Le Livre du 15 – Denis Drummond

La vie silencieuse de la guerre – Denis Drummond – Cherche Midi

Le Dit du Vivant – Denis Drummond – Cherche Midi

Pour ce troisième numéro du Livre du 15, j’ai envie de rendre hommage à Denis Drummond, ce romancier, dont le décès prématuré m’a peinée, comme beaucoup d’entre vous.

D’origine franco-écossaise, Denis Drummond est né en 1955. Son oeuvre se compose de huit livres, qui vont de la fiction à la poésie. Ce conteur hors pair, sait vous emporter au cœur de son univers, celui de la beauté, de la laideur, de l’art, que cela soit par le prisme d’un photographe de guerre, face au chaos engendré par des conflits interminables, ou par celui d’un gigantesque séisme, source de l’humanité.

La vie silencieuse de la guerre est «un roman dense, qui ne peut que laisser une trace indélébile après sa lecture.». Je peux écrire la même chose à propos du magnifique Le Dit du Vivant paru en janvier 2021. Ces romans vont rester dans ma bibliothèque idéale, tout simplement parce que j’y ai trouvé un univers fascinant, une plume poétique, une construction littéraire atypique, ainsi qu’une littérature qui m’a bousculée.

Je profite de cette chronique pour remercier à nouveau Aurélie, sans qui je n’aurais pas découvert la plume de Denis Drummond.

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, vous souhaitez me faire un cadeau ? Lisez Denis Drummond.

Lundi 15 novembre 2021

Les Déracinés – Catherine Bardon

Les Déracinés – L’Américaine – Et la vie reprit son cours – Un invincible été –

Catherine Bardon – Éditions Les Escales

Le livre du 15, c’est quoi ? C’est un nouveau rendez-vous que je vous propose, le 15 de chaque mois ! Un rendez-vous autour d’un roman issu de l’actualité ou de ma bibliothèque, avec un petit focus sur l’homme ou la femme de plume qui se cache derrière le texte.

Pour ce second numéro, j’ai choisi de vous parler d’une fresque incontournable dont le coffret collector est sorti hier. «Les Déracinés» de Catherine Bardon. Quatre tomes. 1900 pages environ. Un pan historique méconnu. Une épopée sur près de 80 ans. De 1930, dans une Vienne défigurée par les stigmates de l’antisémitisme, jusqu’en 2013 en République Dominicaine. Trois générations à suivre, trois générations attachantes. Exil, souffrances, peines, joies, mariages, naissances, deuils, combats rythmeront la vie de cette tribu que l’on a envie de serrer dans ses bras, après chaque lecture.

Lorsqu’elle pose les pieds en République Dominicaine, Catherine Bardon a un coup de foudre pour cette terre. Elle offre à sa terre de cœur un premier guide touristique français en 1993, puis un album de photos. Auteure d’une quinzaine de guides touristiques, c’est sa rencontre avec Karl Luis Hess qui scellera son destin de romancière, car ce sont des confidences de cet homme que naîtront «Les déracinés». Celui-ci décède en 2010. L’homme qui a chuchoté son histoire à l’écrivaine ne peut qu’être remercié, tout comme Catherine Bardon qui a su transformer ce legs en quatre bijoux littéraires.

Le premier tome est publié en 2018, le second en 2019, le troisième en 2020 et enfin 2021 pour le dernier opus toujours aux éditions Les Escales.

Un roman graphique est également sorti en aux éditions Philéas.

Les déracinés a été récompensé à de multiples reprises :

  • Prix du 1er roman 2019 de la ville de Mennecy,
  • Premier Prix littéraire du salon du premier roman de Draveil, 2018,
  • Prix des médiathèques de Saint-Germain en Laye 2019
  • Prix des lecteurs des médiathèques de Loudéac en 2019.
  • Catherine Bardon est également lauréate du Prix du premier roman de Chambéry en 2019.

version collector

«Les Déracinés» – Premier tome : Période 1930 – 1961 –  Almah et Wilhelm sont beaux et jeunes, ils se rencontrent au cœur d’une Vienne brillante. Soudé par un amour incomparable, ils choisissent l’exil alors que l’antisémitisme s’installe dans leur Pays. Refoulé par les Etats-Unis, la route de l’exil se poursuit jusqu’en République Dominicaine, là-bas,  le dictateur à la tête de ce pays promet 100 000 visas aux juifs d’Europe. Un espoir pour bâtir sur cette terre «donnée», un avenir, une nouvelle vie…

«L’Américaine» – Deuxième tome : Période 1961 – 1966 : Ruth Rosenheck quitte la République Dominicaine. Elle laisse derrière elle sa mère, dans un pays qui s’embrase. La jeune femme part pour New York, où elle s’installera chez Myriam, la sœur de son père. Une nouvelle vie s’offre à la jeune femme dans cette ville inconnue. Une vie à construire, un métier à apprendre (journaliste), des amours à vivre, des amitiés à nouer, ailleurs, comme ses parents -autrefois- dans d’autres conditions, bien sûr. Un soir, sur le bateau qui l’emporte vers le continent américain, Arturo, un jeune dominicain l’aborde maladroitement. Au rythme des soubresauts du monde, la fille de Almah et Wilhelm se cherche et tisse son destin à New York, puis en Israël où sa marraine réside…

«Et la vie reprit son cours» Troisième tome – Période 1967-1979 – Envoûtant, foisonnant, cet opus met en avant le retour de Ruth Rosenheck. Après ses années américaines, celle-ci revient avec sa fille, Gaya, sur la terre dominicaine. Au cœur des Caraïbes, la fille d’Almah et Wilhelm s’installe définitivement, par choix. Un tourbillon commence, celui de son histoire d’amour avec Domingo -le frère d’Arturo- mais aussi par l’amitié indéfectible entre Ruth et Lizzie, ainsi que la présence toujours tendre, protectrice, d’Almah. Une Almah que ses enfants vont découvrir sous un nouveau jour… C’est à travers les soubresauts du monde, des liens qui se font et se défont, mais aussi avec l’arrivée du tourisme sur leur île que Catherine Bardon tisse le destin de Ruth…

«Un invincible été» – Quatrième tome – Période 1980-2013 – Ruth et Almah se battent au quotidien. Un devoir de mémoire, mais aussi pour la mémoire de leur communauté. Alors que le tourisme se développe de plus en plus sur leur île. Comment parler de ce dernier opus, celui qui clôt une saga impressionnante , rythmée par l’évolution d’une famille ainsi que celle d’un monde dont les cartes sont rebattues régulièrement ?  Arturo et Nathan vivent leur vie américaine, les trois enfants de Ruth tracent leur route, celle d’une vie new-yorkaise pour David, d’une route des mers pour Gaya dont le combat pour l’écologie est viscérale, enfin, Tomàs, lui, sera l’enfant de la terre. Quant au lien entre Gaya et sa mère, il fait écho à celui de Ruth avec Almah -en sens inverse. Un ultime tour de piste de plus de trente ans aux côtés de la famille Rosenheck-Soteras, puis un adieu difficile, une émotion intense en quittant ces hommes et ces femmes devenus au fil des ans, des membres de notre famille.

Un indice à la toute dernière page nous apprend qui a écrit l’histoire…

Proverbe juif : «On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes». Un proverbe qui sied tellement à cette fresque…

J’aurai la joie d’interviewer Catherine Bardon, ce soir, à 19 heures, sur mon compte Instagram.

Vendredi 15 octobre 2021

La fureur des mal-aimés – Elsa Roch

Elsa Roch – La fureur des mal-aimés – Calmann Levy

Le livre du 15, c’est quoi ? C’est un nouveau rendez-vous que je vous propose, le 15 de chaque mois ! Un rendez-vous autour d’un roman issu de l’actualité -ou plus ancien -accompagné d’un petit focus sur son auteur (auteure). Ce rendez-vous est à retrouver sur deux supports : youtube et ce site.

Pour ce premier numéro, j’ai choisi de vous parler d’une plume poétique dans un univers sombre, celui du polar. Focus sur « La fureur des mal-aimés», ainsi que sur son auteure : Elsa Roch !

Elsa Roch vit près de Grenoble. Adolescente, une rencontre avec une petite fille autiste scelle sa vie professionnelle :  elle deviendra  psychologue clinicienne, spécialisée dans les troubles autistiques, ceux de l’adolescence, ainsi que les addictions.

Son premier polar « Ce qui se dit la nuit» paraît en 2017. Une seconde vocation, venue sûrement de son enfance, lorsqu’elle se plongeait dans l’écriture, en attendant le retour de ses parents. Quant à l’univers du polar, son origine provient sans aucun doute de sa rencontre bouleversante avec le roman de Dennis Lehane,  «Gone, baby, gone».

Trois autres polars mettant en scène le Chef de Groupe Amaury Marsac et son équipe ont vu le jour depuis, tous édités aux éditions Calmann-Levy.

«Oublier nos promesses» en 2018 reçoit trois récompenses : Le Prix Bloody Fleury, le Prix Infiniment Quiberon, ainsi que le Prix Plume Libre (Plume de Bronze du Thriller Francophone 2019), suit «Le baiser de l’Ogre» en 2019, une histoire dans laquelle le commissaire Marsac doit venir en aide à Lise Brugguer, sa coéquipière une enquête dans laquelle le lecteur voudrait sauter entre les pages du livre, afin de prêter main-forte à Marsac et son équipe, pour sauver Liv, une petite fille vivant avec ses propres codes.

Au printemps 2021, paraît  son quatrième roman : «La Fureur des Mal-aimés».

Ce nouveau roman débute avec la colère d’un personnage inconnu, puis le désarroi d’Amaury Marsac. Une fois de plus, le commissaire est confronté à un crime en « ide ». Comme un soir sur deux, afin d’évacuer sa colère face aux atrocités dont il est le témoin, il s’arrête dans le square du Vert-Galant. C’est dans ce sas de décompression qu’une nouvelle image glaçante l’accueille : dans une poubelle, gît un corps éventré rempli de mort-aux-rats. Dans «La fureur des mal-aimés», il y a également Alex que nous suivons dès l’année 1995. Sa prison, son errance, l’indicible. Son espoir, aussi, celui de retrouver la personne qui pourrait l’aider afin de fuir ce cauchemar qui le hante. L’enquête va conduire  Amaury Marsac et son équipe jusqu’à Lausanne, en Suisse.  Une histoire dont ils vont peu à peu briser les maillons afin que puisse éclore la vérité, si atroce soit-elle. Si, en plus de l’enquête, la situation personnelle d’Amaury Marsac est toujours en fil rouge,  Elsa Roch ne délaisse aucun membre de son équipe, en continuant  à diffuser sur eux une jolie lumière permettant de suivre leur évolution personnelle -bien que certains fantômes les hantent encore. « La fureur des mal-aimés» est un magnifique polar, bouleversant, et glaçant à la fois. 

Depuis «Ce qui se dit la nuit», Elsa Roch saisit les douleurs, les colères, les crimes indicibles commis sur les plus faibles en les développant dans des romans inoubliables.

Grâce à un rendez-vous du hasard (ou du destin) Elsa Roch est devenue une plume de polar incontournable. Une plume solaire sur laquelle veille une petite fille avec ses propres codes.

Rendez-vous le 15 août 2021 pour un prochain numéro du «Livre du 15» !

15 juillet 2021

Clip audio « Le Livre du 15 » !

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Le livre du 15, c’est quoi ? C’est un nouveau rendez-vous que je vous propose, le 15 de chaque mois ! Un rendez-vous autour d’un roman issu de l’actualité -ou plus ancien- accompagné d’un petit focus, sur l’homme ou la femme de plume qui se cache derrière ce livre. Cette petite pause audio de quelques minutes, pour respirer, loin du tumulte actuel, sera à retrouver sur ma chaîne youtube, ainsi que sur ce site, en version écrite.

Je suis très heureuse de partager avec vous ce nouveau chemin, et vous donne rendez-vous le jeudi 15 juillet 2021, pour le premier numéro ! Avec quel (quelle) auteur (e) ? Vous le saurez, d’ici quelques jours !

8 juillet 2021