Ce que tu as fait de moi – Karine Giebel

Ce que tu as fait de moi – Karine Giebel – Éditions Pocket

Le commandant Richard Ménainville. Le lieutenant Laëtitia Graminsky. Deux personnes qui n’auraient jamais dû se rencontrer, se détester, se désirer, s’aimer. Un coup de foudre, un coup de folie, dont les conséquences vont être à la limite du supportable. Pour tout comprendre, il faut alors se plonger dans les confidences de ces deux-là, à travers leurs interrogatoires. Le commissaire Jaubert de l’IGPN interroge le commandant en compagnie du gardien Dutheil. Dans une autre pièce, le lieutenant est interrogé par le commandant Delaporte. Vont-ils donner la même version ? L’un a-t-il harcelé l’autre ? Ont-ils été broyés par l’intensité de ce qu’ils ont ressenti l’un pour l’autre ?

Lorsque l’histoire commence, nous entrons dans les locaux de la Direction Départementale de la Sécurité Physique, en compagnie du commissaire Jaubert. Karine Giebel piège son lecteur/sa lectrice, car dès cet instant, une seule envie : comprendre le drame qui s’y est joué. La romancière dissèque chaque pan de la vie des deux accusés ; l’intimité d’un lieu professionnel tout comme celle d’une vie privée. Page après page, l’histoire se dessine : une rencontre professionnelle banale (sauf pour le commandant et son lieutenant), deux être torturés… la passion et la folie s’en mêlent.

Un duo amoureux sous la plume ensorcelante de Karine Giebel n’est pas un conte de fées avec princesse, prince, carrosse et paillettes, non, c’est un conte noir. Un conte noir qui propulse au cœur d’une souffrance intime, physique, jusqu’à cette folie qu’il est impossible d’endiguer. «Ce que tu as fait de moi» est une histoire glaçante, envoûtante et addictive, qui ne laisse pas indemne, lorsque la dernière page du roman est tournée.

Si vous ne connaissez pas encore la plume de Karine Giebel, foncez !

Lundi 20 septembre 2021

Rencontre avec Rocco Giudice !

Il y a quelques semaines, je vous parlais de mon coup de cœur pour «Mangoustan», un premier roman dessinant le portrait de trois femmes entre réel et fiction, humour et tendresse, dont la vie bascule. Une découverte dans le cadre des Rendez-vous Littéraires aux éditions Pocket. En ce début de semaine, je vous propose de partir à la rencontre de Rocco Giudice, auteur de cette petite pépite !

Rocco Giudice – Photo droits réservés © Nigel Crane Photography

Un Livre après l’autre : Bonjour Rocco, votre parcours professionnel vous prédestinait-il au métier d’écrivain ?

Rocco Giudice : Un père entêté et d’une écrasante franchise a probablement fait l’écrivain davantage que ne l’a fait le parcours professionnel. Son pragmatisme, les épreuves qu’il a dû surmonter pour s’élever au-dessus de sa condition première, n’avaient que peu de sens pour moi qui ai grandi dans un autre pays, à une autre époque. Il me fallait creuser un sillon, loin de sa vision temporelle de l’existence. Tout comme d’autres, je cherche à m’insérer dans une filiation symbolique d’écrivains, même si, plus que d’autres, je m’y sens faussaire.

Un Livre après l’autre : «Mangoustan» est votre premier roman. Pouvez-vous nous en expliquer sa genèse ?

R. G. : L’étincelle première a surgi d’une question posée par une femme de mon entourage. Comment être « je » après avoir été longtemps « nous ». Et comment retrouver, par désir ou nécessité, une vie entière lorsque le couple a dissous une partie de ce que nous étions ? À cela s’ajoutent d’autres questions portées par les personnages : Que suis-je en droit d’exiger, et en échange de quoi ? Ou comment exister dans les interstices du contrat qui lie deux époux ?

Un Livre après l’autre : Comment le personnage de Melania s’est-il imposé parmi vos héroïnes ?

R. G. : Melania est l’une des trois figures féminines du roman. Je me suis interrogé sur la nature de la relation qui unit la First Lady à son Président de mari ? Celle que l’on prend, depuis toujours, pour une arriviste décérébrée est la seule épouse d’un haut dirigeant politique à manifester publiquement, et de manière répétée, son désaccord avec lui. Melania est la caution burlesque d’un récit somme toute sérieux.

Un Livre après l’autre : Une journée d’écriture est-elle rythmée par des horaires particuliers, des lieux, de la musique ?

R. G. : Pas de fantaisie sur ce point-là. J’écris comme d’autres travaillent : À ma table, sept à huit heures par jour, du lundi au vendredi. Cette routine me structure et me permet d’avancer sans perdre le rythme, l’idée ou l’énergie. C’est également une manière de vivre au diapason de mon épouse.

Un Livre après l’autre : En tant que lecteur, avez-vous des romans ou des auteur(e)s fétiches ?

R. G. : Le catalogue des références évolue en permanence et comme je n’épuise pas toujours l’œuvre complète d’un écrivain, je m’attache au roman plutôt qu’au romancier. Pour n’en citer que trois : Vingt-Quatre heures de la vie d’une femme, de Stefan Zweig, pour l’humanisme et l’élégance, Thérèse et Isabelle, de Violette Leduc, pour la beauté et la force de l’émotion, et L’Or, de Blaise Cendrars, pour l’ironie et le style. Et je m’en veux déjà d’interrompre ici la liste de mes joies !

Un Livre après l’autre : Un nouveau roman est-il en cours d’écriture ?

R. G. : Un roman sur base historique – fin XIXème , adossé à un événement ouvrier plus ou moins inconnu. J’y travaille tout en cherchant à comprendre pourquoi je l’écris. Un récit réserve quelque chose pour le lecteur et quelque chose pour l’auteur. Avant de l’achever, il faudra que je découvre ce qu’il me veut.

Je remercie infiniment Rocco Giudice pour le temps consacré à ce questionnaire, ainsi que pour sa disponibilité, et vous invite à poursuivre cette rencontre en lisant «Mangoustan» -si cela n’est pas encore fait- ainsi qu’en consultant sa page Instagram   !

© Un Livre après l’autre

Lexi Smart a la mémoire qui flanche – Sophie Kinsella

Quel plaisir de plonger dans une lecture légère et pétillante, entre deux romans de la Rentrée littéraire ! J’avais pourtant abandonné la série « L’accro du shopping » il y a quelques années…

Jolies retrouvailles avec le style de Sophie Kinsella. Lexi Smart est une jeune femme qui se réveille un matin avec un mari « de rêve », un travail « de rêve », le tout -évidemment- accompagné d’un dressing et d’un appartement « amazing » ! Le problème ? Lexi Smart a oublié les trois dernières années ! Qui est-elle vraiment ? Une jeune femme arriviste, tout droit sortie d’un catalogue de mode ? Ou bien est-elle toujours cette Lexi la loseuse à la chevelure indomptable, fiancée à Dave le Loser, adepte des soirées entre copines ? D’ailleurs, où sont-elle passées, ses copines ? Lexi Smart se lance alors dans une enquête sur elle-même…

Envie de légèreté, d’une lecture pétillante ? Je ne peux que vous conseiller le roman de Sophie Kinsella « Lexi Smart a la mémoire qui flanche » ! Un roman qui tient toutes ses promesses !

© Un Livre après l’autre

Mangoustan – Rocco Giudice

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Mangoustan – Rocco Giudice – Pocket 

Mélania est la femme du Président des Etats-Unis.

Laure vient d’être plaquée par son mari, après trente-cinq ans de mariage.

Irina est une femme-trophée.

L’une est en apparence froide, la seconde inspire de la compassion, la troisième est irritante, et pourtant…

Mangoustan un super-typhon s’apprête à balayer Hong Kong,

Chacune de ces femmes est le fruit d’une éducation, de rêves enfouis, d’envies refoulées. Chacune a choisi un chemin pour échapper à quelquechose, pour s’élever. Entre réel et fiction, humour et tendresse, la plume de Rocco Giudice ôte les carapaces féminines, jusqu’à la tempête intérieure, dévastatrice (ou reconstructrice).

De Tel-Aviv à Washington, de Genève à Hong Kong en passant par Bali, l’auteur nous emporte dans des destins féminins au rythme de sa plume percutante et de son sens de l’observation

Au final, un immense coup de cœur pour ce court voyage !

Si comme moi, vous aviez manqué la sortie brochée, ne passez pas à côté de cette pépite  littéraire dans son format poche !

© Un Livre après l’autre

Rencontre avec Catherine Bardon – Médiathèque de Quiberon

Vendredi 26 avril 2019dans le cadre de la 7ème Fête du Livre de Quiberon, la Médiathèque de Quiberon accueillera Catherine Bardon pour son deuxième roman :   «L’américaine». J’aurai la joie d’animer cette rencontre, durant laquelle nous évoquerons également le premier opus consacré à la famille Rosenheck :  «Les déracinés».

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L’américaine – Catherine Bardon – Éditions Les Escales

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Les déracinés – Catherine Bardon – Pocket

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© Un Livre après l’autre

Un dimanche avec Jérôme Attal !

Photo Jérôme Attal pour ITW ©Mathieu Zazzo

Jérôme Attal – Photo droits réservés Mathieu Zazzo 

 

Le 2 novembre, vous pourrez découvrir la version enrichie de bonus du roman empreint de nostalgie eighties de Jérôme Attal :  «Aide-moi si tu peux» aux éditions Pocket.Aide moi si tu peux Jérôme Attal.jpg pocket

En attendant, en ce dimanche matin, c’est un rendez-vous avec Kino, le petit héros du magnifique livre-disque «Le goéland qui fait miaou» (éditions Le label dans la forêt) que je vous propose. Jérôme Attal a accepté de répondre à quelques questions quant à ce petit bijou de douceur et d’humour, issu d’un travail commun avec Constance Amiot et Sylvie Serprix, et servi par la voix de Robinson Stevenin. Le-goeland-qui-fait-miaou

Les Chroniques de Mlv : Bonjour Jérôme, comment l’aventure de «Le goéland qui fait miaou» est-elle née ?

Jérôme Attal : Bonne question. Je ne sais plus. Je suis toujours en avance sur les souvenirs. En tout cas, quand il a été question de se lancer dans une aventure d’un livre pour enfants (j’ai toujours en référence le travail admirable en la matière de Roald Dahl et de Jacques Prévert), j’ai pensé à cette anecdote à laquelle j’ai participé. Un bébé goéland qui tombe dans le jardin de mes voisins en leur absence. Et les parents goélands qui s’inquiètent et piaillent autour. Que faire ? Comment lui venir en aide ? L’histoire est partie de là….

 

Les Chroniques de Mlv Ce livre-disque est le fruit d’un travail commun avec Constance Amiot, Sylvie Serprix, ainsi qu’une équipe de musiciens. Au quotidien, avez-vous travaillé séparément, ou en partageant  vos différentes créations artistiques ?  

Jérôme Attal : Sylvie, l’illustratrice, a travaillé directement sur mon texte alors que nous ne nous étions jamais rencontrés. J’ai adoré les premiers dessins qui me sont parvenus. Leur beauté et leur inventivité. Les rebonds en poésie par rapport au texte. Avec Constance, nous avons l’habitude de faire des chansons ensemble (je lui ai donné plusieurs textes pour son projet adulte). Là encore, elle a travaillé sur les textes. J’ai le souvenir que c’est allé assez vite, et moi qui aime quand ça va vite J et suis grand fan des jolies mélodies, à chaque fois j’étais ravi et embarqué par les maquettes qu’elle m’envoyait. L’idée, c’était de faire aussi un livre disque avec des chansons qui tiennent vraiment la route. C’est elle qui s’est chargée de toute la partie musicale, l’illustration sonore, et elle a fait un boulot de dingue. Elle avait vraiment son idée et s’y est tenue. Elle voulait que ce soit pop et jazzy. J’adore le résultat très charismatique et mesure tout le travail qu’elle a dû faire, le temps qu’elle y a passé.

 

Les Chroniques de Mlv : Pour la narration de l’histoire, comment le choix s’est-il porté sur la voix de Robinson Stevenin ?   

Jérôme Attal : C’est un choix de la regrettée Danièle Molko, éditrice, qui accompagnait la carrière de Constance depuis plusieurs années et dont « Le goéland qui fait miaou » aura été le dernier projet avant qu’elle ne disparaisse. Danièle était très enthousiaste de toute cette aventure. Malheureusement, elle nous a quittés quelques semaines avant la sortie. Robinson s’est montré très volontaire vis-à-vis du projet. Son grain de voix, sa grâce et son éternelle adolescence, donnent des ailes à Kino.

 

Les Chroniques de Mlv : Ce conte va être joué sur scène. Comment ce projet est-il né ?

Jérôme Attal : Pour la scène, c’est grâce à Virginie Riche et Gommette production. Constance qui porte le spectacle avec une comédienne, Lucrèce Sassella, et son bassiste/multi instrumentiste Nicolas Deutsch, est en train de le peaufiner pour un grand tour de France des théâtres et des médiathèques qui souhaiteront le programmer.

Les Chroniques de Mlv : Du côté des romans, une nouvelle version de «Aide-moi si tu peux» sort en novembre prochain, aux Editions Pocket. Une suite à cette première aventure du duo Caglia/Sparks est-elle prévue ?

Jérôme Attal : Oui je suis bien excité par la nouvelle version Pocket de « Aide-moi si tu peux » qui sort le 2 novembre. J’ai rajouté pas mal de petits bonus, aphorismes à ma sauce, considérations définitives ou presque sur l’amour, et références aux années 80. Si le livre est un succès – car aujourd’hui seul un relatif succès permet que l’on puisse travailler davantage, du moins me commander une suite – j’adorerais écrire une nouvelle aventure du capitaine de police Stéphane Caglia. Il est tellement imprévisible et rigolo, je veux dire : il ne fait jamais dans la demi-mesure –  qu’il donne envie de l’accompagner encore. Lui et Prudence Sparks, sa partenaire anglaise. Maline et sexy. À eux deux, une sorte de : » Béret français et bottes de cuir »

 

Les Chroniques de Mlv : Peux-tu nous donner quelques informations sur le roman à paraître pour la rentrée littéraire 2018 ?

Jérôme Attal : Ce sera un grand roman. Avec pas mal de personnages de femmes libres à un moment crucial de notre temps. Il y aura le plus de poésie possible par pages. J’aimerais dire : par phrase.

 

Les Chroniques de Mlv : Je te remercie pour avoir répondu à mes questions. Pour finir,  la question rituelle : as-tu un coup de cœur littéraire, théâtral, cinématographique ou musical à partager avec nous ?

 Jérôme Attal : Ah oui, j’essaie le plus souvent possible d’avoir des coups de cœur. À vrai dire, c’est mon activité préférée, en deuze avec celle qui consiste à mettre mon cœur dans des romans ou des textes qui pourront provoquer des coups de cœur chez d’autres. En ce moment, je découvre les romans graphiques de Fred Bernard : « Les aventures de Jeanne Picquigny », c’est vraiment très beau. Je suis un méga fan du roman graphique « Blankets » de Craig Thompson, et même si Fred Bernard penche plutôt vers Corto Maltese je retrouve un même bonheur à découvrir son œuvre que j’en ai eu à lire Craig Thompson. Sinon j’imagine que vous savez tous que le livre de l’année est : « Le livre que je ne voulais pas écrire » d’Erwan Lahrer. Et j’ajouterais, puisque l’on reste dans la section coups de cœur, que mon cœur bat dès qu’Emma Watson apparaît quelque part.

Poète, auteur, musicien, diariste, Jérôme Attal est un artiste aux différentes facettes. Je le remercie infiniment pour sa disponibilité et sa bienveillance, et vous invite à découvrir la richesse de ses différentes œuvres qu’elles soient musicales ou littéraires ; vous pouvez également poursuivre la rencontre grâce à sa page Facebook ICI 

© Les Chroniques de Mlv – 29-10-2017

© Un livre après l’autre