Rencontre avec Sophia Raymond !

Avec «Le Cercle de Dinas Bran», Sophia Raymond explore plusieurs registres littéraires. Un pari gagnant, car son roman est addictif,  et celui-ci lui a permis d’être remarquée grâce à l’auto-édition. La voici désormais publiée aux Presses de la Cité. Rencontre avec une romancière croisée en juillet dernier, sur le Salon Mots et Marées de Carnac. En prime, un joli cadeau : une photo  prise devant le fameux chaudron de la couverture du roman…

 

 

Sophia Raymond prise au Musée national du Danemark, devant le chaudron de Gundestrup, à Copenhague.

Photo : droits réservés Sophia Raymond.

 

Les Chroniques de Mlv :   Bonjour Sophia, peux-tu nous en dire un peu plus sur ton parcours ?

Sophia Raymond : Avant de tenir mon premier roman entre les mains, je faisais partie des un Français sur trois qui rêvaient d’écrire un livre. Rien ne me prédestinait à cette voie : aucun écrivain dans ma famille ou mes proches, un doctorat scientifique en poche, mais un goût avéré pour la lecture et une admiration sans faille pour les écrivains dès mon plus jeune âge.

 

Les Chroniques de Mlv : Comment est né la version numérique du «Cercle de Dinas Bran», «L’âme de fond» ?

Sophia Raymond : Je me suis lancée dans l’écriture de ce roman après avoir vécu trois magnifiques années en Bretagne. Peu après la naissance de ma fille, j’avais emménagé à Rennes, une ville que je ne connaissais pas du tout. Puis, j’ai découvert la région. Je suis tombée littéralement amoureuse de la richesse historique de la Bretagne, de ses paysages grandioses, sauvages, de son patrimoine culturel et culinaire (ah, le kouign-amann…), de ses mystères et de ses légendes. Comme j’aimais les thrillers et que j’avais du temps devant moi, je m’étais dit que le moment était venu de réaliser un de mes rêves les plus chers, en m’inspirant de la matière que j’avais autour moi. « L’âme de fond », mon deuxième bébé, venait de naître. Avec le recul, il porte très bien son nom. L’écriture de ce roman fut un véritable bouleversement dans ma vie.

 

Les Chroniques de Mlv : Pour «L’âme de fond» était-ce un choix de ta part de passer par l’autoédition ?

Sophia Raymond : Je rêvais d’un livre papier. Mais je me suis tournée vers l’édition numérique dans un premier temps. Pour un auteur inconnu qui écrit son premier roman, il est très difficile d’être édité. J’en avais conscience. J’avais tout de même envoyé mon manuscrit à trois belles maisons d’édition. J’ai eu des réponses encourageantes et surtout des conseils. J’ai donc totalement repris mon manuscrit. Puis, avant le renvoyer à ces trois éditeurs, j’ai hésité. J’ai finalement choisi de le tester d’abord auprès de lecteurs anonymes. Bien m’en a pris puisque « L’âme de fond » fut un véritable succès numérique : il est resté sept mois dans le top 100 des ventes numériques sur Amazon.

 

Les Chroniques de Mlv : Comment es-tu passée de la version numérique, à celle papier ?

Sophia Raymond : Après avoir connu le succès en ligne, la reconnaissance des lecteurs et de certains blogueurs, il fut plus facile pour moi de trouver l’éditeur qui saurait distribuer mon livre dans les bonnes enseignes. C’est en passant à la version papier que j’ai pu découvrir la fierté dans les yeux de ma fille et de mon fils quand ils aperçoivent au hasard d’un passage dans une librairie le livre de leur maman.

 

Les Chroniques de Mlv : Exerces-tu toujours  une activité professionnelle, ou bien  écris-tu désormais à plein temps ?

Sophia Raymond : En ce moment, je m’attèle uniquement à l’écriture de mon second roman. Après, on verra ce que réserve l’avenir.

 

Les Chroniques de Mlv : Travailles-tu déjà sur un autre roman ?

Sophia Raymond : Oui, j’ai plusieurs projets en tête, mais je me concentre sur le second qui ne sera pas une suite du premier, même si certains lecteurs la souhaitent. Mais qui sait, un jour ?

 

Les Chroniques de Mlv : As-tu des romans -et des auteurs- préférés, de ceux qui transmettent l’envie d’écrire ?

Sophia Raymond : Trois romans ont beaucoup marqué ma jeunesse : Le chien des Baskerville d’Arthur Conan Doyle, Vipère au poing d’Hervé Bazin, Rebecca de Daphné Du Maurier, chacun pour des raisons très différentes. Aujourd’hui, j’ai des goûts très hétéroclites, que ce soit dans la littérature blanche ou la littérature de genre. Je peux m’émouvoir facilement en lisant un passage dans un livre ou même l’article d’un journal bien écrit. Certains films, voire même séries, me donnent aussi l’envie d’écrire. J’admire le travail fouillé de certains scénarios, la profondeur des personnages et la complexité des intrigues. Ce que j’aime dans les livres est semblable à ce qui me plait dans les films ou les séries : une histoire riche, dense, l’absence de temps mort, un rythme rapide, une action condensée pour se concentrer sur l’essentiel, tout en gardant des personnages palpables, incarnés, crédibles. C’est ce que j’essaie de transmettre dans ma propre écriture. Les films de David Fincher résument bien ce que j’aime voir à l’écran. L’écriture d’un scénario est encore un autre de mes rêves…

 

Je remercie beaucoup Sophia Raymond pour le temps qu’elle m’a accordé, et vous invite à poursuivre cette rencontre via sa page Facebook, son site… ou mieux encore : si vous êtes en Bretagne ce wek-end, elle est présente au Festival Brocéliande Fantastic !

 

© Les Chroniques de Mlv 17-10-2015

© Un livre après l’autre

Le cercle de Dinas Bran – Sophia Raymond

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Lisbonne, 1755. Du fond du couvent Santa Inácia, Estrela tente d’alerter son entourage sur un danger imminent.

Paris, 2012. Dans son appartement parisien où elle vit recluse, Anna Jensen essaie de se reconstruire, en exerçant son métier de graphiste.

New York, 2012. Will Aberdeen, journaliste prometteur, est envoyé -à son grand regret- couvrir une conférence parisienne sur les expériences de morts imminentes.

Copenhage, 2012. Un vol inestimable a lieu dans le musée national, avec un meurtre.

Les chemins de Will et Anna vont se croiser, et c’est dans une course poursuite qu’ils vont se lancer, afin d’enquêter sur les visions d’Anna. Il leur faudra échapper à de mystérieux tueurs qui les traquent, et faire un long voyage qui les menera sur les terres bretonnes, ainsi que celles du Pays de Galles, pour trouver les réponses à la quête de la jeune femme.

Sophia Raymond nous livre ici un roman captivant, dans lequel chaque lecteur trouvera son bonheur, puisque celui-ci peut se lire tel un polar, un roman historique, d’aventure, ainsi qu’un roman d’amour.

Au final, une lecture addictive !

© Les Chroniques de Mlv – 25-09-2015

© Un livre après l’autre