Nos étoiles contraires – John Green

L’histoire : Hazel Lancaster se bat contre un cancer. Ses parents tentent de lui faire vivre une adolescence normale. Mais où est la normalité lorsque vous êtes relié à une machine 24 h sur 24 pour pouvoir respirer ? Une rencontre : celle avec Augustus Waters, à son groupe de soutien, va bouleverser ses certitudes, et lui donner l’énergie pour vivre de beaux moments…

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Légèreté, gravité, humour, cruauté et poésie : voilà les cinq mots qui me viennent pour vous parler de cette lecture. Une histoire qui démarre légèrement -si je peux m’exprimer ainsi, bien que le poids de la maladie soit présent dès le départ- puis, qui vous entraîne dans l’exploration de l’adolescence, de la maladie -sans tabous. John Green écrit avec humour, dédramatisant certaines situations pour nous faire rire, puis, nous plongeant dans l’émotion totale lorsque la mort rôde autour de ses personnages. Ces adolescents font un pied-de-nez à la cruauté du destin, en choisssant de vivre leurs rêves, leurs espoirs, leurs envies, leur amour, alors qu’ils pourraient s’interdir « d’oser » de par leur pathologie, comme l’évoque Hazel.

Ce livre parle aussi de la relation que l’on peut entretenir avec les livres. Hazel aime lire, de tout, et possède un livre préféré, bien sûr. De ceux qui vous façonnent, vous font mûrir, dans lesquels vous pouvez puiser une énergie pour avancer. Hazel grandit au file des pages de son histoire, alors qu’on lui prédit un sombre avenir, c’est le contraire qui se produit, elle s’éveille à la vie. Au final, une histoire sous forme de leçon de vie, à méditer.

© Les Chroniques de Mlv 09-05-13

© Un livre après l’autre

Qui es-tu Alaska ? – John Green

Qui es tu Alaska John Green

L’histoire : Miles Halter seize ans, part de chez ses parents pour rejoindre un campus universitaire. Il est à la recherche d’aventures, de sensations, de tout ce qu’une vie paisible ne lui apporte pas. Des rencontres, des mésaventures : Il va en faire, en vivre. Mais le bouleversement auquel il ne s’attend pas, va apparaître sous le nom d’Alaska Young, une adolescente impulsive, fascinante, qui brûle sa vie. Miles souhaitait ressentir des émotions : il va être servi.

Un livre, c’est une rencontre. Tout d’abord, il y a le jour où celui-ci croise votre chemin  littéraire -à croire -parfois- qu’une bonne fée sait vous guider- puis, il y a la lecture, vais-je plonger ? -ou pas- dans cette histoire ? Enfin, il y a la dernière page, celle que vous attendez avec impatience -pour savoir si l’histoire va se terminer comme vous l’espérez -ou bien, que vous redoutez, parce qu’il vous est difficile de quitter un monde dans lequel vous vous êtes laissé emporter. Dans ces deux cas : il est difficile d’en parler correctement. Par peur d’en faire de trop, où tout simplement, de ne pas trouver les mots, ceux qui vont vous donner une envie : celle qui va vous pousser -vous, derrière votre écran- à aller vous procurer ces 400 pages, touchantes. L’histoire de Miles Halter tient en quelques mots : amitiés, amours, culpabilité et souffrance. Elle va vous faire passer du rire aux larmes, et surtout, vous emporter sur le campus de Culver Creek, là, où Miles va être confronter à des situations cocasses, mais surtout, là où il va se lier d’amitié avec des jeunes gens différents, qui cachent leurs fêlures sous une passion. Celle de Miles : les dernières paroles des gens célèbres.

John Green nous fait plonger dans nos souvenirs d’adolescent(e)s avec cette histoire ; en effet, celle-ci nous ramène à toutes ces expériences qui font qui nous sommes, aujourd’hui. Une lecture qui parle de la VIE, de celle qu’il ne nous faut pas brader -ou brûler- de celle qu’il nous faut apprivoiser, chaque jour ; car elle peut être difficile, mais belle, aussi, lorsque nous nous autorisons à ouvrir nos yeux, ainsi que notre coeur.

© Les Chroniques de Mlv 07-04-2013

© Un livre après l’autre