Un dimanche avec Titwane !

En octobre 2014, Eli Anderson offrait à son lectorat une nouvelle série : Oscar le Médicus. Pour celle-ci, il s’est associé à  l’illustrateur Titwane, celui-ci réalise de magnifiques dessins à côté du texte de l’auteur. À l’occasion de la sortie du troisième opus :  Le Grimoire qui-sait-tout, Titwane a gentiment accepté de répondre à quelques questions. Je vous laisse en sa compagnie, et vous souhaite une belle lecture, en ce dimanche matin.

 

photo itw titwane

Titwane – Photo Droits réservés à Pascal Schoemaker –

 

Les Chroniques de Mlv : Bonjour Titwane, quel parcours avez-vous suivi avant d’exercer ce métier ?

Titwane : J’ai un parcours que certains qualifient parfois d’atypique : j’ai fait des études scientifiques et exercé plusieurs années le métier d’ingénieur, avant de me consacrer à l’illustration et au graphisme. Comme j’ai une petite tendance à l’éparpillement, j’ai aussi fait de la scénographie et enseigné le croquis. Aujourd’hui, pour mon plus grand plaisir, l’illustration est devenue mon activité principale.

Les Chroniques de Mlv :  Devenir illustrateur était-il un rêve pour vous ?

Titwane : Sans aucun doute. Quand j’étais tout petit, je voulais être soit illustrateur, soit garde républicain (j’étais tombé sous le charme en les voyant passer à cheval boulevard Henri IV à Paris !). Je me suis rapidement aperçu que je maniais mieux le crayon que le sabre. J’étais plutôt discipliné et bon élève donc j’ai avancé dans ma scolarité et mes études sans me poser trop de questions, ce qui rassurait aussi mes parents. Mais le dessin était toujours présent. Au bout d’un moment (d’un long moment !), il prenait tellement de place que j’ai dû y consacrer tout mon temps, en en faisant mon métier.

Les Chroniques de Mlv : Vos illustrations sont visibles via plusieurs supports, domaines, et vous travaillez avec des auteurs d’univers différents. Comment naissent ces projets ? Que vous apporte cette polyvalence ?

Titwane :  Les projets naissent parfois de commandes mais les plus intéressants viennent toujours de rencontres. Parfois il faut forcer un peu celles-ci, prendre ses carnets sous le bras et aller voir les gens qui nous intéressent. Mais il y a aussi des hasards fabuleux. On dessine un soir dans son carnet, quelques mois plus tard quelqu’un vous appelle à propos de ce dessin vu sur le web et hop ! Deux ans plus tard, on a plein de projets communs qui changent notre vie. Je travaille en atelier et le fait d’être entouré d’autres illustrateurs crée aussi des opportunités. Conserver une diversité dans mon travail est essentiel : dessiner pour les adultes, pour la jeunesse, dans la presse, pour l’édition, etc. D’abord ça évite l’ennui ou la routine et ensuite tous ces domaines s’alimentent les uns les autres et enrichissent mon travail.

Les Chroniques de Mlv : Avez-vous une méthode de travail particulière ?

Titwane : Je ne crois pas que ma méthode soit particulière. J’essaye de faire des illustrations qui me plairaient (même si au final celles-ci ne me plaisent pas très longtemps !), d’être curieux, d’explorer, d’être généreux pour le lecteur et de garder aussi une certaine spontanéité dans le trait.

Les Chroniques de Mlv : Toutes ces expériences ne vous donnent-elles pas envie de vous lancer dans un projet personnel ?

Titwane : Cela fait partie de mes envies. Il doit y avoir un grand plaisir à faire naître un projet vraiment personnel. Mais pour l’instant, je ne me sens pas capable d’écrire. Je n’ai pas encore suffisamment confiance en moi. Et puis je travaille pour des auteurs qui écrivent tellement mieux que ce que je pourrais faire moi-même ! Pour le moment, j’aime être au service d’un texte, d’un auteur, d’un univers.

Les Chroniques de Mlv : Le lectorat d’Eli Anderson vous découvre grâce à Oscar le Médicus. Connaître sa série Oscar Pill était-il un avantage pour illustrer son projet ?

Titwane : Quand on a évoqué le fait que je pourrais illustrer cette série jeunesse, je me suis tout de suite plongé dans les romans, j’avais hâte de savoir ce qui m’attendait en terme de dessins. Et j’ai été complètement happé : j’ai lu tous les tomes à la suite en prenant des notes sur les personnages, les lieux, etc. Parfois j’avais du mal à prendre des notes parce que j’avais trop envie de savoir ce qu’il y avait sur la page suivante ! Ces notes me servent beaucoup aujourd’hui pour créer l’allure des personnages. C’est toujours mieux de connaître le parcours d’un personnage pour l’imaginer.

Les Chroniques de Mlv : Quel tome dessinez-vous actuellement ?

Titwane : J’ai fini de dessiner le tome 4 depuis quelques temps et je n’ai pas encore le texte du tome 5. Donc je suis un peu en manque d’Oscar là ! C’est dur ^^! J’ai dessiné les 4 premiers tomes à la suite et il faut maintenant abandonner quelques temps la joyeuse troupe de personnages pour donner du temps à d’autres projets. Heureusement il y a quelques séances de dédicaces.

Les Chroniques de Mlv : Je vous remercie beaucoup pour votre disponibilité et me permets une dernière question : d’où vient votre nom d’illustrateur « Titwane » ?

Titwane : Titwane est le surnom que m’a donné mon frère aîné quand nous étions petits. Il m’a toujours appelé ainsi et aujourd’hui encore, il ne m’appelle que comme ça. Mon prénom est Pierre-Antoine et Titwane vient d’une contraction de « petit Antoine ». Quand j’ai eu envie de choisir un pseudonyme, je n’ai pas eu à aller chercher trop loin.

Je remercie infiniment Titwane pour avoir été l’invité de ce Slog, et vous invite à poursuivre cette rencontre en allant admirer sa palette artistique sur son site ICI.

 

© Les Chroniques de Mlv -18-01-2015

© Un livre après l’autre

 

 

ELI ANDERSON, MÉDICUS DANS L’ÂME

Eli Anderson, le 28 juin dernier, lors du premier festival  La Nuit, J’écris.

 Photo : Droits réservés  Les Chroniques de Mlv

 

Un auteur ne décide pas de son parcours, il laisse sa plume le guider pour faire naître des histoires qui -parfois- mûrissaient en lui depuis longtemps.  En 2009, Eli Anderson s’est lancé dans une aventure extraordinaire : celle de faire découvrir le corps humain -à sa façon- grâce à Oscar Pill. En quelques années, son héros a charmé un lectorat éclectique ; c’est donc -comme son auteur- avec beaucoup d’émotion, que celui-ci a dit au revoir au jeune médicus, en septembre 2012. Avant l’arrivée -d’ici quelques mois- d’une nouvelle saga… Eli Anderson nous fait la surprise d’être de retour dans nos librairies avec Oscar Le Médicus –le 1er octobre prochain, aux Editions Albin Michel Jeunesse et Versilio. Je le remercie infiniment d’être l’invité de ce Slog, afin de nous présenter, en avant-première, cette actualité qui va réjouir nostalgiques,  et nouveaux lecteurs…

Les Chroniques de Mlv : Bonjour Eli, deux ans après avoir dit « au revoir » à Oscar, nous vous retrouvons -avec plaisir- et toujours en sa compagnie, pour une nouvelle série intitulée  Oscar Le Médicus. Dites-nous, entre Oscar et vous, c’est un lien indéfectible, non ?

Eli Anderson : Bonjour Valérie ! Bon, on se connaît bien, maintenant, n’est-ce pas ? Alors regardez-moi bien dans les yeux et dites-moi : ça vous étonne, ce lien indéfectible ??

Les Chroniques de Mlv : Non, pas vraiment… Oscar est très attachant !

Revenons à la série Oscar le Médicus,  avec les deux premiers tomes Le pendentif magique et Le mystère de la cape émeraude. Pouvez-vous nous présenter cette série,  et nous dire ce que sa concrétisation représente pour vous ?

Eli Anderson : En réalité, Oscar le Médicus, ce petit gaillard de 9 ans qui va voyager dans le corps humain, c’était mon projet initial, ce qui me tient à cœur depuis mes années de jeune interne : offrir aux jeunes, le plus tôt possible, un corps réinventé, qui n’effraie pas, dont on peut comprendre la fragilité mais surtout la magie et le merveilleux. Puis j’ai été rattrapé par mon goût des gros romans et des épopées, et en 2009 j’ai décidé de me lancer dans la saga d’Oscar Pill, qui touchait plutôt les ados et les plus grands, avec un héros de 12 ans qui allait grandir et vivre sa destinée jusqu’à l’âge adulte. 

Mais je n’ai jamais perdu de vue le petit Oscar de 9 ans…

Voir et tenir le premier tome d’Oscar le Médicus est une immense joie, une émotion intense, vraiment. Beaucoup d’auteurs finissent par être blasés, moi, c’est l’inverse ! Et puis, si les enfants découvrent un corps qui les emporte, les fait palpiter, rire, s’ils s’en font un ami ou au moins un monde familier plutôt qu’un tas d’organes terrifiant, j’aurai l’impression d’avoir servi à quelque chose – l’écrivain comme le médecin que je suis.

Les Chroniques de Mlv : Comment avez-vous retravaillé les cinq aventures initiales d’Oscar pour ce concept ?

Eli Anderson : Je m’en suis tenu au concept du voyage intérieur, mais je n’ai surtout pas voulu « retravailler » la saga ado, justement. Ce n’est pas non plus un « prequel », l’histoire d’Oscar plus jeune, une histoire qui se serait déroulée avant la saga ado.

Non, c’est simplement un enfant de 9 ans au pouvoir extraordinaire, celui de voyager dans le corps, une grande sœur foldingue (on n’allait quand même pas laisser de côté notre délicieuse Violette, non ?), un papa disparu, des copains et des ennemis, et des voyages intérieurs au fil des tomes.

Les 4 premiers tomes forment une mini-série, avec une énigme tissée le long de ces 4 tomes et qui trouve réponse dans le 4ème ; mais chaque tome contient une histoire et une aventure bouclées, pour ne pas frustrer mes jeunes lecteurs !

 

Les Chroniques de Mlv : Les illustrations sont réalisées par Titwane, connaissiez-vous déjà son travail ?

Eli Anderson : Non, mais quand j’ai cherché un illustrateur pour travailler sur le projet d’Oscar le Médicus, un illustrateur qui travaille dans le même atelier m’a parlé de lui. Titwane avait lu la saga ado et l’avait appréciée, le sujet l’intéressait. J’ai fait un tour sur son site, et j’ai été impressionné par le style différent de son trait selon le contexte et le sujet de ses illustrations. J’ai eu envie de tenter l’aventure d’Oscar le Médicus avec lui.

Les Chroniques de Mlv : Lorsque vous avez découvert ses premières esquisses, quelles ont été vos  impressions ?

Eli Anderson : Franchement, dès qu’il m’a envoyé les premiers croquis, ça a été le coup de cœur. J’étais certain que ça se passerait bien, qu’on s’entendrait et que notre collaboration fonctionnerait et donnerait vie à mon petit Oscar. Il y a dans ses dessins une énergie incroyable, une justesse des mouvements, des expressions, une sensibilité et une drôlerie qui m’épatent.

Les Chroniques de Mlv : Vos lectrices et lecteurs pourront communiquer avec vous, grâce au site www.oscarlemedicus.com. Comment allez-vous gérer cet espace d’échange supplémentaire ? 😉

Eli Anderson : Comme je suis un peu schizophrène et que les différentes casquettes en écriture ne me font pas peur, on a simplifié les choses au maximum : mon slog (mélange de blog et de site, si si, ça existe 😉www.elianderson.info regroupera toutes ces casquettes grâce à des rubriques séparées. En tapantoscarlemedicus.com, vous serez ainsi dirigée vers la rubrique Oscar le Médicus de ce slog.

Les Chroniques de Mlv : Votre lectorat est également impatient de rencontrer votre nouvelle héroïne : Mila Hunt. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l’avancement de cette saga ?

Eli Anderson : Je vais vous dire une seule chose, Valérie : je bosse, je bosse, je bosse ! Et j’espère bien que Mila verra le jour au printemps 2015. Le premier tome de cette nouvelle saga Young Adult aurait dû sortir en novembre, mais c’était trop compliqué à gérer avec la sortie concomitante des premiers tomes d’Oscar le Médicus. Ah, quel dommage de ne pas savoir faire mille choses en même temps… mais il paraît que seules les femmes en sont capables !

Les Chroniques de Mlv : Je vous remercie infiniment pour votre présence sur ce Slog, aujourd’hui, et ne résiste pas à vous poser une dernière question concernant votre « frère de  plume », le Dr Serfaty. Ce dernier a-t-il  un projet  à court -long- terme ? Si oui, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Eli Anderson : Oui, le Dr Serfaty a un roman sous le coude (ou plutôt sous la plume), un thriller qu’il scénarise actuellement pour le cinéma. On en reparlera très vite ensemble lorsque roman et film sortiront ?

Les Chronique de Mlv : Ce sera avec plaisir, car Eli -comme Thierry- sont ici chez eux !

En attendant d’en savoir un peu plus sur la mystérieuse Mila  -ainsi que sur le thriller en cours du Dr  Serfaty- partons à la rencontre du jeune Oscar, qui va -sans aucun doute- savoir nous charmer, comme son frère aîné ! Un immense merci à Eli Anderson pour sa générosité.

Si vous désirez gagner des exemplaires de Oscar le Médicus -et suivre l’actualité d’Eli Anderson- rendez-vous sur son Slog ICI.

Le Slog de Thierry Serfaty

Le Site de  Titwane

© Les Chroniques de Mlv – 19-09-14 

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