On ne meurt pas d’amour – Géraldine Dalban-Moreynas

on ne meurt pas damour gdm

On ne meurt pas d’amour – Géraldine Dalban-Moreynas – Éditions Plon

« Elle a 30 ans, vient d’emménager avec son amoureux ; leur mariage est programmé en juin. Il a 30 ans, s’installe avec femme et enfant dans le même immeuble qu’elle ». Avec ces quelques lignes tirées de la quatrième de couverture, tout est dit : « On ne meurt pas d’amour » est un texte brut sur la passion amoureuse.

Qui n’a jamais aimé à en crever ? À en mourir d’aimer ? Dans ce premier roman à la plume rapide et saccadée, Géraldine Dalban-Moreyras dissèque la passion entre deux êtres sans prénoms  : « Elle et Lui », car cette histoire est universelle, elle s’adresse à toutes celles et tous ceux qui ont cru un jour que l’amour qu’ils ressentaient pour l’autre, l’histoire qu’ils vivaient avec cet « orgueil ordinaire du nous deux c’est différent » -comme le dit une célèbre chanson- était plus fort que le reste…

Au rythme des maux éprouvés, des montagnes russes traversées, « Elle » pose des mots sur les douleurs éprouvées tout au long de ce chemin tumultueux, qui l’entraîne jusqu’au précipice, jusqu’à ce gouffre immense, ce désespoir dont certain(e)s ne réchappent pas…

Extrait :

« Elle lui avait dit :

-Mais moi, je sais comment cela va finir. Tu resteras tranquillement avec ta femme et ta fille dans ton bel appartement avec parquet et moulures, et moi je vais tout perdre »…

Un premier roman au style particulier, une plume à suivre !

© Un Livre après l’autre

Tangerine – Christine Mangan

tangerine cm

Tangerine – Christine Mangan – Harpes Collins Noir

 

1956. Alice Shipley vit à Tanger avec son mari John. La chaleur, la foule -la ville qui menace de s’embraser à tout moment- empêchent la jeune femme d’y vivre pleinement, de profiter de cette vie marocaine, offerte par son union avec John. Les paysages, les odeurs, le thé que l’on déguste brûlant ne charment pas la jeune femme. Lorsque Lucy Mason, sa colocataire de Bennington impose sa présence, c’est le début d’une longue descente aux enfers…

Que cache réellement Alice ? Tanger est elle vraiment une ville dangereuse ? De quoi a-t-elle peur ? Pourquoi Lucy impose-t-elle sa présence ?

Cette histoire emporte le lecteur au coeur d’une âme humaine tourmentée, et dessine peu à peu les lumières et (toutes) les ombres d’une amitié, au son des voix de Alice et Lucy.

Avec « Tangerine »,  Christine Mangan offre un premier roman ensorcelant à souhait ! La plume de cette jeune romancière redonne le goût du VRAI roman noir, de l’ambiance angoissante qui happe le lecteur jusqu’au dénouement final implacable !

Et si vous vous laissiez tenter par une escapade marocaine ?

© Un Livre après l’autre

Extrait :

« Cela faisait plus d’un an à présent, mais la brume persistait, je semblais incapable de me sortir de ce labyrinthe. C’est mieux ainsi, avait dit ma tante plus tard, lorsque j’avais mentionné cette patine nébuleuse qu’avaient prise mes souvenirs, et le fait que je ne me rappelais plus les détails de cette terrible nuit, ni des jours suivants. Laisse tout ça au passé, m’avait-elle conseillé, comme si les souvenirs étaient des objets qu’on pouvait ranger dans des boîtes assez solides pour ne plus jamais laisser échapper les secrets qu’elles contenaient. »

 

Comment t’écrire adieu – Juliette Arnaud

commenttecrireadieu

Comment t’écrire adieu – Juliette Arnaud – Pointillés Belfond

4ème : « J’ai l’intuition que les chansons nous attendent. J’ai toujours aimé Comment te dire adieu. Il aura fallu R. et sa fugue finale, sans annonce, sans explication, mais blindée de fausseté, pour que je l’entende. La chanson m’attendait, les chansons nous attendent tous. »

Lorsque R.  quitte Juliette, sans un mot, sans une explication, celle-ci est anéantie. Brisée, elle réécoute les 14 chansons qui composent la bande originale de sa vie, celles qu’elle a écoutées avec beaucoup d’attention,  disséquant chaque phrase, appliquant chaque couplet à la lettre, remontant ainsi le fil de sa vie amoureuse, d’adolescente, d’adulte, avec dans l’ombre de ces vies, une présence, celle de la reine de la perfection : La Princesse des Glaces.

Avec ce premier roman, à la plume crue -parfois- vive et prometteuse, Juliette Arnaud se livre sans fard, plonge au plus profond de ses blessures pour nous faire découvrir les musiques qui peuvent adoucir les plaies laissées par diverses blessures.

© Un Livre après l’autre

Extrait : « Les chansons nous attendent. Parfois longtemps. Et il arrive que quand elles reviennent, on ne fasse pas le lien immédiatement. »

Concours pour le Paradis – Clélia Renucci

9782226392015-j.jpg

Concours pour le Paradis – Clélia Renucci – Albin Michel

20 décembre 1577, Le Palais des Doges brûle. Dans la salle du conseil, les flammes dévorent le « Paradis », bientôt, il n’en reste que des fragments. Après la catastrophe, les hommes de pouvoir -les « maîtres » de Venise- organisent un concours : un nouveau Paradis devra orner les murs du joyau vénitien, lorsque celui-ci renaîtra, tel un phénix.

Avec ce premier roman foisonnant, Clélia Renucci emporte son lecteur dès les premières pages dans un voyage dès plus somptueux, au coeur d’une Venise colorée, sensuelle, inspirée -d’une rivalité, également, celle entre Tintoret et Véronèse.

Les destins se façonnent sous la plume de l’auteure, les participants comme les jurés de ce concours dévoilent peu à peu leurs préférences, leurs secrets, leurs rivalités, les maîtresses partagées,  au  coeur de la Serénissime.

Véronèse, Palma le jeune, Tintoret,  Francesco Bassano, qui sortira vainqueur ?…

Précipitez-vous sur ce premier roman majestueux, cet hymne à l’art, à la beauté, à la culture.

© Un Livre après l’autre