup de cœur musical s’appelle Max Jury, un californien de 23 ans qui vient de sortir son premier album. Il était sur le live de C à vous quand j’y suis passé et j’ai écouté son album en boucle tout l’été. Un bijou. Sinon, je n’ai pas beaucoup lu ces derniers temps. J’aime bien les histoires courtes. Je suis tombé sur une formidable nouvelle de Jean Giono, L’homme qui plantait des arbres.

Je remercie infiniment Tom Graffin pour sa disponibilité, et vous invite à poursuivre cette rencontre en allant sur sa page Facebook ICI ainsi que sur le site dédié à l’aventure «Jukebox Motel»  ICI.

© Les Chroniques de Mlv – 17-09-2016

© Un livre après l’autre