Rencontre avec Catherine Bardon !

Catherine Bardon – Photo droits réservés Philippe Matsas

Avant la parution en avril prochain de «Un invincible été» (éditions Les Escales), un nouvel opus de sa saga «Les Déracinés» ; Catherine Bardon offre un bonheur supplémentaire : une nouvelle vie à cette histoire d’exil, de transmission, avec la sortie d’une version bande dessinée des «Déracinés», depuis le 21 janvier, aux éditions Philéas Bd. Je remercie infiniment Catherine Bardon pour sa disponibilité, et vous invite, en ce vendredi matin, à lire son interview ci-après.

Un Livre après l’autre : Bonjour Catherine, peux-tu nous (re)présenter ton roman «Les Déracinés» (pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore lu) ?

Catherine Bardon : Les déracinés raconte un pan de l’histoire de la seconde guerre mondiale méconnu :  la création  en 1940 en République dominicaine d’une colonie sous forme de kibboutz par des Juifs allemands et autrichiens fuyant le nazisme. Le roman démarre en 1930 à Vienne et se termine en 1961 en République dominicaine. Je ai écrit cette fresque à partir de témoignages des derniers pionniers ayant participé à ce projet que j’avais rencontrés lors d’un séjour en République dominicaine il y a une trentaine d’années.

Un Livre après l’autre Comment est né ce projet d’adaptation ?

Catherine Bardon :Cette histoire, qui est réelle, a toujours été pour moi incarnée et très visuelle, puisque j’en ai rencontré les véritables héros, (ceux du roman sont fictifs) et que je connais parfaitement les lieux où se sont déroulé ces évènements. Dès le début de l’écriture du roman, j’avais pour projet de l’adapter en BD. Il fallait juste rencontrer le bon dessinateur et la bonne maison d’édition.

Un Livre après l’autre : Connaissais-tu le travail du dessinateur Winoc, ainsi que celui du  coloriste Sébastien Bouët, avant de collaborer avec eux ?

Catherine Bardon :J’ai fait la connaissance de Winoc au salon du livre de Bondues, son style correspondait à ce que j’avais en tête et je lui ai soumis mon projet. Après tout est allé très vite quand nous avons envoyé le projet à la maison d’édition Steinkis qui était en train de créer le nouveau label Philéas. En revanche je ne connaissais pas Sébastien, c’est Winoc, qui avait déjà travaillé avec lui, qui l’a embarqué dans l’aventure.

Les Déracinés – Catherine Bardon – Winoc – Sébastien Bouët – Philéas Bd

Un Livre après l’autre : Pourquoi avoir choisi d’écrire toi-même le scénario de cet album ?

Catherine Bardon :Comme dans le roman, je voulais rendre au plus juste la réalité de cette extraordinaire aventure et je ne voulais pas prendre de liberté avec la fiction. J’avais le sentiment que cette histoire m’appartenait un peu puisqu’on me l’avait confiée, et j’ai trouvé évident de porter le projet et de travailler au scénario. Dans cette écriture, nous avons fait un véritable travail d’équipe avec Winoc.  

Un Livre après l’autre : Quelle différence entre l’écriture d’un roman de 700 pages, et celui d’un scénario d’album ?

Catherine Bardon :En BD l’image raconte beaucoup de choses. Et on est tenu à une économie de mots. C’est un travail de synthèse incroyable où chaque mot compte. Et bien sûr, beaucoup d’épisodes non essentiels à l’histoire ont été supprimés ou raccourcis. Ainsi la traversée transatlantique a été réduite à deux images de bateau en mer. 

Un Livre après l’autre : Comment as-tu choisi les quatre moments-clés qui composent cet album ?  

Catherine Bardon :La BD se structure de la même façon que le roman. Les moments clés sont les mêmes. Ainsi elle démarre par le mariage des héros.

Un Livre après l’autre : Dernière question, la fin de ce premier album est ouverte. Un projet d’adaptation pour le second tome, «L’Américaine», est-il d’actualité ?

Catherine Bardon :La fin de l’album est une véritable fin qui ne frustre pas le lecteur, même si c’est aussi une forme d’ouverture sur l’avenir. Cette fin ne dit pas qu’il y aura forcément une suite, mais elle ne lui ferme pas la porte non plus. Bien sûr, nous envisageons de poursuivre la fresque familiale, mais il faut rester pragmatique et attendre l’accueil des lecteurs. Moi en tout cas, j’adorerais poursuivre l’aventure…

Si vous souhaitez poursuivre cette rencontre, je vous invite à suivre les liens vers la page Facebook, ainsi que le compte Instagram de Catherine Bardon.

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Catherine Bardon – Médiathèque de Quiberon

Vendredi 26 avril 2019dans le cadre de la 7ème Fête du Livre de Quiberon, la Médiathèque de Quiberon accueillera Catherine Bardon pour son deuxième roman :   «L’américaine». J’aurai la joie d’animer cette rencontre, durant laquelle nous évoquerons également le premier opus consacré à la famille Rosenheck :  «Les déracinés».

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L’américaine – Catherine Bardon – Éditions Les Escales

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Les déracinés – Catherine Bardon – Pocket

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© Un Livre après l’autre

L’américaine – Catherine Bardon

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L’américaine – Catherine Bardon – Les Escales

« On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes. »

Dicton  juif

 

Septembre 1961 : Ruth Rosenheck quitte la République Dominicaine. Elle laisse derrière elle sa mère, dans un pays qui s’embrase. La jeune femme part pour New York, où elle s’installera chez Myriam, la soeur de son père. Des études, un stage, une nouvelle vie s’offre à elle dans une ville inconnue ; une vie à construire, un métier à apprendre (journaliste),  des amours à vivre, des amitiés à nouer, ailleurs, comme ses parents, autrefois -dans d’autres conditions, bien sûr. Un soir, sur le bateau qui l’emporte vers le continent américain, Arturo, un jeune dominicain l’aborde maladroitement ;    « Vous pleurez, mademoiselle ? » brise alors  la solitude de son voyage, de ses questions…

De septembre 1961 à septembre 1966, Catherine Bardon tisse le destin de la fille de Almah et Wilhelm au rythme de la petite et de la grande histoire.  Catherine Bardon offre une histoire captivante, de celle que vous ne lâchez pas, tant que la dernière page n’est pas tournée. Réunissant faits historiques au coeur des sixties et saga familiale,  « L’américaine » ne peut que vous envoûter !

En tournant la dernière page, vous n’aurez qu’une seule envie : plonger dans « Les déracinés », l’histoire des parents de Ruth.

© Un Livre après l’autre