Demain est une autre vie – Thierry Serfaty

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 L’histoire : Un accident… et Jamie Byrne, jeune chirurgien brillant, se réveille au côté d’une jeune femme aimante et attentionnée qui lui a donné deux petits garçons… Sous le choc de cette vie dont il a tant rêvé -mais dont il n’a aucun souvenir- car il ne se rappelle que d’une femme distante avec laquelle il n’a pas eu d’enfants, Jamie va partir à la recherche de « sa » vraie vie à travers New York…

Dans un New York qui donne envie -dès la fin du roman- de se procurer un billet d’avion afin de visiter The Big Apple, Thierry Serfaty a concocté une histoire émouvante, avec des personnages toujours aussi attachants, dans laquelle vous suivrez de façon addictive Jamie Byrne -et les siens- jusqu’au dénouement final dès plus troublant ! Mais alors… Rêve ou cauchemar ?  Cauchemar ou rêve ? C’est en vous laissant subjuguer par la quête du héros ainsi que par la plume captivante de l’auteur, que vous trouverez la réponse à cette question…

Vous l’aurez compris, ce roman m’a enchantée, et il serait dommage que je vous en dévoile le moindre élément supplémentaire qui puisse vous mettre la puce à l’oreille… Au final, une histoire tout en rythme et en finesse, qui montre une fois de plus le talent de Thierry Serfaty, qui n’hésite pas, d’ailleurs, à brouiller les pistes, puisqu’en passant d’un roman coup de poing comme celui-ci, à « Demain est une autre vie», il prouve qu’avec des registres émotionnels -ou littéraires– différents, son écriture garde toute son intensité, et brille, tel un diamant, avec toujours autant d’éclat.

Extrait :

«…  Que faisait cette femme – ma femme ? Quel âge avaient exactement ceux qui n’hésitaient pas à m’appeler papa ? Et comment faire, maintenant, pour savoir ce qui se passait en moi ? Descendre, me planter devant elle et lui dire : Ma chérie, je suis ravi de te rencontrer mais voilà, je ne sais pas du tout qui tu es, aurais-tu la gentillesse, avant toute chose, de me rappeler ton prénom ? »

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Dans l’univers de…Thierry Serfaty

nouveau livre Thierry Serfaty

 Ma librairie virtuelle : Agônia, votre dernier thriller est sorti en 2008, était-ce un besoin pour vous d’écrire à nouveau dans ce genre littéraire après trois ans « d’absence » ? De faire une petite pause avant de poursuivre l’aventure Oscar Pill ?

Thierry Serfaty : Non, chère Valérie, et ce pour deux raisons.

D’abord, il n’y a pas eu d’ « absence », de mon côté : je n’ai jamais arrêté d’écrire dans le genre puisque j’ai écrit Demain est une autre vie entre les deux premiers tomes d’Oscar Pill.

Ensuite et surtout je crois que je n’ai pas besoin de pause entre deux livres d’un même genre. Un genre, chez moi, stimule naturellement la naissance de l’autre, et l’alternance se fait assez spontanément ; il y a même une synergie : je suis convaincu que le premier tome d’Oscar Pill a déverrouillé certaines choses qui m’ont permis d’écrire ensuite Demain…, qui me trottait en tête depuis longtemps sans en sortir.

Mlv : Comment vous organisez-vous pour que les deux auteurs ne se gênent pas pendant les périodes d’écriture ?

T.S. : D’une façon assez simple : j’écoute attentivement les Dr Serfaty et Mr Anderson qui vivent en moi. Ils sont plutôt courtois l’un envers l’autre et se font des politesses : « mais je vous en prie, Monsieur, écrivez donc en premier, j’attendrai – Mais je n’en ferai rien, cher docteur… etc. » (rire) Plus sérieusement, je n’écris jamais dans les deux genres en même temps : je respecte l’alternance spontanée qui s’impose à moi.

Mlv : Pouvez-vous nous présenter les personnages et l’histoire de « Demain est une autre vie » ?

T.S. : Jamie Byrne est un homme très humain, sensible, qui a tout pour lui (il est beau, jeune, un avenir de chirurgien brillant devant lui)… mais il lui manque, à ses yeux, l’essentiel : l’amour d’une épouse qui le méprise, et celui d’enfants qu’elle a refusé d’avoir avec lui.

Et c’est avec cette femme qu’il parle au téléphone alors qu’il est au volant, sous une pluie battante dans les rues survoltées de Manhattan. L’accident est inévitable, le choc mortel.

… et Jamie ouvre les yeux : il est vivant, en nage, il reconnaît péniblement sa chambre, sa maison. Dehors, sa voiture est sagement garée, sans une rayure. Il devrait être soulagé d’avoir une femme sublime qui l’enlace et l’embrasse, deux enfants formidables qui lui sautent au cou. Au lieu de cela, Jamie est tétanisé. Et pour cause : cette femme et ces enfants, cette famille merveilleuse, il ne les a jamais vus de sa vie.

Et très vite, la vie de rêve tourne au cauchemar…

J’aime les gens qui vivent intensément les sentiments qu’ils éprouvent pour les leurs, qui se battent jusqu’au bout pour leurs valeurs ; c’est exactement ce que va devoir faire Jamie.

Au milieu de cette cavale infernale, il y a une femme, Inès, froide et distante, qui cache un lourd secret et les fêlures d’un passé difficile.

Meredith, elle, est la femme que je pourrais aimer : pas seulement belle, mais lumineuse, entière, passionnée, forte et fragile en même temps, qui n’a pas peur de mettre l’équilibre de sa vie en péril pour soutenir l’homme qu’elle aime. Et c’est une mère exceptionnelle…

Tobey est un type drôle et astucieux, le meilleur ami de Jamie – celui de toujours, celui vers lequel on se tourne quand tout est perdu.

Manuel Ribeiro est un type retors, manipulateur, qui a autant de raisons que la police de vouloir retrouver Jamie.

Enfin, il y a Loris et Noah, gamins attachants et bouillonnants, et Teresa, une petite fille bouleversée et bouleversante qu’on voudrait serrer dans ses bras et qu’il faut retrouver. Coûte que coûte.

Mlv : Vous êtes-vous éloigné géographiquement de votre environnement quotidien pour écrire ce nouveau roman ? -comme vous l’aviez fait pour Le Sang des Sirènes- Si oui, était-ce nécessaire afin de ne pas subir une certaine forme de pression ?

T.S. : Non, pas du tout, cette fois. Ecrire Demain est une autre vie était libérateur en soi, une vraie bouffée d’oxygène qui n’a rien demandé d’autre, géographiquement, que de replonger dans des souvenirs très frais du New York que j’avais arpenté quelques mois plus tôt.

Mlv : Pouvez-vous nous expliquer les différentes étapes de la construction d’une intrigue ? De l’idée de départ (vient-elle de votre passé de médecin ? de l’actualité médicale que vous continuez à suivre ?) en passant par le temps de recherche et de préparation, jusqu’au travail d’écriture.

T .S. Cette fois, pas de fondement médical – en tout cas, pas autant que dans mes thrillers précédents, où je m’aventurais dans des territoires anatomiques ou médicaux que je rêvais d’explorer. Demain est moins scientifique ; il est plutôt dans les faux-semblants, le mystère, la manipulation, la frontière fragile entre le réel et l’illusion, autour d’une existence qui ressemblerait aux poupées russes, vous savez ? On ouvre une vie, et à l’intérieur, il y en a une autre, puis une autre… Et sans doute l’émotion est-elle plus présente que dans mes autres romans. Deviendrais-je romantique ? (rire) Tant mieux ! J’aime le mélange de suspense et de sentiments.

Les étapes d’écriture, elles, n’ont pas changé depuis le début. De longs mois, d’abord, pour faire vivre des personnages, les laisser bouger, décider, parler chacun à leur façon, tandis que je fouille, explore et me renseigne sur les lieux, les thèmes choisis, les circonstances. Puis l’étape cruciale du plan : elle prend au moins deux mois, de manière obsessionnelle, avec mes grilles, mes cases, mes stylos dédiés (je ne m’étends plus là-dessus : on m’a déjà identifié comme malade souffrant de TOC, lors d’une précédente interview… et on va savoir que je ne me suis pas soigné !). Enfin, quand tout est prêt, avec un plan propre et glissé sous feuillets plastifiés, tel un guide rassurant je peux me lancer dans l’écriture à proprement parler, sans que le travail de structuration du récit ne parasite cette écriture.

Mlv : Concernant vos personnages, c’est un plaisir de les découvrir le temps d’une histoire, ou de les retrouver pour ceux du cycle de la Pyramide Mentale**. Quels liens entretenez-vous avec eux ? Est-ce que ce n’est pas difficile pour vous de les quitter après des semaines passées en leur compagnie ?

T.S. : Je crois que c’est un univers, une atmosphère qu’on quitte difficilement. Les personnages, eux, ont pris chair, ils continuent à vivre avec ou en vous, ou s’échappent (parce qu’ils sont vivants et libres, aussi ; c’est le défaut de trop travailler des personnages en amont, ils deviennent furieusement indépendants !) et vous vous résignez, vous vous dites que c’est la vie…

Mlv : Dans chacun de vos romans, il y a un pays mis en lumière : Le Danemark, Le Canada, Le Brésil, La Côte d’Ivoire. Etes-vous un grand voyageur ? En avez-vous besoin pour écrire ?

T.S. : J’en ai besoin pour vivre, avant tout – je suis un éternel gigoteur, incapable de rester en place – ou plutôt suis-je incapable de me dire qu’il y a tant d’ailleurs passionnants que je ne pourrai pas voir lorsque je serai plus âgé, alors je bouge, je découvre, je rencontre… Bien sûr, tout ressort lors de l’écriture, mais chaque détail de notre existence est susceptible de surgir lorsqu’on écrit, consciemment ou pas.

Mlv : Dans Le Gène de la révolte, ainsi que dans Agônia, vous faites un clin d’œil à deux autres de vos romans à travers deux personnages, ce qui, en tant que lectrice (lecteur) est très agréable, pourquoi ?

T.S. : Ça, c’est une question d’éducation, de culture, je crois ; j’ai été élevé dans l’unité familiale, avec le culte du lien, de la transmission, des connexions qu’on entretient et qu’on enrichit. Les personnages sont libres et s’envolent, et moi, je tente de rattraper certains, une façon de leur dire que je ne les oublie pas, qu’ils comptent pour moi, comme des membres de ma tribu. Je suis un romantique tardif, mais un affectif, ça, je l’ai toujours été !

Mlv : Le Sang des sirènes, votre premier thriller, a reçu en 2001 le Prix Synopsis du meilleur roman adaptable à l’écran, pouvez-vous nous dire où en est le projet d’adaptation ? Ainsi que celui concernant La Nuit Interdite qui semble-t-il est à l’étude également ? Ces projets sont-ils pour la télévision ou le cinéma ?

T.S. : Le Sang des sirènes n’en finit plus d’être en cours d’adaptation pour le cinéma (on a vu arriver sur nos bureaux, mon éditeur et moi-même, la version 100000 d’un scénario), tandis que La Nuit interdite était destinée à la télé, mais le projet est « gelé »…

Je tente d’être philosophe sur le sujet : je sais que cela peut prendre un temps infini (ça, c’est presque vérifié !) et qu’il faut l’oublier sagement ; c’est ainsi que les choses finissent par ressortir, sans crier gare, quand on ne les attend plus. La naissance d’un film, un vrai, palpable et « regardable », sera alors une belle surprise, voilà tout.

Mlv : Vous êtes à l’origine de la série Le Cocon (diffusé sur France2 en avril 2007), quelle est la différence entre écrire une série et un roman ?

T.S. : Alors là, réponse éclair – parce qu’évidente pour moi : écrire un roman est un exercice mille fois (un million de fois ?) plus libre qu’écrire un scénario télé… Mais ce fut une bonne expérience.

Mlv : Je ne peux pas m’empêcher de vous poser LA question que toutes les personnes qui suivent votre parcours d’auteur(s) se posent : Comment vont Erick et Laura*** ? Quand aurons-nous la chance de les retrouver ?

T.S. : Ils sont en pleine forme – heureusement, après 3 ans de repos ! … et heureusement, avant ce qui les attend. Ai-je répondu à votre question ?

Mlv : Puis-je me permettre de m’adresser à l’auteur Jeunesse pour finir cette interview ? en le félicitant, pour le rêve qui est en train de prendre forme pour toutes les lectrices et tous les lecteurs des aventures d’Oscar Pill, avec l’annonce officielle mise en ligne sur son Slog le 30 Mars dernier, et en lui souhaitant, ainsi qu’à Oscar, une belle route vers Hollywood…

T.S. : Merci, chère Valérie – c’est aussi grâce à des gens comme vous, et grâce à vous toutes et tous qui me faites l’honneur de me lire, qu’on n’a pas besoin d’Hollywood pour être un auteur heureux… Mais vous avez raison : c’est une formidable nouvelle, un événement rare (surtout pour un auteur français) et unique, sans doute, dans la vie d’un écrivain. J’y vois surtout l’opportunité d’écrire longtemps encore, et la porte ouverte à beaucoup de projets. Et ça, c’est précieux !

Il y a quelques mois, je décernais une Palme d’Or à Eli Anderson, aujourd’hui, je me permets de remercier Thierry Serfaty, pour le moment exceptionnel qu’il m’a permis de vous offrir, en lui remettant un Oscar : celui de la générosité…

*Petit rappel : Thierry Serfaty est également l’auteur sous le pseudonyme d’Eli Anderson de la saga Oscar Pill, dont le tome 3 : Le Secret des Eternels est sorti le 27 octobre dernier ! le dernier tome : Cérébra l’ultime voyage, est sorti en septembre dernier.

Les tomes 1 et 2 d’Oscar Pill sont disponibles chez J’ai Lu. Il s’agit d’une nouvelle édition revue par l’auteur !

Le Slog d’Eli Anderson

Le Slog de Thierry Serfaty

**Le Cycle de la Pyramide Mentale, qui explore les mystères de la personnalité et des émotions, est composé de 3 titres pour le moment. Chaque roman porte sur une composante de cette Pyramide : le Sommeil avec La Nuit interdite, la Peur avec Peur et Agônia. Deux autres volets traitant des deux dernières faces de la Pyramide (Douleur, Désir/pulsion) devraient voir le jour et clore la série.

***Erick et Laura : le couple d’enquêteurs du Cycle de la Pyramide Mentale

Autres titres de Thierry Serfaty :

Le Sang des sirènes

Le Cinquième patient

Le Gène de la révolte

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 13 Avril 2011

© Les Chroniques de Mlv 22 mai 2013 

© Un livre après l’autre

Le Gène de la révolte – Thierry Serfaty

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L’histoire : Avec des personnages à vif, Thierry Serfaty nous emmène cette fois-ci du côté le plus sombre de l’être humain, celui qui manipule pour servir son propre dessein. Dans cette enquête, quatre personnes qui ne se connaissent pas, vont devoir sceller leur destin afin de trouver une explication sur la mort spectaculaire de femmes enceintes…

 

source Wikipedia Cathédrale de Yamoussoukro -Côte D’Ivoire

 Vincent Karst, flic violent au passé douloureux, Ina Klein gynécologue qui fuit la fatalité, en ayant fait de son lieu de travail sa maison ; le Professeur Roy, qui s’est réfugiée dans l’étude des plantes et des poissons suite à une remise en cause de son travail ; Hervé Lamoureux, ancien reporter désabusé, voilà les personnages qui sous la plume de Thierry Serfaty, vont enquêter de l’Alsace à la Côte d’Ivoire, avec un petit détour par l’Allemagne pour faire un voyage dès plus douloureux, où la recherche de la vérité sur ces morts qui laissent perplexes tous les experts, ne se fera qu’avec un goût de violence et de sang. De ce chaos provoqué par l’Homme, le sourire d’Ina Klein apportera en fin de livre une note d’optimisme… Une belle surprise attend les lectrices (lecteurs) qui suivent l’auteur depuis ses débuts, puisqu’on retrouve au détour du récit, un personnage d’un autre de ses romans. Abordant divers sujets, de la dérive sectaire à la manipulation génétique, Thierry Serfaty fait exploser avec une plume acérée, une violence et une force de ses personnages et des aventures dans lesquelles il les emmène. Cette violence d’écriture atteste d’un talent qui n’est plus à prouver, car il a rejoint la cour des grands depuis bien longtemps, et en ajoutant, sous une autre identité, une catégorie littéraire -qui enchante déjà les connaisseurs de la première heure- à son actif, on ne peut qu’être admiratif devant le travail de l’écrivain. Quant à moi, je vais continuer à suivre les deux auteurs, car ils m’offrent chacun de magnifiques moments littéraires, et je ne peux et ne veux surtout pas choisir entre l’auteur de Littérature Jeunesse et celui de Thrillers. Alors, Monsieur Anderson ou Monsieur Serfaty, à bientôt.

 

Château de Saint-Jean de Beauregard

Il y a des livres qui marquent un parcours de lectrice, Le Gène de la révolte est un de ces livres, car il vous poursuit et reste ancré en vous bien longtemps après la fin de la lecture, comme celui qui est à l’origine de ce blog…

Extrait :

« … Dans son crâne, tu pourrais y mettre un fût de la cave, tellement y’a de vide. Conne comme une chaise, la pauvre. »

Extrait :

« …

Pauline détourna le regard.

– Vincent est une tête brûlée, vous n’êtes pas obligée de l’imiter.

– Alors le toubib va vous répondre : l’inconscience n’est pas sexuellement transmissible. C’est bien ce que vous redoutez, n’est-ce pas ?

Le policier sourit. Le médecin identifiait ce qu’elle-même ressentait sans savoir le nommer : la jalousie.

Ina marquait ainsi son territoire. »

 Le Slog de Thierry Serfaty

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 22 Octobre 2010

© Les Chroniques de Mlv 29-05-2013 

© Un livre après l’autre

Agônia – Thierry Serfaty

Agônia - TS

 

L’histoire : Après les épreuves traversées par le couple d’enquêteurs, Erick est resté dans le Sud de la France, Laura, elle, est revenue sur Paris, en plein questionnement sur sa vie avec Erick. A peine arrivée, elle est confrontée à un nouveau drame : le Maître semble être de retour…celui-ci s’est pourtant bien donné la mort quelques jours plus tôt…

Troisième partie et on peut le dire, suite directe de Peur, car dès le début on poursuit la course qui a démarré avec la lecture du deuxième tome et j’ai ressenti tout de suite une angoisse. Cette fois-ci, l’auteur se penche sur une nouvelle facette de la pyramide mentale : la douleur. Rappelez-vous : La Nuit interdite était consacrée au sommeil, la suite à la Peur et le dernier le sera au désir. Sombre, très sombre, ce nouveau tome des aventures d’Erick et Laura Flamand et de leur équipe, tout cela commence avec une vidéo montrant une personne se faisant ensevelir volontairement…le cauchemar recommence donc, pour Laura tout d’abord, rentrée précipitamment de Provence, laissant Erick chez Eva et Laurent. Le Maître est pourtant mort…le couple d’enquêteurs l’a bien vu baigner dans son sang…Mais hélas, celui-ci avait tout prévu, et sa relève se montre encore plus sadique et diabolique sous les traits d’un adolescent, véritable force de la nature, n’hésitant pas à exprimer sa violence sous n’importe quelle forme, puisqu’il possède un sérieux atout : il connaît le point faible d’Erick. Thierry Serfaty nous en dit plus sur le passé de ses personnages, et en dessinant le portrait de chacun, il laisse tomber les masques, et ça fait mal, très mal même, comme pour Loni, enfant martyrisé (alors qu’il n’était pas né) par la violence dont sa mère a été victime ; Anna, quant à elle, est fragilisée par un événement

dramatique, survenu alors que ses parents lui faisaient endosser un rôle trop lourd pour elle, quant à Léa, elle est toujours là, et se révèle une petite fille très mature et pleine de ressource grâce à sa relation particulière avec son tonton Erick (je ne vous parlerai pas de la fin bouleversante du livre). Marlène, nouveau personnage dans Peur, tient un rôle clé dans cette histoire en veillant sur tous les enfants de cet institut, et son petit coup de cœur pour Erick la rend fort sympathique, on s’imagine, d’ailleurs, qu’elle aurait d’avantage de chance de se faire tuer par Laura que par le Maître…bon, là je m’égare…Au final, un livre beaucoup plus angoissant, c’est clair, mais qui appelle le quatrième car des questions restent en suspens, notamment concernant le passé d’Erick…On quitte tous ces personnages autour d’une bonne table, (Eva est visiblement la reine de la paella), table à laquelle on aimerait être présent, en toute discrétion, afin de pouvoir partager avec eux le dénouement de cette aventure oppressante.

Une idée très originale également, au détour d’un chapitre, l’entrée en scène d’un personnage d’un autre roman de Thierry Serfaty. Ainsi que l’ébauche d’un début d’histoire d’amour entre deux autres enquêteurs de l’équipe du couple Flamand…

Même si la violence s’accroît, je reste dans l’attente de la suite, pour quand ? je ne sais pas, mais une chose est sûre, je retrouverai avec plaisir Marina, Laura, Erick et tous ces personnages attachants que l’auteur sait peindre avec tellement de talent, qu’on a l’impression de dire au revoir à des amis…

Et puis, je ne peux pas finir ce billet sans vous dire que j’ai une irrésistible envie de sushi. Vous voulez savoir pourquoi ? lisez ce roman ainsi que les deux précédents 😉 …et je partirais bien me balader vers la Montagne Sainte-Victoire, mais bon…pour le retour, je pense qu’il faudrait m’envoyer les secours parce que question orientation, je ne suis pas très douée .

 

Quelques extraits :

« – J’ai gardé une telle mémoire tactile des livres qu’en les touchant, il m’arrive d’éprouver à nouveau les émotions de la lecture. »

« – On est comme on est, c’est ce que tu m’as toujours dit. Faut juste l’accepter et tout se passe bien, … »

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 20 septembre 2010

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Peur – Thierry Serfaty

Peur - TS

L’histoire : Un jeune homme se fait dévorer par des fauves dans un Zoo, une femme se jette du haut d’une tour de la Défense…tout cela sous l’œil d’un photographe venu shooter le spectacle. Erick et Laura Flamand, vont devoir mener une enquête dès plus trépidante au cœur du monde des phobiques, tout en essayant de concilier leur vie de couple !

 

Montagne Sainte-Victoire-Provence

À la fin de ma lecture de La Nuit Interdite, c’était une évidence que j’allais me précipiter sur la suite de la série consacrée à la pyramide mentale. C’est donc à la peur, sous toutes ses formes, ainsi qu’à ses conséquences sur l’être humain, que le lecteur va être confronté dans ce deuxième opus des aventures du commissaire Flamand et de son équipe. Bon, j’avoue, j’ai été déstabilisée dès les premières pages par la violence, mais en même temps, un crime perpétré dans un Zoo par des fauves, évidemment cela fait des dégâts…et puis, cela m’apprendra à commencer un thriller à 2h30 du matin… rassurez-vous, cela ne m’a pas empêchée de poursuivre ma lecture quelques heures plus tard, car le rythme soutenu et les nombreuses questions que je commençais à me poser, ne pouvaient qu’éveiller ma curiosité quant à ces « suicides » mystérieux, et je savais que l’histoire allait tenir toutes ses promesses, c’était une évidence. Donc, revenons à ce deuxième livre qui fait partie du cycle de la pyramide mentale. Je vous rappelle, pour ceux qui n’étaient pas présents lors de l’épisode précédent, que le premier tome était consacré au sommeil, celui-ci l’est à la peur, le troisième à la douleur et le dernier au désir. D’abord, je suis super contente car dans ce livre on retrouve certains personnages de La Nuit interdite, et pas des moindres ! je m’étais attachée à tous, bien sûr, mais surtout à deux personnages, laissés à la fin du livre dans la peine et la douleur, mais qui 7 ans plus tard, on construit une famille autour de Léa, petite fille fragile dont la vie a déjà été brisée. Donc, un de mes voeux s’est réalisé, j’adore les histoires d’amour même si celle-ci est assez compliquée, tout comme celle qui se construit entre Erick (le torturé) et Laura (la volcanique). On en apprend d’ailleurs un peu plus sur le parcours de chacun, ce qui peut donner quelques inquiétudes supplémentaires pour leur futur. L’intrigue, quant à elle, est une fois de plus très prenante, puisqu’après avoir bien installé le décor, l’auteur fait prendre à l’histoire un rythme de plus en plus intense, faisant naviguer ses personnages entre Paris et le Sud de la France pour faire progresser l’enquête dans le domaine complexe de la peur. Ce sentiment, tout comme le sommeil dans le livre précèdent, se révèle sous la plume de Thierry Serfaty toujours aussi fascinant, surprenant et enrichissant. Avec sa palette d’écriture, il fait le grand écart, mélangeant habilement violence parfois extrême, émotion et sensualité…Ce livre réunit plusieurs histoires : d’amitié, d’amour, mais ne vous y trompez pas, vous avez bien le thème principal du thriller en fil rouge qui est plus que présent . Les éléments régulièrement apportés donnent les petits ressorts indispensables pour que le lecteur ne s’ennuie jamais . Aucun temps mort jusque dans les dernières pages, où l’auteur nous réserve un coup de théâtre magistrale… À noter également, dans ce roman, un coup de projecteur sur Marina, le troisième pilier de l’équipe, collègue attentive et amie du couple d’enquêteurs qui se trouve être une véritable mère poule, mais surtout une femme très courageuse.

Voilà donc une exploration de l’être humain passionnante.

Pour finir, je vous laisse avec ces quelques phrases (parmi tant d’autres) issues de dialogues savoureux, notées au fur et à mesure de ma lecture :

« – Normal, répondit Erick, quand une femme les impressionne, les mecs deviennent cons – ou s’en vont en courant. Ça revient au même d’ailleurs. »

« – Des phrases, mon amour. Sujet, verbe, complément. Tu peux y arriver, j’en suis certaine. »

« – Parce qu’on est à la Préfecture de police et qu’a priori on s’assoit à son bureau, sur une chaise, pas sur les genoux du commissaire ».

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 30 Août 2010

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La Nuit interdite – Thierry Serfaty

La Nuit Interdite TS

L’histoire : Laurent Strelli a vécu l’horreur, il a assisté, impuissant, à l’assassinat de sa femme et de sa fille pendant son sommeil. Lui seul connaît le visage du meurtrier, mais pour pouvoir se le remémorer, et malgré l’épuisement général qui le guette, il ne doit pas s’endormir, car Erick Flamand, jeune flic tourmenté, ne dispose que de quelques heures pour mener l’enquête. Au bout de trois jours ce sera trop tard…le compte à rebours a déjà commencé…

 

Parc des Buttes-Chaumont-Paris

Alors là , étonnant, surprenant, mais tout est dit dans le titre : impossible de dormir après avoir commencé ce livre, pour moi cela se résume par deux jours de lecture intense, avec une première nuit un peu agitée mais la suivante était bien meilleure, puisque j’ai fini ce livre à 1 heure du matin…(j’adore être en vacances pour pouvoir me permettre d’aller au bout de ma lecture, et avec ce livre, je n’avais pas d’autre choix ).

 

Marseille

Des personnages torturés, une histoire sombre et violente, une écriture au scalpel (bon, d’accord…elle est facile celle-là) avec une intrigue toujours aussi captivante qui vous emmène jusqu’au dénouement final à la façon de la série 24 . Un univers loin d’être apaisant, mais une lecture passionnante, déroutante parfois, et une seule envie : continuer, et ne pas vouloir aller se coucher, pour comprendre qui se cache derrière ces meurtres si sordides, et surtout, avoir envie de suivre l’auteur dans ses découvertes toutes aussi fascinantes les unes que les autres, que cachent nos nuits. Comment le cycle du sommeil se met-il en place. Comment peut-il être perturbé. De quoi sont capables les hommes pour avoir le pouvoir sur cette partie de notre vie. Comment faire basculer quelqu’un dans la folie. De Paris à Marseille, avec un petit détour par le Brésil, Thierry Serfaty vous entraîne dans un voyage épuisant mais enrichissant, vous ne sortirez pas indemne de cette lecture qui laisse des traces plusieurs jours après la fin. Vous penserez d’une façon différente à votre sommeil réparateur, je me demande même si vous vous souviendrez de vos rêves… Avec ce premier opus, Thierry Serfaty démarre Le cycle de la pyramide mentale, après le sommeil, il explore les peurs dans le second tome, l’avant-dernier s’intitule Agônia (il sort en poche le 1er septembre prochain, je vous informe, c’est tout…)…en attendant le quatrième livre qui doit clore la série.

 

Baie de Guanabara-Brésil

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 11 Août 2010

© Les Chroniques de Mlv Decembre 2012

© Un livre après l’autre

Le cinquième patient – Thierry Serfaty

Le Cinquième patient TS

L’histoire : Le diagnostic est tombé : Robert Greene souffre d’une sclérose en plaques. Le Docteur Cartier lui propose alors d’intégrer un tout nouveau programme avec un traitement révolutionnaire. C’est le Docteur Eydan Corr, chef du service Neurologie à l’Hôpital Saint-Antoine, qui va le prendre en charge durant cette cure qui peut ralentir les effets de la maladie. Oui, mais Robert Greene n’aime pas les médecins, et Eydan va très vite le comprendre…

 

Lac Monroe

Avec une intrigue plus complexe qu’ici, l’auteur nous entraîne dans un jeu du chat et de la souris entre le soigné et le soignant. Robert Greene est un malade récalcitrant, et Eydan Corr, un docteur fort sympathique dont on suit les aventures avec plaisir durant tout le livre, (régulièrement, on a même envie de lui dire qu’il doit se méfier de… et de…, (depuis ça, j’ai tendance à me méfier des anges qui sont dans l’entourage du personnage principal, car sous la plume de Thierry Serfaty ils ont parfois tendance à se transformer en démon…). Mais l’histoire ne s’arrête pas à ces deux protagonistes, car l’auteur nous emmène au cœur des détenteurs du pouvoir médical, celui que possède non pas les médecins, mais les laboratoires, qui ont dans ce thriller droit de vie et de mort sur leurs cobayes. A ce fil rouge, vous pouvez ajouter un triangle amoureux subtil et pas vaudevillesque, un voyage à travers Montréal et sa région (je ne résiste pas à insérer deux photos du cadre dans lequel se déroule une partie du roman), ainsi que quelques touches d’humour (avec même une petite référence à un certain docteur d’une série très connue), voilà le savoir-faire de l’auteur pour que le lecteur ne lâche pas son livre.

 

Parc Mont Tremblant

Le blog de Thierry Serfaty

J’ai hâte de retrouver la plume de Thierry Serfaty pour un autre titre.

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com 20 Juillet 2010

© Les Chroniques de Mlv Décembre 2012

© Un livre après l’autre

9782253172314-G

 

L’histoire : Jan Helleberg, brillant scientifique, trouve la mort dans un accident de voiture. Le mort lui-même va alors avoir le droit de « revenir », pour enquêter sur ce qui s’avère être un meurtre. Une course contre la montre démarre, il n’a que six mois pour faire toute la lumière sur ce qui lui est arrivé, et pour savoir qui avait le plus d’intérêt à le faire disparaître, alors qu’il travaillait sur un projet qui allait avoir une répercussion sur le plan mondial…

Alors là…j’ai été bluffée , de bout en bout, l’auteur, après vous avoir appâté avec une accroche très astucieuse, alterne une construction très originale ainsi qu’un suspens qui tient en haleine, le lecteur ainsi captivé, ne peut alors avoir qu’une seule envie : connaître l’identité du meurtrier ainsi que ses motivations. Si , dès la première partie, j’ai cru connaître le nom du coupable,( mais oui…c’est évident, surtout avec le nombre de thrillers que tu lis…, ma pauvre Loulou, franchement tu n’as pas honte ). Au fur et à mesure, les arcanes de l’informatique et des laboratoires s’en sont mêlées et me voici avec le doute…serais-je passée à côté d’un élément , sûrement…car je n’y ai vu que du feu… Bref, je ne peux vous en dire plus pour ne pas dévoiler l’intrigue, mais j’ai vraiment passé un excellent moment avec ce livre (que je vous recommande évidemment). Enfin, une dernière chose, Le thriller pour moi c’était de l’hémoglobine, des cadavres partout et une bonne dose de trucs qui font peur…cette histoire ne comportant pas de scènes « gores », je vais continuer l’expérience, à mes risques et périls…

Ce livre a obtenu le Prix Polar 2000 et une adaptation cinématographique serait en cours…

Le blog de Thierry Serfaty

© ma-librairie-virtuelle.over-blog.com  27 Juin 2010

© Les Chroniques de Mlv Décembre 2012

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