Agatha Christie, le chapitre disparu

Extrait :

«Quand je repense aux douleurs vécues, ces déchirures insupportables qui furent les miennes comme celles de beaucoup de femmes trompées, puis abandonnées, je me dis que l’amour est un voyage, il faut en accepter la fin pour repartir ensuite dans un autre périple.»

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En décembre prochain, LE chef-d’œuvre de la Reine du crime sera à l’affiche dans le monde entier. «Le Crime de l’Orient-Express»  bénéficie d’une distribution dès plus impressionnante…

En attendant ce rendez-vous cinématographique, plongez-vous dans le mystère qui entoura la disparition d’Agatha Christie durant l’hiver 1926, en lisant «Agatha Christie, le chapitre disparu». Un chapitre dans lequel Brigitte Kernel retrace le chemin d’une femme dévastée par un chagrin d’amour, un chapitre dans lequel elle entraîne le lecteur dans la zones d’ombre de la romancière anglaise,  avec des dialogues savoureux -notamment ceux entre Archibald Christie et l’Inspecteur Kenward, en charge de l’enquête sur la disparition de l’auteure !

Un livre à découvrir pendant cette période estivale – si cela n’est pas encore fait !

© Les Chroniques de Mlv – 06-08-2017

© Un livre après l’autre

 

Un mercredi avec…Georgia Caldera !

Après Les Larmes Rouges, la romancière GeorgiaCaldera a séduit son lectorat avec Hors de portée, une romance contemporaine. C’est un plaisir de la recevoir sur Les Chroniques de Mlv,  à l’occasion de la sortie -aujourd’hui- du premier opus de son troisième ouvrage : Victorian FantasyDentelle et nécromancie, auxEditions J’AI LU.  Rencontre avec une romancière fort sympathique !

 Photo: droits réservés Georgia Caldera

Les Chroniques de Mlv : Bonjour Georgia, et merci d’avoir accepté l’invitation des Chroniques de Mlv. Tout d’abord, peux-tu nous dire comment une étudiante en art-thérapie devient romancière ?

Georgia Caldera : Bonjour et merci à toi pour cette interview.

J’ai toujours écrit, depuis que je sais lire, je crois. C’est à l’époque où j’étais à la fac que j’ai eu l’idée de l’histoire des Larmes Rouges. J’ai écrit la trame du récit, qui s’est étoffée au fur et à mesure, ainsi que les trente premières pages du tome 1. Et puis, j’ai dû arrêter, faute de temps. Ce n’est qu’après l’obtention de mon diplôme d’Art-thérapeute que j’ai pu m’y remettre sérieusement et depuis, je n’ai plus jamais cessé d’écrire (et ce n’est pas prévu, de toute façon ^^).

Les Chroniques de Mlv : Ton premier roman –Les Larmes Rouges- se déroule dans un univers sombre, bien différent de Hors de portée. Où puises-tu ton inspiration ?

Georgia Caldera : J’ai de nombreuses sources d’inspiration. Je la puise dans tout un tas de choses, cela va d’événements de la vie quotidienne aux films que je regarde ou aux livres que je lis. Je suis une grande amatrice de fantastique et fan absolue d’Anne Rice. Aussi, il me paraissait tout naturel de commencer mon parcours d’auteur avec une saga vampirique, à l’ambiance sombre, bien entendu.   Ce n’est que par la suite, après avoir appréhendé ce genre littéraire en tant que lectrice, que j’ai eu envie de me lancer également dans la romance contemporaine. Dans Hors de Portée, le ton est évidemment plus léger que dans Les Larmes Rouges, il y a même de l’humour, ce qu’il n’y avait quasiment pas dans mes précédents écrits, mais on y retrouve les thématiques qui me sont chères, à savoir des héros torturés, au lourd passé, et une relation, entre les deux personnages principaux, assez complexe et passionnée.

Les Chroniques de Mlv : Tout comme Les Larmes RougesHors de portée a remporté un joli succès, as-tu d’autres projets de romance contemporaine ?

Georgia Caldera : En effet, j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire cette première romance contemporaine et j’ai très rapidement eu envie de poursuivre dans cette voie et de développer certains personnages secondaires de Hors de Portée.  Il y aura donc un tome 2, Hors de Question, puis un tome 3, Hors de Propos, dans lesquels, bien qu’ils n’en soient plus les héros, nous recroiserons Aidan et Scarlett. Ces prochains tomes se concentreront donc sur d’autres personnages, rencontrés durant le premier opus (mais je n’en dirai pas davantage pour le moment…) et pourront très bien se lire indépendamment les uns des autres.

Les Chroniques de Mlv : Peux-tu nous présenter la série Victorian Fantasy ? dont le tome 1, dentelle et nécromancie, paraît aujourd’hui,  aux Editions J’AI LU.

Georgia Caldera : Victorian Fantasy est une série qui pourrait s’apparenter à de la romance paranormale, dans la mesure où chaque tome verra un couple de personnages possédant des pouvoirs magiques se former, sans en être vraiment, puisqu’elle a lieu dans un univers alternatif pseudo-victorien, avec une petite touche de steampunk, pour l’ambiance. 😉

Dans le premier opus, Dentelle et Nécromancie, on suit Andraste, qui, après avoir toujours vécu recluse pour de mystérieuses raisons au coven des sorcières Coldfield, est convoquée par la reine à la cour, et Thadeus, héritier des Blackmorgan, l’une des plus puissantes familles de nécromanciens du royaume. Leur rencontre va bouleverser à jamais leur destin…

Les Chroniques de Mlv : Écrire de la romance est un exercice difficile, car il y a de nombreuses offres littéraires. Existe-t-il des codes particuliers pour écrire dans ce registre ?

Georgia Caldera : Il y adifférentes sous-catégories dans la romance, comme la romance contemporaine, bien sûr, la romance érotique, la romance historique, la romance paranormale, etc… Chacune possède des codes bien précis, mais assez simples finalement, sur lesquels je me suis appuyée, notamment pour Hors de Portée. Ces codes varient en fonction des modes. Par exemple, aujourd’hui, il est nettement plus courant, dans à peu près tous les genres de romances, de suivre les personnages principaux jusqu’à la chambre à coucher, qu’il y a quelques années. Ces scènes s’intègrent pleinement au récit et participent à faire évoluer la relation entre les héros.

Les Chroniques de Mlv : Dans une de tes interviews précédentes, tu précises que même lorsque tu ne sors pas de chez toi, tu prends soin de tes tenues. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton choix vestimentaire ?

Georgia Caldera : Je suis une grande amatrice de mode alternative. J’aime ce qui sort de l’ordinaire et qui donne du caractère à une tenue. Il est vrai que même chez moi, vous ne me croiserez jamais en jogging (déjà parce que je n’en possède pas), ni même en pantalon ^^

Les Chroniques de Mlv : Peux-tu nous décrire une journée de travail ? As-tu des porte-bonheur, ou bien un endroit fétiche pour travailler ?

Georgia Caldera : J’ai pour règle de rester derrière mon pc, mon fichier texte ouvert, au moins huit heures par jour. Je n’écris pas non-stop toute la journée, ce temps comprend aussi celui de la réflexion, mais c’est ainsi que je fonctionne. Ensuite, pour réfléchir à certaines scènes un peu complexes, j’aime marcher en forêt, en écoutant de la musique, souvent appropriée à l’humeur de mes personnages ou bien à l’ambiance du récit. Pour Les Larmes Rouges, je me passais en boucle les albums de Lacrimosa, mon groupe gothique favori, ainsi que la Black Symphony de Within Temptation. Pour Victorian Fantasy, j’ai beaucoup écouté l’album Naphtaline de Ez3kiel, ainsi que 30 Seconds to Mars. Et enfin, quand j’écrivais Hors de Portée, c’était plutôt Evanescence, mais également London Grammar et Lana Del Rey, des groupes que j’ai découvert à cette période ^^

Les Chroniques de Mlv : Une dernière question : lorsque tu n’écris pas, que fais-tu pour te ressourcer ?

Georgia Caldera : Je lis énormément, c’est ma deuxième passion, après l’écriture, je pense que cela va de pair. Mais je ne suis pas que livrophage, je suis aussi sérivore et cinéphile… Et, j’adore également dessiner, ce qui, surtout pour Les Larmes Rouges, m’a beaucoup servi pour construire mes récits et donner corps à mes personnages.

Je remercie Georgia Caldera pour sa disponibilité, et ses réponses, et vous invite à découvrir ses romans !

Son site est  ICI, ses pages Facebook ici, et . Enfin, voici une très jolie vidéo pour présenter l’univers deVictorian Fantasy ICI.

© Les Chroniques de Mlv – 10-09-2014

© Un livre après l’autre

Noces de neige – Gaëlle Josse

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Nice, 9 mars 1881. Moscou, 8 mars 2012. Deux destins, deux femmes, deux voyages. 

Anna quitte Nice, laissant derrière elle les fêtes somptueuses organisées par sa mère, pour rejoindre Saint-Petersbourg. Elle rêve de revoir Dimitri, l’officier dont elle est amoureuse. Nous sommes en 1881.

C’est à bord du Riviera Express que Irina prend place. Elle rêve d’un avenir meilleur, auprès d’Enzo, jeune homme rencontré sur internet. Il l’attend sur la Côte d’Azur. Nous sommes en 2012.

Coup de coeur pour ce roman bouleversant. Gaëlle Josse possède une très jolie plume, de celle qui vous emporte immédiatement dans l’histoire qu’elle vous conte. Un roman qui vous emmène dans la vie de ces deux femmes marquées par des sentiments différents, comme celui du rejet, de la jalousie ou de l’échec, elles vont avoir une attitude différente pendant ce voyage ferroviaire qui va sceller leur avenir. Cent ans les séparent, mais un lien semble les unir, lequel ? En vous plongeant dans cette histoire dans laquelle chaque chapitre fait résonner la voix d’Anna, puis d’Irina. Vous découvrirez les secrets de famille, mais aussi un acte irréparable, celui qui causera la perte de l’une des deux héroïnes, et bouleversera la vie de sa famille. Quant au rebondissement final, il est à attribuer au lien qui unit ces deux personnages, mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas forcément celui auquel vous croyez, en lisant ces lignes…

 

© Les Chroniques de Mlv 27-05-2014

© Un Livre après l’autre

Si un jour la vie t’arrache à moi – Thierry Cohen

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Gabriel est brillant, issu d’un milieu aisé. Clara est danseuse, née dans une famille modeste. Contre l’avis de tous, ils vont s’aimer. 

Dès les premières pages, le lecteur comprend que le destin va frapper. Gabriel et Clara, trop heureux de s’être trouvés, de leur bonheur, le drame est prévisible…et c’est ce qui m’a passionnée pour poursuivre cette lecture : dans quelle situation l’auteur va-t-il entraîner les deux amoureux ? 

Une dispute, un accident, Gabriel a une semaine pour sauver la vie de Clara, et bien d’autres choses…Alors qu’il est déjà mort.

L’histoire prend véritablement son essor à ce moment précis du roman, car le lecteur découvre enfin le sort réservé à Gabriel, et se demande comment celui-ci va réussir à sauver Clara, qui sombre petit à petit dans un véritable gouffre…

Un sympathique moment de lecture, pour le côté iréel de l’histoire. 

À noter, un petit jeu plein d’humour et de tendresse : celui de l’échange des paroles de chansons entre Gabriel et Clara.

© Les Chroniques de Mlv 14-05-2014

© Un livre après l’autre

 

 

Un bûcher sous la neige – Susan Fletcher

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L’histoire : Ecosse, XVIIème siècle. Du fond de sa cellule, une jeune femme attend le bûcher, car elle est accusée de sorcellerie. Mais elle est aussi, le seul témoin du massacre de la petite ville de Glencoe.  Qu’a-t-elle vraiment vu ? Que peut-elle raconter ? Arrivé d’Irlande, le révérend Leslie est venu écouter son témoignage. La voix, les souvenirs, et ses rendez-vous quotidiens avec Corrag vont changer cet homme, pétri de certitudes…

Un herbier, c’est ce qui me vient à l’esprit en voulant parler de cette belle lecture. Mais aussi, une histoire dans l’Histoire, celle d’un pays envoûtant avec ses légendes, ses paysages, et ses combats, terribles. Voilà l’image la plus significative pour ce moment passé en compagnie de Corrag, au coeur de l’Ecosse. Une lecture passionnante, dans laquelle j’ai eu l’impression de voir ce personnage s’élever, se transformer, du fond de sa prison, au fur et à mesure qu’elle racontait son histoire, sa manière de survivre jusqu’à sa venue à Glencoe, où elle pensait avoir trouvé son endroit.

La plume de Susan Fletcher accroche le lecteur, tant par la violence des hommes qu’elle sait parfaitement retranscrire, que dans le ton poétique qu’elle emploie lorsqu’elle parle du parcours de Corrag. Un chapitre correspond à une plante, avec ses pouvoirs de guérison. Puis, à l’histoire de cette jeune femme que la loi des hommes a privé de sa mère, un récit qui résonne aux oreilles du lecteur. Cette histoire n’est pas que celle de Corrag, elle est également celle de ce clan qui a croisé sa route, qui lui a offert une place parmi eux. Alors que ceux-ci tentaient de survivre, face à un danger qui les menaçait.

© Les Chroniques de Mlv 28-07-2013

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Oscar Pill – La Révélation des Médicus – Eli Anderson

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Il y a des destinations vers lesquelles on aime repartir… Souvenez-vous de Celle-ci, et de cette fabuleuse rencontre avec un nouveau héros littéraire : Oscar Pill.

Pour celles et ceux qui vont découvrir, avec cette version poche, les aventures de ce jeune médicus créé parEli Anderson ; vous allez vous laisser happer, j’en suis sûre, par ce premier tome, qui vous donnera envie de lire la saga entière. Cette rencontre se fera juste d’une manière différente que pour les premier(e)s lectrices, lecteurs, d’Oscar Pill, car cette nouvelle édition a une particularité : elle a été revue par l’auteur !

J’ai donc repris le chemin pour me rendre à Cumides Circle (Ah ! la bibliothèque de Cumides Circle…) avec beaucoup de joie -et de curiosité- afin de retrouver ce (s) monde(s) insoupçonnés, si captivants et envoûtants, ceux d’Oscar et des siens, ceux, que l’auteur sait si bien dessiner. Si l’ancienne version de ce tome 1 garde tout son charme ; dans celle-ci, les changements apportés (temps modifiés, phrases allégées… etc) donnent une tonicité à ce premier voyage, ainsi qu’une lecture plus (pour) adulte du conte qu’Eli Andersonnous avait narré il y a quelques années. Ici, le romancier, tel un musicien, a repris sa partition, changé, ajusté, allégé… en quelques mots : donné une autre force à son texte original.

Si vous êtes « addict » aux aventures d’Oscar, n’hésitez pas à lire cette version, non seulement pour le cadeau que nous offre Eli Anderson ; mais aussi, pour découvrir ce côté plus adulte de ce début de saga, là où toute la genèse de celle-ci s’installe, tout en gardant magie et émotions. Car, si Eli Anderson a su mettre en lumière son texte, sous un autre angle, il en a gardé l’essentiel : sa (double) plume si caractéristique,  et pour cela, aussi,  cette expérience littéraire -inédite pour moi- a été un vrai plaisir.

Le Slog d’Eli Anderson est ICI  

© Les Chroniques de Mlv 13 Janvier 2013

© Un livre après l’autre

 

Agônia – Thierry Serfaty

Agônia - TS

 

L’histoire : Après les épreuves traversées par le couple d’enquêteurs, Erick est resté dans le Sud de la France, Laura, elle, est revenue sur Paris, en plein questionnement sur sa vie avec Erick. A peine arrivée, elle est confrontée à un nouveau drame : le Maître semble être de retour…celui-ci s’est pourtant bien donné la mort quelques jours plus tôt…

Troisième partie et on peut le dire, suite directe de Peur, car dès le début on poursuit la course qui a démarré avec la lecture du deuxième tome et j’ai ressenti tout de suite une angoisse. Cette fois-ci, l’auteur se penche sur une nouvelle facette de la pyramide mentale : la douleur. Rappelez-vous : La Nuit interdite était consacrée au sommeil, la suite à la Peur et le dernier le sera au désir. Sombre, très sombre, ce nouveau tome des aventures d’Erick et Laura Flamand et de leur équipe, tout cela commence avec une vidéo montrant une personne se faisant ensevelir volontairement…le cauchemar recommence donc, pour Laura tout d’abord, rentrée précipitamment de Provence, laissant Erick chez Eva et Laurent. Le Maître est pourtant mort…le couple d’enquêteurs l’a bien vu baigner dans son sang…Mais hélas, celui-ci avait tout prévu, et sa relève se montre encore plus sadique et diabolique sous les traits d’un adolescent, véritable force de la nature, n’hésitant pas à exprimer sa violence sous n’importe quelle forme, puisqu’il possède un sérieux atout : il connaît le point faible d’Erick. Thierry Serfaty nous en dit plus sur le passé de ses personnages, et en dessinant le portrait de chacun, il laisse tomber les masques, et ça fait mal, très mal même, comme pour Loni, enfant martyrisé (alors qu’il n’était pas né) par la violence dont sa mère a été victime ; Anna, quant à elle, est fragilisée par un événement

dramatique, survenu alors que ses parents lui faisaient endosser un rôle trop lourd pour elle, quant à Léa, elle est toujours là, et se révèle une petite fille très mature et pleine de ressource grâce à sa relation particulière avec son tonton Erick (je ne vous parlerai pas de la fin bouleversante du livre). Marlène, nouveau personnage dans Peur, tient un rôle clé dans cette histoire en veillant sur tous les enfants de cet institut, et son petit coup de cœur pour Erick la rend fort sympathique, on s’imagine, d’ailleurs, qu’elle aurait d’avantage de chance de se faire tuer par Laura que par le Maître…bon, là je m’égare…Au final, un livre beaucoup plus angoissant, c’est clair, mais qui appelle le quatrième car des questions restent en suspens, notamment concernant le passé d’Erick…On quitte tous ces personnages autour d’une bonne table, (Eva est visiblement la reine de la paella), table à laquelle on aimerait être présent, en toute discrétion, afin de pouvoir partager avec eux le dénouement de cette aventure oppressante.

Une idée très originale également, au détour d’un chapitre, l’entrée en scène d’un personnage d’un autre roman de Thierry Serfaty. Ainsi que l’ébauche d’un début d’histoire d’amour entre deux autres enquêteurs de l’équipe du couple Flamand…

Même si la violence s’accroît, je reste dans l’attente de la suite, pour quand ? je ne sais pas, mais une chose est sûre, je retrouverai avec plaisir Marina, Laura, Erick et tous ces personnages attachants que l’auteur sait peindre avec tellement de talent, qu’on a l’impression de dire au revoir à des amis…

Et puis, je ne peux pas finir ce billet sans vous dire que j’ai une irrésistible envie de sushi. Vous voulez savoir pourquoi ? lisez ce roman ainsi que les deux précédents 😉 …et je partirais bien me balader vers la Montagne Sainte-Victoire, mais bon…pour le retour, je pense qu’il faudrait m’envoyer les secours parce que question orientation, je ne suis pas très douée .

 

Quelques extraits :

« – J’ai gardé une telle mémoire tactile des livres qu’en les touchant, il m’arrive d’éprouver à nouveau les émotions de la lecture. »

« – On est comme on est, c’est ce que tu m’as toujours dit. Faut juste l’accepter et tout se passe bien, … »

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 20 septembre 2010

© Les Chroniques de Mlv Décembre 2012

© Un livre après l’autre

Peur – Thierry Serfaty

Peur - TS

L’histoire : Un jeune homme se fait dévorer par des fauves dans un Zoo, une femme se jette du haut d’une tour de la Défense…tout cela sous l’œil d’un photographe venu shooter le spectacle. Erick et Laura Flamand, vont devoir mener une enquête dès plus trépidante au cœur du monde des phobiques, tout en essayant de concilier leur vie de couple !

 

Montagne Sainte-Victoire-Provence

À la fin de ma lecture de La Nuit Interdite, c’était une évidence que j’allais me précipiter sur la suite de la série consacrée à la pyramide mentale. C’est donc à la peur, sous toutes ses formes, ainsi qu’à ses conséquences sur l’être humain, que le lecteur va être confronté dans ce deuxième opus des aventures du commissaire Flamand et de son équipe. Bon, j’avoue, j’ai été déstabilisée dès les premières pages par la violence, mais en même temps, un crime perpétré dans un Zoo par des fauves, évidemment cela fait des dégâts…et puis, cela m’apprendra à commencer un thriller à 2h30 du matin… rassurez-vous, cela ne m’a pas empêchée de poursuivre ma lecture quelques heures plus tard, car le rythme soutenu et les nombreuses questions que je commençais à me poser, ne pouvaient qu’éveiller ma curiosité quant à ces « suicides » mystérieux, et je savais que l’histoire allait tenir toutes ses promesses, c’était une évidence. Donc, revenons à ce deuxième livre qui fait partie du cycle de la pyramide mentale. Je vous rappelle, pour ceux qui n’étaient pas présents lors de l’épisode précédent, que le premier tome était consacré au sommeil, celui-ci l’est à la peur, le troisième à la douleur et le dernier au désir. D’abord, je suis super contente car dans ce livre on retrouve certains personnages de La Nuit interdite, et pas des moindres ! je m’étais attachée à tous, bien sûr, mais surtout à deux personnages, laissés à la fin du livre dans la peine et la douleur, mais qui 7 ans plus tard, on construit une famille autour de Léa, petite fille fragile dont la vie a déjà été brisée. Donc, un de mes voeux s’est réalisé, j’adore les histoires d’amour même si celle-ci est assez compliquée, tout comme celle qui se construit entre Erick (le torturé) et Laura (la volcanique). On en apprend d’ailleurs un peu plus sur le parcours de chacun, ce qui peut donner quelques inquiétudes supplémentaires pour leur futur. L’intrigue, quant à elle, est une fois de plus très prenante, puisqu’après avoir bien installé le décor, l’auteur fait prendre à l’histoire un rythme de plus en plus intense, faisant naviguer ses personnages entre Paris et le Sud de la France pour faire progresser l’enquête dans le domaine complexe de la peur. Ce sentiment, tout comme le sommeil dans le livre précèdent, se révèle sous la plume de Thierry Serfaty toujours aussi fascinant, surprenant et enrichissant. Avec sa palette d’écriture, il fait le grand écart, mélangeant habilement violence parfois extrême, émotion et sensualité…Ce livre réunit plusieurs histoires : d’amitié, d’amour, mais ne vous y trompez pas, vous avez bien le thème principal du thriller en fil rouge qui est plus que présent . Les éléments régulièrement apportés donnent les petits ressorts indispensables pour que le lecteur ne s’ennuie jamais . Aucun temps mort jusque dans les dernières pages, où l’auteur nous réserve un coup de théâtre magistrale… À noter également, dans ce roman, un coup de projecteur sur Marina, le troisième pilier de l’équipe, collègue attentive et amie du couple d’enquêteurs qui se trouve être une véritable mère poule, mais surtout une femme très courageuse.

Voilà donc une exploration de l’être humain passionnante.

Pour finir, je vous laisse avec ces quelques phrases (parmi tant d’autres) issues de dialogues savoureux, notées au fur et à mesure de ma lecture :

« – Normal, répondit Erick, quand une femme les impressionne, les mecs deviennent cons – ou s’en vont en courant. Ça revient au même d’ailleurs. »

« – Des phrases, mon amour. Sujet, verbe, complément. Tu peux y arriver, j’en suis certaine. »

« – Parce qu’on est à la Préfecture de police et qu’a priori on s’assoit à son bureau, sur une chaise, pas sur les genoux du commissaire ».

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 30 Août 2010

© Les Chroniques de Mlv Décembre 2012

© Un livre après l’autre

Le cinquième patient – Thierry Serfaty

Le Cinquième patient TS

L’histoire : Le diagnostic est tombé : Robert Greene souffre d’une sclérose en plaques. Le Docteur Cartier lui propose alors d’intégrer un tout nouveau programme avec un traitement révolutionnaire. C’est le Docteur Eydan Corr, chef du service Neurologie à l’Hôpital Saint-Antoine, qui va le prendre en charge durant cette cure qui peut ralentir les effets de la maladie. Oui, mais Robert Greene n’aime pas les médecins, et Eydan va très vite le comprendre…

 

Lac Monroe

Avec une intrigue plus complexe qu’ici, l’auteur nous entraîne dans un jeu du chat et de la souris entre le soigné et le soignant. Robert Greene est un malade récalcitrant, et Eydan Corr, un docteur fort sympathique dont on suit les aventures avec plaisir durant tout le livre, (régulièrement, on a même envie de lui dire qu’il doit se méfier de… et de…, (depuis ça, j’ai tendance à me méfier des anges qui sont dans l’entourage du personnage principal, car sous la plume de Thierry Serfaty ils ont parfois tendance à se transformer en démon…). Mais l’histoire ne s’arrête pas à ces deux protagonistes, car l’auteur nous emmène au cœur des détenteurs du pouvoir médical, celui que possède non pas les médecins, mais les laboratoires, qui ont dans ce thriller droit de vie et de mort sur leurs cobayes. A ce fil rouge, vous pouvez ajouter un triangle amoureux subtil et pas vaudevillesque, un voyage à travers Montréal et sa région (je ne résiste pas à insérer deux photos du cadre dans lequel se déroule une partie du roman), ainsi que quelques touches d’humour (avec même une petite référence à un certain docteur d’une série très connue), voilà le savoir-faire de l’auteur pour que le lecteur ne lâche pas son livre.

 

Parc Mont Tremblant

Le blog de Thierry Serfaty

J’ai hâte de retrouver la plume de Thierry Serfaty pour un autre titre.

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 20 Juillet 2010

© Les Chroniques de Mlv Décembre 2012

© Un livre après l’autre

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L’histoire : Jan Helleberg, brillant scientifique, trouve la mort dans un accident de voiture. Le mort lui-même va alors avoir le droit de « revenir », pour enquêter sur ce qui s’avère être un meurtre. Une course contre la montre démarre, il n’a que six mois pour faire toute la lumière sur ce qui lui est arrivé, et pour savoir qui avait le plus d’intérêt à le faire disparaître, alors qu’il travaillait sur un projet qui allait avoir une répercussion sur le plan mondial…

Alors là…j’ai été bluffée , de bout en bout, l’auteur, après vous avoir appâté avec une accroche très astucieuse, alterne une construction très originale ainsi qu’un suspens qui tient en haleine, le lecteur ainsi captivé, ne peut alors avoir qu’une seule envie : connaître l’identité du meurtrier ainsi que ses motivations. Si , dès la première partie, j’ai cru connaître le nom du coupable,( mais oui…c’est évident, surtout avec le nombre de thrillers que tu lis…, ma pauvre Loulou, franchement tu n’as pas honte ). Au fur et à mesure, les arcanes de l’informatique et des laboratoires s’en sont mêlées et me voici avec le doute…serais-je passée à côté d’un élément , sûrement…car je n’y ai vu que du feu… Bref, je ne peux vous en dire plus pour ne pas dévoiler l’intrigue, mais j’ai vraiment passé un excellent moment avec ce livre (que je vous recommande évidemment). Enfin, une dernière chose, Le thriller pour moi c’était de l’hémoglobine, des cadavres partout et une bonne dose de trucs qui font peur…cette histoire ne comportant pas de scènes « gores », je vais continuer l’expérience, à mes risques et périls…

Ce livre a obtenu le Prix Polar 2000 et une adaptation cinématographique serait en cours…

Le blog de Thierry Serfaty

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com  27 Juin 2010

© Les Chroniques de Mlv Décembre 2012

© Un livre après l’autre