La petite sonneuse de cloches – Jérôme Attal

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La Petite Sonneuse de cloches – Jérôme Attal – Éditions Robert Laffont

1793, afin d’échapper à la Terreur, François-René de Chateaubriand s’est exilé à Londres, affamé, sans argent, il poursuit sa quête de devenir écrivain ;  sa rencontre nocturne avec Violet, au coeur de l’Abbaye de Westminster va le bouleverser…

De nos jours, Joachim -le fils d’un professeur de littérature française : Joe J. Stockholm- décide de partir pour Londres afin de poursuivre le travail entamé par son père. Celui-ci s’intéressait aux amours de Chateaubriand…

Ce roman est un régal !  Un tourbillon d’émotions littéraires vous emporte à chaque page, dans chaque rue londonienne arpentée par Chateaubriand ou Joachim, car ne vous y trompez pas, en plus de personnages attachants, ce roman vous offre une ville de Londres qui n’est point un décor, mais un personnage à part entière ! Sous la plume poétique de Jérôme Attal, les destins de Chateaubriand, Violet, Joachim et Mirabel se croisent à deux époques différentes, dans deux histoires dès plus ensorcelantes dans lesquelles flottent une odeur de chocolat chaud…

« La Petite Sonneuse de cloches » est une pépite en cette Rentrée Littéraire, ne la manquez pas !

© Un Livre après l’autre

37, étoiles filantes – Jérôme Attal

37 étoiles filantes Jérôme Attal

Mon deuxième coup de coeur de cette Rentrée Littéraire est pour « 37, étoiles filantes »,  de Jérôme Attal, sorti le 16 août aux Éditions Robert Laffont !

Ce roman redonne vie à des artistes mythiques, aux modèles, à Paris, aux rivalités entre artistes, aux amitiés, aux amours. Dans ce roman vivant, touchant et actuel, vous croiserez Alberto et  Diego Giacometti, Jean-Paul Sartre ; Isabelle, Suzanne et Julia -entre autres- des femmes énigmatiques, amoureuses, ambitieuses, évoluer dans un Paris joyeux et festif, bien qu’un sombre avenir se prépare.

Le fil rouge de ce roman ? Alberto l’impulsif veut « casser la gueule » à Jean-Paul, l’arrogant. Une phrase, une simple phrase susurrée par une femme,  et voilà Alberto l’artiste, prêt à en découdre avec Jean-Paul, le philosophe.

Ce texte, véritable hommage à la création artistique,  aux monstres sacrés, à Paris  -celle qui pouvait propulser dans la lumière, ou laisser dans l’ombre- est une comédie dès plus truculente, ainsi qu’une très belle valse que je vous invite vivement à danser avec Alberto, Jean-Paul ou Henri-Pierre (ces hommes attachants et agaçants, d’un autre temps) au son d’une chanson hommage à Paris  -pour moi, c’était celle-ci.

© Un Livre après l’autre

Un dimanche avec Jérôme Attal !

Photo Jérôme Attal pour ITW ©Mathieu Zazzo

Jérôme Attal – Photo droits réservés Mathieu Zazzo 

 

Le 2 novembre, vous pourrez découvrir la version enrichie de bonus du roman empreint de nostalgie eighties de Jérôme Attal :  «Aide-moi si tu peux» aux éditions Pocket.Aide moi si tu peux Jérôme Attal.jpg pocket

En attendant, en ce dimanche matin, c’est un rendez-vous avec Kino, le petit héros du magnifique livre-disque «Le goéland qui fait miaou» (éditions Le label dans la forêt) que je vous propose. Jérôme Attal a accepté de répondre à quelques questions quant à ce petit bijou de douceur et d’humour, issu d’un travail commun avec Constance Amiot et Sylvie Serprix, et servi par la voix de Robinson Stevenin. Le-goeland-qui-fait-miaou

Les Chroniques de Mlv : Bonjour Jérôme, comment l’aventure de «Le goéland qui fait miaou» est-elle née ?

Jérôme Attal : Bonne question. Je ne sais plus. Je suis toujours en avance sur les souvenirs. En tout cas, quand il a été question de se lancer dans une aventure d’un livre pour enfants (j’ai toujours en référence le travail admirable en la matière de Roald Dahl et de Jacques Prévert), j’ai pensé à cette anecdote à laquelle j’ai participé. Un bébé goéland qui tombe dans le jardin de mes voisins en leur absence. Et les parents goélands qui s’inquiètent et piaillent autour. Que faire ? Comment lui venir en aide ? L’histoire est partie de là….

 

Les Chroniques de Mlv Ce livre-disque est le fruit d’un travail commun avec Constance Amiot, Sylvie Serprix, ainsi qu’une équipe de musiciens. Au quotidien, avez-vous travaillé séparément, ou en partageant  vos différentes créations artistiques ?  

Jérôme Attal : Sylvie, l’illustratrice, a travaillé directement sur mon texte alors que nous ne nous étions jamais rencontrés. J’ai adoré les premiers dessins qui me sont parvenus. Leur beauté et leur inventivité. Les rebonds en poésie par rapport au texte. Avec Constance, nous avons l’habitude de faire des chansons ensemble (je lui ai donné plusieurs textes pour son projet adulte). Là encore, elle a travaillé sur les textes. J’ai le souvenir que c’est allé assez vite, et moi qui aime quand ça va vite J et suis grand fan des jolies mélodies, à chaque fois j’étais ravi et embarqué par les maquettes qu’elle m’envoyait. L’idée, c’était de faire aussi un livre disque avec des chansons qui tiennent vraiment la route. C’est elle qui s’est chargée de toute la partie musicale, l’illustration sonore, et elle a fait un boulot de dingue. Elle avait vraiment son idée et s’y est tenue. Elle voulait que ce soit pop et jazzy. J’adore le résultat très charismatique et mesure tout le travail qu’elle a dû faire, le temps qu’elle y a passé.

 

Les Chroniques de Mlv : Pour la narration de l’histoire, comment le choix s’est-il porté sur la voix de Robinson Stevenin ?   

Jérôme Attal : C’est un choix de la regrettée Danièle Molko, éditrice, qui accompagnait la carrière de Constance depuis plusieurs années et dont « Le goéland qui fait miaou » aura été le dernier projet avant qu’elle ne disparaisse. Danièle était très enthousiaste de toute cette aventure. Malheureusement, elle nous a quittés quelques semaines avant la sortie. Robinson s’est montré très volontaire vis-à-vis du projet. Son grain de voix, sa grâce et son éternelle adolescence, donnent des ailes à Kino.

 

Les Chroniques de Mlv : Ce conte va être joué sur scène. Comment ce projet est-il né ?

Jérôme Attal : Pour la scène, c’est grâce à Virginie Riche et Gommette production. Constance qui porte le spectacle avec une comédienne, Lucrèce Sassella, et son bassiste/multi instrumentiste Nicolas Deutsch, est en train de le peaufiner pour un grand tour de France des théâtres et des médiathèques qui souhaiteront le programmer.

Les Chroniques de Mlv : Du côté des romans, une nouvelle version de «Aide-moi si tu peux» sort en novembre prochain, aux Editions Pocket. Une suite à cette première aventure du duo Caglia/Sparks est-elle prévue ?

Jérôme Attal : Oui je suis bien excité par la nouvelle version Pocket de « Aide-moi si tu peux » qui sort le 2 novembre. J’ai rajouté pas mal de petits bonus, aphorismes à ma sauce, considérations définitives ou presque sur l’amour, et références aux années 80. Si le livre est un succès – car aujourd’hui seul un relatif succès permet que l’on puisse travailler davantage, du moins me commander une suite – j’adorerais écrire une nouvelle aventure du capitaine de police Stéphane Caglia. Il est tellement imprévisible et rigolo, je veux dire : il ne fait jamais dans la demi-mesure –  qu’il donne envie de l’accompagner encore. Lui et Prudence Sparks, sa partenaire anglaise. Maline et sexy. À eux deux, une sorte de : » Béret français et bottes de cuir »

 

Les Chroniques de Mlv : Peux-tu nous donner quelques informations sur le roman à paraître pour la rentrée littéraire 2018 ?

Jérôme Attal : Ce sera un grand roman. Avec pas mal de personnages de femmes libres à un moment crucial de notre temps. Il y aura le plus de poésie possible par pages. J’aimerais dire : par phrase.

 

Les Chroniques de Mlv : Je te remercie pour avoir répondu à mes questions. Pour finir,  la question rituelle : as-tu un coup de cœur littéraire, théâtral, cinématographique ou musical à partager avec nous ?

 Jérôme Attal : Ah oui, j’essaie le plus souvent possible d’avoir des coups de cœur. À vrai dire, c’est mon activité préférée, en deuze avec celle qui consiste à mettre mon cœur dans des romans ou des textes qui pourront provoquer des coups de cœur chez d’autres. En ce moment, je découvre les romans graphiques de Fred Bernard : « Les aventures de Jeanne Picquigny », c’est vraiment très beau. Je suis un méga fan du roman graphique « Blankets » de Craig Thompson, et même si Fred Bernard penche plutôt vers Corto Maltese je retrouve un même bonheur à découvrir son œuvre que j’en ai eu à lire Craig Thompson. Sinon j’imagine que vous savez tous que le livre de l’année est : « Le livre que je ne voulais pas écrire » d’Erwan Lahrer. Et j’ajouterais, puisque l’on reste dans la section coups de cœur, que mon cœur bat dès qu’Emma Watson apparaît quelque part.

Poète, auteur, musicien, diariste, Jérôme Attal est un artiste aux différentes facettes. Je le remercie infiniment pour sa disponibilité et sa bienveillance, et vous invite à découvrir la richesse de ses différentes œuvres qu’elles soient musicales ou littéraires ; vous pouvez également poursuivre la rencontre grâce à sa page Facebook ICI 

© Les Chroniques de Mlv – 29-10-2017

© Un livre après l’autre

 

L’appel de Portobello Road – Jérôme Attal

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Alors que la belle Zélie vient de lui briser le cœur, Ethan, compositeur de chansons, reçoit un appel de ses défunts parents, avec un message dès plus troublant  : « Dis à ta sœur qu’on pense à elle tous les jours». Surprise et incompréhension chez cet enfant unique ! N’écoutant que sa sensbilité exacerbée, il part à la recherche de cette sœur dont il ignorait l’existence !

Sur son chemin,  Ethan va croiser des vies aussi fragiles que la sienne, la solitude, un duo de filles de Tchéquie,  de la porcelaine anglaise, ainsi qu’une icône de la musique anglaise ; le tout avec en toile de fond une famille disparue, dont les souvenirs réchauffent le cœur lorsque la vie n’est peinte qu’en gris.

Avec ce (trop) court roman, Jérôme Attal offre un voyage étonnant et fantastique, dont la poésie d’un conte japonais sert d’écrin à un road-movie dès plus fou, fou, fou !

© Les Chroniques de Mlv – 26-02-2017

© Un livre après l’autre

Un lundi avec Jérôme Attal !

Photo Jérôme Attal pour ITW ©Mathieu Zazzo

Jérôme Attal – Photo © droits réservés Mathieu Zazzo

Après «Aide-moi si tu peux» (focus sur les années 80) c’est à Londres, en 1940, que Jérôme Attal nous emmène grâce à son nouveau roman  «Les jonquilles de Green Park», sorti il y a quelques semaines chezRobert Laffont. En ce lundi matin, je vous propose de découvrir l’interview à laquelle Jérôme Attal a gentiment accepté de répondre.  Bonne lecture !

Les Chroniques de Mlv : Bonjour Jérôme, et merci d’avoir accepté de répondre à cette interview. Tu es parolier, écrivain, diariste, depuis quand l’écriture fait-elle partie de ta vie ?

Jérôme Attal : Depuis le collège, le lycée. L’écriture a toujours été ma manière de m’ouvrir sur le monde, de communiquer. J’étais un enfant assez secret, fils unique, assez créatif aussi, j’avais besoin d’inventer des histoires, de relier des émotions. Quand il a fallu dire adieu à l’âge des Playmobils, je suis passé à l’écriture, mon néolithique à moi.

Les Chroniques de Mlv : Respectes-tu certaines habitudes (lieux, musiques…) lorsque tu travailles ?

 Jérôme Attal : En règle générale, je n’écoute pas de musique parce que j’ai la sensation que l’écriture contient sa propre musique, et que ce n’est pas la peine de brouiller ou d’illustrer ce qui arrive. Je prends des notes dans des petits carnets moleskines mais une fois que je me décide à écrire sur le long cours j’aime être dans un endroit que je considère comme une maison. J’admire les écrivains qui peuvent travailler n’importe où, dans les trains, pendant les lectures d’autres écrivains (je déconne), pour ma part j’ai besoin de la sécurité d’un chez moi. J’aime aussi le temps d’écrire sans écrire. Je marche beaucoup dans Paris et les choses que j’ai en tête se dénouent ou se composent, s’affinent et se relient. Je retarde aussi le moment d’écrire jusqu’à ce que je n’en puisse plus de le différer. Jusqu’à ce que ça devienne viscéral.

Les Chroniques de Mlv :  Quelle est la genèse de ton nouveau roman, «Les jonquilles de Green Park» ?

 Jérôme Attal : Je suis un amoureux de Londres, et Green Park est un de ces endroits magiques où je me sens comme à la maison. On a tous ce sentiment d’arriver quelque part et de se sentir bien comme si on avait toujours connu cet endroit, comme si une part de nous revenait à la maison. C’est ce qui s’est produit pour moi avec Green Park à Londres. Et après j’ai eu envie de faire un roman autour de cette idée de maison. Ce « home » anglo-saxon qui n’a pas d’équivalent en français. C’est à la fois la maison et le chez soi. Mon idée c’était : qu’est-ce qui définit notre chez soi ? Est-ce la famille ? Les amitiés indéfectibles qu’on se crée ? La première grande histoire d’amour ? Un peu de tout ça à la fois. J’imagine que pour un écrivain le véritable home c’est l’écriture, car on y retrouve tous ces moments disparus et qui nous ont constitué. Je voulais faire un roman puissant et tendre. Nostalgique et vivifiant. Dans lequel je pourrais trouver une place à ce que je suis vraiment.

Les Chroniques de Mlv  : Tommy Bratford est fasciné par les héros de comics books.  Que représente ce genre littéraire pour toi ?

Jérôme Attal : J’adore depuis toujours les comics books. Les américains étant un pays trop jeune pour avoir des figures mythologiques, ils se sont créés les super-héros qui n’ont rien à envier aux dieux de l’Olympe de la vieille Europe. Quand j’étais enfant, après une visite chez le dentiste où j’avais fait preuve d’un certain courage, mon papa m’achetait un Strange ou un Spidey. Mon héros préféré a toujours été Daredevil. Je ne sais pas d’ailleurs si, dans son monde à lui, quand Daredevil fait preuve de courage, on lui paye une visite chez le dentiste. Ce serait vraiment marrant.

Les Chroniques de Mlv : Revenons à ton roman précédent «Aide-moi si tu peux», une nouvelle aventure du tandem Caglia/Sparks est-elle  prévue ?

Jérôme Attal : Oui j’aimerais beaucoup. Elle est en préparation. Parmi d’autres idées de roman. Si demain Pocket me dit qu’ils sortent « Aide-moi si tu peux » en poche et qu’ils souhaitent créer une synergie avec mon prochain roman, j’embraye sur une nouvelle aventure de Prudence Sparks et Stéphane Caglia. Sinon, je crois que j’ai une autre belle idée de roman sur laquelle je commence à travailler. En fait tout dépend de l’humeur dans laquelle je vais être ces prochaines semaines, l’accueil des Jonquilles, comment vont se goupiller les choses pour la suite…

Les Chroniques de Mlv : As-tu un coup de cœur littéraire et/ou musical à partager avec nous ?

 Jérôme Attal : En ce moment, il y a Lola Baï qui participe à The Voice. J’ai écrit une jolie chanson avec elle qui s’appelle La lueur.  https://www.youtube.com/watch?v=vI3x4xqSOOc

Concernant la littérature, je suis assez baba du travail de la collection Pavillons Poches de mon éditeur actuel, Robert Laffont. J’adore leur esthétique, leurs couvertures, le prix accessible de ce catalogue, et c’est l’occasion de relire tout Salinger qu’ils ressortent intégralement.

Les Chroniques de Mlv : Dernière question, comptes-tu reprendre tes «Chroniques de l’arbre bleu», ce sympathique rendez-vous du dimanche soir ?

Jérôme Attal : J’étais bien parti et puis il y a eu le 13 novembre et je n’ai plus eu envie d’apparaître à l’écran. Ça m’a paru indécent sur le moment de faire le gugusse en vidéo. J’ai eu envie d’intervenir, et de me réfugier, dans l’écriture. Mais j’ai quand même plusieurs partisans de ces chroniques de l’arbre bleu qui me réclament une suite, qui en parlent autour d’eux, qui me font connaître. Ils sont si charmants que je vais m’y mettre !

Je remercie infiniment Jérôme Attal pour sa disponibilité, et vous conseille d’aller à sa rencontre via «Les jonquilles de Green Park» -bien sûr- mais aussi par le biais de ses compositions musicales, ou de son  journalICI.

© Les Chroniques de Mlv -21-03-2016

© Un livre après l’autre

 

Les jonquilles de Green Park – Jérôme Attal

Les jonquilles de Green Park JA

Décembre 1940. Bien que la ville de Londres soit en partie détruite par la pluie de bombes qui s’abat sur elle, le jeune Tommy Bratford et sa famille résistent, comme tant d’autres londoniens. La préparation des Fêtes de Noël est un acte de résistance dès plus symbolique,  face à la terreur.

Collectionneur de timbres,  Tommy est également fasciné par les comic books, et par Mila «la jeune fille qui rêve de revoir les jonquilles de Green Park, en avril». Le père de Tommy est un  homme dont l’imagination lui permet de déployer des trésors  d’ingéniosité. Entre sa vie d’adolescent avec ses copains Anto et Oscar, ainsi que celle avec sa famille, Tommy nous offre ses pensées sur la vie, l’amour, le monde.

De la découverte des personnages, à cette  extraordinaire soirée de Noël chez Lord Papoum ;  Jérôme Attal nous offre une bouffée d’oxygène et de tendresse,  grâce à ce beau roman. Un bouquet éclatant,  composé de personnages attachants, d’amitiés, d’amours,  d’imagination, et d’espoir ; le tout résonne fortement en nos temps bousculés.

Un livre à ne pas manquer pour la poésie qu’il nous offre !

Extraits :

«Je vous l’ai dit, un malheur bien orienté peut provoquer une lueur d’espoir, on trimballe tous en nous une colonne des – et des + à équilibrer chaque jour en lui donnant un peu d’attention et de sens.»

«C’est quelque chose que vous avez dû expérimenter aussi. vous vivez un moment vraiment excellent et vous voulez le répéter le lendemain, ou un mois, ou encore deux ans plus tard, et même su vus vous mettez dans un état d’esprit identique, si ce sont les mêmes circonstances et les mêmes personnes, ce n’est jamais le même état d’esprit, rarement les mêmes circonstances, et les gens aussi ont changé de leur côté, alors une autre façon d’occuper le temps surgit, et les choses heureuses ne se répètent pas deux fois pareil. C’est pour cette raison qu’il ne faut pas rechercher trop vite la fin des instants heureux, vous comprenez ?

J’espère juste que ce n’est pas à cause des gens. Que la première fois, on est tellement emballé par l’inédit du bonheur qui nous saute dessus , qu’on passe par-delà la capacité des gens à nous décevoir.»

© Les Chroniques de Mlv – 17-03-2016

© Un livre après l’autre

Aide-moi si tu peux – Jérôme Attal

Aide moi si tu peux Jérôme Attal

Attention : pépite  ! Le roman de Jérôme Attal est poétique, drôle, étonnant.

L’auteur nous offre une véritable plongée au coeur des eighties. On se laisse emporter par les souvenirs de l’attachant -et légèrement extra-terrestre- Capitaine Stéphane Caglia, par les nôtres, qui remontent à la surface au fur et à mesure que l’histoire se met en place, sous la jolie plume de l’auteur.

Au cours de son enquête au côté de l’agent Sparks -agent anglais imposé au nom de la coopération entre les deux pays- Stéphane Caglia part à la recherche d’un tueur dont les références sont celles des Beatles ; le policier n’hésite pas alors à faire ressurgir les souvenirs télévisuels, cinématographiques, et musicaux de son enfance, peu importe le lieu, le moment. Stéphane Caglia fait de son imaginaire une priorité, surtout lorsque celui-ci lui permet de mieux supporter le présent.  Ce héros s’interroge sur la vie, les rapports amoureux, fait sourire le lecteur -sans méchanceté – lorsqu’il évoque ses déboires sentimentaux, tout en menant son enquête, jusqu’au bout.

Au final, un vrai coup de cœur pour ce roman, avec l’envie  de retrouver Stéphane Caglia dans d’autres aventures !

Extrait page 81 :

« – 1983.

– Formidable, m’écriai-je. L’année de la sortie mondiale du clip de « Thriller », et donc, de sa première diffusion en France !»

Extrait page 211 :

«Le fantasme qu’on se fait des gens est souvent différent de la réalité de partager leur existence. L’amour c’est comme le camping. Ça paraît super sur le papier. Vu de chez soi. Et puis…»

© Les Chroniques de Mlv 14-08-2015

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