Luna – Serena Giuliano

Luna – Serena Giuliano – Éditions Robert Laffont

Lorsque le père de Luna tombe malade, c’est à reculons que la jeune femme part à son chevet. Sa vie est désormais à Milan, loin de ce père qu’elle déteste, loin de Naples qui a brisé le mariage de ses parents, ainsi que son enfance. À l’hôpital, Luna ne décolère pas, elle ne vient que pour une seule chose : ne pas laisser son père seul. Dès qu’il sera sorti, elle repartira vers sa vie milanaise. La capitale de la mode et du design est désormais SA ville.Si la jeune femme ne cesse de montrer son aversion pour Naples, le fabuleux appartement de son père, ainsi que pour Filomena… C’est grâce à l’énergie de Gina, le lien avec ses amies milanaises Fatima, Alessandra et Francesca, ainsi qu’au tempérament des diverses femmes rencontrées lors de son séjour napolitain qu’elle va peu à peu redonner sa chance à cette ville de tous les dangers, mais aussi de toutes les débrouillardises.

« Luna » est le troisième roman de Serena Giuliano. Après « Cia Bella » et « Mamma Maria », la romancière continue son ode à l’Italie, à la famille, à l’amitié, à l’amour, avec l’histoire de Luna, jeune femme perdue entre ses souvenirs d’enfance, sa colère contre son père et ses envies de femme amoureuse. Un roman dont les dictons napolitains saupoudrés régulièrement au fil des pages donnent envie de partir déguster une margherita au coeur de Spanacappoli !

2 avril 2021

Les détectives du Yorkshire – Rendez-vous avec le mal – Julia Chapman

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Les détectives du Yorkshire – Rendez-vous avec le mal – Julia Chapman – Robert Laffont – La Bête Noire

Je l’avoue, je me délecte avec « Les détectives du Yorkshire » de Julia Chapman ! Deux héros attachants, des personnages secondaires hauts en couleur, et un décor verdoyant. À chaque fois, une impression de partir en voyage dans le Yorkshire.

Dans « Rendez-vous avec le Mal » le mystère se niche au cœur de la maison de retraite de Bruncliffe. Madame Sheperd vient demander de l’aide à Samson, car elle est persuadée que quelqu’un cherche à la tuer ! Samson pense que la pauvre Alice perd la tête… jusqu’à la mort de la vieille dame.

Delilah Metcalfe et Samson s’associent une nouvelle fois afin d’enquêter discrètement au sein de Fellside Court, la maison de retraite où réside également Joseph, le père de Samson. Ils font plus ample connaissance avec les différents résidants et c’est un délice !

D’autre part, Samson est chargé de retrouver Ralph, le bélier de Clive Knowles…

Dans cette aventure,  le père et le fils se rapprochent avec pudeur, Samson ne semble pas insensible au charme de Delilah, mais un mystère demeure : le détective O’Brien va-t-il pouvoir longtemps se cacher dans la campagne du Yorkshire ?

Ce deuxième tome est un régal tout comme le premier !

Bref, une série à savourer sans modération tout au long de cet été 2020 !

Prochaine destination : Rendez-vous avec le Mystère !

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Les détectives du Yorkshire – Rendez-vous avec le crime – Julia Chapman

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Les détectives du Yorkshire – Rendez-vous avec le crime – Julia Chapman

Éditions Robert Laffont

 

Après plusieurs années d’absence, Samson O’Brien revient à Bruncliffe, dans le Yorkshire, son village natal. Delilah Metcalfe, elle, jongle avec plusieurs activités professionnelles depuis son divorce, et si celui-ci était la solution pour sauver son agence de rencontres ? La location d’une partie de ses bureaux à l’agence de détective privé de Samson est une aubaine pour ses finances…mais c’était sans compter sur le meurtre d’un de ses clients !

Série addictive en vue ! Avec un duo qui fonctionne parfaitement, un cadre bucolique, et des personnages secondaires loin de ne faire que de la figuration -sans oublier Calimero- Julia Chapman signe ici un premier tome plein de charme, celui des cosy mysteries, dans lesquels il est agréable de se plonger, une tasse de thé à portée de mains !

Je me régale déjà en poursuivant les aventures de Samson et Delilah avec le tome 2 Rendez avec le mal  ! Au coeur des collines verdoyantes de Bruncliffe, loin d’être tranquilles…

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La petite sonneuse de cloches – Jérôme Attal

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La Petite Sonneuse de cloches – Jérôme Attal – Éditions Robert Laffont

1793, afin d’échapper à la Terreur, François-René de Chateaubriand s’est exilé à Londres, affamé, sans argent, il poursuit sa quête de devenir écrivain ;  sa rencontre nocturne avec Violet, au coeur de l’Abbaye de Westminster va le bouleverser…

De nos jours, Joachim -le fils d’un professeur de littérature française : Joe J. Stockholm- décide de partir pour Londres afin de poursuivre le travail entamé par son père. Celui-ci s’intéressait aux amours de Chateaubriand…

Ce roman est un régal !  Un tourbillon d’émotions littéraires vous emporte à chaque page, dans chaque rue londonienne arpentée par Chateaubriand ou Joachim, car ne vous y trompez pas, en plus de personnages attachants, ce roman vous offre une ville de Londres qui n’est point un décor, mais un personnage à part entière ! Sous la plume poétique de Jérôme Attal, les destins de Chateaubriand, Violet, Joachim et Mirabel se croisent à deux époques différentes, dans deux histoires dès plus ensorcelantes dans lesquelles flottent une odeur de chocolat chaud…

« La Petite Sonneuse de cloches » est une pépite en cette Rentrée Littéraire, ne la manquez pas !

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Prix Infiniment Quiberon – 2019

Prix Infiniment Quiberon, deuxième édition !

Rendez-vous à Quiberon, les 27 et 28 avril, pour connaître les lauréats 2019 !

11 romans sont en lice pour l’édition 2019

 

Du côté des romans :

  • Ma vie de Saint – François-Xavier Delmas – Anne Carrière
  • Tant que se dresseront les pierres – Marina Dédéyan – Plon
  • Einstein, le sexe et moi – Olivier Liron – Alma
  • Loup et les hommes – Emmanuelle Piriotte – Cherche-Midi
  • Douce – Sylvia Rozelier – Le Passage
  • Le dernier bain – Gwenaële Robert – Robert Laffont

 

Du côté des polars :

 

  • Et le mal viendra – Jérôme Camut et Nathalie Hug – Fleuve Noir
  • Arcane Médicis – Samuel Delage – De Borée
  • Apocryphe – René Manzor – Calmann-Levy
  • L’aigle de sang – Marc Voltenauer – Slatkine & Cie
  • Le douzième chapitre – Jérôme Loubry

 

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37, étoiles filantes – Jérôme Attal

37 étoiles filantes Jérôme Attal

Mon deuxième coup de coeur de cette Rentrée Littéraire est pour « 37, étoiles filantes »,  de Jérôme Attal, sorti le 16 août aux Éditions Robert Laffont !

Ce roman redonne vie à des artistes mythiques, aux modèles, à Paris, aux rivalités entre artistes, aux amitiés, aux amours. Dans ce roman vivant, touchant et actuel, vous croiserez Alberto et  Diego Giacometti, Jean-Paul Sartre ; Isabelle, Suzanne et Julia -entre autres- des femmes énigmatiques, amoureuses, ambitieuses, évoluer dans un Paris joyeux et festif, bien qu’un sombre avenir se prépare.

Le fil rouge de ce roman ? Alberto l’impulsif veut « casser la gueule » à Jean-Paul, l’arrogant. Une phrase, une simple phrase susurrée par une femme,  et voilà Alberto l’artiste, prêt à en découdre avec Jean-Paul, le philosophe.

Ce texte, véritable hommage à la création artistique,  aux monstres sacrés, à Paris  -celle qui pouvait propulser dans la lumière, ou laisser dans l’ombre- est une comédie dès plus truculente, ainsi qu’une très belle valse que je vous invite vivement à danser avec Alberto, Jean-Paul ou Henri-Pierre (ces hommes attachants et agaçants, d’un autre temps) au son d’une chanson hommage à Paris  -pour moi, c’était celle-ci.

© Un Livre après l’autre

Un week-end à Quiberon – Fête du Livre 2018

Quatrième année d’animations de cafés littéraires sur La Fête du Livre de Quiberon…

 

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Café Littéraire avec Laurence Peyrin 29/04/2018 –  Photo droits réservés Laurence Forin

 

Pour cette édition 2018, mille mercis à :

  • Jean-Paul Didierlaurent (ainsi qu’à la discrète Sabine) pour le moment de partage à la médiathèque de Carnac pour cette rencontre consacrée à La fissure !

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Jean-Paul Didierlaurent – Photo droits réservés Karine Baudot

 

Claire Barré – Photo droits réservés Karine Baudot

 

  • Elsa, ton émotion lors de la remise du Prix Infiniment Quiberon était un cadeau supplémentaire, pour celles et ceux qui souhaitaient tant que tu sois récompensée et encouragée…

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Remise du Prix Infiniment Quiberon catégorie Polar à Elsa Roch pour Oublier nos promesses – Photo droits réservés Laurence Forin

 

  • Alexis,  ravie d’avoir été guidée vers un de tes livres, il y a deux ans, et d’avoir participé à la remise du Prix pour Niels

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Remise du Prix Infiniment Quiberon catégorie roman à Alexis Ragougneau pour Niels – Photo droits réservés Karine Baudot

 

  • Jean-François Kervéan, Olivier Bellamy, je n’ai pas de mots pour vous dire combien je suis si heureuse d’avoir animé ce café littéraire…

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Café littéraire avec Jean-François Kervéan et  Olivier Bellamy –

Photo droits réservés Laurence Forin

 

  • Pascal Voisine, merci pour ta sincérité et ta simplicité lors de notre café littéraire ! Longue vie à « Mon gamin » !PASCALVOISINE

Pascal Voisine – Photo droits réservés Karine Baudot

 

  • Geneviève Brisac, merci pour votre  lecture si émouvante  de « Le chagrin d’aimer », pour ouvrir ce café littéraire.

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Café littéraire avec Geneviève Brisac – Photo droits réservés Laurence Forin

 

  • Laurence, tellement heureuse d’avoir partagé avec toi un peu plus que ce café littéraire, grâce à nos trajets en voiture ! Je remercie également Gérard Collard, car il m’a donné envie de rencontrer Miss Cyclone !31484081_10213431198548990_3547959520789532548_n

 

Olivier, quelle joie de récompenser Entre deux mondes, un roman si puissant, grâce à Samuel et Les Petits Mots des Libraires ! Merci pour ce magnifique souvenir ! IMG_3208.jpg

Photo souvenir avec Samuel Delage et Olivier Norek

 

Comme chaque année, des mercis à foison pour les bénévoles de ce week-end littéraire…

Un clin d’œil à la jeune Carla, si elle passe par là…

© Un Livre après l’autre

 

 

 

 

 

 

 

aire Barré, Elsa Roch, Jean-François Kervéan, Olivier Bellamy, Laurence Peyrin, Geneviève Brisac, Pascal Voisine, et

 

 

Quelques photos (je remercie Karine Baudot et Laurence Forin pour ces superbes clichés), et des merci à foison pour

 

Le plaisir

 

 

 

Je renouvelle ici mes chaleureux remerciements à Florence, Alexandre et  Marie-Claude (ils savent pourquoi…) ainsi qu’à toutes les personnes qui œuvrent pour cette fantastique manifestation.

 

L’appel de Portobello Road – Jérôme Attal

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Alors que la belle Zélie vient de lui briser le cœur, Ethan, compositeur de chansons, reçoit un appel de ses défunts parents, avec un message dès plus troublant  : « Dis à ta sœur qu’on pense à elle tous les jours». Surprise et incompréhension chez cet enfant unique ! N’écoutant que sa sensbilité exacerbée, il part à la recherche de cette sœur dont il ignorait l’existence !

Sur son chemin,  Ethan va croiser des vies aussi fragiles que la sienne, la solitude, un duo de filles de Tchéquie,  de la porcelaine anglaise, ainsi qu’une icône de la musique anglaise ; le tout avec en toile de fond une famille disparue, dont les souvenirs réchauffent le cœur lorsque la vie n’est peinte qu’en gris.

Avec ce (trop) court roman, Jérôme Attal offre un voyage étonnant et fantastique, dont la poésie d’un conte japonais sert d’écrin à un road-movie dès plus fou, fou, fou !

© Les Chroniques de Mlv – 26-02-2017

© Un livre après l’autre

Capitaine Frites – Arnaud Le Guilcher

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Après 12 ans d’une union toxique avec Morgane, Arthur décide de demander le divorce. Provoquant la fureur de Morgane la  prédatrice -on hésite, mante religieuse ? Hyène ? Morgane fait partie de celles qui humilient leur «jouet» préféré, sans jamais le délivrer, bien sûr.

C’est donc en s’éloignant de Paris, de ce gâchis, que notre héros espère fuir ce cauchemar. L’originalité de  Yabarangua -capitale d’un pays africain imaginaire, où tout est à (re)bâtir- devrait l’aider, tout comme les personnes qui résident dans cette ville africaine. C’est sans compter sur le retour de Morgane, bien décidée à en découdre avec son futur ex-mari ; le jour où elle pose ses (nombreuses) valises en terre africaine, le cauchemar recommence…

Drôle, percutante, caustique, poétique, l’épopée africaine de notre héros ne sera pas un long fleuve tranquille  ! Elle ne vous laissera pas insensible car la nouvelle vie d’Arthur le maladroit est une histoire pleine d’humour, avec pour son des dialogues à la Audiard, et pour décor, une ville peuplée de personnes aussi perdues que lui.

 © Les Chroniques de Mlv – 15-01-2017

© Un livre après l’autre

Avant j’étais juste immortel – Juliette Bouchet

Avant j'éatis juste immortel Juliette Bouchet

Raphaël est un vampire solitaire de quarante ans, en quête de nourritures bio, et du grand amour. Régulièrement, il est sujet à des intoxications alimentaires (son organisme ne supportant plus les écarts alimentaires (industriels) ou alcoolisés de ses proies. À cette quête d’une alimentation saine, s’ajoute celle de rester vierge pour la jeune fille qui correspondra à son idéal du grand amour… Évidemment, rien ne va se passer comme prévu, car avec sa rencontre avec Sire Roberts -qu’il décide de transformer, afin d’être moins seul- il devra initier ce «nouveau-né» à un code alimentaire strict,  se restaurer n’étant pas chose aisée, ce duo «père-fils» va être entraîné dans des scènes des plus cocasses, jusqu’à l’arrivée de la belle Alma, dont la beauté et le franc-parler vont faire vaciller les certitudes de notre vampire  !

Du fond d’un manoir situé le long de la côte d’Albâtre, au couloir d’un Hôpital, en passant par un couvent, Juliette Bouchet revisite le monde littéraire des vampires, s’en délecte avec humour et dialogues savoureux, tout en abordant des sujets d’actualités. Le lecteur plonge avec délectation dans ce roman, tant l’épopée de Raphaël  et de sa famille recomposée est hilarante !

Au final, un livre que vous ne lâchez pas, comme un vampire ayant trouvé un mets succulent !

© Les Chroniques de Mlv – 07-05-2016

© Un livre après l’autre

 

Un lundi avec Jérôme Attal !

Photo Jérôme Attal pour ITW ©Mathieu Zazzo

Jérôme Attal – Photo © droits réservés Mathieu Zazzo

Après «Aide-moi si tu peux» (focus sur les années 80) c’est à Londres, en 1940, que Jérôme Attal nous emmène grâce à son nouveau roman  «Les jonquilles de Green Park», sorti il y a quelques semaines chezRobert Laffont. En ce lundi matin, je vous propose de découvrir l’interview à laquelle Jérôme Attal a gentiment accepté de répondre.  Bonne lecture !

Les Chroniques de Mlv : Bonjour Jérôme, et merci d’avoir accepté de répondre à cette interview. Tu es parolier, écrivain, diariste, depuis quand l’écriture fait-elle partie de ta vie ?

Jérôme Attal : Depuis le collège, le lycée. L’écriture a toujours été ma manière de m’ouvrir sur le monde, de communiquer. J’étais un enfant assez secret, fils unique, assez créatif aussi, j’avais besoin d’inventer des histoires, de relier des émotions. Quand il a fallu dire adieu à l’âge des Playmobils, je suis passé à l’écriture, mon néolithique à moi.

Les Chroniques de Mlv : Respectes-tu certaines habitudes (lieux, musiques…) lorsque tu travailles ?

 Jérôme Attal : En règle générale, je n’écoute pas de musique parce que j’ai la sensation que l’écriture contient sa propre musique, et que ce n’est pas la peine de brouiller ou d’illustrer ce qui arrive. Je prends des notes dans des petits carnets moleskines mais une fois que je me décide à écrire sur le long cours j’aime être dans un endroit que je considère comme une maison. J’admire les écrivains qui peuvent travailler n’importe où, dans les trains, pendant les lectures d’autres écrivains (je déconne), pour ma part j’ai besoin de la sécurité d’un chez moi. J’aime aussi le temps d’écrire sans écrire. Je marche beaucoup dans Paris et les choses que j’ai en tête se dénouent ou se composent, s’affinent et se relient. Je retarde aussi le moment d’écrire jusqu’à ce que je n’en puisse plus de le différer. Jusqu’à ce que ça devienne viscéral.

Les Chroniques de Mlv :  Quelle est la genèse de ton nouveau roman, «Les jonquilles de Green Park» ?

 Jérôme Attal : Je suis un amoureux de Londres, et Green Park est un de ces endroits magiques où je me sens comme à la maison. On a tous ce sentiment d’arriver quelque part et de se sentir bien comme si on avait toujours connu cet endroit, comme si une part de nous revenait à la maison. C’est ce qui s’est produit pour moi avec Green Park à Londres. Et après j’ai eu envie de faire un roman autour de cette idée de maison. Ce « home » anglo-saxon qui n’a pas d’équivalent en français. C’est à la fois la maison et le chez soi. Mon idée c’était : qu’est-ce qui définit notre chez soi ? Est-ce la famille ? Les amitiés indéfectibles qu’on se crée ? La première grande histoire d’amour ? Un peu de tout ça à la fois. J’imagine que pour un écrivain le véritable home c’est l’écriture, car on y retrouve tous ces moments disparus et qui nous ont constitué. Je voulais faire un roman puissant et tendre. Nostalgique et vivifiant. Dans lequel je pourrais trouver une place à ce que je suis vraiment.

Les Chroniques de Mlv  : Tommy Bratford est fasciné par les héros de comics books.  Que représente ce genre littéraire pour toi ?

Jérôme Attal : J’adore depuis toujours les comics books. Les américains étant un pays trop jeune pour avoir des figures mythologiques, ils se sont créés les super-héros qui n’ont rien à envier aux dieux de l’Olympe de la vieille Europe. Quand j’étais enfant, après une visite chez le dentiste où j’avais fait preuve d’un certain courage, mon papa m’achetait un Strange ou un Spidey. Mon héros préféré a toujours été Daredevil. Je ne sais pas d’ailleurs si, dans son monde à lui, quand Daredevil fait preuve de courage, on lui paye une visite chez le dentiste. Ce serait vraiment marrant.

Les Chroniques de Mlv : Revenons à ton roman précédent «Aide-moi si tu peux», une nouvelle aventure du tandem Caglia/Sparks est-elle  prévue ?

Jérôme Attal : Oui j’aimerais beaucoup. Elle est en préparation. Parmi d’autres idées de roman. Si demain Pocket me dit qu’ils sortent « Aide-moi si tu peux » en poche et qu’ils souhaitent créer une synergie avec mon prochain roman, j’embraye sur une nouvelle aventure de Prudence Sparks et Stéphane Caglia. Sinon, je crois que j’ai une autre belle idée de roman sur laquelle je commence à travailler. En fait tout dépend de l’humeur dans laquelle je vais être ces prochaines semaines, l’accueil des Jonquilles, comment vont se goupiller les choses pour la suite…

Les Chroniques de Mlv : As-tu un coup de cœur littéraire et/ou musical à partager avec nous ?

 Jérôme Attal : En ce moment, il y a Lola Baï qui participe à The Voice. J’ai écrit une jolie chanson avec elle qui s’appelle La lueur.  https://www.youtube.com/watch?v=vI3x4xqSOOc

Concernant la littérature, je suis assez baba du travail de la collection Pavillons Poches de mon éditeur actuel, Robert Laffont. J’adore leur esthétique, leurs couvertures, le prix accessible de ce catalogue, et c’est l’occasion de relire tout Salinger qu’ils ressortent intégralement.

Les Chroniques de Mlv : Dernière question, comptes-tu reprendre tes «Chroniques de l’arbre bleu», ce sympathique rendez-vous du dimanche soir ?

Jérôme Attal : J’étais bien parti et puis il y a eu le 13 novembre et je n’ai plus eu envie d’apparaître à l’écran. Ça m’a paru indécent sur le moment de faire le gugusse en vidéo. J’ai eu envie d’intervenir, et de me réfugier, dans l’écriture. Mais j’ai quand même plusieurs partisans de ces chroniques de l’arbre bleu qui me réclament une suite, qui en parlent autour d’eux, qui me font connaître. Ils sont si charmants que je vais m’y mettre !

Je remercie infiniment Jérôme Attal pour sa disponibilité, et vous conseille d’aller à sa rencontre via «Les jonquilles de Green Park» -bien sûr- mais aussi par le biais de ses compositions musicales, ou de son  journalICI.

© Les Chroniques de Mlv -21-03-2016

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Les jonquilles de Green Park – Jérôme Attal

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Décembre 1940. Bien que la ville de Londres soit en partie détruite par la pluie de bombes qui s’abat sur elle, le jeune Tommy Bratford et sa famille résistent, comme tant d’autres londoniens. La préparation des Fêtes de Noël est un acte de résistance dès plus symbolique,  face à la terreur.

Collectionneur de timbres,  Tommy est également fasciné par les comic books, et par Mila «la jeune fille qui rêve de revoir les jonquilles de Green Park, en avril». Le père de Tommy est un  homme dont l’imagination lui permet de déployer des trésors  d’ingéniosité. Entre sa vie d’adolescent avec ses copains Anto et Oscar, ainsi que celle avec sa famille, Tommy nous offre ses pensées sur la vie, l’amour, le monde.

De la découverte des personnages, à cette  extraordinaire soirée de Noël chez Lord Papoum ;  Jérôme Attal nous offre une bouffée d’oxygène et de tendresse,  grâce à ce beau roman. Un bouquet éclatant,  composé de personnages attachants, d’amitiés, d’amours,  d’imagination, et d’espoir ; le tout résonne fortement en nos temps bousculés.

Un livre à ne pas manquer pour la poésie qu’il nous offre !

Extraits :

«Je vous l’ai dit, un malheur bien orienté peut provoquer une lueur d’espoir, on trimballe tous en nous une colonne des – et des + à équilibrer chaque jour en lui donnant un peu d’attention et de sens.»

«C’est quelque chose que vous avez dû expérimenter aussi. vous vivez un moment vraiment excellent et vous voulez le répéter le lendemain, ou un mois, ou encore deux ans plus tard, et même su vus vous mettez dans un état d’esprit identique, si ce sont les mêmes circonstances et les mêmes personnes, ce n’est jamais le même état d’esprit, rarement les mêmes circonstances, et les gens aussi ont changé de leur côté, alors une autre façon d’occuper le temps surgit, et les choses heureuses ne se répètent pas deux fois pareil. C’est pour cette raison qu’il ne faut pas rechercher trop vite la fin des instants heureux, vous comprenez ?

J’espère juste que ce n’est pas à cause des gens. Que la première fois, on est tellement emballé par l’inédit du bonheur qui nous saute dessus , qu’on passe par-delà la capacité des gens à nous décevoir.»

© Les Chroniques de Mlv – 17-03-2016

© Un livre après l’autre

Aide-moi si tu peux – Jérôme Attal

Aide moi si tu peux Jérôme Attal

Attention : pépite  ! Le roman de Jérôme Attal est poétique, drôle, étonnant.

L’auteur nous offre une véritable plongée au coeur des eighties. On se laisse emporter par les souvenirs de l’attachant -et légèrement extra-terrestre- Capitaine Stéphane Caglia, par les nôtres, qui remontent à la surface au fur et à mesure que l’histoire se met en place, sous la jolie plume de l’auteur.

Au cours de son enquête au côté de l’agent Sparks -agent anglais imposé au nom de la coopération entre les deux pays- Stéphane Caglia part à la recherche d’un tueur dont les références sont celles des Beatles ; le policier n’hésite pas alors à faire ressurgir les souvenirs télévisuels, cinématographiques, et musicaux de son enfance, peu importe le lieu, le moment. Stéphane Caglia fait de son imaginaire une priorité, surtout lorsque celui-ci lui permet de mieux supporter le présent.  Ce héros s’interroge sur la vie, les rapports amoureux, fait sourire le lecteur -sans méchanceté – lorsqu’il évoque ses déboires sentimentaux, tout en menant son enquête, jusqu’au bout.

Au final, un vrai coup de cœur pour ce roman, avec l’envie  de retrouver Stéphane Caglia dans d’autres aventures !

Extrait page 81 :

« – 1983.

– Formidable, m’écriai-je. L’année de la sortie mondiale du clip de « Thriller », et donc, de sa première diffusion en France !»

Extrait page 211 :

«Le fantasme qu’on se fait des gens est souvent différent de la réalité de partager leur existence. L’amour c’est comme le camping. Ça paraît super sur le papier. Vu de chez soi. Et puis…»

© Les Chroniques de Mlv 14-08-2015

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Tout pour plaire – Ingrid Desjours

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David Pennac et sa femme Déborah forment un couple heureux, dans une maison parfaite, avec un rythme de vie organisé en fonction de l’agenda de David, dans un quartier qui pourrait ressembler à celui des «Desperate Housewives». Une seule ombre au tableau de cette image d’Épinal : aucun enfant n’est venu encore combler le besoin urgent de maternité de Déborah. Avec l’arrivée de Nicolas (le frère de David) c’est un grain de sable qui s’immisce dans leur vie, et enraye la machine bien huilée. L’hécatombe va commencer…

De son côté, Sacha Mendel est un inspecteur qui se réfugie dans son travail, ne sachant plus comment éviter sa femme, et son mariage en ruine. Il n’hésite pas à s’infiltrer dans des milieux peu recommandables,  pour les besoins d’une enquête.

Enfin, il y a  «l’ange» Gabriel, qui règne sur un commerce lucratif, règle les affaires à sa manière, afin que celles et ceux qui lui résistent, plient, ou paient le prix fort.

Une écriture acérée, des personnages principaux et secondaires malmenés, odieux, ou victimes des événements, des rebondissements bien orchestrés, Ingrid Desjours nous donne ici une vision apocalyptique de la part d’ombre de chacun -je comprends encore mieux la naissance de Kaleb, désormais.

Au final, une histoire que vous ne lâchez pas, tant les rouages  qui entraînent Déborah et David dans une chute vertigineuse -comme si ils s’étaient approchés trop prêts d’une falaise- sont machiavéliques  !

 © Les Chroniques de Mlv 25-10-2014

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